Egypte: l’ancien président Mohamed Morsi est mort

Selon la télévision d’Etat égyptienne, Mohamed Morsi a été victime d’un malaise alors qu’il comparaissait au tribunal. Son décès a été constaté peu après. Il avait 67 ans. Issu du mouvement des Frères musulmans, il avait été élu président en 2012, avant d’être renversé par l’armée un an plus tard.

Le milieu de la presse tchadienne gagné par le phénomène de « jirisme » (JIR)

Le « jirisme » (Journaliste d’Intervention Rapide) menace fort ce dernier temps le milieu de la presse tchadienne. Le JIR est un journaliste qui ne vit que des per-diem, parcourant des événements en événement à la recherche de sa pitance journalière. Il peut dans une rédaction ou pas.

Cette pratique est devenue un souci pour les organisateurs de payer les journalistes aux couvertures des événements. D’autres, par peur des harangues des journalistes sollicitent un nombre limité. Mais le cas du dimanche 16 juin 2019, à la commémoration de la journée de l’enfant africain (JEA). Peut s’expliquer autrement même si les organisateurs jugent mieux la prestation de la presse publique.

C’est un évènement à grande envergeure. Mais l’on a remarqué quasiment l’absence de la presse privée. A part la télé et la radio Tchad nationale, l’agence tchadienne de presse et d’édition (ATPE) et quelques organes étrangers, un reporter de tachad.com ayant pris part à cette cérémonie à titre privé et qui a voulu avoir quelques images par reflexe a dû être arrêter par la suite interdit de filmer. Parce qu’il n’est pas invité comme organe de presse.

Pourquoi les organisateurs n’ont pas invités les autres médias ? Ou le Ministère de la Femme et de la Protection de Petite Enfance et de la Solidarité Nationale a négligé les autres organes de presse ? Les organisateurs n’ont-ils pas pensé à l’aspect communicationnel ?

Voilà tant de questions que l’on se pose. Pourtant dans les autres évènements, il y avait toujours plus de 40 organes de presse présents. Invités ou pas tous recherchent de l’information sauf les JIR recherchent de l’argent.

Le per-diem ou l’information ?                                                                         

Si les organisateurs d’un tel évènement ne veulent pas invités plusieurs organes de presse, certaines inquiétudes se justifient par manque de moyens financiers pour payer les per-diem des journalistes. Mais ce n’est pas une obligation de payer aussi le per-diem. En quoi cette modique somme serait-il un blocus pour la couverture médiatique ? Aucun texte de la profession n’oblige les organisateurs des événements à payer aux journalistes le per-diem.

A cause de per-diem, certains organisateurs voient les journalistes comme les mendiants et le pire est qu’après l’argent ils ont tendance à dire : écrit bien, ne dit pas ça, ne dit pas ceci… Suivi de fois des appels pourquoi tu n’as pas publié mon article, pourquoi tu as dit ça ou lieu de ça, etc.

5 000 FCFA ou 10 000 FCFA voire 2000 et 1000 FCFA selon les organisateurs suffisent pour un article ou un reportage. Pour un journaliste professionnel ce n’est pas ces miettes qui peuvent changer ou acheter la conscience. Ils se font remarquer par leur professionnalisme, n’exigeant rien. Mais les JIR (journalistes d’intervention rapides) ne s’y intéressent que pour assurer leur pitance journalière.

Couverture et recherche de l’information

Le travail de journaliste ne se limite pas qu’aux couvertures médiatiques (sollicitations extérieures) mais la recherche permanente de l’information est une exigence. Certains des confrères en quête d’information sillonnent les grandes artères, des marchés, institutions à travers des rendez-vous, des entretiens pour réaliser les reportages. D’autres attendent des sollicitations extérieures. C’est là où les JIR patrouillent dans les hôtels et certaines institutions se proposant des reporters de tel ou tel organe. Devant ceux-là, les attachés de presse et chargé de communication ne savent pas comment jouer avec de l’argent. « On ne vous pas invité ! On ne vous connaît pas, …», ce sont des refrains.

Là où le bât blesse, les JIR sont mieux payés que les vrais journalistes. L’on peut citer en exemple : lors de la célébration de la fête de travail le 01 mai au stade de Paris-Congo par l’union des syndicats du Tchad (UST) et à la place de la nation par la confédération libre des travailleurs du Tchad (CLTT) à la place de la nation, des cérémonies à la maison des média du Tchad, au CEFOD…

Il faut dire que le phénomène de journaliste d’intervention rapide (JIR) gagne le milieu de la presse tchadienne. Des diverses raisons peuvent expliquer cette pratique qui n’honore pas l’éthique et déontologie du métier de journalisme. Le traitement précaire des journalistes obligeant certains à devenir des JIR même si bien ils ont dans une rédaction, gagne-pain pour d’autres parce que, il est facile de trouver des jetons auprès des organisateurs pour valider sa journée comme pensent-il : « le gombo est validé », Y-a-t-il un dernier message ? Ils ont bien parlé ?… sont autant des codes que glissent entre eux.

