Nécrologie : Ngarsadjim Ngamnadji journaliste à la Télé Tchad est décédé

La télévision tchadienne perd un journaliste le vendredi 18 janvier 2019 de suite d’une maladie. Ngarsadjm Ngamnadji a occupé plusieurs à la Télévision nationale: rédacteur en chef, directeur des actualités, présentateur du journal télévisé et ensuite Conseiller à la communication à la Mairie Centrale de N’Djamena. Le journaliste est marié. Il laisse derrière lui une veuve et trois enfants. 

Toute l’équipe de Tachad.com présente ses condoléances à la famille du défunt. Paix à ton âme grand frère

RDC : La Cour Constitutionnelle confirme la victoire de Félix Tshisekedi avant la délégation de l’UA

« Proclame élu à la majorité simple président de la République M. Félix Tshisekedi», annonce de Benoît Lwamba Bintu, le président de la Cour constitutionnelle hier samedi 19 janvier dans la soirée. La cour constitutionnelle congolaise a rejeté le recours de Marin Fayulu.

Portant, l’Union Africaine a demandé la suspension de la proclamation des résultats définitifs de la présidentielle en RDC. L’Union Africaine se rendra demain lundi 21 janvier en RDC pour voir la situation.

Fils du chef de file historique de l’opposition en RD Congo, Étienne Tshisekedi, Félix Tshisekedi devient le cinquième président de la République Démocratique du Congo (RDC) depuis l’indépendance en 1960. Il remplace Joseph Kabila.

Au cours d’un point de presse, Martin Fayulu rejette la décision de la cour constitutionnelle et s’auto proclame président de la république. Il par ailleurs dénonce « Un coup d’Etat constitutionnelle ». Il s’est déclaré le président légitime. Puis Martin Fayulu a demandé à la communauté internationale de ne pas reconnaitre la victoire de Félix Tshisekedi.

Élection RDC : la Situation de la RDC ressemble à celui de la Côte d’Ivoire de 2010-2011

D’abord en République Démocratique du Congo la Commission Electorale Nationale Indépendance (CENI) a confirmée le 10 janvier 2019 les résultats donnant la victoire de l’élection présidentielle du 30 décembre 2018 à Félix Tshisekedi le fils d’Étienne Tshisekedi, opposant aux régimes de Mobutu puis au temps de Kabila. Alors que Martin Fayulu arrivé en deuxième position conteste la victoire de Félix Tshisekedi.

Après avoir reporté à plusieurs reprises depuis 2016, cette élection devrait donner un successeur à Joseph Kabila qui s’occupe du poste de président de la République Démocratique du Congo depuis 2001.

Au moment ou certains Congolais attendent la conclusion du Cour Constitutionnelle, l’Union Africaine demande à la Cour Constitutionnelle de suspendre les résultats définitifs donnant la victoire à Félix Tshisekedi.

La question est, l’Union Africaine va-t-elle demander un recomptage des voix ? Ou procéder à l’annulation de l’élection ?

La situation de 2010 en Côte d’Ivoire

L’élection s’est déroulée le 31 octobre au 28 novembre 2010. Le premier tour sort Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara vainqueurs. À l’issue du second tour, Alassane Ouattara est proclamé le 2 décembre 2010, le 4e président de la République de Côte d’Ivoire avec 54,10 %. Mais le Conseil constitutionnel invalide les résultats dans les régions du nord et annonce la réélection de Laurent Gbagbo avec 51,45 %. Ils prêtèrent tous les deux serment le 4 décembre 2010.

Alassane Ouattara avait le soutien de la communauté internationale, Laurent Gbagbo celui du conseil constitutionnel. Mais celui-ci refusa de quitter son poste. Puis il a demandé le recomptage des bulletins par l’Union Africaine mais celle-ci a refusé et cela a entraîné une crise politique pendant plusieurs mois, avec une guerre civile. Le 11 avril 2011Laurent Gbagbo est arrêté par les forces de son rival. Il fut proclamé président le 6 mai 2011 par le conseil constitutionnel.

Aujourd’hui on voit que l’Union Africaine rejette la victoire de Félix Tshisekedi proclamé par la CENI et la Cour Constitutionnelle. Qui va accepté de céder le pouvoir à l’autre du moment ou chacun se proclame président de la république? Un proverbe africain dit « Si la barbe de ton voisin brûle, mouille la tienne ».

