L’association des jeunes pour la paix, le développement et l’émergence du Tchad (AJPDET) a fait sa rentrée sociale ce 05 janvier 2019. L’annonce est faite ce matin au cours d’un point de presse tenu à la maison des médias du Tchad, au quartier Moursal dans le 6ème arrondissement de N’Djamena. C’est au président de l’association, Mahamat El-Mahadji Abderamane de présenter ses vœux de santé, de bonheur et de prospérité pour l’année 2019 à toutes les familles tchadiennes.
L’AJPDET est une jeune association de la société civile, qui a pour objectif de militer pour le développement de l’esprit, d’unité, de tolérance, de cohabitation pacifique, de l’ardeur au travail et le progrès. Cette association selon son président, Mahamat El-Mahadji Abderamane œuvre aussi pour le respect de la différence, de l’équité et de la cohésion. Elle exprime les vœux de vivre ensemble ainsi que de lutter pour l’enracinement durable de la démocratie et des institutions mises en place au Tchad.
A cette rentrée sociale, l’AJPDET salue les promesses du Chef de l’Etat de faire respecter les accords signés avec la société civile afin de juguler la crise sociale qui frappe de plein fouet le Tchad.
« La jeunesse tchadienne est fière de son président. L’AJPDET a accueilli avec beaucoup de satisfaction le vote par la représentation nationale de la loi de finance 2019 qui consacre une large part au recrutement des jeunes à la fonction publique, pour le compte de certains ministère clé », se réjouit le président de l’AJPDET.
Un autre point qui a attiré l’attention du président de l’AJPDET, Mahamat El-Mahadji Abderamane c’est la décision du Chef du l’Etat d’accorder 30% progressif vers 50% le taux des femmes dans les instances de prise de décision.
Soulignant la question sécuritaire, Mahamat El-Mahadji Abderamane exhorte les acteurs politiques à initier des actions salvatrices pour permettre au pays de retrouver ses lettres de noblesse avant de paraphraser le président de la République du Tchad en ce terme «Dans la 4ème République, les brebis galeuses, les prédateurs et autres fossoyeurs de la nation n’ont pas droit de citer…vous devez servir le Tchad et non vous servir du Tchad, à ceux qui vont se servir du Tchad, la loi va sévir dans toute sa rigueur, force et plénitude », lance-t-il.
Reconnaissant la contribution de la jeunesse tchadienne dans la consolidation de la paix, le président de l’AJPDET, lance à cet effet, un appel aux plus hautes autorités de la République de placer leur confiance aux jeunes tchadiens en les associant à toutes les instances de prise de décision. L’AJPDET s’engage à accompagner les politiques du gouvernement dans la consolidation de la paix, de la concorde, de l’unité nationale et du bien-être familial.
AJPDET fait sa rentrée sociale 2019
Reproduire, le festival DARY « ça ne dépend que de la volonté du peuple »
Initié le 22 décembre et pris fin le 02 janvier 2019, ce festival, l’initiative du ministère du Développement Touristiques, de la Culture et de l’Artisanat et de l’Office National de Promotion du Tourisme, de l’Artisanat et des Arts (ONPTA) a créé un Tchad en miniature au sein de la place de la nation de N’Djamena. Durant les douze jours d’affilé, les festivaliers se sont régalés et pris connaissances de la culture tchadienne dans son ensemble. DARY doit-il être un événement annuel ou la course de cet événement est terminée ?
