Une Ong donne de l’eau potable à la population de Mangalmé

Du 24 au 26 avril dernier, l’Ong Oxfam Intermon a remis officiellement les clefs de trois mini-adductions d’eau à poste autonome à base des panneaux solaires dans le département de Malgalmé. La cérémonie d’inauguration a été présidée respectivement par les sous-préfets (d’Eref, Mangalmé rurale, et de Kouka) des circonscriptions dont relèvent les villages bénéficiaires à savoir Saraf-Ousba, Mouraye et Chédidé.

Trois châteaux sont implantés dans les cantons Moubi Zarga, Moubi Goz et Dadjo II, dans le département de Mangalmé, province du Guéra. Ces trois ouvrages d’un montant de 21 519 050 Fcfa chacun ont été réalisé sur fonds propre de cette Ong avec l’appui de ses partenaires : Union Européenne et Asradd. Dans le cadre de son projet « Résilience et adaptation aux vulnérabilités climatiques pour une sécurité alimentaire et nutritionnelle durable au Tchad dans les provinces du Guéra, Ouaddaï et Wadi-Fira ». Oxfam abrège la souffrance de ces habitants qui, par le passé buvaient l’eau de mauvaise qualité, comme en témoigne le chef du village, Brahim Djibrine.  Selon lui, avant la réalisation de cet ouvrage, ses administrés et lui se disputaient l’eau des pluies ou s’abreuvaient de l’eau des puits traditionnels ouverts.

« Avant, nos enfants rentraient à la maison avant la fin de l’heure à cause de la soif, maintenant ils étanchent leur soif avec joie et finissent les heures des cours», s’est exclamée Hawa Issa, parente d’élève. Le château est implanté juste à 50 mètres de l’école.

« Vous avez une mini-adduction d’eau dans votre village grâce à vos partenaires privilégiés à savoir Oxfam et Asradd. Depuis 2010, l’Ong Oxfam continue d’œuvrer pour le bien-être de la communauté du département de Mangalmé en général. Avec ce mini-château, la communauté de Saraf-Ousba est épargnée des maladies hydriques », s’est réjoui le sous-préfet de Kouka, Idriss Yaya Brahim avant d’ajouter que les villages bénéficiaires de ces points d’eau ont changé de physionomie et de comportement et qu’ils aspirent à une bonne santé et au bien-être.

Dès son implantation, Oxfam a commencé à sensibiliser la population à l’hygiène, à l’assainissement et en réhabilitant des pompes à motricité humaine, à en construire des nouvelles et des puits ouverts. Rien que dans le département de Mangalmé, cette Ong humanitaire a pu construire 13 forages à motricité humaine, 3 mini-addictions d’eau, plus de 30 points d’eau réhabilités et 8 puits modernes construits. « Il est très bon que le village Saraf-Ousba ait ce château, car le village est devenu immense et cela va soulager la communauté en matière d’accès à l’eau potable », a renchéri Ali Aminami, représentant le délégué provincial du ministère de l’eau.

Ledit village compte 4567 habitants. Le représentant du chef de base Oxfam Mangalmé, Jacques Maboundou, a exhorté pour sa part, la population bénéficiaire de bien prendre soin de cet ouvrage.

Boudina David

Crise cardiaque : Conseil d’un cardiologue

La crise cardiaque est une des causes de la mortalité dans le monde. Plusieurs personnes qui souffrent de cette maladie ne sont pas souvent informées sur comment se prendre de cette situation. Cependant, les cardiologues conseillent ceci :

  1. Disons qu’il est 19h25 et vous rentrez chez vous (seul bien sûr) après une journée exceptionnellement difficile au travail.
  2. Vous êtes vraiment fatigué, bouleversé et frustré.

3 Tout à coup, vous commencez à éprouver une douleur dans la poitrine qui commence à s’irradier dans votre bras et votre mâchoire vers le haut et dans le coeur . Vous êtes à seulement  cinq kilomètres de l’hôpital le plus proche de votre maison.

