Des formateurs pour diagnostiquer les coopératives affiliées à la SDPA

La Société de Développement des produits alimentaires en Afrique (SDPA) en collaboration avec le ministère de la formation professionnelle et des petits métiers ont lancé officiellement la formation pratiques et de diagnostique des coopératives affiliées à la SDPA ce matin 23 avril 2019 au Centre d’Etudes et de Formation pour le Développement (CEFOD).

C’est dans le cadre du mandat de la Société de développement des produits alimentaires en Afrique (SDPA) de restructurer les producteurs agropastoraux en coopératives que la formation est lancée. Une formation qui vise a renforcé les capacités des acteurs concernés afin de répondre aux besoins des coopératives affiliées à la SDPA.

Pour le directeur général adjoint du ministère de la formation professionnelle et des petits métiers, M. Walngar Sadjinan Déba, la formation est la clé de voûte pour améliorer les connaissances techniques et professionnelles, gage de tout développement nécessaire à la création de la richesse naturelle. « A l’heure où les autres secteurs de développement peinent à résister à la crise économique et financière qui perdure dans notre pays, l’amélioration des productions agro-pastorales reste la meilleure voie pour juguler rapidement cette crise », souligne-t-il.

Il faut noter que cette formation est une initiative de la SDPA en collaboration avec l’Ecole Pratique d’Agriculture de Binguela (EPAB) afin de diversifier le dispositif de formateurs locaux qualifiés.      

Après quatre ans, les victimes du crime du régime de Hisseine Habré ne veulent plus attendre un autre 25 mars

Les victimes du crime du régime de Hissein Habré ont organisé un sit-in ce matin 23 avril 2019 devant leur siège au quartier Chagoua sur l’avenue Jacques Nadingar.

Très fatigues, visages crispés, assis même sur le sol, les victimes de HH n’entendent pas céder devant toute menace et intimidation.  Peut-on lire sur les banderoles et pancartes; « Nous n’avons plus besoin d’un autre 25 mars » ; « Etat tchadien doit respecter l’obligation de réparation » ; « orphelins de la DDS, enfants de la rue » ; « femmes veuves femme tout de même »…Un sit-in pour exprimer leur ras-bol devant le mutisme de l’Etat tchadien qui ne veut pas respecter et appliquer les décisions de sa propre justice.

Pour le président de l’AVCRHH, M. Clément Abaïfouta tant que l’Etat tchadien ne réagit pas et ne remet pas en prison les condamnés, le mouvement se répétera au tant de fois sur toute l’étendue du territoire national. « Ces gens sont condamnés, ils devront purger leur peine à Moussoro, curieusement, ils se retrouvent   ici », a-t-il dit.

Qu’est-ce qui vous  choque de plus ? Clément Abaïfouta de dire que « le procureur général, chargé de saisir les biens de ces gens, n’a même pas encore saisir une bicyclette ».

Après quatre ans, les victimes ne veulent plus attendre un autre 25 mars. « Il faut que le gouvernement tchadien nous trouve d’ici là de solutions », lancent-ils.

Ils sont déterminés dans leur mouvement même si cela va leur prendre du temps. « Nous allons continuer à rester comme ça, même si cela va nous prendre des mois ».

« Nous voulons rencontrer le président de la République, parce que c’est lui le premier magistrat de ce pays et en même victime comme nous. Nous ne pouvons pas comprendre que ce silence radio et ce mutisme dure jusqu’à quatre ans. C’est une insulte à la mémoire des victimes et nous n’allons pas accepter cela », souhaitent-ils.

 

 

 

Etat civile, vers une biométrie des données personnelles

Dans un projet de loi examiné lors du dernier conseil des ministres du 18 avril passé, l’Etat tchadien veut réorganiser le système de délivrance de l’état civile.

L’introduction de ce projet de loi est motivé par les insuffisances du système actuel  qui a montré ses limites à travers le faible taux d’enregistrement des faits d’état civil, la mauvaise tenue des archives, le manque des données statistiques fiables et la prolifération des documents d’identité non contrôlés.

Le nouveau système introduit des données personnelles biométriques dans le processus d’identification de la personne en tenant compte du besoin crucial de sécurisation des documents d’identité pour lutter efficacement contre  la fraude par usurpation d’identité, les trafics illicites, les crimes transfrontaliers et le terrorisme international.  Il apporte des innovations majeures à la loi 08 du 10 Mai 2013.

