Au terme d’un Décret Monsieur Issacka Ahmat Ardja est nommé Gouverneur de la province de Wadi-Fira en remplacement de Monsieur Mahamat Delio Tangal.
Présidentielle au Sénégal : #SunuDébat enterré par le Conseil national de régulation de l’audiovisuel
Le CNRA a tranché : #SunuDébat n’aura pas lieu. Lancée par des citoyens sénégalais sur les réseaux sociaux, cette initiative visait à rassembler les candidats à l’élection présidentielle à l’occasion d’un débat télévisé.
L’initiative était noble et inédite : faire débattre entre eux, face à des journalistes, les cinq candidats à la présidentielle, qui se tiendra le 24 février. Lancée par des citoyens sénégalais le 9 janvier, via les réseaux sociaux, l’opération #SunuDébat (« Notre débat », en wolof) a semblé à deux doigts de réussir.
Le 12 février, quatre des cinq candidats avaient fait connaître leur accord de principe, même si le président sortant Macky Sall, lui, ne comptait pas se prêter à l’exercice. Hier, pourtant, le consensus semblait avoir du plomb dans l’aile.
« Malgré différentes annonces sur les réseaux sociaux des candidats concernant leur participation à ce débat qui se veut historique, la seule confirmation officielle que nous avons reçue est celle du candidat Ousmane Sonko », indiquaient les organisateurs
Quant aux médias qui s’étaient portés volontaires (la chaîne 2STV, la radio E-Media et le site Seneweb), « ils ne peuvent s’engager formellement sans confirmations officielles des candidats », ajoutaient-ils.
Un débat ne peut être organisé que sur décision du CNRA
Ce 19 février, le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA) est venu planter le dernier clou dans le cercueil de cette initiative citoyenne.
« Le Conseil national de régulation de l’audiovisuel précise que l’organisation de débats radiodiffusés ou télédiffusés, pendant la campagne électorale, incombe au régulateur, à la condition que tous les candidats y participent ; un débat ne peut être organisé que sur décision du CNRA », écrit ainsi l’instance de régulation dans un communiqué.
« Le CNRA n’ayant accordé aucune autorisation dans le sens de l’organisation d’un débat, les chaînes de radio ou de télévision ne sont pas habilitées à diffuser une telle émission dans le cadre de la présente campagne électorale », poursuit le communiqué.
Sentant le vent tourner, le collectif citoyen Y en a marre organisera le 21 février, jour initialement retenu pour #SunuDébat, une rencontre entre chacun des quatre candidats d’opposition et des citoyens, à la maison de la culture Douta Seck, à Dakar. Mais ces derniers défileront successivement, sans se faire face.
JA
La HAMA recadre les médias nationaux
Par un communiqué de presse du 18 février 2019, la Haute autorité de média et de l’audiovisuelle (HAMA) tire les sonnettes d’alarme sur les diffusions ou parutions des médias à propos de l’intervention des armées française et tchadienne, début février contre les «mercenaires et terroristes ». Pour la HAMA, certains propos des médias sont offensants.
Elle rappelle par ailleurs que les médias sont des acteurs majeurs de la paix et de la cohésion sociale. Et par conséquent, ils doivent enrichir le débat public par le traitement de l’information équilibrée.
« Seront punis de la même peine ceux qui, par l’un des moyens prévus par l’article 78 ci-dessus, auront fait l’apologie du terrorisme, les forces ennemis, les djihadistes ou tout autre groupe qui cherche à s’attaquer à l’intégrité du territoire, à l’ordre publique, de la sécurité intérieure et extérieure ainsi que la cohésion nationale », renvoie-t-elle à la loi 31/PR/2018 du 3 décembre 2018 portant régime de la presse écrite et des médias électroniques au Tchad, alinéa 2 de l’article 90.
Elle invite les responsables des médias à veiller et à faire observer scrupuleusement les dispositions qui encadrent les médias dans le traitement des informations qui touchent la sécurité nationale et à la cohésion sociale.
La HAMA veillera avec la plus grande attention au respect des textes et compte sur le sens élevé de responsabilité de tous car une liberté de presse ne peut s’exercer dans un pays en guerre ou instable, conclut le document.
Ce communiqué de presse porte la signature de son rapporteur adjoint, Abdoulahi Adoum Attimer
Session ordinaire 2019 : Le CESC penche sur l’autonomisation de la femme tchadienne
Durant deux semaines de travaux, la première session ordinaire 2019 du Conseil Économique, Social et Culturel (CESC) relatif à la femme tchadienne a pris fin, ce mardi 19 février 2019 au palais du 15 janvier de N’Djamena.