  1. Malheureusement, vous ne savez pas si vous serez en mesure d’aller aussi loin.
  2. Vous avez reçu une formation en RCR, mais la personne qui a enseigné le cours ne vous dit pas comment l’exécuter sur vous même.
  3. Comment survivre à une crise cardiaque quand vous êtes SEULS? la personne dont le cœur bat mal car beaucoup de gens sont seuls quand ils souffrent d’une crise cardiaque sans aide, et qui commence à se sentir faible, a seulement environ 10 secondes avant de perdre conscience.
  4. Cependant, ces victimes peuvent s’aider eux mêmes en toussant à plusieurs reprises et très vigoureusement. Une respiration profonde à prendre avant chaque toux et la toux doit être profonde et prolongée, comme lors de la production des crachats dans le fond de la poitrine. Une respiration et une toux doivent être répétées toutes les deux secondes et tenir jusqu’à l’arrivée, ou jusqu’à ce que le cœur se remette à battre de nouveau normalement.
  5. respirations profondes pour obtenir l’oxygène dans les poumons et les mouvements de toux relance le cœur et garde le sang en circulation. La pression sur le cœur contribue également à rétablir le rythme cardiaque normal. De cette façon, les victimes d’une crise cardiaque peuvent se rendre à l’hôpital.

S’informer sur toute sorte de maladie et surtout comment se sauver et sauver d’autres personnes pourrait réduire de nombreux risques liés aux aux de mortalité dans le monde.

Kaldor/Wathsapp.  

TECHNO MOBILE propose aux consommateurs sa nouvelle SPARK3

S&N Consulting agence de communication agis au nom  de Techno Mobil met son SPARK3 sur le marché.

Après ses différentes marques de produits, Techno Mobile veut proposer un téléphone qui répond aux besoins des consommateurs locaux. La SPARK3 est un nouveau produit avec une intelligence artificielle, double camera permet d’avoir des images en haute qualité et en temps réel. La SPARK3 a une garantie de 13 mois, rassure le manager Abbas Yonyone Nana, ajoutant que cette marque proposée permet d’économiser plus les data et une performance de 5000 mA de batterie qui peut aller de deux à trois jours.

Revue de presse : A la Une, destitution du chef de file de L’opposition démocratique

« Kebzabo déçu », titre L’Observateur à sa Une. La Cours Suprême a tranché net ! S’exclame-t-il. Monsieur Saleh Kebzabo n’est plus chef de file de l’opposition tchadienne, conformément à l’articule 7 de  l’ordonnance 040/PR/2018 du 30 août 2018 relatif aux conditions de désignation du chef de l’opposition démocratique. Désormais, c’est le député Félix, président de l’URD qui devient ipso facto, le chef de file de l’opposition tchadienne.

Saleh Kebzabo, destitué de son statut de chef de l’opposition. Le leader de l’Union nationale pour le développement et le renouveau (UNDR) cri au complot. Ecrit L’hebdomadaire La Voix. « La chute du baobab », poursuit-il. Les vents défavorables s’amoncèlent autour de l’ex leader de l’opposition. Croc-en-jambe et uppercuts pleuvent tous azimuts. Mais Saleh Kebzabo n’entend pas lâcher du lest.

« Saleh Kebzabo est-il victime d’une machination ? » S’interroge le trimensuel Abba Garde. Beaucoup d’observateur, à la lecture de la décision de la Cour Suprême, pensent que Kebzabo a raison. En effet, la décision de la Chambre Constitutionnelle  de cette Cour fait suite à « une requête en interprétation de l’article 7 de l’ordonnance n° 040/PR/2018 du 30 août 2018 portant Statut de l’opposition démocratique » introduite par le Secrétaire Général du Gouvernement chargé des relations avec l’Assemblée Nationale. Donc pour ces observateurs, elle devait se limiter à l’interprétation de ce texte et non prendre la décision de remplacer le chef de file de l’opposition.

