Algérie : le Conseil constitutionnel juge la présidentielle « impossible » à organiser le 4 juillet

Le Conseil constitutionnel en Algérie a jugé la présidentielle « impossible » à organiser, après le rejet des deux seules candidatures à ce scrutin prévu le 4 juillet, a annoncé dimanche la télévision nationale.

« Le Conseil constitutionnel rejette les deux dossiers de candidature déposés » et annonce par conséquent « l’impossibilité de tenir le présidentielle le 4 juillet », a-t-on indiqué de même source. Ce scrutin était censé permettre l’élection d’un successeur au président Abdelaziz Bouteflika, qui a démissionné le 2 avril sous la pression conjuguée de la rue et de l’armée.

Plus tôt cette semaine, le chef d’état-major de l’armée, le général Ahmed Gaïd Salah, devenu le véritable détenteur du pouvoir depuis le départ d’Abdelaziz Bouteflika, a réclamé des « concessions mutuelles » dans le cadre d’un « dialogue » dont il n’a pas défini les formes. Il n’a plus évoqué la date du 4 juillet, mais a continué de réclamer une présidentielle « dans les plus brefs délais ».

Le scrutin n’a pour seul objectif que le maintien du « système » au pouvoir, estime le mouvement de contestation inédit, qui réclame au préalable le départ de tous les dirigeants actuels, dont le général Gaïd Salah, chef de l’armée depuis 2004. « Ni dialogue ni élections, mais une (Assemblée) constituante », pouvait-on lire sur une pancarte brandie par des manifestants vendredi à Alger.

JA

Affaire Chebeya : Paul Mwilambwe prêt à témoigner en RDC contre John Numbi et Joseph Kabila

Témoin clé et coaccusé dans l’affaire Floribert Chebeya, l’ex-policier Paul Mwilambwe est en attente d’un procès au Sénégal. Condamné à mort par contumace en RDC, il continue d’incriminer Joseph Kabila dans le meurtre du défenseur des droits de l’homme, à Kinshasa, le 1er juin 2010. Jeune Afrique l’a rencontré à Dakar.

Condamné à mort par contumace en République démocratique du Congo, l’ex-commandant chargé de la sécurité à l’inspection générale de la police de Kinshasa est en exil au Sénégal depuis cinq ans.

Avec l’arrivée au pouvoir de Félix Tshisekedi, il appelle aujourd’hui le régime congolais à demander son extradition, afin de répondre devant la justice de son pays. Neuf ans jour pour jour après l’assassinat de Floribert Chebeya, Jeune Afrique a rencontré Paul Mwilambwe à Dakar.

Jeune Afrique : Vous avez été condamné à mort en 2011 par la justice congolaise et vous avez toujours affirmé que le régime de Joseph Kabila cherchait à vous éliminer. Pourquoi souhaitez-vous aujourd’hui être extradé par le Sénégal ?

Paul Mwilambwe : Je veux que la République démocratique du Congo demande mon extradition parce que je vis caché au Sénégal depuis cinq ans et je n’ai toujours pas été jugé. Je veux simplement que la justice fasse son travail.

Le pouvoir vient de changer dans mon pays, et celui que je mettais en cause était Joseph Kabila. Il n’a plus la main mise sur la justice.

L’alternance en République démocratique du Congo reste toutefois relative. Et John Numbi, que vous affirmez être le commanditaire de l’assassinat, est toujours un haut gradé de l’armée…

Si le Sénégal est prêt à relancer le dossier, je resterai. L’essentiel pour moi est que la procédure avance et que justice soit faite. J’ai été jugé par contumace en République démocratique du Congo sans pouvoir me présenter à la justice. On a fait croire que j’étais en fuite alors que j’avais été enlevé par les services de renseignement. J’ai été condamné en première instance, pas définitivement. Si je suis extradé, je ferai appel.

