BREVE : L’EAU DU ROBINET SE RAREFIE A N’DJAMENA

Du jour au jour, la ville de N’Djamena se noie dans la coupure abusive de l’eau potable. La population se refuse le sommeil tout en guettant l’écoulement de l’eau qui au finish ne voit ne se reste qu’une seule goûte. Dans quelques quartiers du 6e et 7e arrondissement, les populations se piétinent le talon autour de forage d’eau de quelques individus de leur parage. Les vendeurs ambulants communément appelés « Boulala » eux aussi ne savent sur quel pied danser. Cette coupure d’eau sème parfois de mésentente entre les détenteurs de forage d’eau et leurs voisins. Ceux-ci déclarent qu’ils n’arrivent pas du tout à avoir un moment de tranquillité dans leur maisonnée suite aux va et viens de leurs voisins. Certaines personnes regrettent même d’avoir installer le robinet dans leur concession. Pour eux, il y a de l’inégalité dans la gestion de l’eau potable « dans certains quartiers, ils ne connaissent guère la coupure d’eau ni d’électricité ». Pour tenir le coup, quelques personnes quittent d’un quartier à un autre à la recherche de l’eau potable.    

Addé GUINANBEYE/KITA Ezéchiel

JOURNÉE INTERNATIONALE POUR L’ÉLIMINATION DE LA PAUVRETÉ

Hier 16 octobre 2018 le monde a célébré la journée mondiale de l’alimentation, aujourd’hui 17 soit un jour après, une autre journée est célébrée pour marquer l’élimination de la pauvreté.

Il y’a de cela 25 ans, que le monde célèbre la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté. Depuis lors, près d’un milliard de personnes ont échappé à la pauvreté, grâce à la volonté des dirigeants politiques, au développement économique sans exclusion et à la coopération internationale.

Cette année, l’accent est sur la jeunesse africaine, pour lui permettant d’interagir avec le personnel de la Banque mondiale et des spécialistes du développement sur le thème « La jeunesse africaine et le monde du travail de demain »

« Le rythme de l’innovation est en pleine accélération, et les emplois de demain (dans quelques mois ou quelques années) exigeront des compétences spécifiques et complexes. La ressource que constitue le capital humain se révèlera alors plus précieuse que jamais.  Les pays vont devoir s’adapter aux nouvelles mutations du travail et préparer leur population aux emplois de demain. Ce défi fait partie des plus grands enjeux d’aujourd’hui… »

Alors que la plupart des économies africaines sont touchées par un taux de chômage élevé, et que pas moins de 11 millions de jeunes sont sur le point d’entrer sur le marché du travail chaque année, cet événement a pour objectif de stimuler des conversations franches qui inciteront les décideurs, les entreprises privées et les partenaires au développement à renforcer la capacité des jeunes à trouver de bons emplois.

Toutefois, il y a encore de nombreux laissés-pour-compte, et plus de 700 millions de personnes se trouvent dans l’incapacité de satisfaire à leurs besoins quotidiens essentiels. Nombre d’entre elles vivent dans des situations de conflit et de crise ; d’autres se heurtent à des obstacles qui les empêchent d’accéder aux soins de santé, à l’éducation et à l’emploi, et donc de profiter du développement économique en général. Et les femmes sont touchées de manière disproportionnée. 

L’élimination de la pauvreté sous toutes ses formes et dans toutes ses dimensions, comme cela est énoncé dans l’objectif 1 du Programme de développement durable à l’horizon 2030, est l’un des principaux défis auxquels le monde est confronté et l’une des grandes priorités de l’Organisation des Nations Unies.

En cette année, qui marque le soixante-dixième anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme, rappelons-nous que l’élimination de la pauvreté n’est pas un acte de charité mais une question de justice. Il existe un lien fondamental entre l’élimination de l’extrême pauvreté et l’égalité des droits pour tous. Cette année, nous mettrons l’accent sur la jeunesse africaine, en lui permettant d’interagir avec le personnel de la Banque mondiale et des spécialistes du développement sur le thème de « La jeunesse africaine et le monde du travail de demain »

Il faut écouter dans le message du Secrétaire Onusien, les millions de personnes vivant dans la pauvreté et le dénuement le plus complet partout dans le monde, lutter contre les rouages du pouvoir qui empêchent leur inclusion dans la société et mettre fin aux humiliations qu’elles subissent. Nous devons instaurer une mondialisation juste, offrant de nouvelles perspectives à tous, et faire en sorte que les avancées technologiques rapides viennent renforcer les mesures que nous prenons en vue d’éliminer la pauvreté. En cette Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté, faisons la promesse de respecter l’engagement que nous avons pris de ne pas faire de laissés-pour-compte et qui est au cœur du Programme 2030.