Côte d’Ivoire : La Chambre d’appel de la CPI maintient Laurent Gbagbo et Blé Goudé en prison

« La Chambre d’appel a suspendu l’effet de la décision de la Chambre de la première instance sur la mise en liberté de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé et a programmé une audience le 1er février 2019, pour entendre d’autres arguments sur cet appel. »

Il y a quatre jours déjà que les juges da la Cour Pénale Internationale (CPI) a confirmée leur remise en liberté (le mercredi 16 janvier 2019), mais le procureur a rejeté et a fait appel. Cela durera deux semaines pour que le procureur apporte d’autres preuves ou arguments pour maintenir l’ex-président Ivoirien, Laurent Gbagbo et son ancien ministre de la jeunesse Charles Blé Goudé. Une nouvelle audience est fixée pour le 1er février.

Cela peut durer deux ans en cas d’appel. La Chambre d’appel doit tout d’abord se pencher sur le fond de l’appel du procureur. Elle examinera sur le bien fondé de sa demande. Puis en cas de réponse positive, le procès entamé en 2016 se poursuivra.

Ainsi donc tout les éléments apportés au début du procès c’est-à-dire les 82 témoins et les documents en vidéos seront examinés a nouveau et ce sera à la défense de faire comparaitre ses témoins.

A cette date les juges décideront soit de maintenir les deux hommes en détention jusqu’au procès, soit de leur accordé une éventuelle liberté conditionné ou non. Ce donc une décision intermédiaire de la CPI. Les magistrats souhaitent avant tout éviter un départ de l’ancien président vers la Côte d’ivoire. C’est risqué de ne pas pouvoir comparaitre lors de son procès en appel.

 

L’Union Africaine émet de doute sur les présidentielles de la RDC

Plus d’une semaine après la proclamation de la victoire de l’opposant Félix Tshisekedi à l’élection présidentielle de décembre dernier en République démocratique du Congo (RDC), l’Union africaine (UA) est dans l’obligation d’envoyer le lundi prochain une délégation de haut niveau à Kinshasa, la capitale du pays.

Suite à la réunion du jeudi 17 janvier tenue au siège de l’Union Africaine sur la situation en RDC, les chefs d’État et de gouvernement ont doute quant à la conformité des résultats définitifs. Raison pour laquelle, ils demandent à la Cour constitutionnelle, chargée d’évaluer la validité du scrutin, à suspendre leur publication donnant la victoire à l’opposant Etienne Tshisekedi.
Selon le communiqué de l’UA, la délégation sera composée du président de la Commission de l’UA, M. Moussa Faki Mahamat et le président en exercice de l’UA, le chef de l’État rwandais Paul Kagame. La délégation entrera en contact «avec toutes les parties prenantes congolaises, dans le but de trouver un consensus sur une issue à la crise post-électorale.
Dans le souci de mener à bien la tentative de transparence des résultats élections, les chefs d’Etat et chefs de gouvernement africains réunis ce jour à Addis Abeba «demandent à tous les acteurs impliqués en RDC d’interagir positivement avec la délégation africaine de haut niveau, dans l’intérêt de leur pays et de leur peuple».
Une initiative que le gouvernement sur place s’y oppose toutefois et rejette la demande de repousser la proclamation des résultats. Son porte-parole, Lambert Mende, explique ce vendredi 18 janvier que la délégation de l’UA est la bienvenue, mais que le processus post-électoral n’a pas à être modifié. Il déclare à l’AFP: «Je ne pense pas qu’il appartienne au gouvernement ou même à l’Union africaine de dire à la Cour ce qu’elle doit faire. Je ne sais pas s’il y a des pays où on peut interférer comme ça dans une procédure légale.» Martèle-t-il. Pour Peter Kazadi, directeur de cabinet adjoint du vainqueur, Tshisekedi. «C’est une grande surprise. C’est une première à ma connaissance. C’est inacceptable».
Même si cette initiative est à saluer, elle va perturber le calendrier. Puisque le candidat malheureux Martin Fayulu, qui dénonce un «putsch électoral» et revendique 61% des voix, avait saisi la Cour constitutionnelle mardi afin d’exiger «un recomptage». Celle-ci dispose d’un délai de quatre jours pour proclamer les résultats définitifs de l’élection. La prestation de serment du nouveau président de la République étant prévue mardi prochain mais telle que ce parti il sera difficile à la Cours constitutionnelle de déterminer avec exactitude la date de proclamation définitif des résultats et de prestation du nouveau président. Mais d’après Reuters, cette proclamation officielle est attendue ce vendredi ou samedi au plus tard.

Internet sans frontière, société civile, étudiants et artistes disent non à la censure contre l’Internet au Tchad

Après plus de neuf (9) mois de censure, l’internet sans frontière s’associe à la société civile, des étudiants et artistes pour dire non à la censure contre l’internet au Tchad. Dans une conférence de presse tenue le jeudi 17 janvier à la maison des média du Tchad, cette corporation s’organise pour une manifestation ce samedi 19 janvier et sera placée sous le slogan « mala ga te tou ?» « Pourquoi vous avez coupé ? ».

