Nécrologie : Ancien ministre de la santé publique, Hassan Nguéadoum est décédé

Le Tchad vient de perdre un cadre politique et membre du parti Rassemblement pour la Démocratie et le Progrès (RDP), le mardi 12 février 2019 à Paris, en France de suite d’une maladie.

Hassan Nguéadoum a servi d’abord le pays comme ministre de l’Aménagement du territoire, de l’Urbanisme et de l’Habitat en 2011 puis Secrétaire d’Etat à la Santé Publique et Affaires Sociales en 2014 et ministre de la Santé Publique en 2016.

De ce poste, il a été élu en mai 2016, vice-président de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en Afrique.

 

DEFENSE : Nominations dans les 23 légions de la gendarmerie nationale

Au terme du décret N° 200 du 12 février 2019, le président de la République, sur proposition du ministre délégué à la Présidence, chargé de la défense nationale, des anciens combattants et des victimes de guerre, décrète :

Les officiers des forces armées et de sécurité dont les noms suivent sont nommés aux postes de responsabilité dans les légions de la gendarmerie nationale ci-après :

Légion de la gendarmerie n°1 – Bardaï

Commandant : Colonel Mahamat Tahir Ahmat

Adjoint : Lieutenant-colonel Ahmed Mehdi Yogode

Légion de la gendarmerie n°2 – Faya

Commandant : Colonel Barradine Idriss Ahmat

Adjoint : Colonel Hafiz Ousman Ismaïl

Légion de la gendarmerie n°3 – Fada

Commandant : Goukoni Rozzi Derdimi (maintenu)

Adjoint : Lieutenant-colonel Moussa Assou Sangal

Légion de la gendarmerie n° 4 – Abéché

Commandant : Lieutenant-colonel Hamid Batidé (maintenu)

Adjoint : Lieutenant-colonel Ahmat Sinine Bourgou

Légion de la gendarmerie n° 5 – Mongo

Commandant : Lieutenant-colonel Kalimi Ousmane (maintenu)

Adjoint : Chef d’escadron Tahir Annour Soumaine (maintenu)

Légion de la gendarmerie n°6 – Mao

Commandant : Colonel Andjami Youssoubo Souleymane

Adjoint : Lieutenant-colonel Hassan Mahamat Alguisseyir

Légion de la gendarmerie n°7 – Bongor

Commandant : Colonel Foudass Khamis Rhati (maintenu)

Adjoint : Lieutenant-colonel Youssouf Hamad Ibrahim (maintenu)

Légion de la gendarmerie n°8 – Sarh

Commandant : Lieutenant-colonel Brahim Tcheni

Adjoint : Lieutenant-colonel Mahamat Ramadan Awad

Légion de la gendarmerie n°9 – Moundou

Commandant : Colonel Mahamat Hamdan Siessé (maintenu)

Adjoint : Lieutenant-colonel Moussa Cherif Segueni

Légion de la gendarmerie n° 10 – N’Djamena

Commandant : Lieutenant-colonel Zakaria Erda Tairo

Adjoint : Lieutenant-colonel Hamid Oumar Issa

Légion de la gendarmerie n°11 – Amdjarass

Commandant : Lieutenant-colonel Beadoum Esaïe Motobé (maintenu)

Adjoint : Lieutenant-colonel Sogour Dougoli Sabara

Légion de la gendarmerie n°12 – Ati

Commandant : Colonel Mahamat Abdelkerim Koua

Adjoint : Lieutenant-colonel Mahamat Tahir Hassabalkérim

Légion de la gendarmerie n°13 – Massenya

Commandant : Colonel Sebi Bachar

Adjoint : Lieutenant-colonel Nandim Ezéchiel Thomas

Légion de la gendarmerie n°14 – Lai

Commandant : Colonel Ziloubé Baffalé

Adjoint : Colonel Sidick Ibrahim Mahamat

Légion de la gendarmerie n° 15 – Doba

Commandant : Colonel Nassour Haroun Tirgo (maintenu)

Adjoint : chef d’escadron Abdelkerim Aldirar Dakhoua (maintenu)