Commencé le 05 février dernier, les conseillers de la République se sont planchés sur le thème d’ordre socioéconomique relatif à l’autonomisation de la femme tchadienne. Au cours de 14 jours des séances plénières consacrées à l’étude du thème retenu cette année : « Les pesanteurs socioculturelles et l’autonomisation de la femme tchadienne », les conseillers de la République ont déterminé les différents types de pratiques traditionnelles néfastes et leurs conséquences négatives au progrès socioéconomique de la femme c’est-à-dire son autonomisation. Un principe mal compris et réfuté par certaines personnes.
Ils ont proposé des pistes de solutions en vue de juguler les pratiques traditionnelles néfastes au bien-être de la femme tchadienne.
« Conformément à la loi, ces recommandations seront transmises au Président de la République et au Président de l’Assemblée nationale, destinataires des conclusions de nos travaux », conclu le président du Conseil Économique, Social et Culturel, Abdelkerim Ahmadaye Bakhit.
Circulation routière à N’Djamena : Les policiers ne font pas leur travail
Mercredi 19 février. Il est 7 heures, sous le viaduc de Chagoua dans le 7ème arrondissement de N’Djamena, la circulation au rond-point est au comble. A cette heure-là, une immense foule de travailleurs affluent vers le centre-ville. Deux policiers en circulation ne s’occupent pas des véhicules et motos. Ils ont arrêté une moto au coin du rond-point et négociaient une somme d’argent.
Vexé par cette attitude, un homme dans un minibus leur lance ceci : « Et vous là, il n’y a personne pour normaliser la circulation ? ». Les deux policiers font sourds d’oreille et continuent tranquillement leurs causeries avec le motocycliste.
Ces scènes se passent chaque jour dans la capitale et ces policiers ne semblent guère s’inquiéter, pourtant c’est leur devoir de réguler la circulation.
La compagnie de circulation routière (CCR) est interpellée pour recadrer ce genre de pratique, car cela y va de son devoir.
Economie : c’est quoi la fiscalité et fiscalo-douanière en UDEAC?
La rédaction de Tachad.com ouvre un dossier sur la question de la fiscalité de développement en Afrique Centrale. Au cours de ce dossier la réflexion sera basée sur la question principale : Quelles réflexions et propositions pour une fiscalité de développement en Afrique Centrale. Cette semaine nous nous intéresserons sur la question de la fiscalité en tant que telle et du fiscalo-douanière en union douanière et économique en Afrique Centrale (UDEAC).
La fiscalité en sa définition simple est un instrument de développement économique, d’une part parce que le niveau des prélèvements fiscaux dans un pays peut encourager ou défavoriser le développement des activités économiques, l’investissement ou l’épargne des ménages et d’autres parts, parce que l’importance des recettes fiscales de l’Etat détermine sa capacité à réaliser des investissements et des infrastructures et à rémunérer ses agents.
Pour tenter de réaliser cette double ambition, les pays africains de manière générale, et ceux de l’Afrique Centrale en particulier, ont promulgué les Codes des Investissements, au début des années 1960 pour favoriser l’investissement direct étranger dans des secteurs jugés prioritaires ou d’intérêt stratégique tels que le pétrole, les mines, l’exploitation forestière… pour le développement économique de leur pays respectif.
Ces Codes des investissements étaient inspirés de l’idée selon laquelle il faudrait accorder aux investisseurs étrangers disposant d’importants capitaux des avantages fiscaux de façon à faciliter leur implantation sur le territoire des Etats africains et ainsi, développer une activité industrielle dont ces pays allaient tirer profit. Ils étaient alors articulés autour d’un dispositif d’incitations fiscales aux entreprises étrangères, constitué de nombreuses exonérations fiscales et douanières ainsi qu’un mécanisme de stabilisation des conditions juridiques et fiscales pendant sur une durée de 10 ans. L’ensemble de ce dispositif constituera ce qu’on a appelé la fiscalité de développement.
Aujourd’hui, le concept de développement a évolué. Son nouveau cadre de référence fait clairement ressortir l’importance de la prise en compte des dimensions politiques, sociales et culturelles de l’épanouissement des hommes et des peuples. Plus précisément, la politique de développement des Etats africains doit viser à favoriser non seulement le développement des entreprises, mais aussi la croissance économique et la réduction de la pauvreté, qui s’installe dans la plupart de ces Etats.