Dans les deux pratiques du métier de journalisme, la responsabilité est partagée. La responsabilité des responsables des organes de presse et des journalistes eux-mêmes à assainir cette noble profession est interpelée.

Le Chef rebelle Général Mahamat Nouri aux arrêts

L’un des plus influents chefs rebelles tchadiens le général Mahamat Nouri et deux autres suspects sont arrêtés ce lundi a Paris dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte par le parquet de Paris le 10 mai 2017 pour des chefs de crimes contre l’humanité, complicité de ces crimes et association de malfaiteurs en vue de la commission de ces crimes, a appris à l’AFP. Ils ont été arrêtés et placés en garde à vue par les enquêteurs de l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité, les génocides et les crimes de guerre (OCLCH), a indiqué le parquet de Paris.

Education des filles et formation des femmes.

N’Djamena accueille la conférence internationale  sur l’éducation des filles et formation des femmes dans l’espace francophone.

Une conférence organisée par le ministère de l’éducation nationale et civique en collaboration avec l’organisation internationale de la francophonie (OIF). Des assises au cours de lesquelles les recommandations et les pistes d’action pour les réformes structurelles en matière de politique et de réformes éducatives seront soumises aux aux acteurs de l’éducation afin de promouvoir l’éducation des filles et la formation des femmes dans l’espace francophone.

Il est prévu dans l’agenda de la conférence des thématiques sur l’état des lieux de l’éducation et de la formation des files et des femmes : les principes avancées, les principaux enjeux et les goulots d’étranglement ; les leçons apprises : les bonnes pratiques  et les stratégies qui ont fait leurs preuves pour promouvoir l’éducation et la formation des filles et des femmes à tous les niveaux d’enseignement tout au long de la vie ainsi que dans le secteur de l’éducation non-formelle et celui de la formation professionnelle et technique.

Les représentants des pays membres de la francophonie y prendre part et échangeront ces thématiques du 18 au 19 juin.

Omar el-Béchir du Soudan inculpé pour : « possession de devises étrangères, corruption et réception de cadeaux de manière illégale »

Depuis sa destitution par l’armée le 11 avril dernier, Omar el-Béchir, ex-président soudanais est apparu pour la première fois ce dimanche 16 juin lors de son transfèrement au parquet anti-corruption à Khartoum.  

Ex-homme fort du Soudan, Omar el-Béchir devra répondre devant la justice de plusieurs chefs d’accusation. Dans sa tenue traditionnelle « djellaba blanche » et d’un turban. Il est escorté depuis sa prison, par un convoi de véhicules militaires et par des membres des forces de sécurité lourdement armés, jusqu’à devant les locaux du parquet chargé de l’auditionner.

 Il est inculpé de plusieurs chefs d’accusations : « la possession de devises étrangères, corruption et réception de cadeaux de manière illégale », a indiqué aux journalistes un responsable du parquet. Ses chefs d’accusation ont été lus en sa présence et devant son avocat avant d’être repartis quelques minutes après dans sa cellule. Une deuxième audience est prévue au courant de la semaine a affirmé le samedi 15 juin Al-Walid Sayyed Ahmed, procureur général du Soudan, sans préciser la date de l’audience.

La 29ème édition de la Journée de l’Enfant Africain (JEA) à N’Djamena

La cérémonie de la commémoration de la Journée de l’Enfant Africain (JEA) s’est déroulée dimanche 16 juin 2019 au Palais du 15 janvier sous le thème « Action Humanitaire en Afrique : les Droits des Enfants D’abord ».

Le 16 juin 1979, cette date nous rappel les massacres des enfants noirs à Soweto en Afrique du Sud où les élèves se sont levés pour dire non à l’enseignement dans leur langue maternelle lors de l’apartheid. Ils demandent la qualité de l’enseignement. Ce jour-la, plusieurs enfants ont trouvés la mort pour avoir revendiqué leur droit.

Au Tchad, la JEA a été célébré du 14 au 16 juin 2019. Cette cérémonie a regroupé les enfants de la République du Tchad, de la République Centrafricaine, de la République Démocratique du Congo, de la République du Soudan et de la République du Nigeria.