« Kebzabo bientôt en prison », informe Le Visionnaire. La sortie médiatique du président de l’Udr, le 20 avril dernier refusant de reconnaitre qu’il n’est plus le chef de file de l’opposition risque de lui être fatale. Une plainte contre lui pour usurpation de titre en gestion. Les choses s’annoncent très mal pour l’ex chef de file de l’opposition tchadienne qui dit que tant le mandat de l’actuelle législature court, personne ne peut le détrôner selon l’article 8 de la loi 40 portant statut de l’opposition démocratique au Tchad.

KITA Ezéchiel

Les victimes de crimes de Hissène Habré commémorent le 27 Avril 2017

L’Association des Victimes de Crimes du Régime de Hissène Habré (AVCRHH) a fait un point de presse ce matin dans les locaux de ladite association. Le 27 Avril 2017 – 27 Avril 2019, soit deux ans après la condamnation de l’ancien président Hissène Habré.

Deux ans jour pour, une date à laquelle les tchadiennes et tchadiens se sont senti un peu soulager suite au verdict clouant Hissène Habré dans les murs d’une prison. « Auteur du malheur profond du peuple tchadien de 1982 à 1990 », c’est ainsi que ses victimes le nomme.

Ce point de presse vient à point nommé après le mémorandum à l’attention du Gouvernement de la République du Tchad des victimes de crimes du régime de Hissène Habré, exigeant l’exécution et la mise en application de la décision de justice du 25 Mars 2015, aux fins de l’indemnisation des victimes de Hissène Habré, et que les bourreaux de l’ex DDS soient remis dans leurs lieux de détention, ils exigent également du gouvernement tchadien de s’investir dans la mise en œuvre du fonds de réparation. Ils demandent donc par ailleurs au gouvernement d’ériger les locaux de l’ancienne DDS en un musée et la saisie immédiate de tous les biens des condamnés.

Bien que la procédure a duré 17 ans, ils se disent désormais soulager, mais seulement, la douleur et la colère causées par les autorités leur noue encore la gorge. Ils tiennent le gouvernement pour responsable d’enrayer l’impunité et se donne le droit de ne pas appliquer une décision de justice. Pour eux, c’est un procès préparer et organiser par ce même gouvernement qui clame très haut n’avoir apporté ni or et argent mais la démocratie.

« Aujourd’hui, les victimes veulent encore se souvenir de ce moment inéluctable de joie et de satisfaction il y a de cela deux ans. Personne n’a cru que le lion de l’Unir, Hissène Habré serait trainé devant de juridictions un jour, surtout que ce dictateur ayant cru avoir réussi à emballer Abdoulaye Wade et ses pairs, mieux un bon nombre de la jeunesse sénégalaise de Yakam », a déclaré Clément Abaïfouta, président de l’AVCRHH

Littérature : « Le Droit de la Fonction Publique »

C’est le thème intitulé par Mahamat Zene Youssouf pour désigner son livre « Le Droit de la Fonction Publique au Tchad et le Statut Général de la Fonction Publique » présenté ce samedi 27 avril 2019 au Centre Al-Mouna.

Après avoir écrit son premier livre sur « le rôle de la police dans un Etat du Droit » parue en 2015, aujourd’hui l’auteur revient pour expliquer ce que sait la Fonction Publique dont beaucoup fonctionnaires ne connaissent pas et que les jeunes rêves d’y entrée.

Le livre est composé de sept (7) chapitres et environ deux cent pages, le livre vise à répondre au besoin quotidien des fonctionnaires tchadiens de mieux connaitre le système de leur fonction publique. L’auteur définit chaque chapitre avec clarté et précision.

L’ouvrage permettra également aux fonctionnaires de trouver des diverses notion pour bien comprendre la fonction publique et faire valoir ses droits et devoir dans le cadre de sa mission vis-à-vis de l’Etat. Car aucun pays au monde ne peut se développer sans la participation de ses enfants. Par ailleurs, cet ouvrage est destiné non seulement aux fonctionnaires et responsables des services publics, mais également aux étudiants et toute autre personne qui s’intéresse à la fonction publique régissant ladite institution.