 En 1992, l’Assemblée générale de l’ONU, se félicitant que certaines organisations non gouvernementales, à l’initiative de l’une d’entre elles, aient décidé dans de nombreux pays de faire du 17 octobre la Journée mondiale du refus de la misère, a décidé que cette date marquerait la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté. À cette occasion, le mouvement ATD Quart monde organise des rassemblements, concerts, marches, témoignages… dans toute la France mais aussi dans le monde entier. Ce jour-là sert à redire à toute la société que le combat contre la misère a besoin de toutes les forces, a besoin de tout le monde, contre l’exclusion sociale et la stigmatisation.

 

 

TCHAD : LA GREVE DE SYNDICAT DES AGENTS DES COMMUNES DE N’DJAMENA

Lancée pour ce mercredi 17 octobre 2018, la grève sèche du syndicat des agents des communes de N’Djamena est reportée pour une date ultérieure. D’après nos sources un compromis serait trouvé entre le syndicat et l’exécutif de la mairie centrale. Compromis selon lequel, les arriérés seront payés dans les 24 heures qui suivent mais actuellement le mois de juillet est entraine d’être payé nous fait croire la même source.

Au niveau du 3ème arrondissement les 4 mois d’arriérés sont  déjà épongés depuis hier, nous confie le Chef de service Administratif et financier, Abdelaziz Adamou.

D’après un membre du syndicat  des agents des communes de N’Djamena rencontré dans la cours du 3ème arrondissement, la grève serait suspendue ce soir. Demain tous les agents des communes de N’Djamena vont reprendre avec le service pour une semaine. Un délai selon lui permettra aux membres du syndicat et l’exécutif de trouver des solutions aux revendications des grévistes.

En rappel, la grève sèche  lancée par ledit syndicat vise à revendiquer 4 à 15 mois d’arriérés de salaires pour les et les autres dans les 11 communes de la Ville de N’Djamena.

 

JMA EDITION 2018 :« AGIR POUR L’AVENIR, FAIM ZERO EN 2030, C’EST POSSIBLE »

Le Tchad à l’instar des autres nations célèbre, ce 16 octobre, la 38èmejournée mondiale de l’Alimentation (JMA) qui coïncide avec le 73ème anniversaire de la FAO. La commémoration de cette journée a mis en scène l’Etat tchadien, ses partenaires et les organisations des Nations Unies pour faire le bilan des activités des années précédentes afin de mieux atteindre l’objectif « faim zéro en 2030 ».

Placée sous le thème : « Agir pour l’avenir, Faim zéro en 2030, c’est possible », la JMA suscite un vive intérêt pour les acteurs politiques et les organisations des nations unies. Le défi de la faim zéro : est la malnutrition et le problème alimentaire. Cette journée vise aussi à mieux comprendre les problématiques alimentaires et de mobiliser les ressources financières afin de mener une lutte tous azimuts. C’est aussi l’occasion aux décideurs d’interpeller la communauté internationale sur son objectif à éradiquer la malnutrition.

Selon les dernières estimations de l’Organisations des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao), 821 millions de personnes souffraient de la faim, soit 11% de la population. Paradoxalement la plupart d’entre ces personnes sont des agriculteurs familiaux vivant en milieu rural en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud-Est. Pour le Directeur Général de la Fao José Graziano da Silva « La faim  se concentre principalement dans des zones spécifiques, celles frappées par des conflits, les sécheresses et la pauvreté extrême ». La faim n’est pas le seul défi auquel l’humanité est confrontée, la malnutrition, l’obésité et le changement climatique en font partie. Au Tchad au total 4 millions des personnes souffrent de la faim et 600 milles retournés, poursuit-il.

