Mossosouk, met 37 entrepreneurs digitaux sur le marché

Lancée le 21 janvier dernier, la première édition de formation des entrepreneurs digitaux sur le thème « devenez un entrepreneur digital », vient d’être clôturée ce 30 mars 2019 au siège de Mossosouk e-commerce.

Ce sont au total 37 participants dont 8 femmes qui ont bénéficié de la formation en entrepreneuriat digital sur les modules : Développement web ; Développement Mobile ; Infographie Design ; Digital Marketing et Entrepreneuriat.

Une formation qui selon le directeur de Mossosouk e-commerce, M. Andreas Koumato s’inscrit dans la vision de faire de l’économie numérique un vecteur de développement et invite les gens à s’investir plus dans l’économie numérique.

« L’avenir ça va se jouer dans l’économie numérique. C’est ma conviction. C’est ce que les experts disent à l’international, l’Afrique a tout à gagner avec l’économique numérique.  Au Tchad, on est en retard sur cette question. Mais on ne va pas attendre la saison de pluie avant de préparer son sol. Donc il faut se préparer dès maintenant avec le rabais des coups de connexion. Ce qui montre qu’il y a un véritable marché qui va se créer dans le futur », déclare-t-il.

Les participants, ont tous exprimé leur  reconnaissance à Mossosouk avant de souligner que la formation était au delà des attentes. Quelques uns ont même déjà lancé leurs applications mobiles et d’autres ont créé des sites web, monté des vidéos, réalisé les produits de publicité…

Parlant des difficultés, le directeur, M. Andréas Koumato, elles sont d’ordre technique mais il compte améliorer cela pour la prochaine édition, qui sera lancée après la fête de ramadan.

 

 

 

Fait divers : Ils l’ont déterré deux ans après

Depuis quelques jours, au cimetière de Toukra dans le 9ème  arrondissement de N’Djamena, un tombeau vide attire plus l’attention  de ceux qui viennent pour enterrer leurs morts.

Un caveau défoncé, au dedans, le cercueil cassé en plusieurs morceaux, le corps retiré. Un fait qui attire plus l’attention de tous les usagers du cimetière de Toukra depuis bientôt deux semaines.

Plusieurs versions de faits sont entendues. « Ils l’ont déterré après deux ans. C’est parce que son mari aurait dit qu’il faut l’enterrer à côté de lui au village après sa mort », nous dit un témoin. « Non, ce n’est pas ça, le corps est volé la nuit », retorde un autre. Un autre de dire encore, « après qu’on l’a enterré ici, sa famille subit chaque jour des fouets toutes les nuits. Ce n’est pas l’endroit idéal pour elle. Elle aurait dit à ces enfants, de l’enterrer dans son village natal à Fianga. C’est pourquoi les sages ont conseillé le transfert du corps au village ».

Un autre se dit très proche de la famille, « C’est sous la demande de la famille que la voirie de N’Djamena est venue déterrer le corps pour les remettre ». Il poursuit pour dire que « le mari de la défunte, aurait dit s’il est mort à N’Djamena qu’on l’enterre à côté de sa femme ici, mais s’il est mort au village, que le corps de sa femme soit transféré au village à côté de sa tombe. C’est pourquoi ces enfants ont demandé à la voirie de leur déterrer le corps », renseigne-t-il.

La même source nous dit, pour que la voirie vienne déterrer le corps, il a fallu que la famille débourse un million de FCFA.

Il faut dire que depuis deux semaines, ce caveau vide est le seul sujet de partage et de discussion entre les fossoyeurs et tous les visiteurs du cimetière de Toukra.

Elle ne se retrouve pas au Palais de justice mais à la justice

Vendredi, 29 mars 2019, dans la salle où se déroulait la prestation de serment des avocats du barreau, une dame reçoit un appel des parents qui aimeraient bien assister à la cérémonie.

Dame : Allô ! Vous êtes où ?

Monsieur : Nous sommes au palais de justice.

Dame : Non ! Venez à la justice. La cérémonie n’est pas au palais de justice mais à la justice.

L’entourage était morte de rire mais la grande dame n’a pas bronché et continue de faire son plan.

L’internet, un luxe au Tchad

« Un an de censure des réseaux sociaux au Tchad, quelles solutions pour une sortie de l’impasse », c’est autour de ce thème que l’Internet sans frontière Tchad et les organisations de la société civile (OSC) ont organisé, hier 28 mars 2019, une conférence-débat au Centre des études, de formation et au développement (CEFOD) de N’Djamena. 