Il faut rappeler que cette initiative découle des conclusions de l’atelier d’adaptation des cadres juridiques, organisé du 24 au 26 Janvier 2018, par l’Agence Nationale des Titres Sécurisés (ANATS).

Il établit une série d’obligations et d’avantages tant à l’endroit des investisseurs que sur les investissements. Il  assure également une garantie et permet de maximiser l’utilisation efficiente des ressources économiques et l’amélioration du niveau de vie des populations de deux pays contractants.

 

 

 

 

Vladimir Poutine et Kim Jong-un bientôt pour un sommet

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un se rendra « prochainement » en Russie pour un sommet avec Vladimir Poutine, confirme mardi l’agence officielle de presse nord-coréenne KCNA.

Bientôt une rencontre entre Kim Jong-un et Vladimir Poutine ? Le leader nord-coréen va « prochainement » se rendre en Russie pour des discussions avec son homologue russe, a annoncé mardi 23 avril l’agence officielle nord-coréenne KCNA, confirmant une annonce du Kremlin jeudi.

KCNA n’a pas précisé où la rencontre devait avoir lieu. Le Kremlin avait indiqué la semaine dernière que les deux hommes allaient se réunir en Russie « dans la deuxième moitié d’avril » sans fournir davantage de détails.

La rencontre devrait avoir lieu dans le port de Vladivostok, dans l’est de la Russie, probablement mercredi ou vendredi. Il s’agira du premier sommet entre les leaders des deux pays depuis que Kim Jong-il – le père de l’actuel dirigeant nord-coréen – a rencontré Dmitry Medvedev il y a huit ans.

Un soutien international plus large

La Russie entretient des relations plutôt amicales avec Pyongyang et fournit une certaine aide alimentaire. Le président Poutine a exprimé depuis longtemps sa disponibilité pour une rencontre avec le leader nord-coréen.

Leur rencontre intervient moins de deux mois après le deuxième sommet entre Kim Jong-un et le président américain Donald Trump, organisé à Hanoï, et qui s’est achevé sans parvenir à un accord sur le sort de l’arsenal nucléaire nord-coréen. Kim Jong-un a rencontré le président chinois Xi Jinping à quatre reprises en l’espace d’un an mais il cherche actuellement un soutien international plus large dans son bras de fer avec Washington, notent les analystes.

La Russie a déjà demandé la levée des sanctions internationales contre la Corée du Nord, tandis que les États-Unis l’ont accusée d’aider Pyongyang à violer certaines de ces sanctions, accusations rejetées par Moscou.

France 24

Culture : Le BUTDRA exige le paiement des droits d’auteur en 2019

La réception des redevances du droit d’auteur au titre de l’année 2019 a fait l’objet d’un point de presse du coordonnateur général de la maison des patrimoines culturels du Tchad, M. Arnaud Djinganmadji. C’était le mercredi 17 avril dernier à la bibliothèque nationale de Ndjamena.

Dans son intervention le coordonnateur de la MPCT Arnaud a rappelé que le Bureau Tchadien du Droit d’Auteur (BUTDRA) a pour principale mission d’assurer la gestion collective du droit d’auteur et des droits voisins. C’est pourquoi il a saisi l’occasion pour inviter tous les utilisateurs d’œuvres littéraire et artistiques à payer les redevances du droit d’auteur, au titre de l’année 2019, afin de se conformer aux textes régissant le droit d’auteur dans au Tchad. Par la même occasion, M. Arnaud Djinganmadji a invité les artistes titulaires de droit et les communicateurs à leurs appuyer dans cette démarche afin de sensibiliser et conscientiser les usagers sur la nécessité du paiement des redevances.

« Le paiement des redevances du droit d’auteur est un acte de citoyenneté qui permet de récompenser les efforts intellectuels des créateurs d’œuvres de l’esprit. Une fois de plus, nous lançons un appel pressant à tous les usagers des œuvres de l’esprit de s’acquitter de leur devoir car non paiement des droits est un acte de contrefaçon susceptible de poursuite judiciaire », a-t-il indiqué.