Pour la ministre de la Production, de l’irrigation et des équipements agricoles,Madame Lydie Beassemda représentant le Président de la République Idriss DébyItno « Ce thème interpelle les dirigeants de la planète à promouvoir des actions intégrées, fondées sur des interventions complémentaires dans l’agriculture, l’agro-alimentaire, la gestion des ressources naturelles, la santé publique, l’éducation et domaine connexes. Des ressources supplémentaires pour un total annuel  moyen de 265 millions de dollars par an pendant la période de 2016-2030 sont nécessaires pour financer un surcroit d’’investissement supplémentaire dans des activités productives, en faveur des pauvres ».

Le Directeur Général de la Fao José Graziano da Silva déclare que le Tchad peut atteindre l’objectif de la faim zéro en 2030 par rapport à sa situation géographique. « Malgré une position géographique en grande partie située dans la zone aride et semi-aride, ce pays dispose suffisamment de terre fertiles peu exploitées, de ressources en eau accessibles à un coût raisonnable comparé à beaucoup d’autres pays du sahel. Surtout, le Tchad dispose d’une population très jeune. 51% de la population tchadienneà moins de 15 ans. Les jeunes ne sont pas le problème. Ils sont la solution. Il faut encourager les jeunes dans l’agriculture tout en veillant à l’égalité de chance», conseille José

Willi Graf, Directeur de la Coopération Suisse, s’est appesanti sur l’égalité de chance et surtout sur la performance des femmes dans ce domaine agricole qui mérite un appui sincère. Abordé dans les mêmes ordres d’idées, Stephen Tull, coordonnateur résident des systèmes des nations unies déclare que la faim zéro demande l’implication de tous.

Orienter les jeunes dans les métiers de l’agriculture pour valoriser ce secteur et vaincre la faim et la malnutrition est aussi possible.

TCHAD : JOURNÉE MONDIALE DE L’ALIMENTATION, CEVANUTRI ENSEIGNE L’HYGIENE

La célébration de la journée mondiale de l’alimentation mobilise aussi les organisations et associations, établissements d’enseignement public et privé de N’Djamena. C’est dans cette optique que le centre évangélique pour l’encadrement nutritionnel  dénommé « CEVANUTRI » a tenu en haleine ses membres et étudiants ce matin dans le marché d’Atrone du 7ème arrondissement.  Une descente qui a permis à cette institution de donner de coup de balais  au dudit  marché.

«  Alimentation et hygiène ».  C’est le thème retenu par le centre évangélique d’encadrement nutritionnel pour apporter sa contribution dans la lutte de ce siècle qui est la malnutrition. Pour le CEVANUTRI, « Célébrer une journée de l’alimentation est bien mais appliquer l’hygiène alimentaire en est une autre »

Le CEVANUTRI  a placé cette journée du 16 octobre sous le thème «  Alimentation et hygiène ». Un thème qui selon le responsable, « l’alimentation exige des conditions d’hygiènes adéquates. L’on ne peut pas parler de l’alimentation sans parler de l’hygiène, vis-vers-ça ». Pour lui « pour qu’il y ait  une alimentation saine, il faut à tout prix mettre de la propreté  sur les marchés ».

Sensibiliser la population  sur l’hygiène alimentaire est l’un des objectifs primordial que fixe le  CEVANUTRI,  qui place la formation nutritionnelle au cœur  de son encadrement.

La descente sur le marché d’Atrone est une logique pour les étudiants et les cadres de cet établissement de mobiliser la masse en ce jour pour astiquer quelques coins du marché car selon eux, le marché est un endroit qui doit être nettoyé puisque c’est là où toutes les opérations et rencontres permanentes entre les acheteurs et vendeurs s’effectuent chaque jours.

Cette action est pour les étudiants et responsables une manière de sensibiliser la population sur les pratiques des règles d’hygiène dans toutes les sensations.

Ce geste de CEVANUTRI a double caractère, premièrement il marque la contribution à la pratique de l’hygiène et secondo appeler les populations et  commerçants de prendre habitude de rendre les coins et  recoins de ce marché salubre car la santé de la population en dépend.

Pour dynamiser ses actions sur le terrain, le centre organise cet après-midi une conférence  débat  sur le thème « Alimentation et Hygiène » dans son siège de Gassi dans le 7ème arrondissement de N’Djamena. Cette  conférence sera de plus pour l’établissement d’enseigner et éduquer la population sur les pratiques alimentaires et hygiéniques.

