Tchad: Opposition politique: Saleh Kebzabo détrôné

Depuis hier soir, l’opposition tchadienne a un nouveau chef de file. Il s’agit du député Romadoumngar Félix Nialbé, président du groupe parlementaire de l’URD.

C’est une décision rendue par le président de la Cour suprême, M. Samir Adam Annour, saisi par le président de l’Assemblée nationale, Dr Haroun Kabadi qui estimerait qu’au regard de la loi, Saleh Kebzabo a perdu son titre de chef de l’opposition, concédé au député ayant le plus grand nombre des députés à l’Assemblée nationale. Actuellement, l’Union pour le renouveau et la démocratie de feu Kamougué que dirige le député Félix a 8 députés alors que l’Undr de Saleh Kebzabo n’en a que 7.

Mais, de l’avis de certains députés, il y a une mauvaise interprétation de la loi, car, le chef de file de l’opposition tout comme le président de l’Assemblée nationale, est élu pour la durée de la législature. La loi n’aurait pas prévu des remplacements en plein mandat sauf qu’en c        as de décès. Saleh Kebzabo pourrait attaquer cette décision prise par le président de la Cour suprême. Affaire à suivre !

Le Visionnaire

Dictateurs africains, faisons-nous des donneurs de leçons !

Après tant d’années de prison, le peuple africain a compris qu’il faudrait rompre la chaine sans aucune aide extérieur. L’on assiste depuis la chute de Mobutu à Oumar el-Béchir à la fin terrible et/ou tragique des dictatures africaines. 2019 a sonné aussi mal sur Bouteflika d’Algérie et El-Béchir du Soudan. A qui le prochain tour ?

Surtout que ces exemples de la fin de ces hommes d’Etat sont vraisemblablement vraisemblables, la leçon que l’on peut tirer est que le peuple est assez mur dans ces pays à prendre leur destin en main. Ces agissements et colères des peuples longtemps martyrisés ; mortifiés, bref prisonniers de leurs présidents, ont compris qu’il faudrait rompre la chaine sans aucune aide extérieurs.

Arrivés au pouvoir pour la plus part par des coups d’Etat, aujourd’hui la parie se paie ; « ils sortent par humiliation et dans une honte totale ». Cela est plus que les douleurs de l’enfantement. Une femme en travail perd de fois connaissance mais cela est logique puisqu’elle verra naitre son bébé. « C’est du bonheur après tout ». Mais pour ces dirigeants dictateurs, Il est cependant très douloureux qu’un dirigeant plein de morgue est contraint par son peuple sans arme à quitter son trône « la canne entre les jambes ».

Faisons-nous des donneurs de leçons.

Hier c’était eux Mobutu Sese Seko de l’ex-Zaïre, Blaise Compaoré du Burkina Faso, Ben Ali de la Tunisie, Moubarak de l’Egypte, et Kadhafi de la Lybie, Robert Mougabé de Zimabwe, Yaya Jammeh de Gambie, aujourd’hui c’est Abdel Aziz Bouteflika de l’Algérie et le soudanais, Oumar El-Béchir. A qui le tour de demain ?

S’il existe des points communs en matière de ressort social des différents vents, qui ont bouté tragiquement ces dictateurs, en matière de pratique de mobilisation et de caractère galvanisant d’une révolution voisine, les observateurs au long cours soulignent que chaque bouleversement est une aventure nationale, faite de spécificités et d’un chronogramme inédit.

 

 

 

Le congrès de l’UNDR à Mongo saboté

Le Congrès de l’Union Nationale pour la Démocratie et le Renouveau (UNDR) qui devrait s’ouvrir aujourd’hui à Mongo dans le Guéra n’aura pas lieu.

Selon nos sources à Mongo, c’est le pouvoir qui est aux abois face à l’organisation de ce dit congrès. Des sabotages ont été orchestrés dans la ville de Mongo pour la seule raison d’interdire la tenue de ce congrès. L’Amphithéâtre de Mongo devant abriter le congrès a été fermé. Des instructions ont été donnés aux commerçants de ne pas vendre ou mettre en location les moyens logistiques au parti de l’UNDR. Dans la nuit d’hier, jeudi vers 23h, le préfet de la localité, pragmatique en son genre a été limogé.