« Je veux faire confiance au nouveau régime »

Je sais que je cours un risque et que Numbi est un haut gradé. Mais le commandant suprême des armées et de la police est Félix Tshisekedi, et il a l’obligation d’assurer ma sécurité comme celle de tous les citoyens congolais. Je veux faire confiance au nouveau régime.

Cela fait cinq ans qu’une procédure a été lancée au Sénégal. Comment expliquez-vous n’avoir toujours pas été jugé ?

On m’a plusieurs fois annoncé l’ouverture d’un procès, et puis rien, sans aucune explication. On se contente de me dire d’attendre. J’ai demandé l’asile au Sénégal mais je ne peux pas obtenir le statut de réfugié en étant sous contrôle judiciaire.

La procédure a traîné par peur des répercussions, notamment sur les ressortissants sénégalais en RDC. Je suis coincé ici, autant rentrer chez moi où le nouveau régime me permettra d’être présenté à la justice. J’ai des éléments accablants pour prouver le rôle de Joseph kabila et de l’ex-chef de la Police John Numbi dans l’assassinat de Chebeya et de son chauffeur. Si le Sénégal ne fait rien, c’est que le dossier est politique.

Quels sont ces éléments ?

Je ne peux rien révéler encore. Mais il faut savoir que je n’ai ni assisté directement ni participé à l’assassinat de Floribert Chebeya et de son chauffeur Fidèle Bazana. Étant chargé de la sécurité à l’époque, j’avais accès aux caméras de surveillance. C’est à travers elles que j’ai vu ce qu’il s’est passé.

Ce soir-là, le major Christian Ngoy m’a amené Chebeya, me disant qu’il avait rendez-vous avec John Numbi qui lui n’était pas présent. C’était en dehors des heures de service, mais ça n’avait rien d’inhabituel. Nous avons parlé plus d’une heure, puis le major Ngoy est venu chercher Chebeya en lui expliquant qu’il allait l’accompagner au domicile de John Numbi.

« Je suis sorti et j’ai vu Chebeya dans une jeep de la police, sans doute était-il déjà mort »

Là, huit ou neuf policiers en civil l’attendaient à la réception et se sont jetés sur lui. Ils lui ont mis le sac plastique autour de la tête. Je suis sorti et j’ai vu Chebeya dans une jeep de la police, sans doute était-il déjà mort. C’est là que Christian Ngoy m’a dit qu’il valait mieux que je me taise. Il m’a dit que John Numbi ne savait pas que j’étais présent et que si je parlais, ma vie serait en danger, parce que l’ordre d’assassiner Chebeya venait du président Joseph Kabila.

Vous prenez alors la fuite…

Je n’ai jamais été en fuite ! J’ai été enlevé et détenu à Kinshasa entre avril et juillet 2011 par les services de renseignements. Ce sont eux qui m’ont empêché de me présenter devant la justice parce qu’ils avaient peur que je parle. Le 8 juillet, j’ai été déplacé en avion cargo de la compagnie Transair jusqu’à Lubumbashi par l’Agence nationale de renseignement (ANR), un service qui dépend directement du président de la République. Je suis parvenu à m’enfuir par la fenêtre des toilettes de la maison où j’étais gardé captif à Lubumbashi.

Je me suis caché pendant presque deux ans dans un pays frontalier d’Afrique de l’Est que je ne peux pas citer. Je suis alors entré en contact avec le réalisateur belge Thierry Michel à qui j’ai livré mon témoignage, ainsi qu’avec des organisations de défense des droits de l’homme.

Vous choisissez ensuite de vous exiler au Sénégal, dont la justice peut être saisie de crimes de torture au titre de la compétence universelle. Saviez-vous que vous y seriez poursuivi ?

Je savais qu’une plainte serait déposée contre moi, j’étais d’accord avec ça parce que contrairement à la République démocratique du Congo, le Sénégal m’aurait permis de témoigner et de me défendre.

Mais voilà cinq ans que je suis sous contrôle judiciaire, que je me présente devant le juge tous les derniers vendredis du mois et que j’attends un procès.