Pour l’autre du livre, la fonction publique désigne l’ensemble du personnel employé par l’Etat et les collectivités publiques soumis aux différents régimes juridiques. Elle est définie également comme l’ensemble des personnels qui occupent à titre professionnel un emploi permanent et rémunéré dans les services des personnes publiques et qui sont soumis à un statut de droit public.

Les sept (7) chapitres abordés sont : les organes de gestion de la fonction publique en chapitre 1, l’organisation et le fonctionnement de la fonction publique en chapitre 2, l’organisation de la carrière du fonctionnaire en 3ème chapitre, les récompenses et les sanctions du fonctionnaire en chapitre 4, les droits et libertés par le chapitre 5, les devoirs et les obligations en 6ème chapitre et le contentieux de la fonction publique en chapitre 7.

Mahamat Zene Youssouf est né le 1er janvier 1983 à Moussorro (Kanem). Il est Doctorant en Droit Public et titulaire d’un Diplôme d’Etudes Approfondies (D.E.A) en Droit Publique Fondamental. Il est également enseignant dans les Universités et Instituts (ENA, ENP, Emi-Koussi, HEC-Tchad, ISCAM, ISG, etc.). Actuellement, il est le Directeur des Statistiques Sanitaires, de la Recherche et de la Planification au Ministère de la Santé Publique.

L’ouvrage « Le Droit de la Fonction Publique au Tchad et le Statut Général de la Fonction Publique » est à 6 000 FCFA, édition Al-Mouna.

Urgent: les manifestants du 25 avril sont confiés à leurs avocats   

Suite à la descente du  procureur de la République, près le Tribunal de Grande Instance de N’Djamena à la coordination de la police judiciaire ce matin 27 avril 2019,  les 13 jeunes arrêtés le 25 avril dernier devant l’assemblée nationale pour la marche contre la pénurie du gaz butane ont été remis à leurs avocats. Une descente qui a permis aux médias et les associations des droits de l’Homme d’accéder à la cour de la coordination.

Toilette publique : Un besoin capital mais très incommodant

Malgré l’aspect peu reluisant de nos toilettes publiques, la fréquentation est trop forte, faute d’alternatives de besoin pressant. C’est le cas des toilettes publiques dans les marchés, bars, alimentations voire certains hôtels de la place.

Ces toilettes publiques traduisent une utilisation inadéquate et un entretien de mauvaise qualité : manque d’entretien, personnel débordé, vandalisme, pénurie d’eau sont autant des facteurs qui contribuent à cela.

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), l’absence de toilettes au domicile de nombreuses familles a un impact important sur la santé et sur le développement. Des toilettes à domicile épargnent à la famille des maladies et du temps perdu tout au long de la journée.
2,5 milliards de personnes dans le monde n’ont toujours pas accès à des toilettes, dont 610 millions en Afrique subsaharienne. La nécessité de l’accès aux latrines est reconnue, estime l’OMS.

Manque de notions d’hygiène

Dans l’imaginaire collectif, les toilettes publiques sont des endroits sales, remplis de germes qui peuvent transmettre des maladies, bien sûr mais de la pensée humaine, la notion d’hygiène relève de toute personne voulant être en bonne santé, se doit de savoir se comporter : papier hygiénique, de l’eau et du savon pour se laver les mains après le besoin.

En sus de cela, c’est les femmes qui sont les plus exposées, parce qu’elles ont fréquemment besoin d’utiliser des toilettes des marchés ou d’un passage public.

Dans les toilettes publiques, la contamination de certaines maladies comme streptocoques, bactérie E. Coli, staphylocoques, hépatite A, bactérie shigelle, grippes saisonnière et des infections mycosiques cutanées sont fréquentes.

Rôles des communes

Face à la demande grandissante du public, les communes doivent construire des toilettes publiques modernes mais payantes pour les usagers afin d’éviter des maladies.

