La marche du 25 avril 2019, la CASAC appelle à la désobéissance

Suite au maintient de la marche de ce jeudi 25 avril 2019, initiée par le collectif tchadien contre la vie chère et quelques associations de la société civile, la coalition des Associations de la Société Civile pour l’Action Citoyenne (CASAC) appelle la population à la désobéissance.

« La CASAC (Coalition des Associations de la Société Civile pour l’Action Citoyenne), s’indigne du comportement cynique et anti républicain constaté ces derniers jours », observe-t-elle.

Selon le président de la CASAC, M. Mahmoud Ali Seïd des groupuscules en mal d’existence, cherchent désespérément, à travers des appels effrontés à déstabiliser l’ordre public établi. Il ajoute que les initiateurs de la marche ambitionnent de transposer mécaniquement les réalités exogènes au peuple tchadien dans notre pays.

« Nous demandons par conséquent, au peuple tchadien de ne pas répondre à l’appel à la marche prévue par ces individus en quête de personnalité, ce jeudi 25 avril 2019, sur l’ensemble du territoire, pour protester, dit-on contre une supposée pénurie de gaz, qui à mon avis a déjà trouvé une solution. A-t-on besoin de manifester pour un problème qui n’existe pas ? Vous comprenez humblement les intentions inavouées de ces personnes », crache, Mahmoud Ali Seïd.

Mahmoud Ali Seïd souligne que les organisateurs du mouvement du 25 avril ont pour objectif ultime la déstabilisation de notre pays.  Pour lui, « il est hors de question que nous nous taisons face aux esprits malintentionnés qui veulent à tout prix la déstabilisation de notre pays sur l’autel de leur propre intérêt ».

« Nous nous opposerons à toutes les machinations qui seront ourdies par les ennemis de la paix, qui souhaitent diaboliquement que le désordre et le chaos s’installent dans notre pays. La CASAC demande à toute la population d’être vigilante et ne point donner l’occasion aux vendeurs d’illusions et autres  petits perturbateurs de semer les troubles dans la société », poursuit-il.

 

 

 

 

Violation de Droits de l’Homme : Soupçonné avoir volé un bœuf, il est mis au soleil du matin au soir

Cela s’est passé du 24 au 27 mars dernier dans le village de Bernin (appelé arabe Bir Allah), dans le Dar Modogo, une localité situé environ 60km d’Ati, qu’un jeune homme avait été soupçonné d’avoir volé un bœuf du Sultan de la localité et les forces de l’ordre l’ont ligoté, et ils l’ont mis au soleil du matin au soir.

Comme montre la photo, le jeune Dari Tibek est resté depuis presque un mois sans mouvement. Dari Tibek est parti pour assisté à un mariage avec ces amis dans un village de la localité. « Après le mariage j’ai passé la nuit chez Hamadi Wal Soumaine. Il y a les gens du Sultan de Modogo disent qui ont perdu un bœuf et qu’ils ont suit les traces de ces veaux jusqu’à chez Soumaine. Ils sont appelés le Sultan pour lui dire, et le Sultan a envoyé un véhicule pour nous amener chez lui au village de Bernin. Le lendemain le sultan a appelé les forces de l’ordre d’Ati », explique-t-il.

« Lorsque les forces de l’ordre sont venus, ils m’ont dit qu’ils veulent une arme à feu et un cheval. La question de bœuf, ils n’ont pas demandé. J’ai répondu que j’avais un cheval mais pas une arme à feu, je suis venu pour un cas de mariage. Et Hamadi est notre magasinier de mil. Je voudrai prendre un sac pour partir », poursuit-il.

Après m’avoir menotté devant le sultan « dès qu’on a franchi le cantonnant, ils sont détaché la menotte et m’ont attaché la corde sur mes mains et mes pieds. C’était vers 11h. A quelque kilomètre d’Ati, il y avait un marché hebdomadaire où ils sont arrêtés. Là, j’étais resté sous le soleil sur leur Toyota jusqu’ à 15h. Quand ils ont détaché la corde, je n’arrive plus à bouger. Ils ont amenés un agent de santé pour me faire la perfusion et quelques pansements », ajoute Dari.

Voyant l’état de Dari, ses bourreaux l’ont offert une somme de soixante mille de franc (60 000 FCFA) pour ses soins mais les parents de victime ont refusé car la situation de Dari reste indemne sans amélioration.

Transféré à A N’Djamena, les parents de Dari Tibek demandent que les auteurs soient arrêtés et jugés de leur acte.

Dingamnayal Nelly Versinis pour la unième fois aux arrêts

Initiateur de plusieurs mouvements de contestation dont le dernier prévu pour ce 25 avril 2019 contre la pénurie de gaz butane. Dingamnayal Nelly Versinis repart visiter ses locaux d’Amsinéné après avoir pris quelques temps de congé.

Nelly Versinis est l’initiateur du mouvement du 25 avril prochain avec les autres collectifs et société civile. Devant le mutisme et l’incapacité du gouvernement à donner des vraies de la pénurie du gaz butane, les initiateurs de cette marche du 25 avril ne veulent pas se taire devant toute menace même si le leader est mis aux arrêts par la force du pouvoir.

