Ne dites jamais à votre boss que vous avez fait une intoxication alimentaire

C’est avant tout un enjeu de culture d’entreprise.

Le poisson à la fraîcheur douteuse du dimanche soir est mal passé et vous voilà lundi matin plus nauséeux (euse) que la décence professionnelle ne le permet: que faites-vous?

Vous restez chez vous, bien sûr –ou chez le médecin, pour peu que vous ayez vraiment forcé la dose–, mais voici venu le moment de prévenir votre chef (fe) qu’aujourd’hui, ce sera sans vous. Si l’honnêteté est une vertu, songez tout de même qu’elle ne requiert pas de vous lancer dans une scrupuleuse révélation de l’intimité de votre transit intestinal.

Intoxications estivales

Parmi les vilains rhumes et autres migraines, l’intoxication alimentaire occupe une place d’exception. Qu’elle soit véridique ou simulée afin de dissimuler une flémingite aiguë, elle est devenue la tarte à la crème des excuses pour ne pas se rendre au travail. Le média américain CNBC était allé jusqu’à la recommander tout spécialement pour les excuses estivales: «il y a beaucoup de festivals, de pique-niques, d’événements de travail, de foires et d’autres événements où les gens mangent toutes sortes de choses bizarres, donc vos chances d’attraper une intoxication alimentaire va probablement augmenter durant l’été».

De fait, les taux d’intoxication alimentaire augmentent véritablement pendant les mois d’été, la chaleur étant favorable au développement des bactéries et les barbecues ayant tendance à rendre les gens plus laxistes sur les procédures de cuisson. Bien que l’ampleur du phénomène soit difficile à évaluer et varie du simple au triple selon les méthodes de comptage, on considère qu’il y a plus de 200.000 cas d’intoxications alimentaires par an en France –fourchette basse. En Europe, l’OMS estime que 23 millions de personnes sont atteintes chaque année de maladies d’origine alimentaire.

Problèmes de confiance dans l’entreprise

Elle est donc pratique –un jour peut suffire pour s’en remettre, mais elle peut tout autant en justifier davantage–, vraisemblable sinon crédible… Pourtant, cela ne signifie pas que vous devriez la mettre en avant pour vous justifier.

«Il y a un problème plus profond lié à l’omniprésence de cette excuse: cela indique que de nombreux employés ont encore le sentiment qu’ils doivent convaincre leurs patron (nes) qu’ils sont en train de vomir frénétiquement comme la gamine de L’Exorciste afin d’obtenir un jour de congé occasionnel», écrit Quartz.

Autrement dit, devoir justifier une absence comme au temps des carnets scolaires revient à «devoir s’excuser d’avoir une vie», tout en suggérant que seules les maladies physiques sont un motif légitime pour ne pas aller travailler.

Certaines entreprises modifient toutefois leurs politiques de travail pour prendre en compte le vaste éventail de raisons pour lesquelles un ou une employé (ée) pourrait avoir besoin de s’absenter, en garantissant des congés payés illimitésou en encourageant les travailleurs (euses) à prendre des journées de santé mentale. Pour cela, encore faut-il sortir d’une conception présentéiste du travail, qui en plus d’infantiliser les travailleurs (euses), est contreproductive et coûteuse pour les entreprises.

L’intoxication alimentaire, pour réelle qu’elle puisse être, devrait donc d’abord nous interroger sur un certain type de culture d’entreprise qui ne fait pas confiance aux employés (es) pour gérer leur temps et accomplir leur travail.

Slate fr

L’histoire du bébé de 4 mois séparé de ses parents par l’administration Trump

Le New York Times a retrouvé le plus jeune enfant isolé de sa famille à la frontière mexicaine.

En mai 2018, l’administration de Donald Trump a publiquement reconnu avoir mis en place une politique de séparation des familles à la frontière avec le Mexique. Cela faisait près d’un an que ces nouvelles règles avaient été mises en œuvre, dans le but de dissuader les familles de migrants (es) de venir aux États-Unis.

Les séparations ont officiellement été arrêtées à la fin juin 2018, mais des milliers d’enfants avaient déjà été séparés de leurs familles. Les adultes étaient placés (es) en détention dans l’attente de leur procès et les enfants envoyés (es) soit dans des centres de rétention pour mineurs (es), soit dans des familles d’accueil.

En examinant les bases de données gouvernementales, la journaliste du New York Times Caitlin Dickerson a identifié l’enfant le plus jeune à avoir été séparé de sa famille dans ces circonstances. Il s’agit de Constantin Mutu, un bébé roumain qui n’avait que quatre mois quand il a été placé dans une famille d’accueil, tandis que son père était en détention.

