L’USPR exige l’annulation du décret n°216 portant composition de la CENI

Dans un communiqué du 27 février 2019, le président de l’Union sacré pour la République (Uspr), Djékombé François conteste la composition des membres de l’opposition à la nouvelle Commission électorale nationale indépendante (CENI). « La composition de la CENI rendu publique par le décret n°216 du 21 février 2019 prouve à suffisance la fracture au sein de l’opposition et le mépris des uns vis-à-vis des autres. Les élections à venir sont un championnat très important auquel chaque parti politique légalisé compte y participer avec l’intention de gagner en toute transparence ».

Pour lui, les membres de la CENI qui seront les juges doivent être désignés sur une base incontestable. « En se prévalant des ordonnances liberticides n°020 et n°040 portant respectivement charte des partis politiques et statut de l’opposition comme bases pour intégrer la CENI, une partie de l’opposition fait de la discrimination et donc par ricochet le jeu du pouvoir », clarifie Djékombé.

Selon l’USPR, la classe politique ne se résume pas uniquement aux personnes aux siègent en ce moment au sein du CNDP. « Nous cherchons sur le plan national un dialogue inclusif avec tous les tchadiens afin de ramener la paix définitive dans notre pays. Il convient que nous en donnions l’exemple en instaurant un dialogue franc et direct au sein de l’opposition en nous disant sans détour toutes les vérités, en vue d’avoir une opposition à même d’incarner le changement et donc porteuse d’espoir pour le peuple tchadien qui a tant souffert du régime MPS ».

Enfin, l’USPR exige une annulation pure et simple du décret n°216 et sollicite une concertation de tous les partis politiques légalisés de l’opposition, afin de « laver le linge sale en famille » et proposés des juges qui soient représentatifs de toute l’opposition, afin d’aller à des élections transparentes et apaisées, mentionne le document.

Présidentielles au Nigéria : Buhari réélu pour un second mandat

Les résultats définitifs annoncés par la commission électorale (INEC) proclame Muhammadu Buhari vainqueur des élections présidentielles avec 56% des voix.

Du côté de son principal rival, Atiku Abubakar, les résultats communiqués par l’INEC sont incorrects et a annoncé son intention de saisir la justice pour les contester.  

Tchad/Qatar: Timan Erdimi extradé ?

Timan Erdimi extradé ? s’interroge la lettre du continent selon une source proche du Conseiller national à la sécurité du Qatar.

Pour rappel, Timane Erdimi, né le 12 juillet 1955 à Keoura (nord-est du Tchad), est un homme politique tchadien et un neveu du président tchadien Idriss Déby contre lequel il est entré en rébellion depuis 2005.

Il est un ancien directeur du président Déby et l’ancien directeur de la CotonTchad.

Il est le chef d’un groupe de rebelles tchadiens, le Rassemblement des forces pour le changement (RFC), qui avait 1 700 soldats au début de 2008.

Le 1er décembre 2006, Timan Erdimi perd son fils Hamdoun, âgé de 21 ans, lors d’un combat les opposants avec l’armée de Déby à Guéréda.

Un mandat d’arrêt international a été émis par le Tchad contre Timan et son frère jumeau Tom Erdimi en 2007. Il a été parmi les 12 personnes condamnées à mort par contumace par un tribunal tchadien le 15 août.

Les huit mouvements ayant formé l’UFR ont désigné le  Timan Erdimi comme président de cette alliance. Quelques heures après cette nomination, la sœur cadette d’Erdimi, Gani Nassour, est assassinée dans la capitale.

Timan Erdimi avertit que « tous les Français, militaires ou civils, qui tombent dans les mains de nos combattants seront considérés comme des mercenaires et traités en conséquence. »

Le nom de Timan Erdimi figure parmi les 100 personnalités qui feront l’Afrique en 2009.

Le Qatar accueille depuis 2010 Timan Erdimi. Il est pris en charge par les autorités mais ne peut plus sortir du pays car il n’a plus de passeport.

