Coupe du monde féminine de football France 2019

La coupe du monde féminine de football s’ouvre ce soir du vendredi 7 juin 2019 aux Parcs des Princes. Elle opposera la France à la Corée du Sud. Un moment très attendu par les 45 000 spectateurs et supporters qui prendront d’assaut le stade français.

Trois pays africains y participent notamment le Nigéria, l’Afrique du Sud et le Cameroun. Demain, samedi 8 juin, le Nigéria et l’Afrique du Sud vont entamer leur premier match. Le Nigéria sera opposé à la Norvège dans le groupe A et l’Afrique du Sud face à l’Espagne dans le groupe B.

La coupe du monde féminine de football est à la huitième édition et c’est pour la première fois que la France l’organise.

Pour les 52 matchs à jouer dans les différentes villes de la France, il reste à savoir qui succèdera au tenant du titre (Les Etats-Unis d’Amérique).

TCHAD : Ouverture des Journées Economiques et Citoyennes (JEC)

La Plateforme Economique et Citoyenne « Agir Ensemble » à travers des JEC lancera officiellement la cérémonie du « Samedi Républicain », pour la mise en œuvre des projets, actions et réformes du Pacte Economique et Républicain, le samedi 8 juin 2019 dès 7 heures au Palais du 15 janvier de N’Djamena.

A l’issue de cette cérémonie, plusieurs activités verront le jour : panels et débats en plénière ; Appel de la Plateforme Agir Ensemble pour le Pacte Economique et Républicain ; Appel pour la paix, le vivre ensemble par la Plateforme inter confession religieuse ; Appel pour la concorde et l’unité nationale par le Haut conseil des collectivités autonomes des chefferies traditionnelles et Appel à une citoyenneté agissante par le maire de la ville de N’Djamena.

Il y aura également le lancement des projets comme Kharif Citoyen, Sawi Bouti, Un tchadien un arbre, Almé Dja et chômeurs Goto. Une signature de partenariats (Projet Chari ZED) aura lieu et suivra enfin la remise de distinction « Gaoui d’Or » Républicain. Cette cérémonie réunira les leaders politiques, la société civile, les leaders religieux, les opérateurs économiques, les leaders des jeunes.

Rappelons que ces Journées Economiques et Citoyennes sont placées sous le haut patronage du président de la République du Tchad, Idriss Déby Itno.

https://www.facebook.com/events/579278835897625/

Tchad: prison à vie pour Bouloumi et Yacoub

0

Les Deux membres du conseil du Conseil de commandement militaire pour le salut de la République (CCSMR), Mahamat Hassan Boulmaye et Ahmat Yacoub Adam, vient d’être condamnés à la prison à vie pour leur participation à un mouvement insurrectionnel.

Développement en cours….

Tchad: Compte rendu du Conseil Ordinaire des Ministres du 06 juin 2019


Le Conseil ordinaire des Ministres de ce Jeudi, 06 Juin 2019 a eu à examiner six projets de textes dont trois renvoyés pour insuffisances et a suivi trois communications.


Au titre du Ministère de la santé publique, le conseil a examiné et adopté deux projets de décrets. L’un, portant prévention de l’ingérence de l’industrie du tabac dans les politiques de santé et l’autre fixant modalités d’application de l’interdiction de fumer dans les lieux publics, les lieux de travail et dans les transports publics.


S’agissant du premier projet de décret portant prévention et ingérence de l’industrie du tabac dans les politiques de santé, il est question d’avoir un instrument juridique fiable, capable de protéger la politique de santé en matière de lutte anti-tabac au Tchad, en délimitant le champ d’action de l’industrie du tabac qui tiendra désormais compte des rapports entre l’État et l’industrie du tabac d’une part ; les employés de l’État et ceux de l’industrie d’autre part, ainsi que les rapports entre les administrations publiques et l’industrie du tabac.