La journée du 16 juin permet également de sensibiliser l’opinion sur le défi auxquels font face les enfants africains et aussi de réfléchir et surtout d’agir pour la protection de leur intérêt et leur assurer le bien être. Pour commémorer cette journée, les Chefs d’Etats et des Gouvernements Africains ont déclaré la journée du 16 juin, Journée de l’Enfant Africaine (JEA).

Le Comité d’Expert sur les Droits et le Bien-être de l’Enfant de l’Union Africaine choisis chaque année en consultation avec les enfants un thème pour commémorer la journée. Le thème choisi cette année c’est pour attirer l’attention sur les enfants en situation humanitaire. Il s’agit des enfants refugiés, les retournés, les déplacés, les enfants dans les conflits armés, ceux de victimes aux catastrophes naturelles, etc.

La situation de ces enfants sont vulnérables, doublement vulnérable parce que se sont les enfants d’abord. Alors comme tout enfant, ils sont incapables de se prendre en charge, de se protéger ou de se décider pour eux même. Vulnérable encore parce qu’ils vivent dans les conditions difficiles, marchant de kilomètre en kilomètre pour sauver leur vie ou pour trouver un endroit sécurisé pour dormir ou se reposer souvent sur les pagnes ou bâches.

Certains enfants ont perdu leur parent et jouent le rôle de parents (père et mère) pour protéger leur frère et sœur. L’école et le centre de santé sont devenus un luxe pour ces enfants. Ces enfants n’ont pas la chance de manger trois fois par jour, d’aller à l’école, d’aller au centre de santé quand ils sont malades ou de dormir dans une maison.

Les églises baptistes de N’Djamena évangélisent à travers le football

Le tournoi évangélique de la jeunesse évangélique africaine (JEA) des églises baptistes mid-missions de N’Djamena a pris fin le vendredi 14 juin au terrain Koullamallah dans le 7ème arrondissement.

Une finale qui a opposée l’équipe de la troupe de l’église baptiste de Moursal à celle de Gassi. En temps réglementaire, les deux formations étaient à égalité un but par tout. C’est par tires au but 3-4, que la troupe de l’église baptiste de Gassi a remporté le trophée de la deuxième édition du tournoi évangélique 2019.

Selon le coordonnateur du tournoi, le Chef de Troupe Adjoint (CTA) Riaïra Blaise, le tournoi vise non seulement à faire développer les talents des jeunes chrétiens mais aussi annoncer la bonne nouvelle de Jésus-Christ. « Le bilan est positif. Nous sommes à 315 contactés », confirme-t-il avant de dire qu’il est satisfait des résultats et surtout le fair-play et la discipline tout au long du tournoi.

La Troupe de l’Eglise Baptiste mid-missions de Gassi
source: Tachad.com

L’équipe championne a eu comme récompense un trophée et une balle de maillots  et la vaincue une balle de maillots.

La troupe a rendu des actions de grâce ce matin à l’issue du culte de ladite église. Une action de grâce pour témoigner le bien de Dieu et demander la bénédiction pour la prochaine édition.  

L’ONG AJURND condamne la pétition contre le Gouvernement

L’Association des Jeunes Unis pour la Réconciliation Nationale et le Développement (AJUNRD) a fait un point de presse suite aux déclarations médiatiques de certains partis politiques et des organisations de la société civile contre le Gouvernement. C’était hier samedi 15 juin 2019 à la Maison des Média du Tchad.

Des hommes politiques, des organisations de la société civile voire quelques officines étrangères élèvent la voix à l’endroit du gouvernement. Ce qui justifie la sortie médiatique de l’Association des Jeunes Unis pour la Réconciliation Nationale et le Développement (AJUNRD).

Selon le coordinateur national de l’AJUNRD, Charfadine Nassour Tedoue « il est incontestablement justifiable que cette pétition est en réalité une manipulation de l’opinion et une opportunité pour les organisations en quête de visibilité, et des positions stratégiques pour des intérêts égoïstes au détriment de l’intérêt national ».

« De tous ce qui précède, l’AJUNRD condamne de la manière la plus ferme, sans complaisance des déclarations d’où qu’elles viennent, contraire à la loi, à nos us et coutumes et de la loi divine afin de contribuer à la préservation des acquis démocratiques, à l’ordre public établi par la loi et au respect de l’autorité de l’Etat », a martelé le coordinateur national. Ajoutant que la pétition lancée contre le gouvernement est de nature à inciter à la haine, le soulèvement, la division entre les filles et fils du Tchad.

