BEF : jour 2, les candidats composent dans le calme

Lancé le 24 juin par le ministre de l’éducation nationale et de la promotion civique, Aboubakar Assidick Tchoroma, les épreuves du brevet d’enseignement fondamental (BEF) se déroulent sans incident après le deuxième jour des épreuves.

Un tour dans quelques centres d’examen de N’Djamena, ce matin 25 juin nous fait croire que partout où nous nous sommes rendus, les candidats et les surveillants parlent le même langage.

« Les sujets sont tous abordables. Celui qui a bien révisé ses leçons peut avoir son BEF sans problème », nous confie Kadidja Mahamat au centre de Gassi dans le 7ème arrondissement.

« Les élèves sont calment et composent très bien. Comme l’année n’a pas été perturbée par les grèves, cette année nous espérons avoir escompté même voir 100% », explique l’un des surveillants du centre d’Abena toujours dans le même arrondissement.

Au centre de Sabangali dans le 3ème arrondissement, malgré quelques retards observés dans la première journée, la 2ème journée rien n’a été signalé.

Il faut rappeler que la commune de N’Djamena compte 30 064 candidats dont 12 215 filles qui composent dans 62 centres d’examens. Les candidats arabophones sont au total 5 161.

EDITO : Une démocratie illogique, une forme de combat politique à la chasse à l’homme

L’année 2019 est pire que les précédentes. Quelle orientation politique devra-t-on donner à ce qui se passe au Tchad depuis le début de l’année ? Quelle pensée politique pourrait-on en tirer ? Si ce n’est qu’un « sport de combat » qui ne dit pas son nom et qui, aux yeux du pouvoir en place est le plus cher, refusant tout partage de pouvoir qui est par excellence, « le pouvoir du peuple, pour le peuple et par le peuple ».

La chose la plus ubuesque qui mérite des explications ici, est pourquoi autoriser à créer un parti politique si ces derniers ne peuvent avoir droit de cité. Ou bien encore pourquoi garder le mot « Multipartisme » ?

La leçon infligée au mouvement « Les Transformateurs » par les forces de l’ordre illustre bien davantage « la chasse à l’homme ». C’est depuis le 14 novembre 2018 que le mouvement a déposé son dossier de législation au ministère de l’intérieur. Entretemps, le ministre n’a pas réagi sur les irrégularités ni légalisé le mouvement. Au terme de l’article 15 de la charte des partis politiques qui dispose ceci : « Dans le cas où l’arrêté d’autorisation de fonctionner n’est pas pris dans un délai de six (6) mois prévu à l’article 14 ci-dessus, le dossier de déclaration est réputé conforme à la loi ». Et donc, le mouvement a bel et bien le droit de fonctionner comme un parti politique reconnu. C’est fût le cas de beaucoup de partis politiques au Tchad qui se sont présentés aux élections législatives et présidentielles.

Bien avant le mouvement « Les Transformateurs », c’était d’abord, le parti de l’Union nationale pour l’alternance au Tchad (UNAT) qui en a payé les frais en voulant organiser un point de presse, le 6 avril 2019 à la maison des médias du Tchad, qui malheureusement n’aura pas lieu et sa présidente, Koumadji Mariam Ndjelar sera arrêter puis libérer.

Pareille pour le 6ème congrès de l’Union nationale pour le développement et le renouveau (UNDR) prévu à Mongo en mars 2019 qui n’aura pas lieu non plus et qui sera soldé par l’arrestation du secrétaire général équato-guinéen de la Convergence pour la démocratie sociale, ami à Saleh Kebzabo venu pour assister au congrès.

Des attitudes qui se justifieront par la peur de perdre le pouvoir « chèrement acquis », du moins celui-là.

On passera sur la longue des remarques désobligeantes qui sans cesse continuent de sévir.

Cette philosophie issue d’un gouvernement réactionnaire serait-elle encore mieux apprécier jusqu’aux élections à venir ? Une analyse qui expliquerait que le gouvernement préfèrerait sans doute préserver sa « démocrature » que de se la faire douce « démocratie ».