 

 

Les européennes dans le viseur, Emmanuel Macron maintient le cap

Les réponses apportées, jeudi, par Emmanuel Macron après trois mois de grand débat national ont illustré sa volonté de maintenir en l’état ses orientations politiques tout en coupant l’herbe sous le pied de ses principaux adversaires aux européennes.

« Après le grand débat, rien ne sera comme avant », avait promis début avril la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, dans un entretien au Parisien. Force est de constater que le cap tracé par Emmanuel Macron, jeudi 25 avril, ressemble en réalité en tout point, ou presque, à celui qu’il avait fixé il y a deux ans lors de son arrivée à l’Élysée.

« Je pense très profondément que les orientations prises durant ces deux premières années, à bien des égards, ont été justes », a d’ailleurs affirmé le chef de l’État au début de son propos, assurant que « les transformations en cours et les transformations indispensables à faire dans notre pays ne doivent pas être arrêtées ».

Ceux qui espéraient un changement de politique radical pour répondre à l' »injustice fiscale, territoriale et sociale » exprimée, selon Emmanuel Macron, par le mouvement des Gilets jaunes et par les Français à l’occasion du grand débat nationalont sans doute été déçus. Si le président de la République, qui a promis « une nouvelle méthode » et une « nouvelle manière » de gouverner, a reconnu s’être demandé s’il faisait « fausse route », sa réponse fut sans équivoque : « Je crois tout le contraire », a-t-il tranché, estimant au passage que ses réformes commencent à porter leurs fruits.

Jeu d’équilibriste sur l’âge de départ à la retraite

À défaut de rétablir l’impôt sur la fortune (ISF), d’annoncer des mesures fortes pour lutter contre l’évasion fiscale, de mettre en place le référendum d’initiative citoyenne (RIC), de reconnaître le vote blanc, de supprimer la TVA sur les produits de première nécessité, d’annoncer le recrutement de personnels hospitaliers ou d’enseignants pour les écoles, les réponses apportées par le président de la République, jeudi soir, visaient davantage à couvrir des « angles morts » de sa politique, selon ses propres mots.

Les problématiques liées aux territoires oubliés de la République ont ainsi figuré en tête de ses priorités. Emmanuel Macron a d’abord promis « un nouvel acte de décentralisation » pour 2020, sans oublier de souligner l’importance des élus locaux. Il a également tenté de rassurer sur la présence des services publics : aucune fermeture supplémentaire d’école ou d’hôpital n’aura lieu d’ici la fin de son quinquennat et qu’une « profonde réforme de l’administration » sera présentée en mai. Celle-ci visera à déployer « plus de fonctionnaires sur le terrain » tout en supprimant des postes « en administration centrale ». Dans cette optique, le chef de l’État a annoncé la création dans chaque canton, d’ici 2022, de lieux appelés « France Services » dans lesquels seraient regroupés plusieurs services publics.

Les classes moyennes payant l’impôt sur le revenu (IR) étaient également au programme du président. Ce dernier leur a promis une baisse de 5 milliards d’euros de l’IR qui sera financée par la suppression de certaines niches fiscales pour les entreprises, par la baisse de la dépense publique et par des départs retardés à la retraite. Sur ce dernier point, Emmanuel Macron joue les équilibristes : il tient sa promesse électorale de maintenir l’âge légal de départ à la retraite à 62 ans, mais annonce en même temps qu’il faudra à l’avenir travailler plus longtemps pour bénéficier d’une retraite à taux plein.

Emmanuel Macron reprend les thématiques de la droite

Enfin, après être revenu en décembre sur la hausse de la CSG pour les retraités qui perçoivent moins de 2 000 euros par mois, Emmanuel Macron a promis de réindexer sur l’inflation les retraites inférieures à ce même montant à partir de 2020 et d’étendre la mesure à l’ensemble des retraités à partir de 2021. Le président de la République a également exprimé son souhait qu’aucune pension de retraite ne soit, à terme, inférieure à 1 000 euros par mois pour ceux ayant une carrière complète.