Quant au deuxième projet de décret fixant modalités d’application de l’interdiction de fumer dans les lieux publics, celui-ci fait référence à la loi N° 010 du 10 Juin 2010 dont certaines dispositions ne sont pas appliquées. Il est aussi motivé par l’alerte donnée par l’Organisation Mondiale de la Santé qui annonce Sept (07) Millions de décès par an dont 890.000 sont des non-fumeurs.


Cette alerte est renforcée par une récente enquête réalisée en milieu scolaire au Tchad, au cours de laquelle, plus de 55% des jeunes ont déclaré avoir été exposés à la fumée de cigarette provenant d’autres personnes.


Il est donc urgent de réglementer la consommation des cigarettes et d’autres produits de même type ; de déterminer le champ d’interdiction dans les lieux publics et d’accentuer la sensibilisation de la population sur le danger de l’usage du tabac.
Au titre du Ministère de l’Environnement, de l’Eau et de la Pêche, le Conseil a aussi examiné et adopté un projet de décret portant modification du décret N° 86 du 07 Mai 1963 créant le Parc National de Zakouma.
Il s’agit essentiellement du village Bone qui se trouve à l’intérieur du parc qu’il faudra relocaliser hors des limites du parc et remplacer les limites actuelles du parc en vue d’harmoniser les principes de sa gestion durable conformément à la loi 14, portant régime des forets, de la faune et des ressources halieutiques.
Il faut relever que la présence du village Bone à l’intérieur du parc, le prive de l’accès aux services sociaux de base. Des mesures incitatives sont prises par le Gouvernement et ses partenaires en vue de la relocalisation du village Bone et l’amélioration des conditions de vie de sa population.


Après examen et adoption de ces projets de texte, le Conseil a suivi deux communications du Ministre de la Promotion des Jeunes, des Sports et de l’emploi, relatives aux missions effectuées à Assouan en Égypte du 15 au 19 Mars 2019 et à Shangaï en Chine du 13 au 19 avril 2019. La mission d’Assouan en Egypte a porté sur la participation du Ministre et dix jeunes tchadiens au forum de la Jeunesse arabe et africaine.


Le forum d’Assouan a débattu de l’avenir de la recherche scientifique et les soins de santé ; les technologies et leurs innovations en Afrique et dans le monde arabe. La plateforme de la jeunesse arabe et africaine initiée à cette occasion, examinera toutes les questions pouvant renforcer et consolider les relations des jeunes de deux pôles arabe et africain.
Quant à la mission de Shanghaï en Chine, elle a permis à la délégation tchadienne et le partenaire chinois de valider les documents de conception approfondie du projet du stade omnisport de 30.000 places situé à Mandjafa dont la pose de première pierre est prévue au mois d’Août prochain.


Le Conseil ordinaire des Ministres a clôturé par la Communication de Son Excellence, Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement, Président du Conseil des Ministres relative au décret N° 1908 portant structure générale du gouvernement et attributions de ses membres dont les dispositions ne sont pas souvent respectées.
Il est observé que certains départements ministériels prennent directement attaches avec les partenaires techniques et financiers sans associer les ministères concernés à savoir : le Ministère de l’économie et de la planification du développement et celui des finances et du budget.


Le Président de la République a relevé que ces démarches unilatérales, fragilisent la coordination de la coopération avec ces partenaires techniques et financiers et portent atteintes à la solidarité gouvernementale. Tout en encourageant les initiatives des départements sectoriels qui concourent à l’atteinte de leur mission, le Chef de l’Etat demande que ceux-ci s’inscrivent dans une démarche concertée avec les ministères impliqués.
Il en appelle donc au sens de responsabilité des membres du gouvernement pour l’observation stricte et rigoureuse des instructions données en conformité avec le décret portant structure générale du gouvernement et attributions de ses membres.
Commencée à 10h, la séance a pris fin à 12h 15mn.