Le Tchad, berceau de l’humanité évolue dans une surface de 1 284 000 Km² avec plus de treize millions d’habitants subdivisés en 23 régions. Dans le cadre de la valorisation de ses différentes richesses culturelles et de brassage entre un peuple qui, ayant plus de deux cent ethnies que ce festival a tout son sens d’être. Organisé cette année certes, mais il y en aurait-il encore l’année prochaine ? A cette question, Mme le Ministre du Développement Touristique, de la Culture et de l’Artisanat, Madeleine Alingué dixit : « ça ne dépend que de la volonté du peuple. Nous nous ne faisons que cela et nous espérons également qu’à la fin de l’année ou peut-être dans deux ans, en 2020, nous pourrons reproduire cette initiative de découverte de notre richesse culturelle. Et je crois qu’aujourd’hui, c’est la preuve que nous nous réunissons autour de notre potentiel culturel et artistique. Et je crois aussi qu’il est très important de se joindre tous, ensemble afin qu’on puisse réaliser cette belle rencontre des tchadiens et tchadiennes ».
Vu l’engouement qu’il y a eu autour de ce festival « DARY » surtout au dernier jour sachant qu’il allait prendre fin, « huit cents mille personnes » ont envahi les lieux pour manifester leur satisfaction et vivre le dernier moment ensemble. Ceci est une preuve flagrante pour que ce festival soit organisé annuellement. Au premier jour du lancement du festival, le Ministre d’État, Ministre Conseiller à la Présidence M. Kassiré Koumakoye, représentant le Président de la république disait que, ce festival doit non seulement avoir lieu chaque année mais aussi être inscrit dans la fête nationale.
D’autant plus que « Ce festival est le résultat d’une opportunité et d’un défi que nous tchadiens, nous nous sommes lancé » comme le disait Mme le Ministre Madeleine Alingué, il n’y a pas une raison de plus pour que la flamme de ce défi soit éteinte et que cela revienne à la base ou à la population de décider de l’avenir de ce festival qui est, d’une grande envergure et qui contribue à la cohésion sociale.
TCHAD : « L’ASSEMBLÉE NATIONALE A HONORE TOUS SES ENGAGEMENTS STATUTAIRES »
Clos le mercredi 02 janvier 2019 au palais de la démocratie de Gassi, la 2ème session ordinaire de l’année 2018 de la troisième législature. C’était le président de l’assemblée nationale Haroun Kabadi Jack qui a présidé la cérémonie de ladite session.
Dans son mot de circonstance le numéro deux du pays a souligné que l’année 2019 soit meilleure et prospère que 2018, par le renforcement de la paix sociale et l’unité nationale. Pour lui, c’est par l’union, la paix et l’entente, qu’ensemble on arrive à bâtir une nation.
Faisant le bilan de l’année écoulée, le Président de l’assemblée nationale, M. Haroun Kabadi a précisé que pendant la 2eme session Ordinaire 2018, l’assemblée nationale a ratifié 27 ordonnances consacrant les grandes réformes institutionnelles décidées par le forum national inclusif notamment, celle instituant la parité dans la fonction nominative, électives, celle portant attributions, Organisation et Fonctionnement de la Haute Autorité des Medias et de l’Audiovisuel (HAMA).
Selon, KABADi sur le plan de la diplomatie parlementaire, et malgré les difficultés financières, l’assemblée nationale a honoré tous ses engagements statutaires en participant aux sommets et autres activités des organisations parlementaires dont elle est membre.
Au nom d l’assemblée nationale Haroun Kabadi a salué la baisse de la tension sociopolitique née de l’exploitation anarchique des mines d’or du Tibesti, et exhorte le gouvernement à restaurer l’autorité de l’État, en prenant mesures appropriées pour une exploitation rationnelle des ressources souterraines pour le bénéfice du peuple tchadien en vue d’améliorer les conditions de vie celui-ci.
AHMAT MAHAMAT AHMAT
Cisjordanie: un affrontement entre les policiers et les colons d’Amona fait six blessés dont cinq policiers et un civil.
Cinq policiers et un civil ont été blessés lors d’affrontements ce jeudi 3 janvier entre les forces de l’ordre et les colons sur le site d’une ancienne colonie évacuée en Cisjordanie occupée. Ces affrontements ont fait suite au démantèlement d’Amona en février 2017 par l’Etat Israël. Cette colonie de Cisjordanie est au cœur d’une bataille politique et légale depuis plusieurs années.