Légion de la gendarmerie n°16 – Koumra

Commandant : Lieutenant-colonel Mahamat Hassan Alkhali

Adjoint : Lieutenant-colonel Idriss Issa Ganaye

Légion de la gendarmerie n°17 – Pala

Commandant : Colonel Adoum Ali Youssouf

Adjoint : Colonel Saleh Abdoulaye Ibrahim

Légion de la gendarmerie n° 18 – Massakory

Commandnat : Colonel Abdou Mahamat Drey

Adjoint : Lieutenant colonel Mahamat Adam Manawi

Légion de la gendarmerie n°19 – Moussoro

Commandant : Colonel Adoum Wadaï Bridi (maintenu)

Adjoint : Maïna Ben Bachar (maintenu)

Légion de la gendarmerie n°20 – Bol

Commandant : Colonel Woski Yaya Eskou (maintenu)

Adjoint : Lieutenant-colonel Mahamat Abdoulaye Adoum

Légion de la gendarmerie n°21 – Am-Timan

Commandant : Chef d’escadron Abdelhamid Haroun Abdoulaye

Adjoint : Chef d’escadron Khayoura Abdoulaye Kassari

Légion de la gendarmerie n°22 – Goz-Beida

Commandant : Colonel Diroua Kermi Kibirdou

Adjoint : Lieutenant-colonel Woudi Dadi Timi

Légion de la gendarmerie n° 23 – Biltine

Commandant : Colonel Guet Nabi Sougoum

Adjoint : Lieutenant-colonel Idriss Nahar

Média : La HAMA facilite la compréhension de ses nouvelles lois

Après la promulgation des lois 20, 31 et 32, la Haute Autorité des Média et de l’Audiovisuelle (HAMA) communique sur la connaissance et la compréhension de ces textes de base. C’est à travers une journée d’échanges et d’imprégnation tenue, ce mardi 12 février au Centre d’Etudes et de Formation pour le Développement (CEFOD). Une journée qui a réunit des directeurs de publications des différents organes de presse, des responsables des organisations faitières, des chefs des partis politiques, des journalistes et les associations de la société civile.

Née sur les cendres du Haut Conseil de la Communication (HCC), la HAMA veut à travers cette journée, communiquer plus sur ses attributions et prérogatives dont lui sont conférées le législateur de la 4ème République. Après l’adoption, la ratification et la promulgation des lois 20, 31 et 32 respectivement portant le régime de la communication audiovisuelle, la presse écrite et presse électronique, les attributions, organisation et fonctionnement de la HAMA.

Selon le rapporteur de la HAMA, Laoro Gondjé, cette journée est organisée afin que chaque organisation et hommes de média soient informés de la même manière sur les nouvelles dispositions des lois régissant la communication et l’information au Tchad. « Ce qui évitera toute interprétation contraire comme d’aucun le qualifie de liberticide », souligne-t-il.

Dans sa présentation, le consultant indépendant, Dr Ngartebaye Eugène Le Yotha, de dire que les nouveaux textes de la HAMA présentent plusieurs innovations et progrès par rapport aux anciens. En matière de la presse écrite, le champ d’actions de la HAMA est élargie jusqu’à la presse en ligne et aux blogs.

Parmi les innovations dans ces nouvelles dispositions de ces trois lois, l’on note la distinction de la presse publique et privée, ce que l’ancienne loi n’a pas explicité. Dans ces lois, la presse publique est définie comme la propriété de l’Etat. Cette presse n’est pas contrainte à observer les règles et procédures de création imposées à la presse écrite privée. Elle (presse publique) est appelée à respecter les règles de service public et le cahier de charge soumis par la HAMA. Tandis que la presse privée est contrainte au régime déclaratif, interdiction d’être propriétaire de plus de trois (3) organes d’information. L’autorisation à toute personne physique ou morale de droit tchadien de créer un organe de presse en ligne en respectant les mêmes règles et procédures infligées à la presse écrite privée.