La Rédaction

« Juste Prix », un arrêté fixe les prix des aliments sur les marchés

La phase pilote du concept  Juste prix lancé par la chambre de commerce, des mines, d’agriculture et d’artisanat (CCIAMA) le 02 mai dernier a pris fin ce matin à l’hôtel Radisson Blu de N’Djamena avec la signature de l’arrêté ministériel fixant les prix des différentes denrées alimentaire de première nécessité.

C’est un arrêté proposé par la chambre de commerce en accord avec les opérateurs économiques labélisés. L’arrêté signé par le ministre des mines, du développement industriel, commercial et de la promotion du secteur privé, Ahmat Mahamat Bachir ne concerne que les denrées de premières nécessités sur les marchés de N’Djamena.

Arrêté fixant les prix des denrées de première nécessité sur les marchés

Cet arrêté est inscrit dans la logique de la chambre de commerce de réduire les prix des aliments afin de permettre aux consommateurs de payer à leur bourse.

Arrêté fixant les prix des denrées de première nécessité sur les marchés

L’opération « Juste Prix » ne sera pas seulement pour N’Djamena mais sera étendu sur l’ensemble de territoire national indique afin donner à toute la population tchadienne de bénéficier de réduction sur les prix des aliments. « L’un de nos objectifs, spécifié dans nos termes de référence, est la pérennisation de la baisse des prix sur les marchés tchadiens. A ce titre, j’en appel aux plus hautes autorités pour prolonger notre phase pilote d’au moins trois mois et de l’étendre sur l’ensemble du territoire tchadien », indique le promoteur du concept par ailleurs président de la chambre de commerce, d’industrie, d’agriculture, des mines et de l’artisanat, M. Amir Adoudou Artine.   

Hôpital de la Renaissance outille les médecins urgentiste

La formation des médecins urgentistes et les paramédicaux organisée par l’Hôpital de la Renaissance a pris fin le vendredi 21 juin.

Des très riches enseignements et partages d’expériences ont agrémenté les assises. Des thématiques telles que « le Tri aux urgences ; état de choc ; le polytraumatisé ; l’antibiothérapie ; les douleurs thoraciques et arrêt cardiorespiratoire ; détresses neurologiques, urgences neurologiques ; les urgences abdominales et vasculaires, les intoxications-agitations-violence et le plan blanc ont été développées par le formateur Dr Alexis Agbessi. Ces thème visent a bien équiper les médecins urgentistes, infirmiers et les paramédicaux afin de bien coordonner et répondre aux urgences médicales.

Le formateur Dr Alexis Agbessi a déclaré que la formation a permis aux participants de renouveler leur connaissance et apprendre aussi des connaissances nouvelles qui pourront les aider à établir les plans blancs en cas des catastrophes avant de les encourager à mettre en pratique tout ce qui est appris.

En clôturant les assises, le directeur général de l’hôpital de la renaissance M. Gustave Bassangeun a invité les responsables des autres hôpitaux à mettre ensemble leurs moyens pour mieux coordonner les services des urgences à N’Djamena.

Université de N’Djamena : Un délai de 2 semaines pour les retardateurs

L’Union Nationale des Etudiants du Tchad (UNET) section de N’Djamena a fait la restitution de démarche entreprise auprès de Rectorat par rapport à la clôture de réinscription et inscription le 08 juin passé. C’était au cours du d’une assemblée générale tenue hier vendredi 21 juin 2019.

Selon président de l’UNET, Barka Pierre lorsque le rectorat a accordé 2 semaines, nous n’avons pas accepté. « Dans l’intervalle de 2 semaines, il y a certains étudiants qui sont dans les conditions un peu difficile et qui n’auront pas la possibilité de s’inscrire dans ce délai accordé par le rectorat », précise-t-il.

Comme les responsables de l’UNET ne peuvent pas décider à leur niveau, ils se sont regroupés à la base pour la restitution de ladite rencontre avec le rectorat. Après négociation, le rectorat reste sur sa décision. Les étudiants quant à eux, demandent au moins un délai de 3 mois pour permettre aux derniers étudiants de s’inscrire.