Craignez-vous toujours pour votre vie ? 

Je sais que je suis toujours recherché par des hommes de main de Joseph Kabila et je suis forcé de déménager tous les trois à six mois, pour ma sécurité et celle de ma famille. Que ce soit en République démocratique du Congo ou au Sénégal, il faut que je puisse me présenter devant la justice pour être entendu. Je ne peux pas vivre éternellement dans la peur.

JA

Délit d’adultère : En l’absence de son voisin, il saute sa femme et purge une prison avec amende

Dimanche 26 mai dernier à Gassi dans le 7ème arrondissement de N’Djamena. Joe, maçon et mari d’Angèle informe son épouse de son voyage de travail dans un chantier en dehors de la ville.

Le même jour, Joe qui avait déjà de soupçons sur son épouse à chaque fois qu’il s’absente de la maison pour le boulot, fait un tour en ville et revient vers 22 heures. Trouvant la porte de sa demeure ouverte avec personne au-dedans, il prend une chaise et la pose juste devant l’entrée fixant le regard vers l’entrée principale de la cour et attendant de voir d’où est-ce que sa fameuse femme va sortir. « Quand le chat n’est pas là, les souris dansent », disait un adage populaire.

L’heure passe mais Joe n’a pas fermé les yeux de la nuit. A 5 heures moins du matin, pendant que les autres voisins de la cour ronflaient encore, Angèle sort de chez le voisin X, un célibataire légèrement en face. Elle marchait à pointe des pieds et lentement pour éviter un bruit suspect qui pourrait réveiller les voisins.

Arriver devant la maison, elle tombe nez-à-nez avec son brave mari qui l’attendait durant toute la nuit. Pas question de se justifier pour Angèle.

Joe, à son tour, sans hésiter alerte la police et X sera cueilli et mis en cellule. Il sera ordonné de payer une amende en contrepartie de l’acte d’adultère. Heureusement, un de ses oncles prendra le garant pour cette affaire.

Angèle quant elle, va regagner sur le champ le domicile de ses parents en attendant que l’échéance d’amende ne finisse puis de rejoindre X.

Djimnayel Ngarlenan

Pourquoi Ada Hegerberg, Ballon d’Or, boycotte la Coupe du monde

La buteuse norvégienne entend protester contre les inégalités salariales.

Imaginez que Kylian Mbappé ou Luka Modric décident de ne pas participer à la prochaine Coupe du monde pour des raisons politiques. C’est exactement ce qui est en train de se produire avec Ada Hegerberg. Âgée de 23 ans, l’attaquante de l’Olympique Lyonnais possède un palmarès de rêve : quatre victoires en Champions League, cinq en Championnat de France, cinq en Coupe de France, et un Ballon d’Or en 2018, le tout premier de l’histoire. En revanche, quoi qu’il arrive, elle n’ajoutera pas la Coupe du monde 2019 dans son escarcelle.

À ce jour, la buteuse de l’OL et de l’équipe de Norvège est la seule joueuse à avoir annoncé officiellement sa décision de ne pas participer au Mondial, raconte Refinery29. Ce geste fort, éminemment politique, est destiné à protester contre l’inégalité de traitement entre les footballeuses et leurs homologues masculins, bien mieux rémunérés.

Il y a quelques mois, les footballeuses de l’équipe des USA avaient décidé d’attaquer conjointement leur fédération en justice afin de dénoncer l’ampleur des inégalités salariales dont elles sont victimes. Pour mémoire, les joueuses américaines touchent en moyenne 40% du salaire de leurs compatriotes masculins.