Faire le médecin après la mort

Même si l’on note plusieurs changements dans les présentes dispositions, de la loi 017/PR/2010 relative au régime de la presse au Tchad à la loi 31/PR/2018 et la loi 009/PR/2010 relative à la communication audiovisuelle à la loi 020/PR/2018, certains hommes de média n’apprécient guère. Car selon eux, les textes présentent une certaine discordante. « Il ne faudrait pas qu’une loi soit adopté avant qu’on appelle les journalistes pour en parler. On va parler de quoi ? Quand la loi est adoptée, elle ne peut que s’appliquer», souligne un participant à la sortie de cette journée.« Ces textes n’apporteront rien dans la vie de la presse privée », fustige un autre.

La question d’accès aux sources d’informations

Sur cette question l’attente des journalistes reste sans réponse. « La HAMA est un organe régulateur, elle ne peut sanctionner ceux qui ficellent les informations publiques », lâche son président, Dieudonné Djonabaye. A cet effet une proposition est faite par l’un des participants sur la création d’une direction de l’information publique rattachée au ministère du secrétariat général du gouvernement (SGG) afin de mettre à la disposition de tout public les informations, cela pourrait résoudre en partie la question d’accès aux sources d’informations.

Les questions de la suppression de la carte professionnelle de journalisme, la publicité, la suspension des organes de presse privés… ne sont pas perdues de vue par les participants.

Il faut retenir qu’après huit (8) ans, le régime de presse au Tchad a véritablement changé avec la ratification de la loi 031/PR/2018 sur le régime de presse écrite et des médias électroniques en place de la loi 017/PR/2010 relative au régime de la presse au Tchad, la 020/PR/018 sur la communication audiovisuelle en place de la loi 009/PR/2010 et la loi 032/PR/2018 portant attributions, organisation et fonctionnement de la HAMA.

 

POLITIQUE : « Le MPS reste toujours débout pour combattre les terroristes»

C’est la phrase qui a été prononcée plusieurs fois par le Secrétaire Général du Mouvement Patriotique du Salut (MPS), Mahamat Zène Bada, le lundi 11 février 2019 dans l’après-midi au siège du Bureau politique national (BPN).

Le BPN du MPS a réuni les militantes et militants pour informer et sensibiliser la base contre l’incursion des terroristes au Nord-Est du pays, il y a quelques jours.

« Le MPS sera encore là et toujours là pour contrecarrer toutes les actions qui tenteront de saper la démocratie dans notre pays. La démocratie dans notre pays est irréversible », a martelé Mahamat Zène Bada avant d’insister que les gens qui sont entrés dans le territoire tchadien sont des terroristes. « Ces gens sont recrutés, bien entrainés et orientés pour venir déstabiliser notre pays. Actuellement la Lybie est un pays qui n’est pas stable et dans ces zones, ils y a des terroristes qui circulent. C’est pourquoi nos soldats sont au Mali pour combattre les terroristes ».

Le SG a appelé les militantes et militants du MPS (RJ MPS, OFF MPS, UNC MPS etc.) d’expliquer cela à leur base.

Selon le BPN, un grand meeting sera organisé dans les jours à venir pour dire non aux terroristes.

OUSMANE DAOUDA DIARRA

UNION AFRICAINE : Paul Kagamé a obtenu des résultats mitigés de son action à la tête de l’UA

Il y a déjà quelques heures, Paul Kagamé a passé le flambeau à son homologue égyptien, le maréchal Abdel Fattah Al-Sissi. Après une année à la tête de l’Union africaine et deux ans pour reformer l’institution panafricaine, le président rwandais, Paul Kagamé, affiche plutôt un bilan en demi-teinte. Alors que les uns et les autres attendaient une révolution copernicienne et croiraient à des résultats médiocres.

La plupart des observateurs saluent son dynamisme et son élan insufflés lors de sa présidence, certains disent aussi que ses actions ont été bloquées par certains Etats membres dans le but de conserver leurs prérogatives.

Quelle a été sa stratégie ?