L’histoire de ce bébé souligne l’inhumanité de la politique de séparation mise en place par le gouvernement Trump.

Cinq mois en famille d’accueil

Les parents de Constantin, qui sont Roms, avaient quitté leur village de Roumanie dans l’espoir d’une vie meilleure aux États-Unis; beaucoup d’autres membres de la localité avaient fait le voyage. La famille Mutu pensait pouvoir obtenir l’asile en raison des persécutions anti-Roms dans leurs pays.

D’abord passés par le Mexique, Constantin et son père ont été arrêtés à la frontière américaine. La mère du bébé et son autre fils étaient restés au Mexique, avant de repartir en Roumanie.

Constantin a été envoyé dans une famille d’accueil dans le Michigan, loin de la frontière. Après deux mois de détention, son père a été expulsé; les agents lui avaient dit que son fils reviendrait avec lui, mais il n’était pas là.

En tout, Constantin est resté cinq mois dans sa famille d’accueil, qui a communiqué avec les Mutu via Skype pour qu’ils puissent rester en contact avec leur fils.

En juin 2018, la mère de la famille d’accueil a présenté le nourrisson au tribunal, où il a été convenu que Constantin retournerait en Roumanie. L’avocat représentant le gouvernement a tenté de convaincre le juge que les frais de voyage devraient être payés par la famille Mutu, mais le juge ne l’a pas écouté.

Après cinq mois, Constantin s’était attaché à sa famille d’accueil; il a eu beaucoup de mal à s’adapter à sa nouvelle vie avec ses parents en Roumanie. Le New York Times souligne que le bébé semble avoir développé un retard de langage –à l’âge de dix-huit mois, il ne dit aucun mot.

Quant à l’assistante sociale qui avait placé Constantin dans une famille d’accueil, comme nombre d’autres mineurs (es), elle a depuis démissionné: son travail était devenu émotionnellement trop difficile.

Slate fr

CAN EGYPTE 2019 : Deux tchadiens au protocole de la CAF

Après un arbitre tchadien sélectionné par la Confédération Africaine de Football (CAF) pour la CAN 2019 en Egypte, c’est au tour des deux autres à avoir cet honneur.

Il s’agit de Ahmat Haroun et SeidKanika, tous deux, respectivement de nationalité tchadienne, sélectionnés pour représenter le Tchad au protocole de la CAF.

Cette sélection a été rigoureuse. Sur plus de 6000 candidatures reçues par la CAF, neuf africains de différentes nationalités ont été sélectionné dont les deux tchadiens.

DjimnayelNgarlenan

BEF : La première épreuve (Rédaction) est annulée

Selon les responsables des centres d’examen du brevet d’enseignement fondamental, l’annulation de cette épreuve fait suite aux fuites passées dans les réseaux sociaux (whatsApp, facebook…) à la veille de l’examen.

Cette annulation entrainera la recomposition de cette épreuve avec un autre sujet, le samedi 29 juin.

DjimnayelNgarlenan

AJPNV rend hommage aux victimes de torture

A l’occasion de la journée internationale des nations pour le soutien aux victimes de torture célébrée tous les 26 juin de chaque année, l’association jeunes pour la paix et la non-violence (AJPNV) a commémoré cette journée à travers une conférence de presse tenue dans ces locaux à Am-Toukoui dans le 7ème arrondissement de N’Djamena.

La torture est une tache terrible sur la conscience de l’humanité. Elle laisse des traces indélébiles sur le corps de la victime et ses effets sur la société sont aussi détruisant. C’est dans cette optique que l’association jeune pour la paix et la non-violence (AJPNV) commémore cette journée afin de plaider pour les victimes de torture au Tchad.

« En tant que prestataire des services de réhabilitation, nous sommes dans une position unique pour aider les victimes à atteindre leurs objectifs grâce aux connaissances en matière de santé, de droits », souligne Nodjigoto Charbonnel président de l’AJPNV.

Au Tchad, beaucoup de victimes de torture sont dans l’agonie physique et mentale. Mais le gouvernement reste silencieux devant cette angoisse. C’est pourquoi le président de l’AJPNV, Nodjogoto Charbonnel reste optimiste à son combat de changer les données un jour.

« Au fur et à mesure que les pratiques évoluent, nos efforts pour la combattre doivent faire de même. Nous allons continuer à utiliser ce qui est unique en nous notre connaissance de la torture basée sur la santé et ses effets sur les survivants», martèle-t-il.