TCHAD : LE PEUPLE LELE ET SES VALEURS TRADITIONNELLES !

Le peuple Lélé, habitant à Kélo dans le département de la Tandjilé-ouest a esquissé les pas de ses ancêtres à l’occasion de la fête traditionnelle « walga », qui signifie en français une audience publique dans le canton Mangsé.  Une solennité qui a mobilisé toutes les filles et fils de cette circonscription cantonale de tout bord.  

Jour spécial, tenue spéciale avec des tresses spéciales et tams-tams conçus pour la circonstance. Enfants, jeunes comme vieillards ne se distinguent pas. Tous sont identiques et partagent la même jubilation. C’est dans une ambiance électrifiante que les enfants Lélé de canton Mangsé ont commémoré la fête traditionnelle dite « walga » ou fête de lune. Walga qui signifie littéralement suivre quelqu’un dans ces actes pour le corriger ou une correction morale publique. Elle marque une identité culturelle propre à la communauté Lélé. C’est aussi un cadre de correction publique des fautes commises par des enfants Lélé d’une part, moment de convivialité, de communion et de la fraternité d’autre part. Ceux qui, pour leur première, deuxième ou troisième fois d’assister à cette fête walga se disent émus et fiers de vivre ce moment. BANA Baindiouleng, député du département de la Tandjilé-ouest, par ailleurs natif de cette circonscription cantonale explique le bien fondé de cette fête en se basant sur ses facteurs socio culturels de cette réjouissance. Selon lui « le walga a pour caractéristique principale la manifestation culturelle. Après de durs moments de travaux champêtres, les cultivateurs, durant cette journée, se réjouissent ». Cette fête qui se célèbre chaque année et au mois d’octobre précisément a pour référence l’apparition de la lune dite male. C’est cette lune-là qui, d’après l’élu de la Tandjilé Ouest indique l’avenue de cette solennité. Ainsi les rideaux sont tirés sur la fête walga de l’édition 2018. Tout le peuple Lélé a pour seule préoccupation de l’heure la préparation du rendez-vous de 2019 au canton Mangsé pour la même ambiance.

 

Libye: nouveaux affrontements entre armée et rébellion tchadienne dans le sud

 

En Libye, des combats sporadiques opposent depuis le 13 octobre des groupes armés de la rébellion tchadienne basée dans le sud libyen aux forces supplétives de l’armée nationale libyenne, près de l’oasis de Tamassah, à l’extrême sud du pays. Cette oasis est située sur la route menant à la frontière tchadienne. Les nouveaux affrontements ont fait quatre victimes toubous. Ces combats témoignent une fois de plus de la dangerosité de la situation dans cette région oubliée par l’Etat libyen.

Des sources militaires citées par un quotidien libyen indiquent que les quatre victimes faisaient partie de la brigade Khaled Ben Al-Walid, une force sécuritaire suppléante de l’armée nationale libyenne dirigée par le maréchal Khalifa Haftar.

Basés dans le sud libyen, les groupes rebelles tchadiens comptent plusieurs milliers d’hommes. Selon des sources sécuritaires libyennes, ils se livrent à toutes sortes de trafics et de vols et n’hésitent pas à kidnapper des civils afin de réclamer des rançons.

Frappes mortelles

Depuis 2014, des affrontements opposent systématiquement les Libyens à la rébellion tchadienne au sud du pays. Mais le rythme s’est accéléré ces derniers mois. Cette rébellion tchadienne est accusée de soutenir des extrémistes libyens.

Samedi 13 octobre à l’aube, l’aviation de l’armée nationale libyenne a mené des attaques contre un convoi tchadien, près de Tamassah, là où les affrontements actuels ont lieu. Les frappes ont tué Mohamed Kheir, un chef de la rébellion tchadienne, accusé de soutenir Ibrahim Jadhran. En juillet dernier, ce chef de milice avait tenté de s’emparer du croissant pétrolier.