L’équipe danoise, un modèle de courage

En octobre 2017, l’équipe féminine du Danemark avait décidé de ne pas jouer un match devant l’opposer à la Suède en raison de profonds désaccords avec la fédération danoise. La rencontre, qualificative pour la Coupe du monde 2019, aurait permis à l’équipe de se qualifier si elle avait battu la Suède. Déclarées perdantes sur tapis vert (c’est-à-dire sans jouer), les Danoises ont finalement accédé à des barrages qui ne leur ont pas permis d’accéder au Mondial. Un sabordage volontaire et engagé qui leur aura en tout cas permis de trouver un accord temporaire avec leur fédération, puis des avancées significatives et définitives en termes de salaires. Mais à quel prix.

Quant à l’équipe norvégienne, qui fait aujourd’hui office d’outsider après avoir longtemps été considérée comme l’une des meilleures du monde, elle devra faire sans l’une de ses meilleures joueuses. Hegerberg, qui avait effectué ses débuts en sélection nationale en 2011 (à l’âge de 16 ans et 4 mois), a stoppé sa carrière internationale en 2017 afin de protester contre la façon dont la fédération norvégienne traitait le championnat féminin. Au niveau des salaires, la fédé a réagi à hauteur de ce que demandait la footballeuse, devenant la première fédération de football payer les joueuses autant que les joueurs. Un grand pas en avant, mais pas une fin en soi pour Ada Hegerberg, qui déclarait alors à Associated Press qu’«un grand nombre de choses reste à faire pour améliorer les conditions des femmes qui jouent au football». C’est-à-dire notamment une médiatisation plus importante et des conditions d’entraînement plus favorables.

Cela fait donc deux ans que la footballeuse n’a plus joué pour l’équipe de Norvège. Une décision saluée par l’Allemande Nadine Kessler, responsable du football féminin auprès de l’UEFA : «Rater une Coupe du monde en toute conscience est un choix très courageux. Je pense que la décision d’Ada doit être respectée». Respectée, saluée, et enfin considérée à sa juste valeur par la fédération norvégienne, l’UEFA et la FIFA, qui ont encore un sacré chemin à parcourir pour que les femmes puissent jouer au football sans avoir besoin d’en passer par des actions judiciaires, des grèves et des boycotts.

Slate fr

TCHAD: CONFLITS AGRICULTEURS – ÉLEVEURS : UN CITOYEN DEMANDE L’INTERVENTION DU CHEF DE L’ÉTAT.

L’activité d’élevage occupe une place sociale et économique majeure au TCHAD . Elle est pratiquée par la majorité des ménages ruraux, sans distinction de sexe ou d’ethnie, qui en tirent l’essentiel de leurs revenus. Cependant, le secteur est marqué par de conflits récurrents avec de graves conséquences socio-économiques et culturelles. Des dispositions doivent être prises en vue de garantir un développement au secteur.

L’accroissement de la population conjugué aux besoins nouveaux de terres agricoles, au développement de la culture de saison sèche et aux effets néfastes des changements climatiques réduisent considérablement l’espace réservé aux animaux. De ce fait, la mobilité des animaux à la recherche de pâturages, de cures salées et de points d’eau ne se fait pas sans difficultés.

Dans un tel contexte de raréfaction des terres et des ressources naturelles, les individualismes se développent au détriment des valeurs ancestrales de partage et de solidarité. Ainsi, il s’instaure et s’accentue une compétition entre les acteurs du monde rural, principalement entre les éleveurs et les agriculteurs puisque chacun a tendance à privilégier les différences au détriment des similitudes et des intérêts communs. Dans cette véritable lutte d’intérêts, chacun perd ses repères et les contacts se soldent malheureusement par des oppositions rangées.

Ces conflits deviennent de plus en plus nombreux et graves, menaçant ainsi la cohésion sociale de même que les objectifs de développement et d’intégration économique.

Les conflits entre agriculteurs et éleveurs sont généralement liés à la question foncière pourtant régie par, entre autres, la loi portant réorganisation agraire et foncière, la loi portant régime foncier rural, la loi d’orientation relative au pastoralisme, le code forestier et la loi d’orientation relative à la gestion de l’eau.