Il a d’abord mis sur pied des experts pour l’épauler. Ces experts ne doivent pas travailler pour l’UA, ni de connaitre son fonctionnement comme l’avait faite Nkosazana Dlamini-Zuma. Par contre, certaines initiatives, liées à son style de management, ont pu parfois contrarier ses pairs. Dès 2016, il a imposé à ses homologues une session à huis clos en amont de la réunion ordinaire des chefs d’Etat. Les dignitaires ont dû y adopter des décisions ayant fait l’objet de peu de discussions préalables. Les chefs d’Etat ont rapidement fait savoir que cette démarche n’était, pour eux, pas conforme à l’acte constitutif de l’Union africaine et qu’ils avaient besoin de consulter leurs ministres et ambassadeurs avant de prendre des décisions importantes. Le président rwandais a pourtant réitéré la formule en 2017 avant de l’abandonner en 2018 lors de sa présidence. Cette façon de procéder, dont l’objectif était d’accélérer la prise de décision au sein de l’institution, ne restera pas dans l’héritage de Kagamé à la tête de l’UA.

A-t-il mené son plan de réforme jusqu’au bout ?

En fait sur les réformes, Paul Kagamé a obtenu des résultats mitigés, car il n’a pas vraiment réalisé ce que lui et ses équipes avaient initialement planifié. L’une de ses priorités était d’assurer l’indépendance financière de l’UA, afin que l’organisation ne s’appuie plus sur des dotations étrangères qui représentent 54% de budget. Il a également proposé de lever une taxe sur les importations, à hauteur de 0,2 %, auprès des pays membres de l’organisation. Cette mesure a été acceptée à ce stade par 22 pays. Reste que les pays d’Afrique australe l’ont rejetée, empêchant du même coup ce financement 100 % continental et surtout la création d’un fonds pour la Paix avance à bon port.

 

« Au nom de Dieu et Allah »

 

Ce 12 février 2019, Dr Succès Masra, le leader des Transformateurs, en séjour aux Etats-Unis dans le cadre de ses études à l’Université Harvard, présentera son livre intitulé « Au nom de Dieu et Allah ». Un essai dans lequel l’auteur, un économiste connu, véhicule le message d’amour, de paix et d’union entre les Tchadiens.

Le titre évocateur de l’ouvrage se veut de critiquer le serment confessionnel qui tend à opposer les Tchadiens, appelés sous la IVème République à jurer au nom de Dieu ou Allah dans un Etat laïc. Il faut refuser de prendre fait et cause et de s’aligner bêtement derrière ceux qui « veulent nous opposer » au nom de Dieu ou Allah.

Dr Succès Masra suggère de leur proposer plutôt au « nom de Dieu et Allah. Oui en même temps Dieu et Allah et bien plus », car croit-il, la religion du monde de demain s’appellerait l’Humanité. Son explication est simple : « En général, les multiples religions de notre monde reconnaissent que l’Homme est créé à l’image de cette grande divinité (Dieu, Allah, Nouba, Mague, etc.) au nom duquel les fidèles se déchirent paradoxalement devant le miroir de l’histoire ». Il conseille, enfin d’oser cette démarche d’avenir pour ainsi être d’accord avec Matma Ghandi pour qui la haine ne gouverne pas le monde, mais plutôt l’amour. Car si la haine gouvernait, le monde serait déjà en ruine. « Que les disciples de l’amour du prochain, qui sont plus nombreux dans nos pays, se lèvent enfin pour faire barrage aux adeptes d’un monde de dichotomie et d’intolérance ».

Le choix de la date du 12 février consiste également à rappeler la triste guerre civile qui a éclaté… le 12 février 1979. Un événement que les Tchadiens dans leur ensemble doivent travailler non seulement à oublier, mais surtout à faire en sorte qu’il ne se répète plus.

« Ce février 2019, les Tchadiens se souviennent du 12 février 2019 : 40 ans de triste souvenir d’un peuple qui s’est charcuté devant le miroir de son histoire, sur fond de guéguerre religieuse et régionaliste, attisée par une tension politique entretenue par des décideurs publics qui n’ont pas pris le soin de construire, dans le cœur du peuple, l’urgence de bâtir une nation qui se devait et se doit d’être fondamentalement laïque au regard de la diversité culturelle et religieuse du pays »…

Journal La Voix

 

 

HAMA: Journée d’échanges et d’imprégnation sur les nouveaux textes juridiques

Les nouveaux textes juridiques de la Haute Autorité des Médias et de l’Audiovisuel (Hama) sera au centre des échanges, le mardi 12 février 2019 au centre d’études de formation pour le développement.

