L’opposant équato-guinéen Andres Esono Ondo, libéré et transféré vers son pays

Après avoir passé 12 jours dans le bagne carcéral de N’Djamena, l’opposant équato-guinéen Andres Esono Ondo a été libéré et déposé à l’aéroport de N’Djamena pour un retour dans son pays via Douala. Il a pris un vol qui a décollé ce 24 avril 2019 vers 7h50 du matin. 

Il a choisi de rentrer chez lui et non de partir en exil, selon une source de l’opposition démocratique tchadienne.

Andres Esono Ondo a été arrêté à Mango, le 12 avril dernier à Mango la province du Guerra, où il partait pour le congrès de l’UNDR de Saleh Kebzabo.  

 

La plateforme interconfessionnelle, appelée a plus de prières et prêches face à Boko Haram

Une rencontre d’échanges sur le rôle de la plateforme interconfessionnelle est tenue ce mardi 23 avril 2019 par le ministre d’Etat, ministre secrétaire général de la Présidence de la République Kalzeubé Payimi Deubet avec les leaders de trois confessions religieuses.  

Une rencontre qui selon le ministre d’Etat, ministre Secrétaire général de la Présidence de la République, M. Kalzeubé Payimi Deubet a pour objectif de pérenniser le contact et dans l’optique d’échanger les points de vue sur des préoccupations du pays « Du fait de leur engagement et de part leur rôle, les leaders religieux sont devenus des partenaires incontournables du Gouvernement », indique-t-il.  

« L’arme redoutable dont ils disposent, qu’est la prière, est mise opportunément au service du vivre ensemble », s’est félicité le Ministre d’Etat. « Plus les prières sont insistantes, mieux le pays se porte », poursuit-il, invitant les leaders des trois confessions à entretenir au mieux et renforcer de manière continue les bons rapports qu’ils entretiennent, notamment au sein de la plateforme interconfessionnelle.

Kalzeubé Payimi Deubet sollicite la multiplication des prêches et des prières afin de faire face au terrorisme. « La menace pesante de Boko Haram exige des tchadiens un resserrement des rangs et une unité dans l’action ».

Conscient de cette situation, la plateforme interconfessionnelle, par la voix du Cheikh Mahamat Khatir Issa, Président du Conseil Supérieur des affaires islamiques du Tchad et Mgr Edmond Djitangar Goetbé, Archevêque métropolitain de N’Djamena, ont réitéré leur engagement à œuvrer davantage pour que tout problème à caractère religieux ne vienne mettre à mal la coexistence harmonieuse des différentes communautés  au Tchad. Aussi, promettent-ils de ne baisser la garde face aux menaces terroristes.

 

 

 

La Couverture de Santé Universelle (CSU), bientôt au Tchad

Une journée d’information et de sensibilisation sur la couverture de santé universelle (CSU) des acteurs ministériels  est organisée ce matin 23 avril 2019

Après la tenue de la réflexion sur la problématique des médicaments au Tchad, il est temps pour que les acteurs ministériels et les bénéficiaires de la couverture de santé universelle soient informés. Raison pour laquelle le ministère de la santé publique organise la journée d’information et de sensibilisation à l’intention des acteurs ministériels.

La question de la couverture de santé universelle est l’un problème que rencontre les pays en développement. Ce qui engendre de nombreux défis sanitaires notamment les maladies transmissibles et non transmissibles, les taux élevés de mortalité maternelle et infantile, la pénurie des ressources humaines pour la santé, la circulation de faux médicaments et les épidémies récurrentes avec des conséquences désastreuses sur les populations.

« Le meilleur moyen d’améliorer cette situation consiste à instaurer la Couverture Santé Universelle, définie par l’OMS et l’Union Africaine comme « la situation dans laquelle toutes les populations peuvent obtenir les services de santé dont elles ont besoin et qui répondent aux normes de qualité et d’efficacité sans que le coût de ces services n’expose les usagers à des difficultés financières », souligne le Dg du ministère de la santé, Dr Rohingalaou Ndondou,

La Couverture Santé Universelle, est une composante de la Stratégie Nationale de Protection Sociale et est considérée comme l’un des  piliers central dans la lutte contre la pauvreté et la vulnérabilité inscrite dans le PND 2017-2021.