Dès lors, la fiscalité du développement se trouve confrontée à des enjeux nouveaux, qui font appel à des réflexions mures pour formuler des propositions pour une politique fiscale plus cohérente avec les objectifs globaux de développement.
Le Programme Régional de Réformes fiscalo-douanières en UDEAC
En Afrique Centrale, le Programme Régional de Réformes fiscalo-douanières en Union douanières et économiques en Afrique Centrale (UDEAC) entré en vigueur le 1er janvier 1994 avait établi que « les instruments fiscaux et douaniers antérieurs de l’Union comportaient de graves faiblesses préjudiciables pour les économies de la sous-région ». Confusion, complexité, distorsions importantes et beaucoup d’inégalité dans la répartition du fardeau fiscal caractérisaient le système fiscal et douanier en vigueur. « La réforme vise à éliminer ces faiblesses et à moderniser le système ».
La réforme a institué un Tarif Extérieur Commun (TEC) pour le commerce extra-communautaire, un tarif Préférentiel Généralisé (TPG) pour le commerce intra-communautaire, et une Taxe sur le Chiffre d’Affaires (TCA) déductible, étape vers la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) adoptée immédiatement par certains Etats. La réforme a également préconisé un abaissement des taux nominaux des impôts et un élargissement de l’assiette imposable. Enfin, elle a prononcé la suppression des régimes dérogatoires contenus dans les Codes des Investissements des Etats membres.
Il semble cependant que la réforme n’a pas atteint tous les objectifs qui lui étaient fixés. Notamment, la pression fiscale apparaît plus forte qu’avant, et les opérateurs économiques désirent une protection forte pour leurs productions et un TEC faible pour leurs intrants. Par ailleurs, la mise en place de la réforme ne s’est pas nécessairement accompagnée d’une remise à niveau des Régies financières au plan technique, éthique et du professionnalisme.
Après une évaluation de la réforme fiscalo-douanière de la CEMAC, les propositions formulées pour une fiscalité du développement en Afrique Centrale s’attèlent à déterminer les principes sur lesquels doit reposer l’amélioration du système fiscal.
MAMADJIBEYE DE NAKO
CONSULTANTE
Société : Les révisions de la raffinerie, cause la rareté de gaz butane
Il y a de cela quelques semaines, les révisions des machines de la raffinerie de Djarmaya ont débutés. Ces révisions ne sont pas sans conséquences malgré que les autorités en charge ont pris de dispositions pour éviter la pénurie de gaz butane à N’Djamena et ses environnants. Après un passage dans certaines stations et point de recharge de quelques quartiers de la ville, le constat est amer.
De la station-service Total de Gassi dans le 7èmearrondissement à la station de Sabangali dans le 3ème arrondissement en passant par Walia, pont à double, Total de Ndjari et Diguel, le gaz foyer se raréfie. Des marrées humaines se dressent tous les jours vers les 05 heures du matin à 11 heures voire 13 heures devant les stations et boutiques dans l’attente de bouteille (3, 6 et 12 kilos grammes) de gaz foyer. « Je ne comprend pas pourquoi il n’y a pas de gaz ? Le gouvernement a promis de subventionner le gaz pour que tous les foyers en bénéficient mais ce qui passe ici, c’est plus quel e calvaire », nous confie Madji, une enseignante à la station-service Total du pont à double voix. A quelques mètres de là, vers le rond point gazelle, Haroun dit qu’il a fait le tour pendant trois (3) jours avec sa bouteille de gaz-com mais en vain. « Je suis obligé d’acheter une autre à la station Total pour ma femme. C’est grave si tu n’as pas de l’argent »,se lamente-t-il.
A Walia dans le 9ème arrondissement, les consommateurs nous confirment qu’à chaque fois, c’est les bouteilles Total qu’ils trouvent mais les autres bouteilles sont un peu rares. « Moi j’ai trois (3) bouteilles de gaz-com, mais je n’en trouve pas. Pour préparer je suis obligée de détruire une patrie de mon hangar », souligne Larguegui Sola.
Les gérants des stations de leur côté disent que la quantité qui sort de la raffinerie ne suffisent pas d’alimenter normalement toute la ville de N’Djamena. C’est pourquoi la distribution est difficile.