La neige pourrait être la prochaine source d’énergie propre

Deux scientifiques ont développé un appareil qui capture la charge électrique de ces flocons tombés du ciel.

Bien souvent, lorsqu’on parle d’énergies propres et renouvelables, on pense au vent, à l’eau, au soleil. Mais une autre source d’énergie naturelle serait encore inexploitée : la neige.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, les chutes de neige sont chargées d’électricité. Si les scientifiques en avaient déjà connaissance depuis des décennies, deux chercheurs de l’université de Californie à Los Angeles (UCLA affirment avoir trouvé le moyen de transformer ces précipitations en électricité, rapporte le site Nexus Media.

Ils ont inventé un dispositif qui se sert du silicone pour capturer la charge électrique des flocons pour créer de l’électricité. Le principe est simple, alors que la neige porte une charge électrique positive, le silicone, un matériau caoutchouteux synthétique, est quant à lui chargé d’électricité négative. Le contact entre ces deux éléments de charges opposées crée ainsi de l’énergie.

Avec une couverture de neige annuelle moyenne de près d’un tiers de la masse terrestre, «nous avons une grande source d’énergie prête à être collectée», précise Maher El-Kady co-créateur de l’appareil et chercheur à l’UCLA.

Potentiel illimité

Si cette invention reste pour l’instant une simple expérience, à laquelle il faudrait ajouter des réglages et d’autres travaux, les chercheurs pensent que son potentiel est illimité. «De grandes améliorations sont normales dans ce domaine de recherche. Il y a possibilité de développement et d’autres améliorations en revoyant la structure et le mode de fonctionnement de l’appareil», commente Maher El-Kady.

Lui et le co-inventeur Richard Kaner projettent de nombreuses utilisations futures. Leur invention pourrait alimenter par exemple une station météo portable ou encore un outil de mesure des performances sportives par temps froid. Le dispositif pourrait également être intégré à des panneaux solaires, générant ainsi une puissance supplémentaire lors de tempêtes de neige.

Slate fr

La finale de la Ligue des Champions de la CAF sera-t-elle rejouée ?

La Confédération Africaine de Football (CAF) a décidé hier mercredi dans la soirée de faire rejouer la finale retour de la Ligue des Champions entre l’Espérance sportive de Tunis et le Wydad de Casablanca sur un terrain neutre. L’affaire est sans doute d’être close. Après avoir remporté le vendredi contre le Wydad Casablanca à Radès par un but à zéro (1-0) en finale retour. Lors de ce match, après l’ouverture du score de Mohamed Youcef à la 42ème minutes, l’égalisation de Walid El Karti à la 60ème minutes a été invalidée par l’arbitre, visiblement hors-jeu. Les Marocains ont réclamé la vérification par l’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR), en vain, elle était hors service suite à une panne. Donc comme le match aller est marqué par la controverse de 1 but par tout (1-1), ils ont décidé de quitter la pelouse. Maintenant la question est de savoir : Est que les deux équipes vont accepter de rejouer ? Où et quand s’ils acceptent de rejouer ? Il reste désormais à la CAF de trouver une date la plus proche que possible, car la CAN va débuter le 21 juin. A Suivre…

Tchad-Décret :Nominations au Secrétariat Général du Gouvernement

Au terme du Décret N° 790 du 7 juin 2019, les fonctionnaires dont les noms suivent sont nommé à des postes de responsabilité au secrétariat général du Gouvernement :

Direction générale : 
Directeur général adjoint : Abderaman Mahamat Issakaha ;

Direction de la planification et du renforcement des capacités : 
Directeur : Mahamat Malloum Adam (nouveau poste) ; 
Directeur adjoint : Abdoulaye Hassaballah (nouveau poste) ;

Direction des ressources humaines et du matériel : 
Directeur : Abderaman Abakar Hadid (nouveau poste) ; 
Directrice adjointe : Mme. Achta Amira Hassaballah Choua (poste vacant) ;