Selon Dr Rohingalaou Ndondou malgré tous les efforts consentis par l’Etat, force est de reconnaître que la population tchadienne se sent encore insuffisamment protégée face aux problèmes de santé auxquels elle est confrontée.

Dans la stratégie nationale de CSU, un mécanisme de solidarité nationale a été mis en place afin que les plus démunis puissent accéder aisément aux services de santé sans qu’elles en supportent les conséquences financières.

 

 

 

 

 

 

 

 

La marche contre la pénurie du gaz est maintenue pour le Jeudi 25 Avril 2019

Pourtant interdite par un courrier rendu public, les initiateurs se disent motiver plus que jamais à aller jusqu’au bout de leur force, à travers un communiqué remis à APA ce mardi.

Alors que le Ministre de la Sécurité Publique tenait à entretenir une tête à tête avec ces initiateurs, ceux-ci ont riposté par une annulation de la rencontre et ont remis à APA un communiqué notifiant leur stratégie de secours pour contrecarrer les barrières potentielles lors de la marche. Pour eux, cette marche pacifique devrait en l’occurrence, être encadrée par les autorités compétentes mais c’est tout le contraire, néanmoins « on va marcher quand-même, courir, sauter si possible » selon les propos de Jean Bosco.

Les mesures prises par les autorités, relatives aux interdictions de marche sont illégales, et comportent d’énormes irrégularités, d’ailleurs même que la lettre soit signée un jour férié. Aucun courrier ne leur a été adressé mais rendu directement public, a déploré la coalition. Pour les artistes, la peur a déjà quitté leurs corps et le temps n’est plus aux paroles mais aux actes.

Des formateurs pour diagnostiquer les coopératives affiliées à la SDPA

La Société de Développement des produits alimentaires en Afrique (SDPA) en collaboration avec le ministère de la formation professionnelle et des petits métiers ont lancé officiellement la formation pratiques et de diagnostique des coopératives affiliées à la SDPA ce matin 23 avril 2019 au Centre d’Etudes et de Formation pour le Développement (CEFOD).

C’est dans le cadre du mandat de la Société de développement des produits alimentaires en Afrique (SDPA) de restructurer les producteurs agropastoraux en coopératives que la formation est lancée. Une formation qui vise a renforcé les capacités des acteurs concernés afin de répondre aux besoins des coopératives affiliées à la SDPA.

Pour le directeur général adjoint du ministère de la formation professionnelle et des petits métiers, M. Walngar Sadjinan Déba, la formation est la clé de voûte pour améliorer les connaissances techniques et professionnelles, gage de tout développement nécessaire à la création de la richesse naturelle. « A l’heure où les autres secteurs de développement peinent à résister à la crise économique et financière qui perdure dans notre pays, l’amélioration des productions agro-pastorales reste la meilleure voie pour juguler rapidement cette crise », souligne-t-il.

Il faut noter que cette formation est une initiative de la SDPA en collaboration avec l’Ecole Pratique d’Agriculture de Binguela (EPAB) afin de diversifier le dispositif de formateurs locaux qualifiés.      

Après quatre ans, les victimes du crime du régime de Hisseine Habré ne veulent plus attendre un autre 25 mars

Les victimes du crime du régime de Hissein Habré ont organisé un sit-in ce matin 23 avril 2019 devant leur siège au quartier Chagoua sur l’avenue Jacques Nadingar.

Très fatigues, visages crispés, assis même sur le sol, les victimes de HH n’entendent pas céder devant toute menace et intimidation.  Peut-on lire sur les banderoles et pancartes; « Nous n’avons plus besoin d’un autre 25 mars » ; « Etat tchadien doit respecter l’obligation de réparation » ; « orphelins de la DDS, enfants de la rue » ; « femmes veuves femme tout de même »…Un sit-in pour exprimer leur ras-bol devant le mutisme de l’Etat tchadien qui ne veut pas respecter et appliquer les décisions de sa propre justice.

Pour le président de l’AVCRHH, M. Clément Abaïfouta tant que l’Etat tchadien ne réagit pas et ne remet pas en prison les condamnés, le mouvement se répétera au tant de fois sur toute l’étendue du territoire national. « Ces gens sont condamnés, ils devront purger leur peine à Moussoro, curieusement, ils se retrouvent   ici », a-t-il dit.