Rfi

 

TCHAD : VISITE DU MINISTRE DE L’EDUCATION NATIONALE ET DE LA PROMOTION CIVIQUE

Le Ministre de l’Education nationale et de la Promotion Civique, Aboubakar Assidick Choroma, s’est rendu ce lundi 15 octobre 2018 dans quelques établissements d’enseignement public de N’Djamena.  Cette visite intervient 15 jours après le lancement officiel de la rentrée des classes le premier de ce mois dans un établissement privé de la place. Accompagné de quelques  responsables de son ministère, le ministre et son staff  se veut à travers cette visite dans les établissements publics d’ouvrir un carnet de présence.

Sept (7) établissements d’enseignement primaire, moyen et secondaire public de la capitale sont visés par cette visite. La délégation ministérielle s’est rendu respectivement dans le lycée  Félix Eboué, lycée technique commercial, le lycée de Diguel Est, lycée de la Liberté, lycée de Gassi et l’école primaire de Walia dans le 9ème arrondissement. Il ressort de cette un constat amère, partout où l’équipe de Aboubakar s’est rendue les portes des salles de classes sont hermétiquement fermées, à la place des élèves se sont les herbes. Les cours sont toujours restées comme si la grande vacance contenue pourtant la rentrée est lancée depuis le 01 octobre. Sauf le lycée roi-Fayçal dans le 5ème arrondissement a fait l’exception.

Selon les administrateurs de dudit lycée, ils évoluent avec les enseignants bénévoles comme les établissements privés à caractère public.

Nonobstant la situation actuelle, le ministre a appelé les parents d’élèves à amener leurs enfants à l’école et à inviter les enseignants à reprendre les craies et à assumer leur responsabilité éducative dans l’exercice de leur fonction.

 

La visite, qualifiée de « désespérée » pour le ministre, a eu lieu 15 jours après le début de l’année scolaire qui n’a pas été effective jusqu’à présent à cause de la grève générale lancée par la « plate-forme syndicale revendicative’’.

Il s’agit de la première visite du ministre CHOROMA à la nouvelle année scolaire 2018-2019, depuis son lancement le 01 octobre au Lycée Collège EVANGELIQUE de N’Djamena.

Une menace ministérielle

 

Sur le champ, le ministre demande aux chefs d’établissement d’ouvrir le registre de présence, pour les élèves, enseignements, administrateurs ainsi que les inspecteurs du ministère. Désormais toutes les absences seront notées.

 

L’on se demande quelles sont les motivations réelles du ministre de l’éducation à travers cette visite ? Qu’apporte-t-il comme solution à l’école tchadienne déjà en agonie depuis bientôt deux ans ?

Ahmat Mahamat Ahmat

TCHAD : COMMEMORATION DE LA 11ème EDITION DE LA JOURNEE MONDIALE DE LAVAGE DES MAINS

Le Tchad à l’instar des autres pays de la planète terre, célèbre ce 15 octobre «La Journée Mondiale de lavage des mains ». Ici à N’Djamena, c’est le Directeur Adjoint du ministère de la santé publique, représentant sa tutelle, Dr Mahamat Hamit Ahmat qui a lancé les activités de commémoration de ladite journée au centre de santé revitalisé d’Atrone dans le 7ème d’arrondissement. Une journée placée sous le thème : « Des mains propres : une recette pour être en bonne santé.

Un thème qui vise à sensibiliser et éduquer la population aux pratiques de lavage des mains. Le lavage des mains est un geste simple et salutaire qui permet d’éviter et/ou réduire de contamination des maladies liées aux mains salles. Selon l’OMS, le lavage des mains réduit de 70 à 80% des risques des maladies des mains salles.

Le Tchad, étant l’un des pays membres de l’Organisation mondiale de la Santé a pris l’engagement de commémorer le 15 Octobre de chaque année, « la journée mondiale de lavage des mains ».

« Les risques sanitaires liés à un environnement malsain constituent les enjeux majeurs du 21ème siècle, auxquels tous les pays du monde devront  y faire face. Le Tchad, de part sa condition socio-économique précaire, reste très vulnérable aux aléas climatiques et aux maladies liées à l’hygiène et l’assainissement. Cette situation est accentuée par certaines habitudes de vie d’une tranche non négligeable de la population pour qui, se laver les mains avant de manger ou au sortir des toilettes ne sont pas entrées dans les mœurs. Alors, on n’est pas surpris de constater que les maladies diarrhéiques occupent une bonne place parmi les causes premières de consultation dans nos formations sanitaires», a souligné Dr Mahamat Hamit Ahmat, Directeur général adjoint du ministère de la santé publique.