Direction des bâtiments administratifs : 
Directeur : Moussa Adoum Chiguiffe ;

Direction du parc automobile administratif : 
Directeur : Oumar Hissein Abiat ;

Direction du contentieux de l’Etat : 
Directeur : Gapili Padeu Roger (nouveau poste) ; 
Directeur adjoint : Radé Roneye (nouveau poste) ;

Direction du contrôle et de l’enregistrement :
Directeur : Alhadj Tahir Abdelaziz ; 
Directrice adjointe : Vansassou Sylvie ;

Direction des archives et de la documentation : 
Directrice : Mme. Nerolel Mbairadjim Sonia ; 
Directrice adjointe : Mme; Roukhya Abderaman Oumar ;Direction du Journal officiel :
Directeur : Saleh Mahamat Doukouré

La moitié des malades du sida sont des femmes, mais les recherches se font d’abord sur les hommes

La population féminine est sous-représentée alors que les scientifiques explorent de nouvelles pistes contre le virus.

Alors qu’un deuxième patient est en rémission prolongée de son infection au VIH, les scientifiques redoublent d’effort pour trouver des remèdes qui permettent de guérir du sida. Toutefois, les équipes doivent faire face à un obstacle qui ne date pas d’hier : trop peu de femmes figurent dans les essais cliniques d’élaboration des traitements et vaccins potentiellement efficaces, rapporte le New York Times.

Pourtant, sur les 35 millions de personnes dans le monde vivant avec le virus du sida, la moitié sont des femmes. En Afrique et dans certaines régions d’Amérique du Sud, de nouvelles infections chez les jeunes femmes contribuent à maintenir l’épidémie. La plupart des traitements sont testés en grande majorité sur des hommes, on ignore de fait les réactions des femmes, qui seraient différentes de celles des hommes. «Il existe toutes sortes de différences entre les hommes et les femmes, probablement en partie dûes des effets hormonaux», constate Monica Gandhi, professeure de médecine à l’université de Californie à San Francisco.

Isolées et peu informées

Outre-Atlantique, une étude réalisée en 2016 par l’association Amfar indique que les femmes représentaient une médiane de 11% dans les essais pour les traitements. Les études sur les vaccins montraient quant à elles une participation féminine de l’ordre de 38%.

Un écart qui peut notamment être attribué à l’isolement de plusieurs catégories de femmes séropositives, par exemple celles qui ont des enfants à charge ou des difficultés de mobilité et d’hébergement. La méfiance envers les scientifiques compromettrait aussi leur participation. «La recherche est encore très stigmatisée dans notre communauté», témoigne auprès du New York Times Ublanca Adams, une Afro-Américaine atteinte du sida.

Aux États-Unis, dans les rares cas où les scientifiques déploient des efforts supplémentaires pour recruter des femmes, la Food and Drug Administration les surveilleraient de plus près que les hommes. Cette agence fédérale américaine disposerait de règles strictes pour inclure les femmes en âge de procréer, écrit The New York Times. Les scientifiques opteraient alors pour la solution de facilité : recruter des hommes.

Slate fr

Le Tchad célèbre la journée mondiale de l’environnement

Promulgué par le programme des nations unies pour l’environnement (PNUE), la journée mondiale de l’environnement est célébrée le 5 juin de chaque année. L’édition 2019 est organisée autour d’un thème qui attire l’attention sur une préoccupation environnementale particulièrement urgente : « La pollution de l’air ». A cet effet, le ministre de l’environnement, de l’eau et de la pêche, Sidick Abdelkérim Haggar a fait une déclaration portant sur le changement de comportement des tchadiens vis-à-vis de l’environnement.