Une journée selon laquelle les internautes tchadiens à travers le monde sont appelés à manifester leur ras-bol à travers leurs pages dans les réseaux sociaux indique le représentant de l’internet sans frontière au Tchad, Noubarassem D. Blaise. Cette censure bientôt un an, alors les organisateur de la journée dénommée « mala ga te tou ?» ce qui veut dire « pourquoi vous avez coupé » ? Permet à tout internaute d’exprimer son mécontentement vis-à-vis de cette décision. Après l’échec de la plainte des deux avocats contre les entreprises de téléphonies mobile au Tchad, cette coalition se dit engagée pour mener le combat jusqu’au bout.

Pour le représentant de l’internet sans frontière au Tchad, Noubarassem Blaise le Tchad compte plus 400 000 milles d’internautes, bloquer l’accès à l’internet c’est d’empêcher tout ce monde à l’information. Il poursuit que si chacun des 400 000 d’internautes publie un message de mécontentement ce jour l’objectif sera atteint.

L’artiste Ngueita alias N2A, la lutte contre la censure sur l’accès à l’internet doit concerner la jeunesse. Mais si celle-ci ne manifeste pas il n’y aura pas quelqu’un qui viendra mener ce combat à sa place. « Quand tu as mal il faut prouver à la personne qui frappe que tu as mal » souligne-t-il avant de dire la jeunesse a une part de responsabilité parce qu’elle n’a pas réagi depuis que l’internet au Tchad a été coupé.

Narmadji Céline de Trop c’est trop, quant à elle, « couper l’internet c’est mettre en prison la jeunesse. L’internet permet à la jeunesse d’entreprendre et d’échanger avec d’autres jeunes des autres pays ou continents ».

L’un des panelistes Mahamat Nour Ibedou pour lui l’internet est un vecteur puissant et offre aux jeunes un espace d’expression démocratique surtout les jeunes tchadiens.

Il est à rappeler qu’en août 2018 deux avocats ont porté plainte contre les deux entreprises de téléphonie mobile au Tchad mais le juges et la cours suprême se sont déclarés incompétents dans cette affaire.

 

 

Accident de circulation: Un élève à bord de sa moto percute trois piétons

Vers 9 heures du matin ce jeudi 17 janvier à N’Djamena sur l’avenue Istanbul du palais de 15 janvier en allant vers le marché de Dembé, un conducteur de moto a ramassé trois piétons en même temps. Selon un témoin sur place, « le gars roulait avec un excès de vitesse. Les deux personnes voulaient traverser la route pour aller vers le parc de voyage de karkandjié. L’élève sur sa moto, voulant dévier une personne, ramasse les deux voyageurs puis percute un vieil monsieur d’une soixantaine d’année avant que ce dernier ne tombe », dit-il.

Les deux premières personnes ont reçu de légères blessures mais la troisième a été gravement blessée avec deux fractures de la jambe (tibia et fibu).  L’élève quant à lui a eu des blessures un peu partout : sur son front, la main gauche et au niveau de cuisse.

Ce phénomène reste inchangé dans la capitale tchadienne. Les jeunes souvent sous l’effet de l’alcool et de drogue (tramoles) roulent sans penser aux usagers ainsi que la question de code de la route reste un problème à débattre.

Guerre de succession au sein de PDI

Le parti pour la démocratie et de l’indépendance intégrale (PDI) a tenu une conférence de presse ce jeudi 17 janvier 2019 à la maison des médias du Tchad pour éclairer l’opinion nationale et internationale sur la question de la propriété dudit parti qui divise les filles du président fondateur, feu Beassemda Djebaret Julien avec les membres du bureau exécutif fédéral afin de préparer les élections qui se pointent à l’horizon.