Selon les organisateurs, cela fait déjà une année, jour pour jour que les autorités tchadiennes ont instauré la censure d’internet au Tchad (28 mars 2018 et 28 mars 2019).

Pour Dariuston Blaise, représentant d’Internet sans frontière au Tchad, la lutte pour la levée de censure des réseaux sociaux au Tchad continue. « Toutes les voies légales ont été utilisées mais en vain. Nous allons saisir la cour africaine des droits de l’homme et du peuple et d’autres juridictions internationales », a-t-il déclaré.

Mahamat Nour Ahmat Ibedou, de la convention tchadienne des droits de l’homme au Tchad (CTDD), des efforts sont consentis par des avocats contre la restriction de l’intérêt à la justice, cela pour dire au monde qu’au Tchad, il y a aussi des gens qui peuvent dire non s’il s’agit de leurs droits. « Le gouvernement est entrain de marché sur le droit des citoyens, parce que les réseaux sociaux devenus un danger pour les autorités, c’est déplorable, mais il faut que le combat », a-t-il poursuivi.

Pour Narmadji Céline, porte-parole de la coalition Trop c’est Trop, l’internet crée d’emploi dans le monde d’aujourd’hui, et permet aussi aux jeunes de faire des recherches approximatives, selon elle, la censure d’internet est une grave violation de l’homme.

L’internet constitue une économie durable pour un pays, permet d’échanges positifs, humanitaires et donne à la jeunesse l’opportunité d’échange avec le monde extérieur, a soutenu Dr Succès Masra, président du parti Les Transformateurs.

Ahmat Mahamt Ahmat

 

23 nouveaux avocats ont prêté serment pour le stage

Ces jeunes nouveaux avocats du barreau ont prêté serment pour le stage, ce 29 mars 2019 au Palais de justice de N’Djamena.

Après lecture des rapports sur chacun des récipiendaires pour la représentation des cabinets respectifs pour le stage et leurs identités déclinées, le président a procédé à la prestation de serment en citant ceci : « Je jure de conserver les faits et gestes au cours de mon stage » et chaque récipiendaire de répondre ainsi : « Je le jure ».

Quelques conseils ont été adressés à l’endroit de ces jeunes avocats sur le rôle fondamental d’un avocat pour l’éclosion d’un droit, la responsabilité juridique et morale qui consiste à éclairer les magistrats qui vont décider du sort des gens.

Ces derniers sont contraints à une discipline dans l’exercice de la profession. Ils doivent collaborer et respecter leurs maitres de stage.

Coupe du monde 2022 : La sécurité de l’événement au centre d’un accord entre la France et Qatar

La France et le Qatar ont signé ce jeudi un accord de coopération autour de la sécurité de la Coupe du monde 2022 de football, lors d’une cérémonie au palais princier de Doha.  

Signé par un général de gendarmerie français et un général qatarien, il porte notamment « sur la planification de la gestion sécuritaire d’un grand évènement sportif, la surveillance des sites et enceintes sportives, la gestion des crises de haute intensité et la sécurité des systèmes d’information », selon le cabinet de M. Philippe.

Ce présent accord de coopération entre ces deux Etats, vise à construire un partenariat stratégique pour la préparation de la Coupe du monde en 2022 et la gestion de la sécurité de l’évènement, qui aura lieu en novembre et décembre au Qatar.

Le premier ministre français, Edouard Philippe a insisté sur « l’accompagnement » que la France peut offrir, en soulignant les « défis considérables » posés par l’organisation d’une Coupe du monde en matière de sécurité, de logistique, d’accueil et d’infrastructure.

« La France, les entreprises françaises, les autorités françaises se tiennent à la disposition du Qatar pour l’organisation de cet évènement », a souligné le chef du gouvernement français.

 

L’OPEP, paralysée par des divergences politiques de ses membres

L’Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (OPEP) ne représente plus que 35% de la production mondiale de pétrole. Désormais les États-Unis et la Russie sont les deux premiers producteurs mondiaux. Avec le retrait annoncé du Qatar, l’on peut se demander si l’OPEP a encore aujourd’hui un rôle à jouer.  