Pourquoi alors l’Etat n’arrive pas jusqu’au preuve du contraire de se mettre en oeuvre pour régler ces problèmes. Avec la suspension des chefs coutumiers et traditionnels la situation ne peut que se compliquer si on sait l’apport de ces derniers sur les conflits qui opposaient les deux communautés de la région du OUADDAI.

En tant que fils de cette région je ne fais que m’indigner de tout ce qui se passe actuellement et je souhaite l’intervention du président de la république en personne pour régler ce conflit de manière durable.

Et j’en appelle les filles et fils de la région de modérer leur propos et d’être impartial dans les interventions afin de ne pas mettre le couteau dans la plaie. La situation est fragile et ça risque de créer un chao que personne ne pouvait le maîtriser. Ce que s’est passé au Darfour devrait nous servir d’exemple.

Par MAHAMADI Sadadine Mahamat.

Ce qu’il faut retenir sur l’annulation de la conférence de Succès Masra, leader du Mouvement Les Transformateurs

Après avoir reçu une grenade lacrymogène, Succès Masra, évanoui a été conduit à son domicile pour recevoir des soins.

Il faut rappeler que le but ultime de la conférence d’aujourd’hui 1er Juin, est de présenter le Parti qui, pour les autorités n’a pas une formation politique, donc ne devrait pas en conséquent, tenir une manifestation de ce genre. Depuis le 15 Mai 2019, le mouvement est régis sur le numéro 145/EMEME/2019 enregistré au domaine sous le numéro 0854, Folio 076 et transmis par la suite au Ministre de l’Administration et du Territoire pour assigner à un parti politique, d’après un communiqué du mouvement. Le Ministre renvoie une note d’annulation en la date du 23 Avril 2019. Les raisons étaient énormes et surtout que trois membres de l’équipe dirigeante n’ont pas l’âge requis, les 30 ans révolus qu’exige l’article 12 de l’Ordonnance n°020/PR/2018.

Pour les autorités, ce mouvement ne doit pas se permettre une réunion d’information et de présentation de leur parti d’où ils s’autoproclament, non seulement parce-que le parti n’a pas été validé mais surtout que, laisser des militants à faire caravanes et de parades dans la ville constitue de troubles à l’ordre public et ne doit en aucun cas faire un meeting de lancement.

600 jeunes terminent leur formation en entreprenariat

Après 10 jours de formation de 600 jeunes sur les techniques de recherche d’emploi et de l’entreprenariat, ces jeunes venus de 10 arrondissements de N’Djamena ont reçu leurs parchemins de fin de formation, ce samedi 1er juin 2019 au Ministère des Affaires Etrangères et de l’Intégration Africaine.

Commencer le 21 avril dernier dans les différents endroits de la ville de N’Djamena pendant 10 jours, les jeunes ont appris la technique nécessaire sur entreprenariat, la recherche d’emploi, de gestion de microprojets et les mécanismes d’accès aux microcrédits de l’Office National pour la Promotion de l’Emploi (ONAPE).

Ces jeunes ont fait quelques recommandations au gouvernement, à l’ONAPE et aux partenaires techniques et financiers. Au Gouvernement : la levée de la mesure suspendant l’intégration à la fonction publique, l’adoption d’une loi relative au programme de l’auto-emploi, la mise en place d’un programme national de sensibilisation sur l’auto-emploi aux jeunes. A l’ONAPE : la transparence, l’impartialité et l’équité dans l’octroi de microcrédits aux jeunes, de revoir la question de gage avant l’octroi de microcrédits, de prôner sa politique de programme d’appui aux diplômés sans expérience, etc. Aux partenaires techniques et financiers : le renforcement de leur appui au gouvernement en général et à l’ONAPE en particulier pour lui permettre de former et de financer les jeunes sans emploi.