Faits divers : Il s’est déguisé en gérant à la station de gaz

Ce midi 26 février 2019, au tour de 12 heures et demi à la station de service Total de Gassi, non loin du lycée, un présumé voleur s’est déguisé en gérant et distributeur de gaz.

Comme le gaz se fait rare, tout le monde est obligé de sortir très tôt pour réserver une place avec sa bonbonne de gaz. Etant très intelligent, le voleur s’est mis aussi en rang avec les autres mais sans sa bouteille de gaz. Vers 12 heures, quand le camion de distribution est arrivé sur les lieux, tout le monde se précipite pour donner en échange une bouteille non chargée. Profitant de l’inattention d’une jeune dame, le voleur prend sa bouteille pour donner aux gérants. Aussitôt servit, il prend une autre direction.

Alerter par sa camarade, la jeune dame le poursuit. « Hé ! Tu vas où avec ma bouteille ? », lance-t-elle. Le voleur répond « c’est ma bouteille ». Du coup, l’assistance accourt et les agents de prévention de la sécurité de la société arrivent pour l’arrêter. « Pourquoi tu as fait ça ?»  « J’ai perdu ma bouteille », répond-t-il. Après quelques minutes d’interaction, les éléments du CSP 16 de Gassi sont venus le récupéré.

Selon les témoignages des gérants de cette station, le voleur n’est pas à son premier acte. « Depuis, avec l’histoire de la rareté du gaz butane, on perd chaque jour 2 à 3 bouteilles », soulignent-t-ils. « J’ai perdu deux fois de suite mes bouteilles de gaz ici », enchaine une dame à côté.

Comme quoi, les gérants et les consommateurs doivent doubler de vigilance devant les points de recharge de bonbonnes de gaz. C’est dans le malheur que les autres en profitent.

 

 

Manifestation : 16 lauréats en instance d’intégration arrêtés puis libérés

16 lauréats en instance d’intégration à la fonction publique ont été arrêtés hier, 25 février par les éléments de force de l’ordre et de sécurité puis libérés quelques heures plus tard.

Ces derniers se sont réunis devant le palais de la démocratie de Gassi dans le 7ème arrondissement pour déposer leur mémorandum au président de l’assemblée nationale. « C’est au niveau de l’assemblée que les décisions sont prises donc on doit remettre ce mémorandum pour interpeller les députés sur ce qu’il faut faire. C’est la raison pour laquelle, on a décidé de déposer ce mémorandum, puisque dans notre note envoyée au ministère de l’intérieur pour nous autoriser ce sit in, aucun résultat ne nous ait été donné. Juste après, ils nous ont interdit d’aller à l’entrée du portail de l’assemblée nationale. La police est arrivée pour nous dire de monter dans le véhicule. Et que c’est un sit in qui n’est pas autorisé. On nous a ramassé pour le commissariat central », a raconté le porte-parole de ces lauréats, Madjadoum Nayengar.

Au commissariat central, les 16 lauréats ont présenté leur banderole afin qu’il ne soit libérer. « Ils ont lu et ils ont dit que nous sommes dans notre droit de revendiquer ce qui nous touche au cœur », a-t-il expliqué.

Le porte-parole a mis en garde les autorités de tutelle en charge de leur dossier de trouver une solution. « On ne demande pas une solution au niveau du ministère de l’intérieur mais plutôt une solution au niveau du ministère qui nous a formé ainsi que le ministère de la fonction publique. Nous demandons qu’ils nous trouvent une solution, au cas contraire, nous allons jamais baisser les bras mais nous allons toujours continuer à lutter », précise Madjadoum Nayengar.

Transport urbain : L’état déplorable de certains bus à N’Djamena

A N’Djamena, le transport en commun est assuré en grande partie par les autocars, les munis-bus et taxis. Un service très apprécié par les n’djamenois du fait de leur prix et leur accessibilité dans les grandes ou petites artères de la ville. Mais certains de ces véhiculent circulent dans la capitale dans des états déplorables.