Qu’est-ce qui vous  choque de plus ? Clément Abaïfouta de dire que « le procureur général, chargé de saisir les biens de ces gens, n’a même pas encore saisir une bicyclette ».

Après quatre ans, les victimes ne veulent plus attendre un autre 25 mars. « Il faut que le gouvernement tchadien nous trouve d’ici là de solutions », lancent-ils.

Ils sont déterminés dans leur mouvement même si cela va leur prendre du temps. « Nous allons continuer à rester comme ça, même si cela va nous prendre des mois ».

« Nous voulons rencontrer le président de la République, parce que c’est lui le premier magistrat de ce pays et en même victime comme nous. Nous ne pouvons pas comprendre que ce silence radio et ce mutisme dure jusqu’à quatre ans. C’est une insulte à la mémoire des victimes et nous n’allons pas accepter cela », souhaitent-ils.

 

 

 

Etat civile, vers une biométrie des données personnelles

Dans un projet de loi examiné lors du dernier conseil des ministres du 18 avril passé, l’Etat tchadien veut réorganiser le système de délivrance de l’état civile.

L’introduction de ce projet de loi est motivé par les insuffisances du système actuel  qui a montré ses limites à travers le faible taux d’enregistrement des faits d’état civil, la mauvaise tenue des archives, le manque des données statistiques fiables et la prolifération des documents d’identité non contrôlés.

Le nouveau système introduit des données personnelles biométriques dans le processus d’identification de la personne en tenant compte du besoin crucial de sécurisation des documents d’identité pour lutter efficacement contre  la fraude par usurpation d’identité, les trafics illicites, les crimes transfrontaliers et le terrorisme international.  Il apporte des innovations majeures à la loi 08 du 10 Mai 2013.

Il faut rappeler que cette initiative découle des conclusions de l’atelier d’adaptation des cadres juridiques, organisé du 24 au 26 Janvier 2018, par l’Agence Nationale des Titres Sécurisés (ANATS).

Il établit une série d’obligations et d’avantages tant à l’endroit des investisseurs que sur les investissements. Il  assure également une garantie et permet de maximiser l’utilisation efficiente des ressources économiques et l’amélioration du niveau de vie des populations de deux pays contractants.

 

 

 

 

Vladimir Poutine et Kim Jong-un bientôt pour un sommet

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un se rendra « prochainement » en Russie pour un sommet avec Vladimir Poutine, confirme mardi l’agence officielle de presse nord-coréenne KCNA.

Bientôt une rencontre entre Kim Jong-un et Vladimir Poutine ? Le leader nord-coréen va « prochainement » se rendre en Russie pour des discussions avec son homologue russe, a annoncé mardi 23 avril l’agence officielle nord-coréenne KCNA, confirmant une annonce du Kremlin jeudi.

KCNA n’a pas précisé où la rencontre devait avoir lieu. Le Kremlin avait indiqué la semaine dernière que les deux hommes allaient se réunir en Russie « dans la deuxième moitié d’avril » sans fournir davantage de détails.

La rencontre devrait avoir lieu dans le port de Vladivostok, dans l’est de la Russie, probablement mercredi ou vendredi. Il s’agira du premier sommet entre les leaders des deux pays depuis que Kim Jong-il – le père de l’actuel dirigeant nord-coréen – a rencontré Dmitry Medvedev il y a huit ans.

Un soutien international plus large

La Russie entretient des relations plutôt amicales avec Pyongyang et fournit une certaine aide alimentaire. Le président Poutine a exprimé depuis longtemps sa disponibilité pour une rencontre avec le leader nord-coréen.

Leur rencontre intervient moins de deux mois après le deuxième sommet entre Kim Jong-un et le président américain Donald Trump, organisé à Hanoï, et qui s’est achevé sans parvenir à un accord sur le sort de l’arsenal nucléaire nord-coréen. Kim Jong-un a rencontré le président chinois Xi Jinping à quatre reprises en l’espace d’un an mais il cherche actuellement un soutien international plus large dans son bras de fer avec Washington, notent les analystes.

La Russie a déjà demandé la levée des sanctions internationales contre la Corée du Nord, tandis que les États-Unis l’ont accusée d’aider Pyongyang à violer certaines de ces sanctions, accusations rejetées par Moscou.