C’est une occasion pour la Hama d’échanges et d’imprégner les Organisations Faitières des Média, des Responsables des organes de presse, des Journalistes, des chefs des Partis, des Avocats, des responsables des associations de défense de Droits de l’Homme, des Universitaires et Étudiants sur les nouveaux textes juridiques qui encadre le secteur de la communication et des médias au Tchad afin de faciliter une compréhension et une appropriation des textes sur la communication pour un développement harmonieux des médias, de la liberté de la presse.

 

 

Afrique: la pauvreté n’est pas un obstacle (Bill Gates)

D’ »excellents » soins de santé de base permettant de s’attaquer aux maladies les plus meurtrières en Afrique: le but est réaliste sur le continent malgré la pauvreté de certains pays, a plaidé dimanche le multimilliardaire et philanthrope Bill Gates.

« En consacrant des sommes modestes à des problématiques prioritaires, on peut engranger des résultats phénoménaux », a soutenu M. Gates dans un entretien avec l’AFP, évoquant l’accès à certains vaccins, antibiotiques ou à des infrastructures de base.

« Il n’y a pas besoin d’être un pays à revenus moyens pour avoir un excellent système de soins de santé primaires », a-t-il ajouté.

Gates, dont la fondation a consacré 15 milliards de dollars à l’Afrique depuis 2000, était présent à Addis Abeba pour un sommet de l’Union africaine. Il a participé au lancement samedi d’une initiative en vue d’augmenter les investissements, principalement de la part des gouvernements, dans le secteur des soins de santé.

A l’origine de cette initiative, le président rwandais Paul Kagame a appelé les pays africains à consacrer au moins 15% de leur budget aux soins de santé, un objectif qu’ils s’étaient fixé au tournant du millénaire. Car si les investissements ont augmenté depuis, les pays africains ont consacré environ 7,5% de leur budget à cette question en 2016.

Soulignant que les efforts réalisés ces 20 dernières années pour améliorer les soins de santé en Afrique ont notamment permis de réduire la mortalité chez les enfants de moins de cinq ans et de prolonger de dix ans l’espérance de vie, le co-fondateur de Microsoft a regretté que « certains chiffres restent troublants ».

Selon l’UA, plus de la moitié des Africains n’ont pas accès à des services de santé « essentiels », 70% des personnes atteintes du sida à travers le monde vivent en Afrique et des maladies infectieuses qui ont diminué ailleurs dans le monde « restent parmi les principales causes de mortalité ».

« Quand on regarde les maladies qui tuent le plus d’enfants, comme la diarrhée, la pneumonie, la malaria, il existe des solutions bon marché », souligne M. Gates. Et de prendre l’exemple des pays plus riches où « les 10 premiers pour cents des sommes dépensées (…) permettent d’engranger 90% des résultats ».

Il a également estimé que l’Afrique a désormais ses propres exemples à suivre, évoquant notamment le cas du Rwanda, qui a introduit une couverture santé universelle: un exemple selon lui « fantastique, même si c’est un pays pauvre ».

AFP

SANTE : Le ministère de la santé suit son plan de développement sanitaire (PDS) dans le Mandoul

Le ministre de la santé publique Aziz Mahamat Saleh et sa suite ont séjourné la semaine dernière à Sarh et Koumra, objectif suivre les activités sanitaires pour améliorer la gouvernance et la recevabilité dans le secteur de la santé desdites provinces.

Cette une mission conjointe du ministère de la santé et ses partenaires techniques et financiers s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre et du suivi du plan de développement sanitaire (PDS). Elle permettra de propulser les activités du plan national de développement sanitaire et les plans régionaux de développement sanitaires.