L’Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole est une organisation créée par plusieurs pays (à l’initiative du Venezuela et de l’Arabie Saoudite) en 1960 pour négocier avec les sociétés pétrolières la production de pétrole, son prix et les futurs droits de concession. A l’origine, l’OPEP ne comprenait que 5 pays : l’Arabie Saoudite, l’Iran, le Koweït, l’Irak et le Venezuela et produisait à eux 5, 82% du pétrole mondial. Ils sont aujourd’hui 14 et produisent 35% du pétrole mondial. Concrètement ces pays veulent s’entendre pour ajuster l’offre à la demande et contrôler les prix de ventes.

En effet le prix du baril de pétrole avant les années 1970 oscillait entre 1 et 3 $ alors qu’il est à 60 $ aujourd’hui. La scène pétrolière a bien changé depuis la création de l’organisation jusqu’aujourd’hui en 2019. Les États-Unis deviennent le premier pays producteur au monde grâce à son pétrole de schiste, la Russie est sur la deuxième marche du podium et l’Arabie saoudite, à la tête de l’OPEP, a clairement perdu de sa superbe avec les tensions au Moyen-Orient.

Et si l’OPEP représente toujours entre 33 et 40% de la production pétrolière mondiale, le départ du Qatar annoncé début décembre 2018 est-il le signal que les intérêts économiques communs des États membres n’arrivent plus à leur faire oublier leurs divergences politiques ?

L’OPEP a connu bien d’autres périodes de prix bas sans exploser pour autant, la dislocation de l’OPEP est plutôt provoquée par les fortes dissensions entre les pays chiites et les sunnites et par la récente alliance russo-saoudienne. L’organisation est de plus en plus paralysée en raison des divergences politiques entre ses membres.  fallait s’opposer à l’Occident, les pays parvenaient à surpasser leurs différends pour faire monter les prix ; mais aujourd’hui, dans un marché très fragmenté, les producteurs sont de moins en moins disposés à se serrer les coudes.

Une guerre du Pétrole

 L’Arabie Saoudite ne veut pas couper sa production pour ne pas perdre de parts de marché face au pétrole de schiste américain, affaiblissant ainsi les autres pays. La stratégie saoudienne va à l’encontre des intérêts des autres acteurs. En plus, cette baisse est moins douloureuse pour l’Arabie Saoudite puisque le pétrole saoudien est rentable à partir de 20 dollars le baril même si cette baisse creuse le déficit budgétaire saoudien. Mais cette stratégie rend la vie impossible aux pays concurrents comme le Venezuela, l’Algérie ou le Nigeria. Ce sont des pays dont environ 90% de leurs exportations sont des hydrocarbures. Le pétrole pour ces pays n’est rentable qu’à partir de 80$ le baril. Les intérêts des membres ne coïncident plus : les trois pays de l’OPEP capables de pomper davantage de brut (Arabie Saoudite, Iran, Irak) tolèrent plus facilement un fléchissement des prix du pétrole après tout, il leur suffit d’extraire plus de brut pour combler le manque à gagner.

Les onze autres membres de l’OPEP voient les choses différemment. Augmenter les quotas ne leur rapporterait rien : des prix plus bas ne feraient que réduire leurs revenus tandis que l’Arabie Saoudite et ses alliés engrangeraient les bénéfices d’une production accrue. Les réunions de l’OPEP à Vienne aboutissent de plus en plus difficilement à des accords et les divergences politiques et économiques deviennent trop marqués.

Fournisseur d’énergie (FE)

 

 

Kylian Mbappé pour 280 millions d’euros au Real Madrid ?

Florentino Pérez aurait souhaité Neymar, mais loin en est le cas de Zinedine Zidane qui mise gros sur l’international français et le prodige Kylian Mbappé.

Il faut dire que le Français a fait les gros titres de la presse pendant que France Football annonçait que le Real Madrid serait prêt à offrir pas moins de 280 millions d’euros pour Mbappé.

S’agit-il d’une stratégie à calmer le jeu pour œuvrer tranquillement en coulisse ? Ou bien Madrid a-t-il d’ores et déjà jeté l’éponge face à un élément blindé par le Paris SG ?

Faut-il un accord avec les parents Mbappé ?

Si l’on en croit l’émission El Transistor diffusée sur les ondes de la radio Onda Cero, la première hypothèse serait en effet privilégiée. D’après le média espagnol, recruter Mbappé est jugé comme pratiquement impossible aujourd’hui par les têtes pensantes de la Casa Blanca. Le Real Madrid continue de nier fermement toutes les informations de France Football, surtout pour ne pas fâcher le PSG. Mais ce n’est pas tout.