Il est à noter, que le Bureau Tchadien du Droit d’Auteur (BUTDRA) a été créé par la loi 005/PR/2003 du 02 mai 2003 au département en charge de la culture, et envie de contribuer à la promotion et à l’encouragement de la créativité, de l’art et de la culture et de promouvoir le développement de l’économie nationale.

Cette opération de perception se fait chaque année auprès de tous les usagers d’œuvres de l’esprit parmi lesquels, a titre illustratif, les bars, les alimentations, les auberges, les hôtels, les restaurants, les ciné-clubs, les radios, les télévisions, les boites de nuit…

Ahmat Mahamat Ahmat

Santé animale : La peste équine, notifiée au Tchad

Le ministère de l’Elevage et des Productions Animales a dans un point de presse hier annoncé la présence de la peste des équidés dans quelques provinces du Tchad.

Selon le ministre Gayang Souaré c’est suite aux investigations épidémiologiques diligentées par les services techniques du ministère, des prélèvements ont été analysés et ont confirmé la présence du virus de la peste équine. « Une mortalité massive des ânes et des chevaux enregistrée dans certaines provinces depuis quelques semaines », confirme-t-il.

La peste équine est une maladie virale qui touche les équidés et dans les rares cas les chiens. Elle n’est pas transmissible à l’homme. « Cependant, comme pour toute maladie réputée légalement contagieuse des animaux sur le territoire de la République du Tchad, des dispositions exceptionnelles et immédiates doivent être prises », dit-il.

Cette maladie vient également d’être notifiée par certains pays africains à l’Organisation Mondiale de la Santé Animale (OIE).

La Directrice des Services Vétérinaires à l’Organisation Mondiale de la Santé Animale (OIE) a notifié elle aussi à son organisation que cette maladie vient également d’être notifiée par certains pays africains.

Le ministère de l’Elevage annonce qu’un Arrêté portant instauration des mesures de police sanitaire a été pris pour la restriction des mouvements des équidés dans les zones infectées, l’interdiction des foires et des échanges commerciaux ainsi que le transport des animaux vers les zones indemnes ; La destruction et l’enfouissement des cadavres dans la zone du foyer, en utilisant des méthodes et produits appropriés ; la désinfection des locaux ayant abrité les animaux malades et les cadavres, ainsi que les matériels se trouvant dans lesdits sites ; la lutte contre les vecteurs (insectes de types culicidés, stomoxes, taons) par les  méthodes de bains ou d’aspersion insecticides ; l’instauration d’une surveillance épidémiologique accrue des équidés domestiques et ceux de la faune sauvage sur toute l’étendue du territoire national.

« Un plan de réponse est élaboré afin de maîtriser la situation », informe le ministre.

Pardonner est le seul mot pour la réconciliation des Rwandais après 25 ans de génocide

La 25ème commémoration du génocide perpétré contre les Tutsis au Rwanda en 1994 a été célébrée, ce samedi 20 avril 2019 à l’hôtel Radisson Blu de N’Djamena.

Avant la cérémonie dans la salle, une marche a été observée dans le jardin de l’hôtel pour soutenir les enfants et les femmes tués lors du génocide.

Le génocide des Tutsis parfois appelé génocide rwandais a eu lieu le 7 avril 1994 au 17 juillet 1994, cent dix jours (110). Ce génocide a été arrêté par l’armée rwandaise, par l’actuelle président Paul Kagamé. Plus d’un million des femmes, des hommes et des enfants ont été massacrés, avec pour l’objectif d’exterminer toute personne né Tutsi.

Cette année marque le 25ème anniversaire du génocide perpétré contre les Tutsis qui est l’un des chapitres les plus sombres de l’histoire contemporaine. La majorité des massacres sont du côté des Tutsis, mais aussi des Hutus modérés et d’autres opposants au génocide ont été exterminés de manière systématique en moins de trois mois. Des centaines de milliers d’autres personnes sont devenues orphelines ou veuves ou ont été violées ou blessées.

Une projection d’un film qui montre un rescapé de génocide : un jeune homme qui a survécu lors du génocide et qu’il continu actuellement à vivre malgré les circonstances de la vie. Il explique également que maintenant il a fondé une famille et plus tard il va expliquer ce moment tragique à ses enfants.