Ils font des navettes entre les différents marchés, arrondissements et quartiers. A l’heure de pointe, à la descente, le service que mènent ces derniers contribue efficacement au développement de la ville. Les prix sont fixés par rapport à la distance ou à l’état des rues. Par exemple, de Ndjari dans le 8ème arrondissement au marché à mil dans le 4ème, le tarif est fixé à 150 FCFA. Même tarif de grand marché à Farcha dans le 1er arrondissement, gassi, atrone, habena et chagoua dans le 7ème arrondissement. Dans le 5ème arrondissement certaines distances sont à 50 FCFA, du marché de Dembé vers les  quartiers de cette commune en allant au marché de Diguel.

Comme le montre l’image, dans certains quartiers de la capitale, ces bus et taxis donnent de fil à retorde à la population. Des vitres cassées, manque des phares, de feux de signalisation, des freins, des caisses cabossés, des planches à la place des chaises. Pourtant, c’est des vies humaines qu’ils transportent. Pas moins de 06 à 24 personnes y compris des enfants mais sans inquiétude, ils roulent parfois à tombeau ouvert, sans frein.

Sans aucune signalisation, les virages et autostop se font régulièrement. Pour s’arrêter et faire monter un client, les mains des apprentis suffisent pour signifier aux usagers que le bus veut virer ou s’arrêter. En outre, les parties de ces engins qui manquent, nécessite à être garer compte tenu de leur âge de vie avancé.

Source de pollution et d’accident de voix publique        

L’on peut ajouter la pollution de l’environnement. Ces véhicules dégagent de la fumée vous frappe aux yeux on dirait une usine de chaudronnerie en déplacement. C’est la cause de plusieurs maladies comme la pneumologie, bronchite chez les enfants… Les ossatures de ces voitures sont abandonnées un peu partout à travers la ville, ce qui constitue un danger pour la vie de l’écosystème.

Si la police réglemente la circulation instaure le respect des codes de la route, beaucoup d’accident de circulation seront éviter. Alors nous nous demandons parfois si ces bus sont passés au contrôle technique de la police. Est-ce que le code de la route ou, le droit routier est un ensemble des lois et règlements relatif à l’utilisation des voies publiques par les usagers.

Un autre fait à relever dans cette affaire, c’est la corruption. A chaque passage d’un bus, les chauffeurs et les policiers s’entendent toujours. Quelques billets de banques : 500 FCFA, 1000 FCFA ou 2000 FCFA glissés dans les pièces facilite le contrôle de routine. Ce qui est important dans ce contrôle, ce sont les billets de banque. En absence des billets de banque, les vraies papiers sont confisqués. Si le chauffeur conteste, une phrase revient à chaque fois : « Hadji adil »,  (parle bien), pour dire les papiers ne sont pas au complet, il faut les compléter avec quelques billets.

 

 

 

 

Santé : La politique nationale de laboratoire au centre d’un atelier

Les travaux de l’atelier sur la politique nationale de laboratoire ont débuté, ce 26 février 2019 au Centre de formation pour le développement (CEFOD). 

Un atelier au cours duquel les laborantins nationaux vont se situer sur les forces et les faiblesses du système de laboratoire, les éléments clés qui doivent être inclus dans la politique de laboratoire afin d’élaborer une première version de la politique nationale de laboratoire au Tchad.

Cette politique nationale de laboratoire qui sera élaboré au cours de cette rencontre va définir les domaines sur lesquels le Tchad doit se focaliser afin de développer le système de laboratoire et engager toutes les parties prenantes.

Cet atelier intervient après une évaluation du système de laboratoire du Tchad sur la demande du ministère de la santé publique et conduite par l’OMS en mai 2018. Au total 18 laboratoires ont été évalués mais les résultats ont montré que la majorité de ces laboratoires ont obtenu des scores très faibles, entre 21 et 37%.