Territoires, impôts des classes moyennes, retraités : tout en répondant aux préoccupations réelles de certaines catégories de Français, Emmanuel Macron parvient par la même occasion à couper l’herbe sous le pied de Laurent Wauquiez (Les Républicains) et de Marine Le Pen (Rassemblement national), dont les critiques à son encontre portent presque systématiquement sur ces trois thèmes.

Et pour se prémunir de ses deux principaux adversaires aux élections européennes du 26 mai, le président est allé encore plus loin : il a plaidé pour un débat annuel au Parlement sur la politique migratoire, évoqué une refonte de l’espace Schengen et mentionné « un islam politique qui veut faire sécession avec notre République ». L’immigration, les frontières et la lutte contre l’islamisme radical ont pourtant été des sujets très peu abordés par les Français lors du grand débat national. Emmanuel Macron vient néanmoins de les installer comme des questions majeures du prochain scrutin européen.

 France 24

Pourquoi la puberté apparaît de plus en plus tôt chez les filles

L’âge du développement des seins a clairement baissé, tout comme celui de l’apparition des premières règles.

En cent ans, l’âge des premières règles est passé de 14 à 12 ans. Un phénomène préoccupant particulièrement observé aux États-Unis, comme le relève un article de la journaliste Virginia Sole-Smith pour Scientific American.

On y découvre l’histoire de Josie, petite fille de 8 ans dont les premières règles et la poitrine sont apparues quand elle avait 7 ans. «Une expérience traumatisante pour elle comme pour moi», confie Magen, la mère de l’enfant.

Car en plus de règles précoces, certaines petites filles développent une poitrine de plus en plus tôt. Selon Frank Biro, chercheur travaillant sur les problèmes liés à la maturation pubertaire au Centre médical de l’hôpital pour enfants de Cincinnati, «nous assistons aujourd’hui à un développement des seins dix-huit mois ou deux ans plus tôt qu’il y a quelques décennies».

L’âge moyen du développement des seins s’établit désormais à 8,8 ans pour les filles afro-américaines, 9,3 ans pour les hispaniques, 9,7 ans pour les caucasiennes et 9,7 ans pour les Américaines d’origine asiatique. «L’âge du développement des seins a clairement baissé, tout comme celui de l’apparition des premières règles. Deux indicateurs préoccupants», commente le chercheur.

La faute aux perturbateurs endocriniens

L’explication la plus probable pour expliquer la survenue plus précoce des règles et du développement de la poitrine est à chercher du côté du poids des petites filles. Depuis une génération, le pourcentage plus élevé de graisse corporelle dans leurs organismes entraîne une activation précoce de la glande pituitaire, qui produit les hormones responsables de la puberté.

«Ce qu’il faut se demander, c’est pourquoi l’IMC a augmenté, s’interroge Frank Biro. La diminution de l’activité physique et une alimentation plus calorique font probablement partie du casse-tête. Mais je pense que les produits chimiques qui perturbent notre système endocrinien, auxquels nous sommes quotidiennement exposés, est un autre élément crucial.»

Des produits comme les phtalates ou le bisphénol A auraient une influence sur la manière dont les cellules et l’organisme régulent le métabolisme des petites filles, ce qui affecte ensuite la production d’œstrogènes.

«Le stress peut aussi modifier votre taux d’œstrogènes», précise Frank Biro, qui recueille actuellement des données montrant que les filles qui commencent tôt leur puberté subissent une plus longue «fenêtre de susceptibilité», c’est-à-dire une période où l’organisme est plus sensible aux perturbateurs endocriniens.

Le corps est alors particulièrement vulnérable aux expositions environnementales, qui peuvent avoir un impact sur la santé ultérieure des jeunes filles. «Nous savons par exemple qu’à chaque année gagnée avant l’apparition des premières règles, vous diminuez le risque de cancer du sein préménopausique et postménopausique de 4% à 8%», souligne Frank Biro.

Slate fr