Il ne serait pas étonné de son arrestation, puisqu’il a pris l’engagement de défendre la cause de sa population. Se taire devant les cris de la population serait pour lui un péché.

Comme quoi, les initiateurs ont été interpellés hier 23 avril par le ministre de sécurité mais la rencontre n’a pas eu lieu. « Puisque la rencontre n’a pas eu lieu chacun doit se vaguer à ses occupations celles d’aller mobiliser la population pour la marche… », soulignent-ils.

 

 

 

L’OIT, Près de 400 millions de personnes blessées au travail.

L’organisation internationale du travail (OIT) révèle dans son dernier rapport 2018-2019, que 374 millions de personnes sont blessées ou tombent malades dans des accidents liés au travail.

Intitulé « La sécurité et la santé au cœur de l’avenir du travail – Mettre à profit 100 ans d’expérience », ce rapport estime que le coût des journées de travail perdues pour des motifs liés à la sécurité et la santé au travail (Sst) représente près de 4 % du Pib mondial et, dans certains pays, jusqu’à 6 % du Pib.

« Les changements dans les pratiques de travail, la démographie, la technologie et l’environnement créent de nouvelles préoccupations pour la sécurité et la santé au travail », note ledit rapport. Qui souligne que « pour nombre de travailleurs, partout dans le monde, les risques psychosociaux, le stress lié au travail et les maladies non transmissibles sont un motif d’inquiétude croissante ».

En fait, l’Oit considère qu’actuellement, la durée du travail d’environ 36 % de la population active mondiale est excessive (plus de 48 heures par semaine.

Santé : Le Tchad, libre de tétanos maternel et néonatal

L’organisation mondiale de la santé (OMS) a décerné une attestation au ministère de la santé publique du Tchad pour ses efforts ayant abouti à l’élimination du tétanos maternel et néonatal pour la période du 01 janvier au 31 décembre 2018.

Cette attestation est décernée au Tchad, parce qu’il a été déclaré pays indemne de polio par la Commission régionale de certification pour l’Afrique (CRCA) et dans la période de janvier à décembre 2018, le pays a fait encore une enjambée dans la lutte contre l’élimination du  Tétanos Maternel et Néonatal. Ce qui est prouvée après la « pré-validation» en 2017 et une enquête du 21 janvier au 14 février 2019. Il est confirmé que le Tétanos Maternel et néonatal est éliminé dans tous les districts sanitaires du Tchad, souligne le représentant de l’organisation mondiale de la santé, Dr Jean-Bosco Ndihokubwayo   

« Ce bon résultat est la concrétisation des efforts louables déployés par les plus hautes autorités du pays et particulièrement vous Monsieur le Ministre, qui ne cessez d’orienter toutes les équipes pour atteindre les meilleurs indicateurs de santé. Je voudrais donc au nom du Sous-directeur Général de l’OMS en charge de la santé de la famille, de la femme, de l’enfant et de l’adolescent, vous remettre ce certificat pour les efforts inlassables fournis par le Tchad pour atteindre ce résultat, tout en vous encourageant à les maintenir pour consolider cet acquis », témoigne-t-il.

Le représentant de l’OMS, demande au ministère de la santé de maintenir ses efforts soutenus pour la mise en œuvre des recommandations issues de l’enquête de validation. « Atteindre et maintenir en vaccination de routine une couverture VAT2+ >80% dans chaque district »

« Le maintien du statut de pays ayant éliminé le tétanos maternel et néonatal reste un défi que le Tchad doit relever. Mais connaissant les acteurs en place, votre leadership et votre engagement dans pour améliorer la santé de la population Tchad, je ne doute pas un seul instant que ce défi sera relevé avec brio », conclu-t-il.

Sécurité : attaque de Boko Haram à Tetewa, des militaires tués 

Les éléments de Boko Haram ont attaqué ce mardi la localité de Tetewa dans la sous-préfecture de Kanguelan, au sud-ouest de Bol. L’attaque a provoqué la mort de quatre éléments des forces de défense et de sécurité du Tchad et a fait deux blessés. 

Six combattants de Boko Haram ont été tués, selon une ONG humanitaire basée au Lac Tchad. Cette même source ajoute que les éléments de Boko Haram auraient réussi à emporter leurs blessés. 

Le commandement militaire est déjà sur place pour évaluer les dégâts

Alwihda

L’opposant équato-guinéen Andres Esono Ondo, libéré et transféré vers son pays

Après avoir passé 12 jours dans le bagne carcéral de N’Djamena, l’opposant équato-guinéen Andres Esono Ondo a été libéré et déposé à l’aéroport de N’Djamena pour un retour dans son pays via Douala. Il a pris un vol qui a décollé ce 24 avril 2019 vers 7h50 du matin. 

Il a choisi de rentrer chez lui et non de partir en exil, selon une source de l’opposition démocratique tchadienne.

Andres Esono Ondo a été arrêté à Mango, le 12 avril dernier à Mango la province du Guerra, où il partait pour le congrès de l’UNDR de Saleh Kebzabo.  

