Après 10 jours, Mme Aziza Mariam cède son fauteuil à M. Mahamat Hamid Koua au ministère du pétrole et de l’énergie

Après avoir présidé la cérémonie d’installation du nouveau ministre du pétrole et de l’énergie le 23 janvier dernier, M. Mahamat Hamid Koua, précédemment Ministre Secrétaire Général du Gouvernement Adjoint prend les rênes  dudit département. C’est le ministre Secrétaire Général du Gouvernement, Mariam Mahamat Nour qui a présidé la cérémonie cet après-midi premier février 2019 en présence des parents, amis, collègues ainsi que les directeurs généraux dudit ministère.

Mme Aziza Mariam Al-Béchir a fait  exactement 10 jours au poste de ministre du pétrole et de l’énergie. Elle est nommée le 21 janvier et a pris fonction deux jours après.  En passant le témoin à son successeur, Aziza Mariam souhaite bon vent à son collègue avant de souligner que le secteur de pétrole est un secteur porteur. « Nous avons des bonnes perspectives et avec de rigueur et plus d’humilité, nous pourrons y arriver à réaliser toutes ces activités ».

Le ministre entrant M. Mahamat Hamid Koua, reconnait quant à lui la grandeur des tâches qui sont confiées désormais. Il demande par ailleurs à ses collaborateurs du département de l’aider afin d’atteindre les objectifs fixés. « C’est avec vous qu’on va travailler. Je compte sur vous pour servir la nation tchadienne et la population par ces deux secteurs importants », déclare-t-il.

Le nouveau ministre du pétrole et de l’énergie, M. Mahamat Hamid Koua a un master en économie de gestion et a commencé à faire ses preuves dans le secteur privé. Il fut le directeur général de la Société Nouvelle d’Etudes et de Réalisation (SNER),  Secrétaire Général au Ministère du Plan et de la Coopération pendant deux (2) ans, Secrétaire d’Etat au Ministère des Infrastructures et du désenclavement, Ministre du Commerce et Ministre Secrétaire Général du Gouvernement Adjoint.

RDC : Un général de brigade de l’armée radié pour détournement des fonds publics.

Après une semaine de son investiture, il chasse les brebis galeuses de son service. Le général de brigade Salumu Mbilika, conseiller chargé du génie à l’inspection générale des FARDC (Forces armées de la RDC), est révoqué de l’armée pour détournement des fonds, indiquent une lettre du ministre congolais de la Défense au radié.

C’est en date du 26 janvier 2019 sous l’ordonnance N°18/163 du 27 décembre 2018 que la correspondance du Ministre Crispin Atama Tabe est parvenue à l’ex général des corps armés de quitter la fonction publique « Le contenu du rapport d’inspection sur l’utilisation de fonds destinés à la réhabilitation des bases militaires de Kamina et de Kitona dont vous aviez la responsabilité en qualité de commandant du corps de génie a révélé des manquements graves dans votre chef qui ont, grandement préjudicié les Forces Armées. », précise le ministre dans sa lettre.

https://www.facebook.com/tachadcom/photos/a.577623522678491/638362043271305/?type=3&theater&notif_t=page_post_reaction&notif_id=1548944706228306

En effet, le ministère de la Défense congolaise a salué les services rendus par ce général à la nation congolaise et lui a souhaité « bonne chance pour sa future carrière en dehors des Forces armées de la RDC ».

La lettre n’a pas fait mention de la somme « volée » ni mention d’une poursuite judiciaire.

Ne dit-on pas que l’administration, c’est la continuité ? L’ordonnance date du temps de l’ex président Joseph Kabila.

DIASPORDC

VOA

CEMAC : Le Communiqué final de la 2ème Réunion du Comité des Ministres de l’Agence ASSA-AC

Le Communiqué final de la 2ème Réunion du Comité des Ministres de l’Agence de Supervision de la Sécurité Aérienne en Afrique Centrale (ASSA-AC) a été rendu publique hier 31 janvier 2019 dans la soirée à l’hôtel Radisson Blu de N’Djamena. C’est le Ministre de l’Aviation Civile et de la Météorologie Nationale, Mahamat Tahir Orozi qui a présidé la cérémonie de clôture

Selon le communiqué final, plusieurs points ont été adoptés à l’ordre du jour à savoir : le règlement de base, le règlement intérieur, le financement de l’Agence, le siège définitif, le logo, sélection du Contrôleur Financier et Assistance du Direction, Adhésion de Sao Tomé et Principe, paiement des indemnités du président sortant, etc.