L’opposant principal du Président Equato-Guinéen Obiang Nguéma, Andres ESSONO, invité par Saleh Kebzabo dans le cadre de ce congrès, arrêté arbitrairement par les éléments de la surveillance de sécurité territoriale de Mongo a été transféré à N’Djamena ou il sera entendu.
Les instructions semblent-ils sont venues de N’Djamena et le gouverneur de Mongo, Mahamat Ali Hassaballah en a fait usage pour exécuter.

 

 

 

 

 

 

Bonheur Mortordé pense la jeunesse tchadienne

« Autopsie d’une jeunesse tchadienne en quête d’espoir » est un Essai écrit par Bonheur Mortordé, est une analyse sur la situation de la jeunesse tchadienne en général qui souffre de beaucoup de maux, alignant chômage et toutes formes de délinquances.

Ce livre donne aussi une lueur d’espoir à cette jeunesse tchadienne de prendre son destin en main, être acteur de développement pour un réel changement. Il interpelle à ce sujet tous les jeunes de sa génération à une prise de conscience. Et même le gouvernement a opéré un changement meilleur à cette jeunesse.

L’auteur, Bonheur Mortordé né le 10 avril 1993 à Beyama dans le Logone oriental est un étudiant en Master, option Droit Public Fondamental à l’Université de N’Djamena.

La présentation du livre aura lieu le 16 avril 2019 à l’Université d’Ardep-Djoumal de N’Djamena.

Soudan : Les manifestants ne veulent plus un régime militaire

Au Soudan, après l’installation du conseil militaire de transition pour deux ans ce jeudi 11 avril, après la destitution du président Omar el-Béchir, Les leaders de la contestation appellent à maintenir le cap pour en finir avec un régime militaire.   

Les meneurs du mouvement de contestation au Soudan se disent extrêmement « déçus » du maintien de l’armée au pouvoir, Ils rejettent le « coup d’État militaire » et appellent à poursuivre la mobilisation. Malgré le couvre-feu instauré par l’armée, des milliers de personnes étaient encore rassemblées devant le QG de l’armée. « La rue n’est pas prête à accepter l’option d’une transition militaire parce que les principales figures de ce régime, dont le ministre de la Défense, qui était vice-président, sont dans la junte militaire », explique l’invité de France 24, Seidik Abba, journaliste, écrivain et spécialiste de l’Afrique.

Du côté de l’Alliance pour la liberté et le changement – composée de l’Association des professionnels soudanais (APS), qui a initié le mouvement de protestation depuis décembre, et de l’opposition – accuse le régime d’avoir « mené un coup d’État militaire en présentant encore les mêmes visages [contre lesquels le peuple s’est élevé] ». Pour Seidik Abba, l’éviction d’el-Béchir est un « sacrifice » pour permettre au système, instauré par le président lui-même, de survivre aux contestations qui ont pris plus d’ampleur depuis samedi 6 avril.

« Nous ne partons pas ! »

Alaa Salah, l’étudiante devenue depuis « l’icône » du mouvement, a déclaré sur Twitter vouloir un Conseil civil pour mener la transition et non « un Conseil militaire de transition ».

« Nous savons qu’il n’y aura pas de différence entre el-Béchir et Benawf, a témoigné Lina sur France 24, jeune soudanaise qui manifeste depuis le début de la contestation. Nous n’arrêterons pas jusqu’à la chute de ce système ». Pour elle, la destitution d’el-Béchir n’a pas d’importance si un homme du même sérail le remplace. Bien consciente des risques de répression, elle dit ne pas avoir peur C’est le mot d’ordre scandé par les manifestants. « Nous ne partons pas ! Nous ne partons pas ! », martelaient-ils jeudi devant le QG de l’armée. « Un voleur a été remplacé par un autre voleur », scandaient d’autres. « Nous ne quitterons pas le site jusqu’à ce que nous emportions la victoire », pouvait-on également lire sur une banderole.