 

La plateforme interconfessionnelle, appelée a plus de prières et prêches face à Boko Haram

Une rencontre d’échanges sur le rôle de la plateforme interconfessionnelle est tenue ce mardi 23 avril 2019 par le ministre d’Etat, ministre secrétaire général de la Présidence de la République Kalzeubé Payimi Deubet avec les leaders de trois confessions religieuses.  

Une rencontre qui selon le ministre d’Etat, ministre Secrétaire général de la Présidence de la République, M. Kalzeubé Payimi Deubet a pour objectif de pérenniser le contact et dans l’optique d’échanger les points de vue sur des préoccupations du pays « Du fait de leur engagement et de part leur rôle, les leaders religieux sont devenus des partenaires incontournables du Gouvernement », indique-t-il.  

« L’arme redoutable dont ils disposent, qu’est la prière, est mise opportunément au service du vivre ensemble », s’est félicité le Ministre d’Etat. « Plus les prières sont insistantes, mieux le pays se porte », poursuit-il, invitant les leaders des trois confessions à entretenir au mieux et renforcer de manière continue les bons rapports qu’ils entretiennent, notamment au sein de la plateforme interconfessionnelle.

Kalzeubé Payimi Deubet sollicite la multiplication des prêches et des prières afin de faire face au terrorisme. « La menace pesante de Boko Haram exige des tchadiens un resserrement des rangs et une unité dans l’action ».

Conscient de cette situation, la plateforme interconfessionnelle, par la voix du Cheikh Mahamat Khatir Issa, Président du Conseil Supérieur des affaires islamiques du Tchad et Mgr Edmond Djitangar Goetbé, Archevêque métropolitain de N’Djamena, ont réitéré leur engagement à œuvrer davantage pour que tout problème à caractère religieux ne vienne mettre à mal la coexistence harmonieuse des différentes communautés  au Tchad. Aussi, promettent-ils de ne baisser la garde face aux menaces terroristes.

 

 

 

La Couverture de Santé Universelle (CSU), bientôt au Tchad

Une journée d’information et de sensibilisation sur la couverture de santé universelle (CSU) des acteurs ministériels  est organisée ce matin 23 avril 2019

Après la tenue de la réflexion sur la problématique des médicaments au Tchad, il est temps pour que les acteurs ministériels et les bénéficiaires de la couverture de santé universelle soient informés. Raison pour laquelle le ministère de la santé publique organise la journée d’information et de sensibilisation à l’intention des acteurs ministériels.

La question de la couverture de santé universelle est l’un problème que rencontre les pays en développement. Ce qui engendre de nombreux défis sanitaires notamment les maladies transmissibles et non transmissibles, les taux élevés de mortalité maternelle et infantile, la pénurie des ressources humaines pour la santé, la circulation de faux médicaments et les épidémies récurrentes avec des conséquences désastreuses sur les populations.

« Le meilleur moyen d’améliorer cette situation consiste à instaurer la Couverture Santé Universelle, définie par l’OMS et l’Union Africaine comme « la situation dans laquelle toutes les populations peuvent obtenir les services de santé dont elles ont besoin et qui répondent aux normes de qualité et d’efficacité sans que le coût de ces services n’expose les usagers à des difficultés financières », souligne le Dg du ministère de la santé, Dr Rohingalaou Ndondou,

La Couverture Santé Universelle, est une composante de la Stratégie Nationale de Protection Sociale et est considérée comme l’un des  piliers central dans la lutte contre la pauvreté et la vulnérabilité inscrite dans le PND 2017-2021.

Selon Dr Rohingalaou Ndondou malgré tous les efforts consentis par l’Etat, force est de reconnaître que la population tchadienne se sent encore insuffisamment protégée face aux problèmes de santé auxquels elle est confrontée.

Dans la stratégie nationale de CSU, un mécanisme de solidarité nationale a été mis en place afin que les plus démunis puissent accéder aisément aux services de santé sans qu’elles en supportent les conséquences financières.

 

 

 

 

 

 

 

 

La marche contre la pénurie du gaz est maintenue pour le Jeudi 25 Avril 2019

Pourtant interdite par un courrier rendu public, les initiateurs se disent motiver plus que jamais à aller jusqu’au bout de leur force, à travers un communiqué remis à APA ce mardi.

Alors que le Ministre de la Sécurité Publique tenait à entretenir une tête à tête avec ces initiateurs, ceux-ci ont riposté par une annulation de la rencontre et ont remis à APA un communiqué notifiant leur stratégie de secours pour contrecarrer les barrières potentielles lors de la marche. Pour eux, cette marche pacifique devrait en l’occurrence, être encadrée par les autorités compétentes mais c’est tout le contraire, néanmoins « on va marcher quand-même, courir, sauter si possible » selon les propos de Jean Bosco.

Les mesures prises par les autorités, relatives aux interdictions de marche sont illégales, et comportent d’énormes irrégularités, d’ailleurs même que la lettre soit signée un jour férié. Aucun courrier ne leur a été adressé mais rendu directement public, a déploré la coalition. Pour les artistes, la peur a déjà quitté leurs corps et le temps n’est plus aux paroles mais aux actes.