Ensuite une jeune fille a fait un témoignage de ce moment tragique du génocide « J’y étais quand plus de 800 000 êtres ont été inhumés tels des bêtes. Certains à coup de machette d’autres sous la gâchette, des mitraillettes, etc. En ce qui me concerne, j’ai survécu en m’échappant de justesse aux méchants, en courant sans vraiment savoir où aller ni comment, seule sans mes frères et mes parents », témoigne Chance Tubane.

En terme des statistiques, Chance Tubane souligne que « J’ai été une donnée recensée : Au Rwanda comme enfant rescapé, au Congo comme enfant refugié, au Cameroun comme orphelin accompagné, en Tanzanie comme fille non scolarisée et surtout une mineure en âge d’être mariée… ».

Saleh Kebzabo confirme sa place de chef de file de l’opposition démocratique

Par un point de presse tenu ce matin 20 avril 2019 à la maison des médias du Tchad, le président de l’Union nationale pour le développement et le renouveau (UNDR), Saleh Kebzabo confirme sa place de chef de file de l’opposition tout en répondant à Kassiré Coumakoye des accusations et allégations portées à son encontre.

« Depuis quelques semaines, l’Undr et son chef sont redevenus la cible privilégiée du pouvoir. Sur tous les terrains, de complot en complot, la machine infernale de déstabilisation s’est remise en marche. Détruire par tous les moyens illégaux et honteux, s’attaquer personnellement à son président voué aux gémonies et mentir sur tous les fronts, voilà les méthodes qui sont utilisés ».

Pour répondre au ministre d’Etat, Dr Delwa Kassiré Coumakoye en la question du poste de chef de l’opposition, Saleh Kebzabo s’en explique. « Mon rejet de la décision de la cour suprême n’a donc aucun fondement financier, mais il se fonde sur les principes de droit. J’ai demandé à des avocats et juristes tchadiens et africains leur avis qui m’obligera. Pour l’heure, tous les avis sont convergents : la cour suprême du Tchad n’a pas dit le droit. C’est pour cela que je confirme ma position de Chef de l’opposition démocratique ».

A son avis, aucune voix de recours n’est possible en l’état. Il a demandé à ses avocats de préparer la saisine de la cour africaine des droits de l’homme et des peuples qui est un organe de l’Union africaine.

Il enjoint au ministre d’Etat, Kassiré Coumakoye que la chambre constitutionnelle de la cour suprême n’a pour compétence que le contrôle de la constitutionnalité des lois et ne peut donc rendre de décision en interprétation d’un texte.

Selon lui, la chambre s’est cantonnée aux dispositions de l’article 7 de l’ordonnance 40, alors que l’article 8 dispose clairement que : « Le mandat du chef de l’opposition démocratique couvre toute la durée de la législature ». Et la désignation du chef de l’opposition démocratique découle du résultat des élections législatives, et non d’un acte administratif.

La variation du nombre de députés ne saurait mettre en cause cette position, clarifie Saleh Kebzabo.

Quant à l’arrestation de Andrés Essono Ondo, secrétaire général équato-guinéen de la Convergence pour la démocratie sociale, un parti de l’opposition et que le ministre d’Etat le traite de « Chef rebelle venu acheter des armes au Tchad », Saleh Kebzabo trouve en cela de scandaleux, monstrueux, inacceptable, irresponsable et reste convaincu de son innocence.

Enfin, pour lui, le ministre d’Etat se fourvoie dans une matière dont il est déconnecté depuis belle lurette et faute d’argument de droit, il fait le bouffon.

 

Désignation du nouveau chef de file de l’opposition : Dr Nouradine Delwa Kassiré Coumakoye lève l’équivoque

Devant un parterre de journalistes lors d’un point de presse organisé le 17 avril dernier à la maison des médias du Tchad, le ministre d’Etat, ministre conseiller à la présidence de la République, Dr Nouradine Delwa Kassiré Coumakoye n’a pas mâché ses mots pour emballer Saleh Kebzabo quant à la désignation du nouveau chef de file de l’opposition.