Ce n’est ailleurs un secret pour personne : le Real Madrid prépare un mercato estival d’envergure. Zinedine Zidane et la direction merengue vont avoir une enveloppe colossale pour renforcer l’équipe, et c’est surtout dans le secteur offensif que de nombreux joueurs sont attendus. Forcément, les noms de Kylian Mbappé et de Neymar sont rapidement revenus sur le devant de la scène sans oublier Sadio Mané.

On ne devient adulte qu’à partir de 30 ans

Selon une étude britannique, à 18 ans le cerveau est encore en développement et loin de sa maturité.

À 18 ans–21 ans dans certains pays, vous êtes en âge de voter, de boire de l’alcool, d’aller en prison si vous commettez un crime, et de souscrire des prêts. Pourtant, si selon l’État vous êtes alors considéré comme adulte, la réalité est tout autre. Selon les recherches d’une équipe de neurologues de l’université de Cambridge, l’âge adulte diffère pour chacun et chacune. «Donner une définition précise du passage entre l’enfance et l’âge adulte paraît de plus en plus absurde, explique Peter Jones, coauteur de l’étude. Il s’agit d’une transition bien plus nuancée qui s’effectue sur près de trois décennies.»

D’après les résultats de l’enquête, le cerveau de la plupart d’entre nous atteint sa maturité aux alentours de nos 30 ans. Avant cela, notre cortex traverse plusieurs phases de mutation qui peuvent entraîner des modifications du comportement ou de la personnalité, voire le développement de troubles mentaux.

Enfant/adulte, des catégories obsolètes

Ces résultats concordent avec le sentiment grandissant parmi les jeunes générations d’un âge adulte inatteignable. Le «I feel like a child syndrome» est un dérivé du syndrome de l’imposteur très répandu chez les millennials, empêtrés dans les dettes étudiantes, le chômage et un marché immobilier sinistré, et qui ne parviennent pas à cocher les étapes supposées obligatoires du passage à l’âge adulte comme trouver un job, quitter le nid familial, fonder une famille. Pas étonnant alors de constater un pic de déprime chez les jeunes de la génération Y, pour beaucoup en pleine crise du quart de siècle, cette dépression qui toucherait les deux tiers des 25-33 ans.

Pour Peter Jones, cette catégorisation enfant/adulte est une pure invention : «Ça arrange l’éducation nationale, la justice ou le système de santé d’avoir des paliers tranchés», affirme celui qui pense tout de même que dans le cadre de la justice, un juge expérimenté n’appliquera pas la même peine à une personne de 19 ans qu’à un ou une coupable de 30 ans. «Le système s’adapte lentement à ce qui est évident, déclare Peter Jones, il n’existe pas d’un côté l’enfance, de l’autre l’âge adulte. Les gens suivent une trajectoire. Personne n’aime l’idée d’une chenille qui se transforme instantanément en papillon.»

Source : Slate fr

 

TCHAD : SITUATION DE L’EDUCATION POUR LES REFUGIES

Dans le même élan du plan de réponse 2019 – 2020. UNHCR présente des données statistiques sur l’éducation des refugiés.

En cette rentrée 2018/2019, les effectifs globaux de scolarisation des réfugiés sont en baisse de 8.350 par rapport à la rentrée précédente soit 9%. Il faut rappeler que cette baisse concerne particulièrement les zones d’Iriba et d’Hadjer Hadid, où dans la première la fermeture temporaire du préscolaire (-4.032 élèves) faute d’engagement communautaire et dans la seconde, les incidents au camp de Bredjing ont impacté les inscriptions (-6.574 élèves).

Dans la sous-délégation de Goré, par contre, suite à l’afflux de janvier 2018, les effectifs ont augmenté de 4.630 élèves mais des efforts restent à fournir en termes d’équité et de rétention scolaire. Au Lac, les effectifs sont en légère baisse suite au mouvement de certaines familles pour des activités de livelihood près des bras du lac. Toutefois, l’afflux de janvier 2019 devrait entrainer une augmentation des effectifs d’environ 50% dans les semaines à venir. 85 032 réfugiés scolarisés et 2 329 Nationaux scolarisés dans les établissements scolaires des camps.