Le malheur des uns fait le bonheur des autres
Des profito-situationnistes ont saisi cette occasion de révision pour arnaquer les populations. A Ambatta, Boutalbagar et le marché d’Abena où nous nous sommes passés, les sacs de bouse et dôme ont connu une hausse. Les sacs de bouse qui coutaient entre 300 à 450 Fcfa sont passés à 750 et 800 Fcfa et un sac de dôme est passé de 2500 Fcfa à 4000 et 4500 Fcfa.
Des sources concordantes de l’autorité, de régulation du secteur pétrolier aval du Tchad (ARSAT) nous renseigne qu’en cette période, la production est moins par rapport en temps normal. Toutefois, il y a des citernes qui sont importés en complément.
En attendant que les révisions ne finissent, la population doit prendre son mal en patience et être prudent en dénonçant tout individu et commerçant véreux qui augmentent allègrement les prix de recharge.
« Implication des jeunes dans l’élaboration et la mise en œuvre du Plan de Développement Communal (PDC), cas de 4ème Arrondissement »
C’est le thème du débat public organisé par le Projet ‘‘La Voix de Paix ’’ en arabe locale, le samedi 16 février dernier au CEFOD qui a regroupé les étudiants, les associations et les jeunes venus des différentes communes de N’Djamena.
Ce débat public est inscrit dans la nouvelle stratégie du Projet « La Voix de Paix » pour un changement de comportement, la promotion de la bonne gouvernance, renforcement du dialogue entre les autorités locales, nationales et la population et la lutte contre l’extrémisme violent. Le projet à travers diverses activités créées dans le cadre de dialogues et d’échanges pour enclencher véritablement le processus du développement communal.
L’objectif visé est d’amener les élus locaux, les leaders des associations des jeunes ainsi que les spécialistes en gouvernance locale et le public à échanger sur le bien-fondé du Plan de Développement Communal et l’importance de l’implication des jeunes dans le développement de leur commune et aussi interpeller les élus locaux à impliquer ces dernier qui, généralement sont écartés dans l’élaboration et la mise en œuvre du PDC.
Après les échanges, les jeunes se disent pas consulter et ni considérer. Tant tôt leurs doléances ne sont pas transmises aux maires d’arrondissement ou elles sont mal transmises, ce qui fait le blocus.
Haroun Ramat, maire du 4ème arrondissement a rassuré que dans sa commune, il y a eu une enquête menée par les jeunes dans les ménages. Et un travail dans 14 associations environ est en cours dans sa commune, a-t-il dit.
Ce débat a été enregistré et sera diffusé dans les antennes de la radio partenaires. 12 radios au Tchad dont 3 à N’Djamena (radio nationale tchadienne, Dja FM et Al-khour-an) et suivi d’une émission interactive dans les jours à venir.
18 février : Une journée de la lutte antisociale
Ce jeudi 18 février, les travailleurs du monde entier célèbrent la journée mondiale d’action en faveur du droit de grève. Au Tchad, les syndicats n’ont pas droit de cité. La loi 032 portant règlementation de l’exercice du droit de grève dans les services publics est toujours en cours de révision.
L’on se rappelle, l’année 2016 émaillée par la crise économique et financière qui avait entrainé le pays dans une situation difficile avec des mesures d’austérités pour juguler cela. Des contestations des syndicats avaient eu lieu avec une grève de trois mois qui avait paralysé l’administration publique de l’Etat dans son ensemble.
Instauration du décret 687 portant réduction des primes et indemnités des agents de l’Etat instituant les 16 mesures, ensuite la loi 032/PR/2016 du 31 décembre 2016 portant règlementation de l’exercice du droit de grève dans les services publics, qui voient les salaires des travailleurs réduits et les empêchent désormais d’aller en grève. Ces mesures, traitées d’antisociales et impopulaires a vu mettre en place une plateforme de revendication syndicale.
Dans cette loi, les syndicalistes tchadiens n’ont pas vraiment libre exercice de leur droit, pourtant le droit de grève est un fondement solide et essentiel de la démocratie et de la justice économique, rempart contre l’injustice et l’exploitation. Il est reconnu et défendu par les conventions de l’Organisation Internationale du Travail (OIT), la Convention 087, 098, la Convention collective générale, le code du Travail du Tchad et même la Constitution du Tchad en son article 29. Il est aussi inscrit dans la constitution de nombreux pays qui l’on ratifié. Toutes les conventions ratifiées par le Tchad ne sont pas rendues caduques alors remettre en cause le droit de grève au Tchad, c’est remettre en cause la possibilité des salariés d’inverser le rapport de forces avec l’employeur et les priver de la possibilité de faire valoir leurs droits.