En mars 2017, le gouvernement israélien avait autorisé la construction d’une nouvelle colonie en Cisjordanie pour reloger les habitants juifs d’Amona, une colonie construite sans autorisations et évacuée en février 2017. Mais malgré l’accord conclu entre la direction des colons et les autorités israéliennes pour la construction de cette nouvelle colonie à la place d’Amona, des militants tentent de se réinstaller sur ce terrain. « Les forces de l’ordre ont entamé jeudi matin l’évacuation des occupants de deux bâtiments installés illégalement à Amona », a indiqué la police dans un communiqué.
Cinq policiers et un civil ont été blessés par des jets de pierres et deux personnes ont été arrêtées, selon le communiqué. « Des dizaines de jeunes ont usé de violences contre les forces de police qui ont utilisé des moyens de dispersion de manifestants », précise le communiqué. L’armée doit retirer les deux préfabriqués installés sur place quand la police aura évacué les civils qui manifestent pour éviter cette destruction.
La colonie « sauvage » d’Amona, c’est à dire illégale au regard de la loi israélienne, a été créée en 1995 sur les hauteurs de l’implantation d’Ofra, au nord de Ramallah comme site archéologique. Elle a ensuite été habitée à partir de 1997 par des jeunes colons.
Une quarantaine de familles y résidaient dans des maisons préfabriquées. Malgré son caractère « illégal » car construite sur des terres privées appartenant à des Palestiniens disposant de titres de propriétés validés par les autorités israéliennes, Amona s’était ensuite développée à l’aide de fonds publics.
AFP
Ils bravent la fumée pour survivre
Les jeunes venus des différentes régions du Tchad pour vivre « Eldorado » à N’Djamena se retrouvent en train de travailler les pattes de bœufs et des chameaux pour voler à l’oisiveté quelques jours d’activités ainsi montrer leur dynamisme. Voulant gagner leur vie, ils s’exposent à d’énormes maladies par l’effet de la matière utilisée pour le feu.
Déjà vers six à sept heures du matin, l’ex marché Dembé clôturé ouvre ses portes. Des vendeurs, des clients, des manœuvres voire des « bandits » prennent d’assauts ce marché bien connu de la majorité de la population n’djamenoise. Parmi ces gens, se trouve également les dépouilleurs de poils des pattes de bétails égorgés pour la consommation. Pour faciliter les consommateurs du travail si complexe de ces pattes « Koura Koura » en arabe local, ces jeunes tissent des relations avec les bouchers qui en retour les apportent au plus quarantaine des pattes par jour pour les raser. Aligner deux mètres les uns après les autres, les futs à moitié coupés servent de récipient pour le chauffage d’eau. Ceux-ci plongent au moins 10 paires de pattes de bœufs dans un seul fut les laissant pendant trente minute au feu avant de les sortir et les tondre les unes après les autres. « Ce travail facile à l’œil nu, n’est pas si simple comme le pensent les autres. En faisant cela, ils nous donnent un coup de main considérable » déclare Memadji, consommatrice.
En ce qui concerne le feu, ces jeunes âgés d’environ douze à 30 ans avouent utiliser les objets en caoutchouc, les plastiques, les cartons, les bouts de tissu pour attiser le feu car, selon eux, le bois de chauffe coûte cher. « Comme il n’y a pas le fagot, nous sommes en train de chauffer l’eau, avec des chaussures usées. Et sincèrement le fagot coûte extrêmement cher et c’est ne pas économique pour nous bien que la fumée de ces objets nous rende malade. Nous souffrons au niveau de la poitrine mais nous ne pouvons pas aussi laisser et croiser les bras. C’est grâce à ce travail que je me suis inscrit à l’école, je suis en classe de terminale. Ces pattes, ce sont les bouchers eux-mêmes qui nous apportes pour qu’on les rase pour eux ». Nous confie Hassan Abakar venu du Fitri.
