Diplomatie parlementaire : Le Tchad prend part au sommet de l’UPCI/OCI à Ouagadougou

Dans le cadre du renforcement de la diplomatie parlementaire, le 1er Vice-Président du Sénat du Tchad, Sa Majesté Mbang Hadji Woli Mahamat Youssouf, est arrivé ce soir à Ouagadougou, capitale du Burkina Faso, à la tête d’une importante délégation parlementaire.

La mission s’inscrit dans le cadre de la participation du Tchad au sommet de l’Union Parlementaire des États membres de l’Organisation de la Coopération Islamique (UPCI/OCI), placé cette année sous le thème : « Migration et Réfugiés ». Une thématique d’actualité majeure, au cœur des préoccupations des pays de la sous-région confrontés à des défis sécuritaires, humanitaires et socio-économiques croissants.

À travers cette rencontre de haut niveau, la délégation tchadienne entend porter la voix du Tchad sur les questions liées à la gestion des flux migratoires, à la protection des réfugiés, aux mécanismes d’intégration et au renforcement de la solidarité interparlementaire face aux crises régionales.

Ce sommet constitue également un cadre privilégié d’échanges et de concertation entre les parlements des pays membres de l’OCI, en vue de promouvoir une approche commune fondée sur la paix, la justice sociale et le développement durable.

#TikTok : quand la quête de vues vire au trouble à l’ordre public

La course effrénée aux vues sur les réseaux sociaux, notamment sur TikTok, pousse certains individus à adopter des comportements de plus en plus inquiétants. Pour attirer l’attention et générer du buzz, un jeune internaute s’est récemment fait passer pour un fou, semant le trouble et l’inquiétude au sein de la population.

Sous couvert de divertissement, ces mises en scène irresponsables perturbent la tranquillité des citoyens, créent un climat de peur et portent atteinte à la dignité humaine. Se faire passer pour une personne atteinte de troubles mentaux à des fins de visibilité n’est pas seulement choquant, c’est aussi une banalisation dangereuse de la maladie mentale.

Au-delà du simple contenu viral, ces actes soulèvent une question de responsabilité. Les réseaux sociaux ne doivent pas devenir un terrain d’expérimentation pour des comportements qui frôlent l’irrespect et l’incivisme. La liberté d’expression ne saurait justifier des agissements qui troublent l’ordre public et nuisent au vivre-ensemble.

Face à cette dérive, une prise de conscience collective s’impose. Il est urgent que les auteurs de tels contenus mesurent les conséquences de leurs actes et que les plateformes, tout comme les autorités compétentes, renforcent la vigilance afin de prévenir ces abus. La recherche de popularité ne doit jamais se faire au détriment de la paix sociale.

Médias : un journaliste entendu par la DGRILe journaliste et consultant indépendant Azoudoum Aweina Gédéon a été interpellé ce lundi 12 janvier 2026 à son bureau par des agents de la Direction générale des Renseignements et d’Investigations (DGRI), section du 3ᵉ arrondissement de N’Djaména.

Selon le journaliste, cette interpellation s’inscrivait dans le cadre d’une enquête en cours. Sur place, il a été soumis à un interrogatoire d’une dizaine de minutes, au cours duquel huit questions lui ont été posées et trois instructions lui ont été données.
À l’issue de l’audition, l’officier en charge de l’enquête lui a permis de regagner son domicile. Aucune charge officielle n’a été notifiée.

M. Aweina Gédéon estime que cette démarche pourrait être liée à un sujet d’actualité ayant récemment suscité des tensions dans l’espace public. Il indique suivre attentivement l’évolution de la situation.

ÉDITORIAL / Groenland : l’Europe sous le feu des ambitions américaines

L’Europe a accompagné les États-Unis en Ukraine. Elle a condamné l’Iran. Mais aujourd’hui, le danger n’est plus lointain. Il est à sa porte.