Très déterminer à poursuivre sa lutte contre la violation des droits humains, Nodjigoto Charbonnel président de l’AJPNV, a déclaré que son association est disposée à faire la lumière sur ceux qui commettent les actes de torture, de traquer les auteurs en justice afin de prévenir les nouveaux actes de torture et obtenir la réparation totale aux victimes.« Notre détermination est renforcée par la conviction que nous ne sommes pas seuls. Nous savons qu’aujourd’hui le 26 juin, les communautés à travers le monde se réunissent pour célébrer cette journée afin de monter que la lutte que nous menons est juste et que la victoire n’est pas loin », précise-t-il

Economie : Le Tchad, partenaire d’avenir d’investissement


Le premier forum économique international d’investissement Tchad-Monde Arabe est ouvert ce mercredi 26 juin 2019 par le président de la République du Tchad, Idriss Deby Itno à l’Hôtel Hilton de N’Djamena.

« Le Tchad est une terre de paix et de sécurité rempli d’opportunité et propice aux investissements » a souligné le président de la chambre de commerce, d’agriculture, des mines et d’artisanat, Amir Adoudou Artine avant de dire que le  Tchad a pris conscience de la faiblesse de son secteur privé. Pour lui c’est l’heure où les regards doivent converger vers la même direction. « Face aux enjeux économiques mondiaux de l’heure, nous devons établir une connexion stratégique puis que l’histoire et la géographie jouent en notre faveur et nous en donnent les moyens », a-t-il ajouté.

Pour le présidentde la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA), Dr. Sidi Ould Tah,   le forum a pour objectif de mettre en exergue les riches potentialités du Tchad, pour déclencher le début d’un processus qui va permettre aux investisseurs de mieux connaitre ce pays et de mieux l’aimer.   

Dr. Sidi Ould Tah a rassuré à l’assistance de la mise en place d’un conseil présidentiel pour l’amélioration du climat des affaires. Car cela est « un message très fort d’engagement et de considération en faveur d’un rôle accru du secteur privé, mais aussi pour trouver des solutions idoines face aux difficultés auxquelles feraient face les investisseurs au Tchad 


En lançant les activités du forum, le Chef de l’Etat Tchadien Idriss Deby Itno a indiqué que le Tchad est une terre d’opportunités avant de rassurer aux investisseurs qu’il s’engage personnellement à veiller et a assuré le suivi du conseil présidentiel et la mis en œuvre des projets.

 

Le CTVC entend protester contre Airtel et Tigo par une demi-journée sans téléphone

Outre la mauvaise qualité de réseau, les publicités mensongères, les coûts exorbitants de services, les consommateurs ne peuvent toujours pas accéder aux réseaux sociaux aisément. Le Collectif tchadien contre la vie chère (CTVC) appelle de nouveau,lors d’un point de presse tenu par son président à une protestation pacifique le 02 Juillet 2019.

Plus d’un an après la censure de l’Etat, les consommateurs n’ont toujours pas accès aux réseaux sociaux sans le VPN (Virtual Privat Network). Alors que, pour le collectif, l’internet est un outil adéquat et incontournable au développement économique du Pays. Cette censure vient s’accompagner avec de l’escroquerie pure et simple par ces deux opérateurs qui, par manque de concurrence, les abonnées d’Airtel et Tigo sont accablés par la cherté de vie ; ils sont condamnés à faire avec, mais trop c’est trop : « Nous allons adopter un comportement de boycott », a annoncé le président.

Le Président du Collectif appel par ailleurs à toute la population de profiter de cet ultimatum d’une semaine pour sensibiliser les autres sur ce qui leur revient de droit. « Il est temps de réagir énergiquement, d’une manière pacifique et légitime pour dénoncer cette pratique non justifiée aux usagers pendant tout ce temps… Face à cette escroquerie de ces opérateurs de téléphonie mobile doublée de la censure imposée aux consommateurs par le gouvernement depuis Mars 2018, le collectif tchadien contre la vie chère en collaboration avec certaines associations sœurs demandent  à tous les usagers des téléphones portables sur toute l’étendue du territoire nationale d’observer une demi-journée de grève en fermant leur téléphones de 5h00 à 12h00 en guise de protestation le mardi 02 Juillet 2019 », a déclaré Dingamnayal Nely Versinis.

Alerte, les câbles électriques font l’objet de vol

Dans la nuit du samedi 22 à dimanche 23 juin au quartier Gassi dans le 7ème arrondissement aux environs de 1h et 2h du matin, un groupe de voleurs a coupé sur une même ligne 16 mètres de câble électrique puis à une cinquantaine de mètre, 45 mètres.