La non pratique de lavage des mains engendre des maladies diarrhéiques, dont le choléra, la fièvre typhoïde, la conjonctivite et l’hépatite A.

Le thème de cette année « Des mains propres : une recette pour être en bonne santé », rappelle combien est important le geste de lavage des mains. « Il peut réduire de 47% la prévalence des maladies liées à l’insuffisance d’hygiène qui sont la fièvre typhoïde, le choléra, la diarrhée, la dysenterie, la conjonctivite, la fièvre hémorragique à virus Ebola, etc. », confirme le Dr Hamit

A cette commémoration de la 11ème édition, un appel est ainsi lancé aux dirigeants, Organisations gouvernementales et non gouvernementales, communautés, à agir en synergie d’action pour que le lavage des mains au savon et à l’eau propre devienne une réalité quotidienne dans toutes les sociétés des humains.

Pour le DGA, Dr Mahamat Hamit Ahmat, « le Ministère de la Santé Publique continuera à accomplir sa tâche, celle de sensibiliser  la population à tous les niveaux ».   

Eu égard aux pratiques malsaines et mauvaises habitudes de certaines communautés tchadiennes, l’enseignement de l’hygiène corporelle et alimentaire à tous les niveaux serait l’une des solutions dans cette lutte. Doubler des campagnes de sensibilisation dans les ménages, marchés et édifices publics, sur les techniques de lavage des mains au savon, après la sortie des toilettes, avant de prendre un repas, de retour du travail, avant de manipuler les denrées alimentaires etc.…, pour éviter les maladies dites des mains sales.

Pour atteindre ses objectifs, le comité d’organisation a mis l’accent sur l’éducation des enfants en vue de leurs enseigner et inculquer ces gestes simples qui permettent de réduire de moitié la morbidité et la mortalité liées à ces maladies. Pour cette cause quelques écoles de la zone ont été invitées à cette cérémonie pour des jeux concours en vu d’insister sur les bonnes pratiques de lavage des mains.

Tchad: des avocats font appel du rejet de la plainte contre deux opérateurs téléphoniques

Des avocats qui poursuivent deux opérateurs de téléphonie mobile pour avoir bloqué l’accès aux réseaux sociaux au Tchad ont annoncé dimanche avoir fait appel de la décision du tribunal qui avait rejeté leur plainte.

« Nous avons fait appel le mardi 9 octobre de la décision de rejet de notre plainte par le tribunal et nous attendons maintenant que le juge rédige sa décision pour que l’affaire aille devant la Cour », a indiqué dimanche à l’AFP Me Frédéric Nadjingue.

Le tribunal de grande instance de N’Djamena avait jugé le 4 octobre « recevable » sur la forme mais « non fondée », la plainte de Me Nadjingue et Me Frédéric Daidonnet déposée fin août contre les compagnies Airtel et Tigo, poursuivies pour avoir restreint l’accès aux réseaux sociaux.

« Nous pensons saisir la Commission des droits de l’homme si l’appel n’aboutit pas », ajoute Me Nadjingue.

Depuis six mois, les réseaux sociaux comme Facebook ou Whatsapp sont difficiles d’accès au Tchad, et les consommateurs doivent passer par des réseaux privés virtuels (VPN).

L’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) a reconnu devant la justice que la restriction avait été faite sur instruction du ministère de la Sécurité.

Les autorités restent silencieuses sur la question depuis quelques semaines. Elles avaient au départ nié être à l’origine de la coupure des réseaux sociaux.

Les avocats dénoncent une entrave au droit du consommateur, au droit d’information et une atteinte à la liberté d’expression.

Ils demandent aux opérateurs téléphoniques de s’expliquer sur ce qui paraît être une violation de leurs cahiers des charges.

Ils saluent cependant la récente réduction du prix de l’internet chez Airtel et Tigo, qui était une de leurs requêtes, explique Me Nadjingue.

Le Tchad reste un des pays les plus chers d’Afrique en matière d’internet.

L’usage de VPN « double ou triple le prix » des communications, a dénoncé l’ONG Internet sans frontières (ISF).

En 2016, une opération de censure similaire avait coûté 18 millions d’euros au pays, selon les estimations d’ISF.

NOTRE TEMPS