Ahmat, un jeune âgé d’environ 22 ans rencontré dans ce même lieu, préfère être dans son propre compte « Moi j’achète ces pattes à l’abattoir pour les raser et les revendre moi-même. Je les revends à 750 FCFA par patte une fois les raser. Et ça me permet d’avoir un peu de sou. Je ne fréquente pas depuis mon arrivée en ville car, l’enseignement du village est différent de celui d’ici ». Nous confie-t-il.
Le travail libère l’homme dit-on. Ces jeunes conscients du danger que cela inclus, refusent de baisser les bras. Selon eux c’est dure d’avoir un autre boulot sans risque à N’Djamena. En faisant ce travail dans un lieu insalubre où les gens défèquent partout à l’aire libre. Ils paient selon eux régulièrement les taxes à la mairie : « Nous rasons dix paires qui équivaut à 40 pattes à 2500FCFA. Nous avons au moins dix futs dont nous payons 5 000 FCFA à la mairie chaque semaine comme c’est elle qui nous a donné cette place ».
Même si, ces jeunes travaillent dans le but premier de gagner leur vie, ils le font avec de la passion, de l’esthétique et de l’art. Beaucoup d’entre eux font de cela un métier. Certains ont commencé depuis leur bas âge et d’autres depuis cinq ans.
Le temps n’a pas de loisir, ces jeunes croient au moins à un changement un jour dans leur vie. Mais en attend, ils sont exposés à d’énormes maladies respiratoires, de la pneumonie et de brûlure d’où nécessité d’intervenir pour prévenir ces maladies toxiques.
Mali : 37 habitants ont été tués d’un village peul
L’année 2019 commence mal au Mali. Mardi 1er janvier 2019 dans le village de Koulogon commune de Koulogon Habé, dans le cercle de Bankass (région de Mopti, centre) une attaque ayant fait 37 morts. Dans un communiqué officiel mardi soir le gouvernement informe l’opinion nationale et internationale d’une attaque ayant fait 37 morts « Des hommes armés habillés en tenue de chasseurs traditionnels dozos ont mené cette attaque. Outre les 37 morts enregistrées, tous des civils, le bilan fait état de plusieurs blessés et de nombreuses habitations incendiées ».
L’assaut avait également été attribué à des chasseurs de la communauté Dogon par la même source de sécurité et un témoin. Les chasseurs traditionnels, dits « dozos », reconnaissables à leur tenue et à leurs fétiches, prétendent protéger les Dogons contre les Peuls, alors que le conflit entre les deux communautés s’est exacerbé, dans le contexte de la lutte contre les djihadistes.
« C’est une milice dozo qui nous a attaqués tôt ce matin. Ils étaient tous armés, habillés en tenue dozo. Notre chef de village Moussa Diallo a trouvé la mort dans cette attaque, ainsi que des membres de sa famille, dont une fillette et des vieilles femmes », a témoigné à l’AFP Allaye Yattara, un éleveur peul du village.
Dans son communiqué, le gouvernement a assuré que « les auteurs des crimes seront punis avec toute la rigueur de la loi » et il a appelé « l’ensemble des communautés de la zone centre au calme ». D’après le gouvernement, cette attaque survient « alors que les plus hautes autorités du Mali ont entrepris de créer les conditions d’un dialogue intercommunautaire fécond, dans le but d’instaurer durablement la cohésion et la paix » dans la région. Un jour après cette attaque, le gouvernement avait annoncé l’arrestation des sept personnes.
Sources : Jeune Afrique, Le Point International et Wikipédia.
LE FESTIVAL DARY TIR A SA FIN
Le festival Dary prendra fin ce soir avec de nombreuses activités prévues, suivi d’un géant concert à la place de la nation.
Depuis le 22 décembre 2018, la capitale tchadienne abrite le festival Dary, une première édition en son genre, qui a vu la participation de tout le peuple tchadien qui se réuni tous les jours à la place de la nation pour contempler les diversités culturelles et musicales du pays de Toumai, des danses traditionnelles, présentations d’œuvres d’art et surtout de la présence des 23 régions. Plusieurs stands des opérateurs économiques et des téléphonies, installés cote à cotes tout au long de la place de a nation.