A la sortie de ces assises plusieurs projets étaient arrêtés. Sur les projets de textes d’opérationnalisation, les ministres ont adopté le règlement de base avec amendements. Ensuite pour le financement de l’ASSA-AC, un accord de contribution égalitaire de soixante millions de FCFA (60 000 000) par Etat et par an a été admis. Le siège définitif de l’Agence de Superviseur de la Sécurité Aérienne en Afrique Centrale a été octroyé à la République du Tchad.

Concernant la sélection au poste de Contrôleur et Assistance de Direction, le Comité des Ministres a retenu les candidatures de Madame Nafi Hélène Mboumba de nationalité Gabonaise au poste du Contrôleur Financier et Madame Francisca Benime Yambombo de nationalité Centrafricaine au poste de l’Assistance de Direction.

Faisant l’économie de cette affaire, il est rappelé que la République de Sao Tomé et Principe était arrimée au projet du Développement Coopératif de la Sécurité Opérationnelle et de la Continuité des Programmes de Navigabilité (COSCAP) de la CEMAC, conformément à la répartition géographique établie par l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI). Statuant sur la question, le Comité des Ministres a désigné son Président à l’effet de prendre attache avec son collègue de Sao Tomé et Principe avant que les Experts de la CEMAC et ceux de l’ASSA-AC ne prennent attache avec ceux de Sao Tomé et Principe.

Enfin, le Comité des Ministres a demandé au Directeur Général d’établir une feuille de route d’opérationnalisation de l’Agence en vue de l’évolution de ces activités au cours d’une session extraordinaire du Comité des Ministres à convoquer dans un délai de six (6) mois.

Le Ministre de l’Aviation Civile et de la Météorologie Nationale, Mahamat Tahir Orozi se dit persuadé par les décisions prise « Je suis convaincu que les décisions que nous venons de prendre vont se traduire par des actions concrètes dans nos Etats respectifs à travers la mise en œuvre des règlements communautaires, la formation des inspecteurs, mais surtout l’atteinte des objectifs fixés par la déclaration d’Abuja, dans les prochains mois », a-t-il conclue.

Tchad : Deby limoge la première femme ministre du pétrole, 10 jours seulement après sa nomination

La première femme Ministre du Pétrole n’a finalement fait que 10 jours à la tête du département du Pétrole. Elle vient d’être remplacée ce soir à ce département par Mahamat Hamid Koua, précédemment Ministre Secrétaire Général du Gouvernement Adjoint. Le décret rendu public ce soir ne donne aucun détail sur les raisons de ce département inattendu.

Agée de 40 ans, formée en finances et administration entre la France et les Etats-Unis, Aziza Mariam al–Bachir a fait l’essentiel de sa carrière dans le secteur pétrolier aux Etats-Unis et en Malaisie. Elle a aussi été directrice générale adjointe de la Société des hydrocarbures du Tchad.

Tchad Forum

Après dix (10) ans, CSSI compte aller au delà de ses ambitions

A la fin de la première journée scientifique du Centre de Support en Santé Internationale (CSSI) tenue le 30 janvier à l’hôtel Hilton de N’Djamena, les responsables dudit centre ont partagé avec les journalistes les informations relatives au bilan des dix (10) ans de service au Tchad, les défis et perspectives de leur institution.

Le centre de Support en Santé internationale (CSSI) est une ONG Tchadienne à vocation internationale. Créé en 2006 sur les cendres de l’Institut Tropical Suisse (ITS) devenu par la suite l’Institut Tropical et de Santé Publique Suisse (SWISS TPH). Depuis sa création, le centre s’est donné la mission de la recherche en santé, l’appui des établissements publics sanitaire et la formation des cadres tchadiens. En dix (10) quelles sont les réalisations de cette institution ? Ses défis et perspectives ?

Dès 2006, le Centre de Support en Santé Internationale (CSSI) a mis en œuvre des activités, programmes et projets aux comptes de l’Etat Tchadien. En outre ces actions, l’ONG a pu aussi mener des activités de recherches ce qui résulte de la formation des étudiants en master et doctorat.

Les projets mise en œuvre par CSSI couvrent les axes en santé publique avec plusieurs programmes déroulés de 2006 à 2016 et quelques uns sont en cours, les études et l’utilisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication à travers la télémédecine.

Soulignant l’apport de CSSI dans le domaine de santé et de développement, enseignant et formateur à l’institut Tropical et de santé publique suisse, Pr Jakob Zinsstag a dit que la Suisse au début du 19ème siècle est un pays aussi pauvre comme le Tchad. « En ce temps là nous avions des famines et c’est le Tchad-Suisse qui a donné l’aide alimentaire » reconnait-il. Pour lui, l’œuvre que CSSI a réalisé sur le plan de la recherche en santé a vraiment contribué au développement du Tchad.