Le Groenland, cette île stratégique sous souveraineté danoise, devient le théâtre d’un jeu de puissances. Les États-Unis cherchent à y installer une base militaire. Une base qui menace directement la sécurité européenne. Une base qui rappelle que l’autonomie du Vieux Continent n’est pas garantie.

En s’alignant systématiquement sur Washington, l’Europe a perdu du terrain. Elle encaisse les décisions américaines. Elle subit les tensions, sans pouvoir tracer sa propre route. Inflation, crise énergétique, pressions militaires… les signes sont là. L’Europe n’est plus maître de sa destinée.
Il est temps de choisir. Rester simple relais des intérêts américains ? Ou défendre ses frontières et sa souveraineté ? La lucidité s’impose. L’Europe ne peut plus se permettre l’automaticité des alliances. Son avenir stratégique dépend de sa capacité à agir.

Le Groenland n’est pas qu’une île. C’est un signal d’alerte. Et l’Europe doit entendre le message avant qu’il ne soit trop tard.

Tchad : Les lauréats des écoles SABARNA interpellent les autorités

Le collectif des lauréats des écoles professionnelles de l’éducation SABARNA (ENASS, ENS) a animé un point de presse ce vendredi 10 janvier 2026 à N’Djamena pour dénoncer la précarité persistante dans laquelle vivent de nombreux diplômés, pourtant formés pour servir le système éducatif national.
S’exprimant au nom du collectif, le coordinateur Yusuf Sumay a fustigé le non-respect des engagements pris par l’État en faveur de l’intégration des lauréats à la fonction publique. Selon lui, malgré leurs qualifications et les besoins criants du secteur éducatif, ces jeunes diplômés demeurent sans emploi stable et sans perspectives professionnelles claires.
Le collectif réclame notamment l’intégration immédiate à la fonction publique, la reconnaissance et la valorisation des diplômes délivrés par les écoles SABARNA, ainsi que le respect strict des engagements gouvernementaux pris à leur égard.

Face à cette situation jugée injuste et préoccupante, les lauréats appellent les autorités compétentes à agir sans délai, estimant qu’une réponse rapide permettrait d’éviter toute tension sociale et d’assurer un avenir professionnel à des centaines de jeunes éducateurs qualifiés, prêts à contribuer au développement du système éducatif tchadien.

Borkou: Pénurie de carburant et accouchement d’urgence à domicile

Kirdimi, Faya — La pénurie de carburant paralyse toujours la vie dans la localité. Le bidon de 20 litres d’essence se vend actuellement à 42 000 F CFA, obligeant de nombreux véhicules à rester à l’arrêt.
Selon Dadi Soukimi, une femme enceinte devait être conduite d’urgence au centre de santé. Faute de carburant disponible, elle a finalement accouché à domicile, à même le sol.

Cet incident met en lumière la vulnérabilité des populations locales et la nécessité d’assurer un approvisionnement régulier en carburant pour garantir l’accès aux soins, surtout dans les zones isolées.

علماء وأئمة يناقشون تعزيز التعايش السلمي عبر الحوار الديني في انجمينا

احتضن مركز عثمان بن عفان بحي سانفيل في نجامينا اليوم فعالية علمية رفيعة المستوى حول التعايش السلمي والحوار الديني، نظمها اتحاد أئمة المساجد في تشاد، بمشاركة وفد دولي من الباحثين والمتخصصين القادمين من بلدان عربية وأفريقية وأوروبية.
وجاءت الندوة في إطار الجهود الرامية إلى تعزيز السلام الاجتماعي وفتح آفاق أوسع للتفاهم بين مختلف الأديان والثقافات، في ظل التحديات العالمية التي تتطلب خطاباً دينياً عقلانياً ومسؤولاً.
وأكد الدكتور إبراهيم بنية، رئيس اتحاد أئمة المساجد في تشاد، في كلمته الافتتاحية أن الحوار البنّاء يشكل ركيزة أساسية لاستقرار المجتمع، مشدداً على دور اللقاءات العلمية العابرة للحدود في ترسيخ قيم التسامح والعيش المشترك.
بدوره، أشار الشيخ الدكتور أبكر ولر مدو، رئيس رابطة علماء وأئمة دول الساحل، إلى أن الحوار الديني يمثل أداة استراتيجية لتحويل التنوع الديني والثقافي إلى قوة تماسك، داعياً إلى خطاب يقوم على الاحترام المتبادل وفهم الخصوصيات الثقافية.
واستعرض المشاركون، من بينهم رئيس الوفد عبد السلام سويقي، نماذج وتجارب ناجحة في تعزيز التعايش السلمي، مسلطين الضوء على مبادرات عملية أسهمت في تقوية الروابط الاجتماعية ودعم السلم المجتمعي.؟