 

 

 

Tchad : N’Djamena accueille le SAFAGRI

Dans quelques jours, N’Djamena la capitale tchadienne accueillera le tout premier salon africain de l’agriculture (SAFAGRI) du 12 au 15 mars prochain au palais du 15 janvier. C’est le ministère de la production, de l’irrigation et de la production agricole et le Comité inter-Etat de lutte contre la sécheresse au Sahel (CILSS) assureront l’organisation.

Ce salon qui s’organise en marge de la 54ème session ordinaire du Conseil des Ministres du CILSS, réunira près de 40 pays et 250 experts et professionnels qui débattront de la transformation des chaines des valeurs agricoles en Afrique, face aux défis économiques, climatiques et sécuritaires.

Un salon qui s’inscrit en droite ligne de la politique du retour à la terre nourricière prônée par le président tchadien Idriss Déby Itno visant la diversification des bases de l’économie tchadienne.

 

Médias : Corriger et combler les insuffisances de l’ex-ONRTV

Il y a de cela quelques jours, l’assemblée nationale a voté une loi portant rebaptisation de l’ONRTV en Office National des Médias Audiovisuels (ONAMA) et le conseil des ministres a examiné et adopté le 21 février dernier le projet de décret portant organisation et fonctionnement.

Selon le compte rendu du conseil des ministres du 21 février, l’ONAMA vient corriger et combler les insuffisances relevées durant la période d’activités de la Direction générale de la Radiodiffusion et Télévision qui n’a pas satisfait les attentes du public.

Le Président de la République a insisté sur le professionnalisme et l’efficacité qui doit guider cette nouvelle structure. Ce qui veut dire que, même le président Déby reconnait les insuffisances de l’ONRTV dont il faut changer le nom mais pas le contenu.

Selon les recommandations des travaux du forum national inclusif de mars 2018, « Les grandes institutions au Tchad sont pour la plupart issues de la conférence national souveraine (CNS). Aujourd’hui, certaines d’entre elles sont budgétivores et n’ont plus grand rôle à jouer. D’où la proposition de fusionner, de reformer et de supprimer celles-ci ».

«Il est temps d’ouvrir un chantier de modernisation de nos institutions, afin de renforcer la stabilité de notre pays et de consolider notre jeune démocratie », a déclaré le président Idriss Déby Itno à l’ouverture du conseil des ministres.

TCHAD: Les premières gouttes de pluies s’annoncent

Le début de la matinée de ce lundi 25 février 2019, des gouttes de pluies sont tombées sur la ville de N’Djamena et aussi dans quelques provinces du Tchad. Notamment dans le Chari Baguirmi, Logone Oriental, Mandoul, Moyen-Chari et au Dar-Sila…

Tôt le matin, le ciel tchadien est nuageux du Sud au centre et de l’Est à l’Ouest. Les toutes premières gouttes de pluies sont enregistrés dans certaines provinces et des grosses pluies dans d’autres.

N’Djamena, la capitale a vu ses toutes premières pluies  aux environs de 8 heures de ce 25 février.

Selon un habitant à Sarh, chef lieu de la province du Moyen-Chari contacté par la rédaction de Tachad.com, la pluie a commencé à partir de 09 heures et s’est arrêtée vers 15 heures. Et c’est la deuxième fois déjà dans cette ville. A Maro dans le département de la grande Sido, elle a débutée à partir de 02 heures jusqu’à 11 heures avec 50 mm de pluviométrie. Même mouvement à Koumra dans le Mandoul et à Goré dans le département de la Nya Pendé, province du Logone Oriental, cette fois-ci, une pluie fine est enregistrée.

La province de Dar-Sila a enregistré, elle aussi ses toutes premières précipitations ce matin et à Ouaddaï, la formation des nuages est observée depuis la matinée.

Il faut noter généralement qu’au Tchad, les précipitations commencent au mois de mai à début octobre mais dans l’extrême sud, les premières averses et orages se produisent en avril.