Pour le président du conseil d’administration et président de l’assemblée générale du CSSI, Me Issa Ngarmbassa en dix (10) ans, le Centre a mené des activités au-delà des frontières notamment au Burkina-Faso, en République Centrafricaine et bientôt il sera au Cameroun, au Niger et en Guinée-Conakry.

Pour parler des projets de santé et de développement, CSSI a pu être dans le Salamat plusieurs projets à savoir le projet d’appui global au développement du district sanitaire d’Am-Timan ; projet depuis à l’amélioration de la qualité des soins de santé secondaires à l’hôpital du district sanitaire d’Aboudéïda, le projet d’appui à l’amélioration technique aux hôpitaux de district d’Am-Timan et d’Aboudéïda, aux Centres de santé urbains d’Am-Timan et d’Aboudéïda et à la Pharmacie régionale d’approvisionnement du Salamat et enfin le projet d’appui aux services de santé et à la participation communautaire dans les districts sanitaires d’Am-Timan et d’Aboudéïda.

Dans la ville de N’Djamena, les actions du CSSI sont axées sur la sensibilisation de la santé sexuelle et de reproduction des adolescents et jeunes fonctionnaires de la rue de 40 mètre. 3 700 jeunes ont été touchés par des campagnes de sensibilisations à travers les dix (10) arrondissements de la ville de N’Djamena. A l’issue de ces campagnes, l’équipe du CSS a référés 561 filles et 427 garçons vers les centres d’information et d’orientation de l’ASTBEF dont 222 filles et 65 garçons référés sont pris en charge.

Dans la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG), CSSI a touché plus 7 896 personnes par des causeries éducatives dont 6 219 femmes et 1 677 hommes.

Autres projet que le Centre a développé sont des projets d’appui intersectoriel de santé humaine et animale et plusieurs projets d’appui aux districts sanitaires au Tchad dans les provinces du Batha, du Moyen-Chari, de Hardjer-Lamis, Logone Occidental et Oriental et la province du Salamat.

Parallèlement aux projets de développement, le CSSI a exécuté aussi des projets humanitaires, projets de recherche et études, projets d’intervention et de recherche sur la rage canine.

Le Directeur du Centre de Support en Santé Internationale, Dr Daugla Doumagoum Moto a indiqué que toutes ces actions de son institution sont réalisées grâce à l’appui des partenaires techniques et financiers et une plus grande partie par la collaboration des autorités tchadiennes.

Selon le rapport de dix (10) ans d’activités, il révèle que CSSI a commencé avec un budget de 623 124 000 FCFA en 2006 et en fin 2016 le budget a connu une augmentation de 3 272 000 000 FCFA.

Pour les perspectives, Dr Dougla a fait comprendre que, compte tenu des compétences multidisciplinaires dont regorge le continent africain, le centre compte offrir un cadre d’échanges sérieux et objectifs afin d’atteindre les objectifs du développement durable (ODD). « Nous n’hésiterons pas à aller vers d’autres cieux pour proposer ces compétences car notre ambition est de pouvoir partager nos expériences tout en nous adaptant au rythme évolutif des sciences de la santé dans le monde », a-t-il confirmé.

COMPTE RENDU DU CONSEIL DES MINISTRES

Le Conseil ordinaire des Ministres de ce jeudi 31 Janvier 2019 a examiné et adopté trois projets de texte inscrits à son ordre du jour.

Il s’agit de projet de décret portant organisation et fonctionnement du corps de police judiciaire ; le projet de décret portant cession  à titre gracieux d’un terrain de deux hectares au profit de l’École Nationale Supérieure des Technologies de l’information et de la Communication. Et le projet de loi portant couverture santé universelle au Tchad.

S’agissant du premier projet de décret, portant organisation et fonctionnement du corps judicaire, celui-ci définit le mode de recrutement et les sanctions à encourir en cas de violation des textes en vigueur. Il précise aussi l’obligation pour les agents du corps de police judicaire de prêter serment devant le tribunal de grande instance de leur lieu de résidence avant d’entrer en fonction.

L’innovation majeure dans ce projet de décret, porte sur le corps de police judicaire, issu désormais, des rangs de la Gendarmerie Nationale et de la Police Nationale. Ce premier projet de décret a fait l’objet d’un large débat de fond et de forme avant d’être adopté.