Le ministre et sa suite ont profité de leur séjour pour visiter le centre hospitalier baptiste de Koumra et le centre de santé de kemkada localité située à 15 km à la sortie nord est de Koumra. Une descente qui a permis au ministre et son staff de constater de visu les conditions de travail du personnel de santé de ces établissements de formation sanitaire.

Le centre hospitalier baptiste Seymour de Koumra faut-il le rappeler est une structure confessionnelle créée dans les années 1957 par docteur David Seymour de nationalité américaine. Aujourd’hui cette formation sanitaire est une référence pour sa qualité de prestations en soi dans plusieurs domaines telles que la clinique ophtalmique, la chirurgie, l’odontologie et autres. Mais le retrait des missionnaires américains, cet hôpital éprouve aujourd’hui des difficultés pour s’épanouissement.

Après la visite de ces deux structures sanitaires le ministre a dirigé une réunion de restitution du rapport de la mission conjointe du ministère et de  ses partenaires effectuée en octobre dernier dans la province du Mandoul.

 

SOCIETE CIVILE : La CASAC condamne les incursions des rebelles dans la partie Nord-Est du Tchad

La Coalition des Associations de la Société Civile pour l’Action Citoyenne (CASAC), dénonce dans un communiqué de presse daté du 8 février 2019, les incursions terroristes menées par les mercenaires extrémistes à la solde du terrorisme international. « Il va sans dire, que cette agression terroriste honteuse vient, une fois de plus, confirmée nos soupçons sur la connexion directe entre les mercenaires Tchadiens présents en Libye et le terrorisme international », indique le document.

Le document de poursuivre que les Tchadiens dans leur écrasante majorité aspirent à la paix et qu’aucune transposition des déchirements meurtriers de la Libye ne sera acceptée. La coalition salue et encourage la réaction prompte et efficace de l’armée nationale tchadienne et apporte son soutien indéfectible aux forces de défense et de sécurité, engagées régulièrement dans la préservation de la paix dans notre cher et beau pays le Tchad. « Nul n’a le droit de déstabiliser le Tchad et quiconque s’aventurera dans ce sens, nous trouvera dressé, tel un mur, pour protéger la paix et la stabilité dans notre pays », ajoute-il.

Selon les propres termes du document, ces criminels terroristes ambitionnent l’installation de la criminalité, du terrorisme, du désordre et de la déstabilisation dans notre pays avant de souligner que les Tchadiens ont connu les affres de la guerre, et à ce titre, aucune manœuvre terroriste et guerrière ne passera. « Le sang des Tchadiens est sacré et nous n’accepterons jamais sans réagir, contre celui qui le versera », martèle-t-il.

La CASAC demande à l’opinion internationale et à la justice internationale d’aider le Tchad à appréhender les coupables de cette agression terroriste menée contre les Tchadiens. Il serait ingrat si la communauté internationale ne condamne pas avec fermeté ces attaques terroristes, ajoute le communiqué.

La CASAC, soutient par la même occasion la coopération Tchado-Française en matière de défense. Par ailleurs, elle rappelle à l’opinion tant nationale qu’internationale, que les djihadistes et autres narcotrafiquants se trouvant dans les pays voisins sont en intelligence avérée avec le terrorisme international, et à ce titre, nous demandons à tous les Tchadiens d’être vigilant pour ne pas tomber dans leurs pièges. La CASAC  de dire encore qu’elle continuera toujours par défendre la paix et la stabilité dans notre chère nation. Que les ennemis de notre pays sachent et apprennent une fois pour toutes, les patriotes Tchadiens demeurent à l’avant garde, et qu’aucune chausse trappe, aucune manœuvre dilatoire ne passera.

Notre pays a besoin de stabilité pour poursuivre son développement, alors, il devenait conséquemment impératif pour nous, de prendre nos responsabilités respectives en mettant les intérêts suprêmes de la nation au dessus de nos intérêts personnels, renchérit-il.

Pour finir, la CASAC se dit prête à soutenir indéfectiblement toutes les actions méritoires posées par le Président Idriss Deby Itno, et s’opposera comme un seul homme à tous les ennemis de la Nation.

Le document porte la signature de Mahamoud Ali Seid, président de

ladite coalition.