Sur le sol, les traces de câbles trainées font plus de 150 mètres avant de disparaitre. Selon les habitants et voisins de ladite zone, ce n’est pas pour la unième fois que ces voleurs valident leur forfait. « Ils ont l’habitude de venir couper les câbles et à des heures trop tardives », confie un habitant du coin. « Aux heures du vol personne ne peut sortir au risque d’y perdre sa vie. Ces gens qui se promènent la nuit ont parfois des armes et ils peuvent facilement attenter à ta vie », se méfie un autre avec pleine de d’assurance.

« Les ampoules installées sur les murs et portes sont parfois détruits par ces voleurs parce que ça les perturbent », témoigne un chef de famille.

La méfiance dans cette partie du quartier est de taille. A 19 heures, toutes les portes-battants se referment à clé. Les chiens aboient de l’intérieur de la concession. Ce qui se passe dans la rue n’est le souci de personne. C’est à ces contours que les voleurs et, parfois braqueurs en profitent pour exercer leur forfait.

Complicité

Pour d’autres, les voleurs et les électriciens sont sur une même longueur d’onde. C’est eux qui donnent les matériels de travail à ces voleurs pour exécution et cela va de leur avantage du moment où c’est eux-mêmes qui doivent revenir réparer le circuit pour rétablir l’électricité.

Un appel à la vigilance est lancé à la population et aux policiers de faire leur travail (patrouille) pour renverser cet ordre malsain.

Djimnayel Ngarlenan

A 10 ans, il sera surpris entrain de composer le BEF

Lundi 24 juin. Lors des premières épreuves du brevet d’enseignement fondamental (BEF) au centre d’examen de Chagoua FDAR, un candidat pas en âge de composer sera surpris et mise à la porte.

Il a fallu la vigilance d’un superviseur pour repérer cet enfant. Après un tour dans les salles d’examen, le superviseur arrive dans la salle ou se trouve ce petit, le benjamin de tous les candidats. Surpris, le superviseur pose la question à ce fameux candidat s’il a quel âge. Il a répondu qu’il a 14 ans mais l’interrogation continue jusqu’à ce qu’il dise la vérité sur son âge.

Chose marrant : cet enfant de 10 ans est en classe de 5ème au collège le « Zénith » mais s’est inscrit comme candidat au BEF au lycée-collège « La Fontaine ».

A la question de savoir pourquoi ce choix au BEF ?, Est-ce que c’est les parents qui l’ont poussé ou est-ce que c’est de son propre gré ?, le candidat avoue que c’est son grand frère qui lui à suggérer de composer cet examen. Alors que son papa, vendeur des pièces détachées est ignorant de tout.

Informer de la situation, le président dudit centre va mettre à la porte cet enfant, pas en âge de passer l’examen.

Djimnayel Ngarlenan

L’Union des Démocrates et Socialistes lésée par le MPS

Le parti politique Union pour les démocrates et socialistes (UDS) a célébré son 4ème anniversaire, dimanche 23 juin dernier à travers une conférence de presse, animé par son président national, Djibrine Hissein Moursal à la maison des médias du Tchad.

Placé sous le thème : « Tous ensemble développons l’esprit de militantisme », la célébration de ce 4ème anniversaire de l’UDS a été l’occasion pour son président,  Djibrine Hissein Moursal de dénoncer l’injustice qui sévi dans le camp de la majorité. Présentant un bilan de quatre ans jugé positif, Djibrine Hissein Moursal dit que son parti à participer et à contribuer à l’élection du candidat de la majorité, Idriss Déby Itno aux présidentielles de 2016 mais, aujourd’hui son parti est lésé. « Depuis notre alliance avec le MPS, c’est le calvaire que nous vivons. Le parti au pouvoir n’a pas respecté la déclaration commune vis-à-vis de ses alliés qui souffrent énormément à cause de la mauvaise foi et des comportements peu orthodoxe de certains responsables qui nous négligent », a regretté le président de l’UDS.

Pour lui, après quatre ans de vie, l’UDS n’a pas peur d’affronter la bataille politique avant d’ajouter que sa formation politique ne va pas s’arrêter à combattre l’injustice au sein de la majorité.

Il a aussi décrié l’absence de son parti sur la liste de démembrement de la commission électorale nationale indépendante (CENI). « Le démembrement de la CENI est une parfaite illustration de cette injustice. Sur toute l’étendue du territoire nationale, une liste de 65  candidats envoyés, l’UDS n’a eu aucune place. Ce n’est pas de l’injustice ? », s’est-il interrogé.

« Il nous appartient d’arracher notre liberté, sinon personne d’autre ne peut et ne pourra nous l’a donné », a promis Djibrine Hissein Moursal.  

KITA Ezéchiel/Ahmat Mahamat Ahmat