France 24

Culture : Le BUTDRA exige le paiement des droits d’auteur en 2019

La réception des redevances du droit d’auteur au titre de l’année 2019 a fait l’objet d’un point de presse du coordonnateur général de la maison des patrimoines culturels du Tchad, M. Arnaud Djinganmadji. C’était le mercredi 17 avril dernier à la bibliothèque nationale de Ndjamena.

Dans son intervention le coordonnateur de la MPCT Arnaud a rappelé que le Bureau Tchadien du Droit d’Auteur (BUTDRA) a pour principale mission d’assurer la gestion collective du droit d’auteur et des droits voisins. C’est pourquoi il a saisi l’occasion pour inviter tous les utilisateurs d’œuvres littéraire et artistiques à payer les redevances du droit d’auteur, au titre de l’année 2019, afin de se conformer aux textes régissant le droit d’auteur dans au Tchad. Par la même occasion, M. Arnaud Djinganmadji a invité les artistes titulaires de droit et les communicateurs à leurs appuyer dans cette démarche afin de sensibiliser et conscientiser les usagers sur la nécessité du paiement des redevances.

« Le paiement des redevances du droit d’auteur est un acte de citoyenneté qui permet de récompenser les efforts intellectuels des créateurs d’œuvres de l’esprit. Une fois de plus, nous lançons un appel pressant à tous les usagers des œuvres de l’esprit de s’acquitter de leur devoir car non paiement des droits est un acte de contrefaçon susceptible de poursuite judiciaire », a-t-il indiqué.

Il est à noter, que le Bureau Tchadien du Droit d’Auteur (BUTDRA) a été créé par la loi 005/PR/2003 du 02 mai 2003 au département en charge de la culture, et envie de contribuer à la promotion et à l’encouragement de la créativité, de l’art et de la culture et de promouvoir le développement de l’économie nationale.

Cette opération de perception se fait chaque année auprès de tous les usagers d’œuvres de l’esprit parmi lesquels, a titre illustratif, les bars, les alimentations, les auberges, les hôtels, les restaurants, les ciné-clubs, les radios, les télévisions, les boites de nuit…

Ahmat Mahamat Ahmat

Santé animale : La peste équine, notifiée au Tchad

Le ministère de l’Elevage et des Productions Animales a dans un point de presse hier annoncé la présence de la peste des équidés dans quelques provinces du Tchad.

Selon le ministre Gayang Souaré c’est suite aux investigations épidémiologiques diligentées par les services techniques du ministère, des prélèvements ont été analysés et ont confirmé la présence du virus de la peste équine. « Une mortalité massive des ânes et des chevaux enregistrée dans certaines provinces depuis quelques semaines », confirme-t-il.

La peste équine est une maladie virale qui touche les équidés et dans les rares cas les chiens. Elle n’est pas transmissible à l’homme. « Cependant, comme pour toute maladie réputée légalement contagieuse des animaux sur le territoire de la République du Tchad, des dispositions exceptionnelles et immédiates doivent être prises », dit-il.

Cette maladie vient également d’être notifiée par certains pays africains à l’Organisation Mondiale de la Santé Animale (OIE).

La Directrice des Services Vétérinaires à l’Organisation Mondiale de la Santé Animale (OIE) a notifié elle aussi à son organisation que cette maladie vient également d’être notifiée par certains pays africains.

Le ministère de l’Elevage annonce qu’un Arrêté portant instauration des mesures de police sanitaire a été pris pour la restriction des mouvements des équidés dans les zones infectées, l’interdiction des foires et des échanges commerciaux ainsi que le transport des animaux vers les zones indemnes ; La destruction et l’enfouissement des cadavres dans la zone du foyer, en utilisant des méthodes et produits appropriés ; la désinfection des locaux ayant abrité les animaux malades et les cadavres, ainsi que les matériels se trouvant dans lesdits sites ; la lutte contre les vecteurs (insectes de types culicidés, stomoxes, taons) par les  méthodes de bains ou d’aspersion insecticides ; l’instauration d’une surveillance épidémiologique accrue des équidés domestiques et ceux de la faune sauvage sur toute l’étendue du territoire national.

« Un plan de réponse est élaboré afin de maîtriser la situation », informe le ministre.