Ce festival a nourri la jeunesse sur la culture tchadienne dans toute sa généralité et a servi aux fans de la musique d’assister aux concerts des artistes tels, Caleb Rimtobaye, qui représente les couleurs du Tchad à l’international ainsi d’autres artistes venus d’ailleurs, notamment Franglish et Dadju.
RDC : L’ACCES A L’INTERNET BLOQUE, LA REACTION DE L’OCCIDENT
Dans l’attente du résultat des élections prévu dimanche 6 janvier 2019, l’accès à l’internet et est momentanément bloqué par le gouvernement congolais. La Etats Unis et l’union européenne ont réagi.
En Afrique, la coupure des moyens de communication et surtout de l’internet pendant le dépouillement lors des élections générales, demeure une coutume africaine. Les connexions internet mobiles à Kinshasa, et dans d’autres villes du pays ont ralenti et même quelques fois complément disparu depuis lundi à la demi-journée. Pour le peuple congolais, c’est une action des autorités visant à empêcher la diffusion des informations des élections du 30 décembre 2018.
Les grands pays de l’occident ont réclamé mardi 1er janvier à la République Démocratique du Congo (RDC) de débloquer l’accès aux moyens de communication.
« Notre réception FM à Kinshasa et Beni (Est) notamment est perturbée. Nous faisons notre possible pour en connaître les raisons et rétablir la situation », a indiqué lundi soir RFI, qui a multiplié les éditions spéciales sur les élections de dimanche en RDC.
Le communiqué conjoint de l’UE et des Etats-Unis est également signé par les représentants du Canada, de la Suisse, la France, la Belgique, du Royaume-Uni, des Pays-Bas et de la Suède.
Cette prise de position commune soutient « l’appel au calme » lancé par les observateurs électoraux de la Conférence des évêques. Le communiqué conjoint soutien aussi « leur demande d’un accès des observateurs au centre de compilation des résultats ».
Message de voeux du président de la République du Tchad
MESSAGE : VŒUX DU NOUVEL AN PRESIDENT DE LA RÉPUBLIQUE DU TCHAD
Tchadiennes, Tchadiens ;
Mes chers compatriotes.
Comme tout segment de vie et d’histoire, l’année 2018 qui s’achève a eu son lot de fortunes diverses. Notre pays, à l’instar de ceux de la sous-région, a été mis à rude épreuve sous l’effet de la crise économique et financière qui perdure depuis cinq ans.
En dépit des efforts déployés pour sortir de la crise, notre marche sur la voie du redressement économique et financier n’a été guère aisée comme nous l’avions relevé lors du sommet extraordinaire de la CEMAC tenu en octobre 2018 dans notre capitale.
Mais cette période d’adversité n’a pas entamé notre enthousiasme et notre ardeur à réinventer le futur. Je suis heureux de relever que la conjoncture a plutôt renforcé notre capacité commune de résilience et décuplé notre motivation à imprimer un nouvel élan à notre nation.
En effet, l’année 2018, qui s’achève, marque l’aube nouvelle que les filles et fils du Tchad appellent de tous leurs vœux.
La naissance de la 4ème République a ouvert une nouvelle page de l’histoire du pays. Nous avons tous pris l’engagement de refonder une nation qui se tourne résolument vers le progrès et la modernité.
Mes chers compatriotes,
Il est indéniable que la marche de notre république vers le progrès est un processus participatif et inclusif qui engage toutes les forces vives de la Nation.
La dimension gigantesque des chantiers, qui nous attendent, nous impose une mobilisation sans faille, un engagement patriotique exemplaire et une nouvelle culture de responsabilité.
Au plan économique, l’année qui commence sera une année charnière pour la bataille de la transformation structurelle de notre économie.