CAN 2019 : Egypte bat le Zimbabwe (1-0)

L’Egypte a remporté le match contre le Zimbabwe (1-0) hier vendredi 21 juin au Caire en match d’ouverture de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN).

Celui qui est plus connu sous le nom de Trezeguet (Mahmoud Hassan) récupère donc le ballon sur le côté gauche égyptien, élimine un joueur, et après un relais avec Ashraf, ouvre son pied dans la surface pour battre Sibanda et inscrire le premier but de cette CAN (41e).

A suivre aujourd’hui samedi : RDC-Ouganda (16h30), Nigeria-Burundi (19h) et Guinée-Madagascar (22h).

La menstruation est une question de droits humains

Le facteur biologique de la menstruation fait obstacle et fait l’objet de tabous et de honte qui mènent à la discrimination et à la négligence.

La menstruation (ou règles), désigne un écoulement sanguin périodique évacué par le vagin, saignement qui est une manifestation visible du cycle menstruel. L’UNFPA pendant la journée internationale de l’hygiène menstruelle à répondu à tant de questions sur ce phénomène naturel qui arrive chez les filles et femmes en âge de procréation. Jusqu’aujourd’hui les filles utilisent encore des tissus pour absorber le flux sanguin, c’est le cas de Nyanjuma, une fille au camp de protection à Juba au Soudan.

Cette problématique porte atteinte aux droits humains. Surtout que les opportunités des filles sont restreintes lorsqu’elles ne sont pas informées sur la santé menstruelle. D’autres filles par conséquent ratent régulièrement une semaine de cours par mois pendant les périodes menstrues.

Ce qui est de l’actualité actuellement, c’est la précarité menstruelle qui est la principale cause des problèmes liés aux menstruations. Devant cette situation quelques interrogées disent que les règles sont quelques fois douloureuses. « Il y a de stress et de mauvais humeur donc il nous faut un besoin de tranquillité », indiquent-elles avant d’ajouter que les symptômes et troubles liés aux règles sont de fois « Juste de pressentiment et la plupart des constipations, des vomissements, des boutons… Comme il y a d’écoulements sanguins, il faut juste une bonne hygiène et une bonne propreté…nous sommes exposées aux infections », renseignent-elles.

Can 2019 : Même pas commencé, le match d’ouverture a frôlé l’annulation

Depuis Jeudi, deux fédérations : FECAFOOT du Cameroun et ZIFA de la Zimbabwe font face à de problèmes d’indemnités des joueurs. Alors que le match d’ouverture se jouera ce soir au stade international du Caire.

Le match d’ouverture,pourtant menacé un temps d’être annulé en raison de la grève des joueurs zimbabwéens, l’Égypte et le Zimbabwe s’affronteront quand bien même ce soir. Rude tension de l’autre côté avec les lions indomptables du Cameroun, tenants du titre, qui ont refusé d’embarquer depuis Yaoundé pour l’Égypte.

La Fédération camerounaise de football affirme que la situation est compliquée. Le chargé de communication du ministère des Sports, Gabriel Nloga, dans une note d’information publiée jeudi que les joueurs ont reçu chacun 20 millions de francs CFA comme prime contre 17millions à la compétition précédente : au Gabon, alors que les joueurs exigeaient 40millions de francs CFA. Un conflit trop complexe et l’équipe risque gros.

Saleh Kebzabo : Décision de la Cour Suprême, « J’avais promis de m’y opposer, j’y renonce »

A travers une conférence de presse qu’il a animée le jeudi 20 juin à son domicile avec son avocat Me Olivier Gourara, Saleh Kebzabo annonce que la question sur le titre de chef de file de l’opposition démocratique tchadienne est classée et qu’il se contente de mener son combat pour l’intérêt national.

 « J’ai porté la lourde tâche de chef de l’opposition politique, puis démocratique pendant sept ans, sans aucun soutien du gouvernement qui s’est contenté de nous suivre avec mépris », a craché Kebzabo avant d’ajouter que « nullement découragé, je me suis mis aux côtés de mes collègues pour animer de nombreuses réunions ponctuelles, pour prendre des positions communes sur grandes questions d’intérêt national ou pour des revendications politiques ou matérielles ». 