Le deuxième projet de texte, est un avant-projet de loi portant couverture sanitaire universelle au Tchad. L’objectif  visé par cet avant projet de loi, est de mettre en place un nouveau mécanisme de protection sociale en matière de santé qui permettra l’accès de tous, à un minimum de soins de santé de qualité ;

D’améliorer le taux d’utilisation des services de santé ; de procéder à la diminution de la part de paiements directs dans le financement de la santé et la protection des populations contre le risque de basculer dans la pauvreté du fait de maladie.

Le nouveau dispositif prévoit  des droits pour les populations mais également des devoirs en termes de contribution. L’avant projet de texte institue des régimes qui prennent en compte les travailleurs de différents secteurs de la vie socioéconomique du pays ainsi que les personnes démunies sans  aucune capacité contributive. Il faut préciser que ce mécanisme tienne compte des spécificités propres au Tchad et s’inspire des expériences réussies dans d’autres pays africains.

Le troisième texte est un projet de décret relatif à la cession à titre gracieux, à détacher du titre foncier n° 725, au profit de l’École Nationale Supérieure des Technologies de l’Information et de la Communication ENASTIC, situé au quartier aérogare, commune du 2ème arrondissement, à Ndjamena.

Cette cession permet à cette Institution qui prend de l’envergure, de disposer de ses propres locaux aux fins de remplir valablement sa mission d’enseignement et de recherche

Commencée à 10h, la séance a pris fin à 11h 45mn.

Le Ministre de la Communication, Porte-parole du Gouvernement

Oumar Yaya Hissein

POLITIQUE : Certains partis politiques de l’opposition fustigent le comportement du chef de fil de l’opposition Saleh KEBZABO !

Les partis politiques de l’opposition non d’accord aux principes d’exclusion des différentes désignations au processus politique ont organisé le jeudi 31 janvierà la maison des medias du Tchad une conférence de presse. Cette rencontre avec le monde des medias,c’est pourse pencher sur la convocation faite le 26 janvier au siège de l’URDpar le chef de fil de l’opposition démocratique Saleh Kebzabo pour la désignation des représentants de l’opposition à la CENI.
Bien que normal, nous les partis de l’opposition étaient surpris de cette invitation de dernière minute car tout a été ficelé d’avance par Mr Saleh Kabzabo et ses acolytes du CNDP. Cette manœuvre orchestrée était de nous mettre devant un fait accompli, selon Martin Félix Kadjingar porte parole de ces partis.
Martin a fait savoir que lors de la désignation des membres du CNDP, Kebzabo avait déclaré que les partis politiques non représentés au CNDP doivent attendre la CENI, il poursuit que c’est la même rengaine, la politique d’exclusion pratiquée par ces égoïstes depuis la nuit de temps qui a prévalu ce jour.
Pour FélixKadjingar, aujourd’hui encore, nos représentants au CNDP veulent jouer avec nous les partis non représentés à l’assemblée nationale afin d’écarter tout le monde en se basant sur la loi numéro 30/PRl2018 du 30/11l2018 qui stipule que « la désignation des membres de la CENI obéit, autant que faire se peut, a la représentions nationale et dans les conseils locaux » a-t-il déclaré.
Même si le chef de l’opposition veut respecter à la lettre la loi 30 la logique ne voudrait que les partis siégés au CNDP qui sont aussi à l’assemblée nationale puissent céder leurs places au profit des partis non représentés à l’assemblée nationale depuis huit ans a-t-il encore déploré.
En outre, Martin FelixKadjingardemande àce que l’Etat mette tous les partis politiques dans les meilleures conditions des chances en versant les arriérés de subvention de 2016 à 2018.Lespartis del’opposition présents useront de leur détermination, capacité et raison pour se faire entendre par des moyens légaux dans les jours qui suivent. A martelé Félix Kadjingar.
AHMAT MAHAMAT AHMAT

Décret: Nominations au Ministère du Développement Touristique, de la Culture et de l’Artisanat. 

Au terme d’un Décret , les fonctionnaires et personnalités dont les noms suivent sont nommés à des postes de responsabilité au Ministère du Développement Touristique, de la Culture et de l’Artisanat.

Inspection générale
Inspectrice générale :

– Mme. Odette Tangar ;
Inspecteur technique en charge du Tourisme et de l’Artisanat :

– M. Fangbo Alexis ;
Inspecteur technique en charge de la Culture et du Patrimoine :

– M. Adoum Zakaria Fadil.