Tout est parti sur la question de succession à la tête du parti après le décès du président fondateur, feu Beassemda Djebaret Julien en avril 2018. Depuis la tenue des congrès les 03 et 04 Août 2018 à Moundou, la torsion brûle toujours entre la fille du défunt, Lydie Beassemda et les membres du bureau exécutif fédéral du PDI. Partis pour des élections à ce congrès de Moundou, les protagonistes sortiront de ce congrès sans avoir organisé des élections. Pour cause, Lydie Beassemda, la fille du feu Beassemda Djebaret Julien revendique la propriété du parti. Chose que les membres du Bureau exécutif fédéral ne cautionnent pas.
Selon le Chargé de l’orientation, de l’organisation et de la communication du PDI, le député Mbaidessemel Dionadji au moment où le présidium et le secrétariat général du PDI attendent pour remettre les actes juridiques assortis du congrès à qui de droit, respectivement le procès verbal et le rapport circonstanciel, Lydie Beassemda a contourné le rapporteur et le secrétaire pour produire elle-même son procès-verbal, son rapport circonstanciel et son compte rendu à travers des menaces pour les faire signer par certains membres.
Pour les membres du bureau exécutif fédéral, Lydie Beassemda à trompé la vigilance des autorités du ministère de l’administration du territoire, de la sécurité publique et de la gouvernance locale par des faux papiers pour obtenir un récépissé de déclaration de modification à la Direction d’un parti politique régie par l’ordonnance n° 020/PR/2018 du 07 juin 2018 et enregistré le 31 octobre 2018 dans le registre des partis politiques et signé le 02 novembre de la même année.
Le Chargé de l’orientation, de l’organisation et de la communication du PDI, le député Mbaidessemel Dionadji souligne que malgré que le juge a exigé depuis le 07 janvier dernier au secrétariat général du gouvernement chargé de contentieux administratif, de présenter les documents légaux du PDI qui ont permis l’obtention de ce récépissé, celui-ci tarde à fournir ces documents demandés.
Pour lui, la présidence fédérale du PDI ne pourrait qu’assurer que par le Vice-président M. Ngarndiguina Jérémie jusqu’au prochain congrès ordinaire selon l’article 29 du règlement intérieur du parti. « Tous les actes pris par Lydie Beassemda au nom du parti doivent être annulés systématiquement ». Avant d’appeler les militantes et militants d’être soudés pour affronter les élections à venir.
Rappelons que le Parti pour la Démocratie et l’indépendance Intégrale du Tchad est créé le 31 octobre 2011.

Côte d’Ivoire : Remise en liberté de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé a été confirmée par la CPI

Ils seront libérés dans quelques jours ou mois. L’ancien président Laurent Gbagbo et son ancien ministre de la jeunesse Charles Blé Goudé ont passé plus de sept ans en prison à la Haye. Aujourd’hui est un grand jour pour eux. La demande du procureur de maintenir en détention Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé a été rejetée par les juges de la Cour pénale internationale (CPI) ce 16 janvier 2019. La CPI demande alors au greffe d’obtenir les assurances nécessaires auprès de l’ancien président et son ministre et aussi de leurs conseils principaux de garantir leur retour au  siège de la Cour en cas d’appel.

Suite à la crise postélectorale Ivoirienne que l’ancien président Laurent Gbagbo et son ancien ministre de la jeunesse Charle Blé Goudé ont été incarnés à la cour pénale internationale (CPI) à la Haye. Cette crise s’est passée lors de l’élection électorale de l’année 2010 à 2011 en Côte d’Ivoire opposant le président sortant Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara.

Rappelons que les deux candidats, Laurent Gbagbo, président sortant est reconnu par le Conseil constitutionnel, et Alassane Ouattara, reconnu par la Commission électorale indépendante et la communauté internationale, revendiquent chacun la victoire. Laurent Gbagbo est finalement arrêté le 11 avril 2011. Le dernier bastion pro-Gbagbo tombe le 4 mai suivant ; le même jour, Alassane Ouattara est proclamé chef de l’État par le Conseil constitutionnel.

Dans un rapport rendu le 10 août 2012, la Commission d’enquête nationale mise en place après l’investiture de Ouattara estime le nombre de morts total à 3 248 (dont 1 452 morts imputées au camp Gbagbo, 727 au camp Ouattara et 1 069 non attribuées à un camp ou l’autre en raison de problèmes d’identification des victimes). Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé étaient accusés de quatre chefs de crimes contre l’humanité : meurtres, viols, persécutions et autres actes inhumains, pour lesquels ils ont toujours plaidé non coupable.

« Laurent Gbagbo n’est plus un accusé. Laurent Gbagbo a été accusé. Il n’est plus présumé innocent, il est reconnu innocent. Cela change tout », a tenu à préciser Me Emmanuel Altit.

Maintenant Laurent Gbagbo et Blé Goudé attendent seulement la date de leur sortie de prison.

La situation de la RDC oblige

Ce mercredi 16 janvier, le président de la République du Rwanda et président en exercice de l’Union africaine (UA) Paul Kagame a convoqué une réunion de consultation de haut niveau de chefs d’État et de gouvernement sur la situation en République démocratique du Congo ce jeudi à Addis-Abeba, siège de l’organisation panafricaine pour siéger sur la situation de la RDC au sujet des résultats des présidentielles qui font polémique depuis la publication des résultats donnant la victoire à Etienne Tshekedi.
Cette réunion intervient en pleine période du contentieux électoral. Selon le communiqué de l’Union Africaine, la réunion sera précédée par la réunion de consultations internes de la Communauté de développement des Etats de l’Afrique australe (SADC).