Le Directeur de l’ONAPE, Fayçal Hissein Hassan Abakar croit que les connaissances acquises lors de la formation vont amener ces jeunes à monter des projets porteurs. « J’ose croire que les connaissances acquises au cours de cette formation notamment en techniques d’entreprenariat vous permettrons de monter des projets porteurs répondant aux exigences économiques de notre pays pour avoir accès d’une part aux crédits accordés par l’ONAPE et d’autre part, de bénéficier des fonds alloués (500 000 000 FCFA) par le Chef de l’Etat à la jeunesse à l’issue du Forum National de la Jeunesse », a-t-il soutenu.

Ousmane Daouda Diarra

La Coupe du monde féminine de football, un autre observatoire des inégalités

L’exemple de l’équipe jamaïcaine, abandonnée par sa fédération, est particulièrement révélateur.

La prochaine Coupe du monde féminine de football, qui se tiendra en France à partir du 7 juin, donnera évidemment l’occasion d’évoquer les inégalités de salaire et de traitement médiatique entre les équipes féminines et masculines. Un article du New York Times vient rappeler qu’au sein même du football féminin, il existe des déséquilibres hallucinants entre les différentes équipes, certains pays considérant à considérer que seul le football masculin vaut la peine d’investir. Le journaliste Jeré Longman s’est notamment intéressé à l’équipe jamaïcaine, qui évolue dans des conditions pour le moins spartiates en raison d’un manque certain de moyens et de l’absence de soutien de sa fédération.

À l’heure où certaines fédérations nationales commencent à comprendre l’intérêt d’investir dans le football féminin (parce qu’elles ont réfléchi ou par pur pinkwashing), d’autres trainent encore les pieds. En France, le championnat s’est peu à peu professionnalisé, et les joueuses de l’équipe nationale bénéficient des infrastructures de la FFF pour pouvoir préparer «leur» Coupe du monde. Aux États-Unis, l’équipe féminine réalise actuellement une tournée dans le pays afin de rencontrer ses fans et de préparer le Mondial. Les joueuses y sont réellement célébrées, et le tournoi sera largement diffusé, grâce à la chaïne ESPN, mais aussi par le biais des écrans géants installés dans certaines grandes villes.

À l’autre bout du spectre, il y a les Reggae Girlz jamaïcaines, à qui la fédération nationale de football a carrément coupé les vivres en 2015. L’équipe est à la fois en train de tenter de préparer la Coupe du monde, mais aussi de boucler son budget. Il faut trouver et convaincre des mécènes, organiser des manifestations (matches de gala, camps d’entraînement) et tenir les cordons de la bourse. Tout se fait dans le sourire, mais rien n’est simple.

Jeré Longman raconte une anecdote relativement édifiante : lors d’une soirée destinée à récolter des fonds en faveur de l’équipe jamaïcaine, les joueuses sont apparues avec des tenues destinées aux hommes, sur lesquelles on pouvait lire les mots Reggae Boyz (le surnom des joueurs masculins). En termes d’image de marque, on a fait mieux. Mais puisque la fédération ne fait aucun effort, chaque économie est importante.

Au même titre, certaines joueuses sont contraintes de payer elles-mêmes leurs chaussures à crampons, comme si elles étaient de simples amatrices. Et lorsqu’il leur a fallu s’entraîner dans des conditions climatiques désastreuses (températures en berne et pluies importantes), ce sont les membres de l’équipe technique qui ont dû mettre la main à la poche afin de pouvoir financer l’achat de vestes de survêtement.

Le message envoyé par la fédération jamaïcaine est désastreux : c’est tout simplement comme si le football féminin n’existait pas. Lorsque l’équipe s’est qualifiée pour la Coupe du monde en battant le Panama aux tirs au but, aucun cadre des instances dirigeantes n’était présent. Personne n’avait fait le déplacement, comme si tout cela n’avait réellement aucun intérêt.