Au demeurant, la diversification de l’économie doit être une réalité dans l’optique de doper notre croissance qui connaitra, au cours de l’année nouvelle une évolution de l’ordre de 6,9%.
Nous ne devons pas minorer la vocation de notre économie qui repose sur l’agriculture et l’élevage. A cet égard, je n’aurais cesse d’interpeller notre conscience collective sur l’urgence et la nécessité d’investir dans ces secteurs vitaux.
C’est d’ailleurs, à juste titre, que j’ai personnellement présidé, au début du mois d’octobre 2018, le forum de réflexion sur la contribution du secteur privé à la relance de l’économie nationale.
Cette rencontre a donné le ton de la grande offensive à lancer dans le secteur du développement rural et dans d’autres secteurs porteurs.
Le moment me paraît opportun pour sonner le tocsin de la mobilisation des acteurs du secteur privé pour des investissements massifs et robustes dans les divers créneaux qui aiguillonnent la prospérité.
Tchadiennes, Tchadiens
Mes chers compatriotes
Avec la nouvelle République, nous avons pris l’option audacieuse de donner une plus grande cohérence et solidité aux institutions pour être en phase avec nos impératifs de l’heure.
Aujourd’hui, je puis affirmer, pour m’en féliciter, que nous tenons progressivement ce pari. A cette date, nombre d’institutions nouvelles prévues dans la loi fondamentale sont mises en place à l’image du Haut Conseil des Collectivités Autonomes et de la Chefferie Traditionnelle qui est une des facettes importantes de notre architecture institutionnelle.
Sur le terrain politique, la nouvelle République a mis un point d’honneur sur le renforcement de la justice sociale, l’ancrage de l’État de droit et la revitalisation de la démocratie.
S’agissant justement de la consolidation de l’édifice démocratique, l’année 2019 sera marquée par la tenue des élections législatives et communales.
Ce challenge nous tient à cœur et nous devons le gagner en dépit de la conjoncture et de la modicité de nos moyens.
J’invite, à ce sujet, la nouvelle équipe de la CENI, qui sera mise en place sur une base paritaire, à se mettre résolument au travail pour la tenue de ces importants scrutins avant la fin du premier semestre de l’année nouvelle.
Je saisis cette opportunité pour solliciter le concours et la contribution de nos partenaires. Leur appui est plus qu’indispensable dans ce nouveau processus électoral qui nécessite d’importantes ressources financières et logistiques.
Tchadiennes, Tchadiens ;
Mes chers compatriotes
La 4ème République est bâtie sur des valeurs fortes. Elle nous impose des attitudes, des pratiques et des comportements vertueux.
A l’orée de l’année nouvelle, j’invite chaque Tchadienne et chaque Tchadien à un changement radical dans la manière de concevoir l’action publique.
A cet égard, la gouvernance responsable qui est le chemin le plus sûr pour atteindre l’émergence doit habiter l’ensemble de tous ceux qui ont en charge la conduite des affaires publiques.
La maitrise du train de vie de l’État, la rigueur dans la gestion de la chose publique et l’assainissement de nos finances publiques seront toujours au centre de nos priorités.
Nous devons servir le Tchad et non se servir du Tchad.
Pour tous ceux qui veulent se servir du pays, la loi va sévir dans toute sa rigueur, sa force et sa plénitude.
Mes chers compatriotes.
La profonde transformation de notre pays ne peut se réaliser que par le travail, l’action et la dynamique du progrès. Je voudrais, à cet égard, me féliciter de la signature du protocole d’accord entre le Gouvernement et la plateforme syndicale qui a mis un terme à plusieurs mois de grèves dans le secteur public.
Je voudrais rassurer tous les travailleurs du secteur public que les engagements contenus dans l’accord seront respectés. Mieux, d’autres actions visant à améliorer davantage les conditions de vie et de travail seront envisagées au fur et à mesure que s’estomperont les effets de la conjoncture.