Les 15 membres désignés par l’opposition démocratique pour le CNDP

Lors de l’Assemblée Générale tenue ce 15 juin 2019 à la Maison des Médias du Tchad, l’opposition démocratique tchadienne a désigné les 15 membres au CNDP conforment aux places réservées.

Il s’agit de :

  1. Abdel Aziz Mahamat Zakaria
  2. Alladoumngar Tedengarti
  3. Brice Mbaimon Guedmbaye
  4. Djimdou Yanlomtoloum
  5. Dr Nasra Djimasngar
  6. Gapili Bame Gondepne
  7. Haroun Mahamat Barka
  8. Ire Kertoumar  François
  9. Mahamat Saleh Maki
  10. Mahamat Tahir Djibrine
  11. Mora Touimbaye
  12. Natoi Allah Ringar
  13. Ngarledji Yorongar Le Moiban
  14. Romadoumngar Nealbe Felix
  15. Yacine Abdramane Sakine

« Presque 90% de sang qui arrive au centre viennent de la famille pour sauver un parent »

Selon le Directeur du Centre National de Transfusion Sanguine (CNTS) lors de notre entretien à l’occasion de la Journée Mondiale des Donneurs de Sang célébré tous les 14 juin de chaque année.

Tachad.com : Pourquoi célèbre-t-on la Journée Mondiale des Donneurs de Sang ?

Dr Mbanga Djimadoum : la Journée Mondiale des Donneurs de Sang ou la Journée Mondiale des Dons de Sang est une journée initiée pour remercier ces femmes et hommes qui, quotidiennement font le don de leur sang par la générosité pour sauver des vies humaines que c’est soit lors de certains maladies ou dans le cas de chirurgie, des accidentés ou chez les femmes avant ou près en travail (accouchement). La journée sert également pour sensibiliser les nouveaux donateurs c’est-à-dire ceux qui n’ont jamais eu à faire ce geste de la générosité. Car les besoins augmentent de jour en jour.

Tachad.com : En ce jour, quel est l’action du Centre National de transfusion Sanguine (CNTS) ?

Dr Mbanga Djimadoum : Le CNTS recueille les sangs des donneurs, analyse et classe par groupe pour rechercher si les sangs ne sont pas infectés par les 4 maladies (le dépistage du virus du sida, dépistage du virus de l’hépatite B, dépistage du virus de l’hépatite C et autres maladies transmissible par le sang). Pour s’assurer que le sang donné peut être transfusé sans danger aux malades.

Tachad.com : Qui peut donner du sang ?

Dr Mbanga Djimadoum : Tu peux donner ton sang si tu es âgé de 17 à 60 ans, tu es en bonne santé, tu n’es pas exposé (e) à un risque de ces maladies cités. Tu ne peux pas donner ton sang si tu as pris de la drogue par injection, tu es séropositif et tu as eu des comportements à risque. Car la sécurité du donneur et du receveur est intimement liée au respect de ces directives. Le don de sang est précédé d’un entretien médical confidentiel.

Tachad.com : Quand le CNTS a commencé la célébration de la JMDS ?

Dr Mbanga Djimadoum : La Journée Mondiale des Donneurs de Sang a été initiée en 2004 par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). A cette époque le centre n’existait de manière informelle. C’est à partir de l’année 2009 grâce à la subvention de l’Etat que le centre a commencé à célèbre la journée mondiale des dons de sang.

Tachad.com : Aujourd’hui l’on remarque qu’il n’y a pas assez des donneurs volontaires de sang par rapport aux années précédentes. Comment expliquez nous cela ? 

Dr Mbanga Djimadoum : Ce qu’il faut savoir, il y a deux donneurs de sang. Il y a les volontaires et donneurs occasionnels (ceux qui viennent pour sauver leur famille). Presque 90% de ceux qui arrivent au centre, viennent pour sauver un de leur parent malade (les donneurs familiaux), et seulement 5% des donneurs volontaires. Auparavant il y a la subvention de l’État et cela nous a permis à faire la collecte mobile volontaire dans des écoles, universités, instituts, etc. Avec la crise économique qui sévit dans le pays, ces subventions sont réduites et n’arrivent même pas.

Tachad.com : Quand et combien de fois peut-on donner le sang par an ? Et y-a-t-il un danger à donner un sang ?

Dr Mbanga Djimadoum : A tout moment de la journée, 4 à 6 fois par an. Chaque don peut servir au traitement de plusieurs malades, grâce aux différents composants du sang. Non, le don de sang ne présente aucun risque, le matériel employé pour prélever le sang est stérile et à usage unique.