Pour le ministre d’Etat, dans l’arrêt rendu le 13 avril 2019 par la cour suprême, Saleh Kebzabo n’est plus le chef de file de l’opposition démocratique au Tchad et que les allégations tenues par ce dernier sont très erronées. « Car, très sincèrement en tant qu’être humain, je comprends bien que la perte d’un privilège ou d’un certain statut qui flatte notre ego nous les êtres humains nous entraine de ressentiment et de frustration », a-t-il expliqué.

Il estime que le président de l’Undr en l’occurrence Saleh Kebzabo accuse le gouvernement à tort pour espérer gagner de sympathie politique auprès de ses détracteurs.

Dans un langage aussi peu commode, le ministre d’Etat déclare que le statut de chef de file de l’opposition est très convoité et que ce dernier gagne plus que les ministres. « Nous croyons que c’est justement le fait de rater cette occasion qu’il se fâche contre nous, mais il s’est trompé des ennemis. Ses ennemis sont dans l’opposition, ils ne sont pas dans le gouvernement ni dans la majorité », a-t-il taxé.

L’équivoque sur la désignation

Du nombre des députés représentés à l’Assemblée nationale, l’Undr en compte moins que d’autres partis politiques à l’image de l’URD de Kamougué. C’est l’une des raisons du ministre d’Etat de la perte du statut de chef de file de l’opposition de Saleh Kebzabo. « Mathématiquement, l’Undr compte présentement 7 députés suite à la dernière démission de l’un de ses élus. L’Urd qui en compte 8 est ipso facto le parti de l’opposition démocratique le plus représentatif à l’Assemblée nationale », a-t-il approuvé.

C’est la logique démocratique dont se propose souvent Kebzabo qui justifie la perte de son statut de chef de file de l’opposition démocratique au Tchad, affirme Kassiré Coumakoye.

Santé : Des pistes de solutions pour assainir le secteur de la pharmacie au Tchad

Le ministre d’Etat, secrétaire à la présidence, Kalzeube Pahimi Deubet ont clôturé les assises sur la problématique des médicaments au Tchad, le jeudi 18 avril dernier. Les assises qui ont conduit les participants à examiner au peigne fin les différents maux du secteur pharmaceutique.  

De l’approvisionnement et distribution au cadre législatif et réglementaire en passant par la problématique des ressources humaines et financières, les discussions ont été rudes afin de crever l’abcès. Il ressort des conclusions des assises que le manque de personnels sanitaires qualifiés, la vente illicite des médicaments et la fabrication des faux médicaments sont les principaux problèmes de santé publique au Tchad.

A Chaque point de discussion, des problèmes ont été identifiés. Le débat autour de la problématique de l’approvisionnement et distribution des médicaments a permis de déceler les problèmes tels que la fragmentation de la chaîne d’approvisionnement avec multiples circuits parallèles (Public et privé), les ruptures des produits de santé sur l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement du système de santé humaine et animale, la gestion et l’usage irrationnel des produits médicaux etc.

Les diagnostiques sur le « cadre législatif et réglementaire » ont notifiés l’insuffisance dans l’application des textes législatifs et réglementaires, la non criminalisation de la contrefaçon et de l’exercice illégal de la pharmacie ; l’exercice anarchique de la Médecine traditionnelle ; l’insuffisance du contrôle à l’importation, l’exercice illégal des professions vétérinaires et Pharmaceutiques au Tchad et le non-respect de l’éthique et de la déontologie ainsi l’absence de contrôle de qualité locale des médicaments. Et l’insuffisance dans les financements des médicaments et la mauvaise gouvernance financière minent les ressources humaines et financières.

Pour remédier à tous les problèmes, auxquels le secteur pharmaceutique fait face, des pistes de solutions ont été proposées. Dans un premier l’accent est mis sur le Respect de la Déclaration d’Abuja en affectant au secteur de santé 15% du budget de l’Etat. L’assistance a estimé qu’il faut accélérer le processus de mise en œuvre de la Couverture de la Santé Universelle et renforcer le mécanisme de partenariat public –privé.

Des mesures et lois

Pour permettre au secteur de santé publique de donner une bonne prestation à la population, des mesures et lois ont été proposées. Par exemple la loi sur la criminalisation des médicaments, la mise en place de la police sanitaire, le contrôle de qualité des médicaments venus de l’extérieur (les dons). Des mesures qui, selon le ministre de la santé publique, Aziz Mahamat Saleh, permettront de changer la donne.