Direction générale
Directeur général :

– M. Ndeyé Wakalou Adoum ;
Directrice générale adjointe :

– Mme. Khazina Djibrine Oumar ;
Directrice des ressources humaines, matérielles, financières, des études et de la planification :

– Mme. Mécondené Siankito Antoinette ;
Directeur des affaires juridiques, administratives et de la coopération :

– M. Seibo Siri (nouveau poste) ;
Directrice du tourisme et de l’hôtellerie :

– Mme. Zaracham Moussa Khadam ;
Directeur de l’artisanat :

– M. Hamadaye Barkaï Erdimi ;
Directeur de la culture et des arts :

– M. Mbaillasem Mbayo ;
Directrice du patrimoine et de gestion des sites classés :

– Mme. Kosenda Bouba (nouveau poste).

CEMAC : La 2ème Réunion ordinaire du Comité des Ministres de l’ASSA-AC

La cérémonie d’ouverture de la deuxième réunion ordinaire du Comité des Ministres de l’Agence de Supervision de la Sécurité Aérienne en Afrique Centrale (ASSA-AC) a lieu ce jeudi 31 janvier 2018 à l’hôtel Radisson Blu de N’Djamena. C’étais en présence du ministre de l’Aviation Civile et de la Météorologie, Mahamat Tahir Orozi et quelques ministres membres de la CEMAC.

La réunion d’aujourd’hui est une occasion pour faire le point, de décerner et baliser une fois les différents aspects de l’opérationnalisation de l’Agence. Le Comité des Ministres est un organe incontournable de l’Agence. Il oriente, contrôle et approuve ou décide selon les matières.

Pour le Commissaire en charge du Département des Infrastructures et du Développement Durable de la CEMAC, Shey Jones Yembe relève au passage qu’aucune indication sur le Comité des Ministres en termes de missions, d’attributions, de constitution et de composition ne figure dans le projet de règlement de base.

Lors de la réunion du Comité ad hoc des Ministres tenu à Douala (Cameroun) le 03 août 2018, quelques orientations ont été tracées. Trois exigences fondamentales ont été soulignées. Il s’agit de l’opérationnalisation de l’Agence (la mise en place d’une agence forte etc.), une identité visuelle à l’Agence au travers d’un logo digne d’une Institution spécialisée, et la création ainsi que la mise en place effective de l’ASSA AC.

Shey Jones Yembe rassure que « la Commission de la CEMAC résolument engagée à rendre irréversible le processus d’intégration économique de la sous-région, ne ménagera aucun effort dans l’opérationnalisation effective de cette Agence créée par Acte Additionnel de nos Chefs d’Etats ».

Le Ministre de l’Aviation Civile et de la Météorologie, Mahamat Tahir Orozi a souligné que « le Secteur en constante évolution, L’aviation civile exige un système de supervision de la sécurité conforme aux normes internationales et des moyens financiers. Par conséquent, il est urgent que les Etats membres mettent les moyens nécessaires à la disposition de l’Agence pour lui permettre de jouer pleinement son rôle et d’assurer efficacement les missions qui lui sont assignées. » a – t- il sollicité.

Sombre prophétie sur le destin du Tchad

Le Tchad traverse une crise sans précédente. Les orientations budgétaires vont très mal, très mal. Les discours sont, on ne peut plus claire et sereine. La politique étrangère reste le seul tremplin.

Visiblement, on semble avancer dans le vide. Alors que l’étau se resserre encore davantage, la politique intérieure semble faire la marche du canard boiteux. Reconverti en défenseur de l’Afrique, comme le surnommait le président français, Emmanuel Macron « Le Napoléon Bonaparte de l’Afrique centrale », Déby n’a que la politique étrangère en tête.

Pendant que le taux de chômage augmente, la crise économique et sociale torpillent les tchadiens, il semble s’intéresser à la lutte contre le terrorisme, son credo, si gratifiante médiatiquement.

Après le Mali avec ses conséquences (dix casques bleus tchadiens ont trouvé la mort le 27 janvier dernier lors d’une bataille contre les djihadistes), les projecteurs sont tournés vers l’Etat d’Israël. Une amitié israélo-tchadienne pour faire front à « l’ennemi commun, le terrorisme », a-t-on l’habitude de dire.

Aujourd’hui, la lutte contre le terrorisme est devenue une mission de très haute priorité (THP) pour le gouvernement tchadien. Alors que d’un côté, les pleurs, les cris de la population ne font en aucun cas échos.

Les projets d’envergures sont brisés et le Tchad semble tombé dans une malédiction chronique qui va pourrir davantage l’année 2019.

Djimnayel Ngarlenan