Télécommunications : le DG de l’ARCEP désigné Personnalité de l’année 2025

Le Directeur général de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP), Haliki Choua Mahamat, a été désigné Personnalité de l’année 2025 par le Consortium des médias en ligne. La distinction lui a été remise le vendredi 9 janvier 2026, lors d’une cérémonie officielle organisée à N’Djaména en présence de responsables institutionnels, de professionnels des médias et des cadres de l’ARCEP.

Selon les organisateurs, ce choix récompense les réformes engagées et les actions structurantes menées à la tête de l’institution, notamment en matière de gouvernance, de renforcement du cadre réglementaire et de modernisation du secteur des télécommunications et des postes.

Le jury a également salué son leadership et sa vision stratégique visant à promouvoir un environnement plus transparent et concurrentiel.
Prenant la parole à l’issue de la cérémonie, le Directeur général de l’ARCEP a dédié cette reconnaissance à l’ensemble du personnel de l’institution, soulignant qu’elle est le fruit d’un travail collectif conduit dans un contexte marqué par les défis de la transformation numérique et l’évolution rapide des technologies de l’information et de la communication.

Tchad : lancement de la Coalition pour Sauver la Démocratie (COSADT)

Un nouveau regroupement politique, dénommé Coalition pour Sauver la Démocratie au Tchad (COSADT), a été officiellement lancé ce samedi 10 janvier 2026 à N’Djaména.
Placée sous la direction de Izadine Ahmat Tidjani, la coalition regroupe plusieurs partis de l’opposition démocratique. Elle se donne pour mission de promouvoir la démocratie, de renforcer les institutions républicaines et de défendre les droits humains.
Dans sa déclaration inaugurale, la plateforme a dénoncé des « arrestations arbitraires », des « intimidations » visant les militants politiques ainsi que la « répression » des médias, qu’elle estime indispensables au bon fonctionnement de la démocratie au Tchad.

Société | Cousinage à plaisanterie : un levier de cohésion sociale

Une causerie-débat sur le cousinage à plaisanterie s’est tenue ce mercredi 7 janvier 2026 dans la salle multimédia du Centre d’Études et de Formation pour le Développement (CEFOD). L’événement a réuni des étudiants, des acteurs de la société civile ainsi que des représentants des institutions autour d’éminents panélistes.

Les échanges ont été animés par le sociologue et chercheur en histoire M. Mbeté Félix, l’économiste et anthropologue Pr Ibrahim Kimto, et le juriste, ancien ministre de la Justice, Pr Ahmat Hassan. Les intervenants ont mis en évidence le rôle du cousinage à plaisanterie comme mécanisme traditionnel de régulation sociale, contribuant à la prévention des conflits et au renforcement du vivre-ensemble au sein des communautés tchadiennes.

Prenant part aux discussions, le Sultan du Baguirmi, Mbang Hadji Woly, également premier vice-président du Sénat, a salué cette initiative qu’il considère comme un outil efficace de consolidation de la paix sociale. Il a réaffirmé son engagement, ainsi que celui de son institution, à soutenir toute action favorisant le dialogue, la cohésion sociale et l’unité nationale.