Les Soudanais prévoient de continuer de manifester les prochaines heures et prochains jours « si les militaires les laissent faire », rapporte Bastien Renouil, correspondant de France 24 au Kenya.

Donner des « gages de changement »

Dans son communiqué, le ministre de la Défense a annoncé vouloir donner une place aux civiles dans le Conseil de transition. Mais il semble « peu probable » que des civils aient une place importante dans ce gouvernement », explique Bastien Renouil.

« La première tâche à laquelle les militaires doivent s’atteler est de dissoudre le parti gouvernemental – une sorte de parti unique qui écrasait la vie politique soudanaise – pour donner des gages de changement à la population et l’amener à accepter cette transition de deux ans, ajoute Seidik Abba.  

 Avec France 24

Soudan : Un conseil militaire succède à Omar el-Béchir

Le président soudanais Omar el-Béchir, âgé de 75 ans, a été arrêté et mis « en lieu sûr », a annoncé ce jeudi le ministre de la Défense, après près de quatre mois de contestation. Un couvre-feu d’un mois a été instauré par l’armée.

Comme ils ont promu au peuple une déclaration importante : « J’annonce, en tant que ministre de la Défense, la chute du régime et le placement en détention dans un lieu sûr de son chef » (Omar el-Béchir, ndlr), a déclaré, dans une annonce à la télévision d’État, Awad Ahmed Benawf, après une attente de plusieurs heures.

Un « conseil militaire de transition » pour deux ans est installé et le ministre de la défense a imposé un mois de couvre-feu nocturne dans l’ensemble du pays, quelques heures après avoir renversé le président Omar el-Béchir. « J’annonce un couvre-feu pour un mois, de 22 h 00 (20 h 00 GMT) à 04 h 00 (02 h00  GMT) », a-t-il déclaré.

La destitution du président honni, âgé de 75 ans et au pouvoir depuis 30 ans par un coup d’Etat en 1989 a donné un ouf de soulagement aux manifestants et a permis également la libération de tous les prisonniers politiques ce jeudi 11 avril 2019. Mais tenez, l’opposition politique et la société civile soudanaise ne sont pas prêtes pour un régime militaire.

Communiqué : Mise en demeure des journaux et directeurs de publication

Dans un communiqué de presse de la Haute Autorité des Média et de l’Audiovisuelle (HAMA) adressé à la rédaction de tachad.com, ce jeudi 11 avril 2019, portant mise en demeure aux Journaux  « Salam Info » et « Le Perroquet » pour une période de 7 jours allant de la notification de ce document  et la mise en garde des Directeurs de Publication notamment du Salam Info, Le Perroquet et le journal « Abba garde ».

télécharger le communiqué de la HAMA

CHAMBI, une application androïde tchadienne de géolocalisation et de référencement

Une nouvelle application androïde de  géolocalisation et de référencement des entreprises au Tchad, dénommée Chad Alga Mobile Business International « Chambi » est lancée ce matin 11 avril 2019 à l’hôtel Radisson Blu de N’Djamena. C’est un produit de l’innovation numérique des jeunes tchadiennes du Centre de Service Koutoukion Guelkol (CSKG).

Selon le directeur général, M. Mbaibede Placide « l’application Chambi a été conçue dans le but de répondre aux besoins croissants d’informations des utilisateurs d’avoir accès aux services publics qui sont entre autres les garages, les hôtels, les restaurants, les supermarchés, les pharmacies de garde, les urgences, les services des pompiers, de la police, etc. D’autre part, CHAMBI vient résoudre le problème de d’invisibilité, de localisation et de proximité des entreprises ainsi que des institutions ».