Nous avons l’obligation citoyenne de consolider la paix sociale pour mieux optimiser le rendement et assurer l’efficacité de nos écoles, hôpitaux et divers services publics.
Nous devons, à l’avenir, privilégier le dialogue et éviter à tout prix, ces grèves à répétition qui retardent notre progrès économique.
Tchadiennes, Tchadiens ;
Mes chers compatriotes
L’essor de notre république passe aussi naturellement par la stabilité, la cohésion sociale et la sécurité. Ces valeurs sont, à l’évidence, des ferments indispensables qui déterminent le succès des chantiers du renouveau.
Il est du devoir de toute la communauté nationale de s’investir pour que l’entente cordiale et l’union fraternelle demeurent une préoccupation quotidienne.
Je suis d’ailleurs convaincu que les Tchadiens savent faire la différence entre l’intérêt supérieur de leur nation et les désirs égocentriques des adeptes du mal et de la division.
Tous ceux qui pensent qu’ils peuvent tromper les tchadiens pour assouvir leur funeste ambition doivent se désillusionner. Il ne sert à rien de semer la haine entre les tchadiens et d’alimenter des conflits dans nos communautés.
Ce jeu est extrêmement dangereux et nous devons tous comprendre que rien, absolument rien ne peut dévier le Tchad de sa trajectoire actuelle qui est parfaitement tracée.
Tchadiennes, Tchadiens ;
Mes chers compatriotes
Comme il est de tradition, je forme des vœux de prospérité et de paix durable pour notre République.
J’adresse mes vœux de santé et de plein épanouissement à tous les tchadiens, ceux de l’intérieur et de la diaspora ainsi qu’à l’ensemble de la communauté d’expatriés vivant dans notre pays.
Bonne et heureuse année 2019.
Vive la République.
Vive le Tchad.
Les mairies du Tchad pillent à bras ouvert
Malgré l’imposition de l’Etat sur l’exonération des produits agricoles, certaines mairies du Tchad escamotent la population.
Depuis octobre 2018, les communes de Moundou, Doba, Koumra et Sarh escroquent la population et les usagers, pourtant en mois d’avril 2018, une note circulaire du ministère en charge des mines, du développement industriel, commercial et de la promotion du secteur privé en dit autre chose. Au lieu de 200 F cfa par sac ; ceux-ci prélève 2000 F cfa c’est-à-dire, un 0 ajouté après les 200 Fcfa. « Il me revient que certaines collectivités territoriales imposent des impôts et taxes sur l’exportation de produits agricoles en justifiant par le besoin de générer des ressources pour le trésor public, impositions totalement illégales au regard des textes en vigueur », souligne le ministre Youssouf Hassaballah.

Le ministère de mines, du développement industriel, commercial et de la promotion du secteur privé avait porté à l’attention des toutes les institutions de l’Etat et à l’ensemble des services et usagers, que l’exportation de tout produit agricole ou brut est exonérée de toutes taxes et impôts, de tout nature à l’exception de la redevance statistique de 2% mais cela persiste dans nos régions.
Une remarque du 26 février 2018 de l’Agence nationale des investissements et des exportations (ANIE) a fait mention de cette attitude. « Qu’une nouvelle taxe prélevée par les communes de Moundou, Doba, Koumra et Sarh par sac de 100kg sur les produits d’exportation (sésame, gomme arabique, spiruline, karité, etc) à hauteur de 2000F cfa par sac de sésame et 400 Fcfa par sac d’arachides et de tourteau en lieu et place de la taxe communale dite (droits de place) ».

A l’égard de tout cela, une société du nom « Goupe Ytou » est en train de se faire des millions par tonnes de camions par jour.
Dans tout ce qui se trame, les délégués du commerce dans ces zones ne disent rien et même les gouverneurs aussi. Est-ce que la note signée du ministre est invalide ? « Je demande à l’Etat de s’en tenir à la loi de finance », clame un commerçant.
DJIMNAYEL NGARLENAN