Crowdfunding obligatoire

La gardienne de but Nicole McClure confirme le sentiment unanime d’abandon : «L’attitude de la fédération est consternante. Nous ne comptons pas. Mais nous continuerons à nous battre pour l’égalité. Nous voulons pouvoir nous asseoir autour d’une table et discuter de tout ça». En mars, McClure a dû organiser sa propre levée de fonds : elle joue dans un club amateur en Irlande du Nord, où elle n’est pas rémunérée. C’est donc uniquement grâce aux dons qu’elle parvient à vivre (chichement) de son sport. Triste réalité.

Récemment, les footballeuses jamaïcaines sont parvenues à obtenir une première avancée : les joueuses sélectionnées pour la Coupe du monde ont signé un contrat qui leur garantit un salaire mensuel compris entre 800 et 1200 dollars, avec effet rétroactif au 1er janvier. Le coach Hue Menzies, quant à lui, recevra 40 000 dollars. Il s’agit des premiers contrats signés par une équipe féminine caribéenne de football. Malgré la maigreur des montants, ce n’est pas rien.

Le président de la fédération, Michael Ricketts, se défend évidemment d’avoir délaissé les Reggae Girlz, affirmant avoir dépensé environ 4 millions de dollars depuis la qualification des Jamaïcaines pour la Coupe du monde. Un chiffre fermement contesté par les coaches de l’équipe, qui disent ne pas y croire une seconde.

À quelques jours du tournoi, il est toujours possible de contribuer financièrement pour aider l’équipe, ce qui se fait directement sur son site. Malgré les aides de la FIFA et des mécènes (dont Cedella Marley, la fille de Bob, sans laquelle «il n’y aurait pas de Reggae Girlz», disent les joueuses), il manquait encore 400 000 dollars pour équilibrer la balance.

Slate fr

Religion : 128 Chrétiens baptistes ont accompli les dix commandements

L’association tchadienne des églises baptistes mid-missions (ATEBAMM) région de N’djamena a organisé la première session de baptême de l’année. Cette session a réuni toutes les églises baptistes du district de N’Djamena et ses environnants.

Ce sont au total 128 candidats dont 89 femmes et 39 hommes à être  baptisés ce samedi 1er juin au fleuve Chari devant les parents, amis et connaissances ainsi que les autorités ecclésiastiques.

Une circonstance qui a permis à ces candidats d’accomplir les dix commandements divins comme l’avait prescrit Jésus-Christ dans l’évangile selon Mathieu chapitre 28 et les versets 19 et 20.

En réconfortant les jeunes baptisés, le pasteur Binan Robngar Pardonné a édifié l’assistance sur les conditions de baptême. Selon lui, une fois être converti, c’est-à-dire accepté Jésus-Christ comme seigneur sauveur, celui-ci a le droit d’être baptisé.

Les candidats ayant reçu leur baptême, ont éprouvé le sentiment de joie. D’autres bien avancé en âge, c’est une satisfaction d’accomplir les dix commandements de Dieu.

À la sortie des eaux de baptême, Dr Tompté Pierre a exhorté les nouveaux baptisés à bien gardé leur fois tout en indiquant qu’après le baptême, il y aura des épreuves de foi. « Vous venez de mourir et ressuscité avec Christ, gardez bien votre foi« , souligne-t-il.

La conférence de présentation du parti « Les Transformateurs » n’a pas eu lieu

Dr Succès Masra, leader du Parti Les Transformateurs a été empêché ce matin, 1er juin 2019, alors qu’il devait tenir une conférence de présentation de son Mouvement « Les Transformateurs », officiellement reconnu comme parti politique le 15 mai dernier.

Tôt le matin, la police a pris en otage la Maison de la Femme ou devrait avoir cette conférence de présentation. L’ambiance était vraiment forte. Encouragé par ses militants, il se met au-dessus de sa V8 et tient un court discours. « Assez ! Assez ! », selon la traduction des mots qu’il lançait en arabe local.

Ils ont été stoppés une fois de plus au rond-point à double voies, pendant qu’ils se rendaient au QG du parti, la police leur tirait des gaz lacrymogènes.

Allaramadji Innocent