L’application Chambi vient répondre et réduire ainsi la question de visibilité et de distance des certaines institutions publiques et privées. A travers Chambi, les utilisateurs ont accès à la description, images publicitaires, les contacts et une adresse géo-localisée permettant d’avoir un itinéraire précis pour se rendre au siège d’une entreprise à une autre. « La fonctionnalité de recherche offline permet d’avoir une entreprise que l’on recherche hors connexion internet, donc ne consommant pas de data », souligne le développeur mobil, M. Ismaël Djekalé

En paraphrasant, le président tchadien, Idriss Déby Itno, à l’ouverture du Salon international des technologies de l’information et de la communication (SITIC) le 9 septembre 2014 à N’Djaména. « Notre approche de développement pour la croissance accélérée et la réduction de la pauvreté passe à travers une promotion de l’innovation, de la production de biens et de services, la création de contenus et d’applications adaptés, bref de l’utilisation optimale des TIC dans tous les secteurs prioritaires ». Le directeur général de dire, que Chambi vient s’adhère à la vision 2030 du gouvernement « Le Tchad que nous voulons à l’l’horizon 2030 », de faire du Tchad le hub des technologies de l’information et de la communication en Afrique.

En émettant le souci sur le devenir des projets de l’innovation en Afrique et en particulier le Tchad, M. Placide indique que « bon nombre de projets innovants et d’entreprises créées par des jeunes ne mettent pas long et meurent faute de subventions ou d’un plan de financement bancaire efficace ».

C’est pourquoi, il lance un appel aux potentiels sponsors, aux futurs partenaires de leur appuyer financièrement et techniquement afin de vulgariser CHAMBI et le rendre plus accessible à la population. « Nous demandons également aux Hautes Autorités ici présentes de faire notre plaidoyer auprès du Gouvernement et des Organismes internationaux afin de créer plus d’opportunités à la jeunesse tchadienne. Car la prochaine étape de promotion de CHAMBI consiste en la formation intensive des jeunes afin de créer plus d’emplois et de richesses », souhaite-il.

Invité pour la circonstance et en même temps le parrain de l’application, M. GAMBAI DJERAKOR, PDG du Groupe Electron-TV « dispose de cette application Chambi ne peut être bénéfique, parce que simplifie notre vie, ça répond à nos interrogations, ça nous permet sans pouvoir dans une certaine mesure et dans une certaine  propension sans dépenser et accéder à une information qui est la plus importante ». Il poursuit pour dire que « disposer de cette application c’est faire recours à un guide dans un désert et avec Chambi, le Tchad se découvrira à la porté de main ».    

L’application Chambi est téléchargeable gratuitement sur la plateforme de téléchargement numérique Appstore et Google play.  

 

 

Soudan : Oumar El-Béchir a été destitué et assigné à résidence surveiller par l’armée

Ce matin du jeudi 11 avril, plusieurs personnes sont devant le Quartier Général  de l’armée à Khartoum pour réclamer de nouveau le départ du chef de l’Etat. Des consultations sont en cours pour mettre en place un conseil de transition.

L’armée soudanaise a promis ce jeudi une « déclaration importante bientôt », déclenchant de nouvelles scènes de joie devant le quartier général des militaires à Khartoum, où des milliers de manifestants campent en réclamant le départ du président Omar el-Béchir.

La télévision d’Etat n’a pas donné davantage de détails et diffusait des chants militaires, alors que la contestation populaire entrait dans sa sixième journée consécutive. « Nous attendons de grandes nouvelles. Nous ne partirons pas d’ici tant que nous saurons pas ce que c’est », a indiqué un manifestant devant le siège de l’armée.

La cohabitation pacifique au centre d’un séminaire de formation

Le centre culturel almouna a abrité ce mercredi 10 avril 2019, la première séance de formation à la cohabitation pacifique. Un séminaire de formation du projet de promotion de citoyenneté des droits de l’homme et de la femme.

La session de formation durera six (6) jours, et sera centrée sur plusieurs thèmes notamment sur le leadership, la gestion des conflits et initiation aux religions (islam et christianisme), la communication et la médiation.

Le responsable de projet paix éducation et droits de l’homme, Hervé, il faut d’abord rappeler les objectifs et attentes de cette session de formation. Pour lui, les activités seront focalisées sur à la promotion de la citoyenneté avec l’éducation à la citoyenneté qui aura pour cible les adolescents de 14 à 17 ans, la formation à la cohabitation pacifique ainsi que le renforcement des capacités des organisations de la société civile.