Pour son avocat Me Olivier Gouara la décision de la Cour Suprême comporte beaucoup d’irrégularités et à semer de trouble dans l’esprit de beaucoup d’observateurs de la scène politique. Pour lui, la Cour Suprême, a été saisi pour l’interprétation et l’application de l’ordonnance n°040/PR/2018 du 30 août 2018. « Il s’agit donc d’une demande d’un avis consultatif. Dès lors, la Cour Suprême devait se contenter de donner une interprétation du texte relatif au statut de chef de l’opposition démocratique. Dans ce cas de figure, la Cour Suprême statue en matière gracieuse et non en matière contentieuse. Elle rend un avis et non une décision », a-t-il renseigné.

« Outrepassant ce qui lui a été demandé, la Cour Suprême à plutôt rendue une décision et procédé à la promulgation d’un nouveau chef de l’opposition démocratique. La Chambre constitutionnelle à statuer ultra pétita », a-t-il précise.

« Briser les ailes d’unes oppositions forte afin de la soumettre au pouvoir »

Selon le président de l’UNDR, Saleh Kebzabo, cette manœuvre du pouvoir vise à préparer la fraude électorale, c’est pourquoi il veut distraire l’opposition. « Dans la perspective proche, des élections législatives, communales et présidentielles en 2020 et 2021, il fallait faire un nettoyage général pour mettre en place le dispositif de fraude », a-t-il marqué

« Tout ce que nous observons depuis 2018 s’inscrit dans cette logique : briser les ailes d’une opposition forte afin de la soumettre au pouvoir ».

Renonciation et nouvel élan

En déclarant de n’est point poursuivre le débat sur la décision de la Cour Suprême, Saleh Kebzabo appelle l’opposition à la vigilance et à une vraie solidarité. « Le faux débat sur la décision de la Cour Suprême du 11 avril qui démet le chef de l’opposition et en nomme un autre est une forfaiture grave commise par la plus haute autorité judiciaire du Tchad. J’avais promis de m’y opposer, J’y renonce. J’ai décidé de ne plus poursuivre les actions en nullité, car le débat est politique. Je garde ainsi ma hauteur et ma dignité, qui sont celles de l’opposition pour dire haut et fort que nous ne seront jamais une opposition convenue. Nous laissons ceux qui s’y plaisent à s’y livrer », a déclaré Saleh Kebzabo.

Kebzabo de conclure que le vrai débat est entraine d’être occulté. « On veut amuser la galerie et nous distraire pour occuper le terrain des prochaines élections », renchérit-il.

« J’invite les leaders de la vraie opposition à ne pas se tromper de combat et à se mettre en ordre de bataille pour livrer l’une des plus grandes, peut-être la plus grande bataille dans les semaines et mois qui viennent », lance-t-il.   

OIF : Louise Mushikiwabo lance « Appel de N’Djamena »

Les rideaux sont tirés hier sur la conférence internationale sur l’éducation des filles et formation des femmes dans l’espace francophone. Un appel dit « Appel de N’Djamena » a été lancé par la secrétaire générale de l’organisation internationale de la francophonie (OIF) Louise Mushikiwabo.

Appel de N‘Djamena

Les participants à la conférence internationale de N’Djamena sur l’éducation des filles et la formation des femmes

« A l’issue de la conférence internationale sur « l’éducation des filles et formation des femmes dans l’espace francophone : défis, bonnes pratiques et pistes d’action », qui s’est déroulée à N’Djamena les 18 et 19 juin 2019, et en suivi de la Stratégie de la Francophone pour la promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes, les droits et l’autonomisation des femmes et des filles, adoptée lors du dernier Sommet de la Francophonie à Erevan en octobre 2018. Les participants appellent les Etats et les gouvernements membres de la francophonie à doubler d’efforts dans la promotion de l’éducation des filles et la formation des femmes dans les pays de l’espace francophone, et de porter le plaidoyer auprès des partenaires internationaux et toutes les parties prenantes ».

La conférence a été bouclée sur plusieurs recommandations à  l’endroit des acteurs et décideurs du système éducation des différents pays de la zone francophone.