« Les journées non prestées pour des motifs visant à l’amélioration des conditions de travail ou tout autre motif, sont à la charge du ou des syndicats initiateurs du mouvement de grève. Toutefois, lorsque le motif de la grève est le retard généralisé du paiement des salaires, les journées non prestées sont à la charge de l’Etat. Dans ce cas, la durée de la grève ne peut excéder trois (3) jours dans le mois au cours duquel elle a été déclenchée. A l’expiration de ce délai, les journées non prestées sont à la charge des syndicats initiateurs du mouvement de grève, il est fait obligation à ceux-ci de reprendre le travail et de rouvrir les négociations conformément aux dispositions de l’article de la présente loi », stipule en son article 15 nouveau (loi 032).
Cet article 15 de cette loi astreint davantage les travailleurs dans leur revendication. La convention 87 de l’OIT sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical de 1948 en son article 3 alinéa 2 et son article 11 disposent que « Les autorités publiques doivent s’abstenir de toute intervention de nature à entraver l’exercice légal » ; « Tout membre de l’OIT pour lequel la présente convention est en vigueur s’engage à prendre toutes mesures nécessaires et appropriées en vue d’assurer aux travailleurs et aux employeurs le libre exercice du droit syndical ».
La grève est un droit prévu par la constitution et les autres textes de gestion de l’Etat. Mais l’usage de ce droit dans le contexte actuel, prend en otage le gouvernement chaque fois que pour une raison ou pour une autre, il ne pourra pas payer les salaires à temps.
Aujourd’hui, la loi 032/PR/2016 est toujours en cours de révision à l’assemblée nationale du Tchad. Les syndiqués et les syndicalistes n’ont pas encore droit de cité.
Politique : La jeunesse de l’UNDR face aux défis de l’alternance démocratique
La jeunesse de l’union nationale pour le développement et le renouveau (UJR) a tenu son 5ème congrès ordinaire du 15 au 16 février dernier à N’Djamena au siège du parti à Chagoua dans le 7ème arrondissement. Un congrès au cours duquel plusieurs points touchants la vie politique, sociale, scolaire et estudiantine ont été abordés.
Placé sous le thème : « Les jeunes de l’UNDR, face aux défis de l’alternance », ce 5ème de l’UJR vise à redynamiser les jeunes du parti pour préparer les élections législatives et communales avenir. Durant les deux jours, les congressistes venus de l’intérieur du pays, ont passé au crible les maux qui minent la vie politique du Tchad d’une part et d’autres parts, amener les militantes et militants à être agiter dans le combat politique.
Vu le contexte politique tendu et bouillant de l’heure, il serait fondamental pour le père fondateur de circonscrire la jeunesse de sa formation afin d’espérer une lueur d’espoir dans les législatives prochaines. « Il faut que 2019 soit une année de grande mobilisation pour une meilleure prise de conscience des jeunes tchadiens, en particulier des jeunes de l’UJR qui doivent être à l’avant-garde de la lutte » fortifie, Saleh Kebzabo.
La vie politique est faite de haut et de bas, des réussites et des échecs. En dépit des contestations des élections d’avril 2016, Kebzabo veut s’imposer devant cette fois-ci grâce à sa jeunesse qui selon lui est aguerrit et déterminée pour le terrain politique. Pour lui, le holdup électoral de 2016 a coupé le souffle de sa jeunesse et a conduit à un relâchement. « Relevez-vous et revenez à nos côtés. Les prochaines élections législatives et locales, c’est aussi votre affaire. Vous devez en être, avec les femmes, un maillon essentiel », encourage-t-il.
Le congrès du 15 au 16 février a été non seulement pour la jeunesse de l’UNDR un cadre d’expression et de dialogue, mais une tribune qui a permis aux jeunes deKebzabo de décider et d’extérioriser le potentiel jeune pour une vie politique meilleure.
Des recommandations ont été formulées afin d’encourager les jeunes de l’UNDR à s’armer de courage pour atteindre les objectifs du changement; relever le défi de l’alternance démocratique ;lutter sans répit pour les droits de la jeunesse tchadienne et à œuvrer sans réserve pour l’unité nationale en poursuivant avec détermination leurs activités et leur engagement politique.