« Au Tchad, bien que n’étant pas fortement industrialisé, nous observons ces dernières années une augmentation de la pollution atmosphérique dans des secteurs tels que : l’agriculture, l’élevage, les activités domestiques, les installations industrielles, les transports, la combustion des déchets à ciel ouvert et les tempêtes de sable. Tout ceci prouve à suffisance que nous sommes vulnérables et confrontés à une véritable prise qui demande des actions rapides et radicales », a-t-il déclaré.

Politiques et règlementations

Selon le ministre, le gouvernement sous l’impulsion du président de la République, Idriss Déby Itno, a pris des engagements tant nationaux qu’internationaux en matière de protection de l’environnement, de lutte contre le polluant organique persistant et le changement climatique avec un certain nombre de mesures et des actions significatives visant à réduire la pollution de l’air.

Mesures importantes

La ratification de l’amendement de Kigali, l’interdiction de l’utilisation des emballages plastiques non biodégradables sur le territoire national, l’interdiction d’entrée sur le sol national des polluants organiques persistants, l’interdiction de la coupe abusive, du transport et de la commercialisation du bois vert sur l’ensemble du territoire national, la substitution du gaz butane au bois énergie à travers un mécanisme de subvention, le plan d’action du Tchad pour la réduction des émissions des CO2 de 2015.

Actions d’envergures

Création d’une agence nationale de lutte anti-pollution, la mise en place progressive d’un dispositif national de surveillance-contrôle et suivi de la qualité de l’air, la réactualisation du profil national sur la gestion des produits chimiques et de programme national intégré de gestion des produits chimiques, l’élaboration de la stratégie nationale sobre en carbone, la mise en place du programme national de restauration des écosystèmes des 23 provinces du Tchad PNR23…

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), plus de 90% de la population mondiale est exposée à un air extérieur toxique. La pollution de l’air extérieur serait responsable de 4,2 millions de décès selon les estimations de l’ONU de 2016.

Djimnayel Ngarlenan

Greffe d’utérus et GPA, deux poids, deux mesures

L’une fait polémique, l’autre est célébrée comme une prouesse médicale. Les deux techniques partagent pourtant un même but : rendre la maternité accessible aux femmes sans utérus fonctionnel.

Le 11 avril 2019, l’hôpital Foch de Suresnes a annoncé une première en France: une greffe d’utérus a eu lieu le 31 mars dans son enceinte, chez une femme de 34 ans née sans cet organe, souffrant d’une pathologie congénitale appelée syndrome de Mayer-Rokitansky-Küster-Hauser (MRKH).

Réalisée à partir du don d’utérus effectué par la mère de la receveuse, âgée de 57 ans, la greffe permettra à la patiente de procréer et d’avoir un enfant génétiquement lié à elle. Contrairement aux greffes d’autres organes, la transplantation d’utérus n’est que temporaire, ce dernier étant retiré à la naissance de l’enfant.

Double standard

La première naissance rendue possible grâce à l’utilisation de cette technique a eu lieu en Suède en 2013. Fin 2017, un enfant naissait à la suite d’une greffe d’utérus aux États-Unis ; en 2018, ce fut au tour de l’Italie. À la fin de l’année dernière, le procédé a été utilisé avec succès au Brésil, l’utérus provenant cette fois d’une donneuse décédée.

Bien que le nombre d’enfants nés après une transplantation d’utérus croît chaque année, la technique reste encore très expérimentale, comme a tenu à le rappeler l’Académie de médecine après l’annonce de l’hôpital Foch: «La transplantation utérine […] ne sera pas une chirurgie classique avant de nombreuses années et demeure un processus expérimental.»

Cette première transplantation est indéniablement une bonne nouvelle pour les femmes françaises souffrant du syndrome MRKH et désirant avoir un enfant. On peut toutefois s’interroger sur la cohérence de l’autorisation de greffes d’utérus en France, face à un droit français qui interdit par ailleurs strictement la gestation pour autrui (GPA).

Alors que d’innombrables articles et livres dénonçant fermement la GPA ont été écrits, alors que de nombreuses manifestations ont été organisées à son encontre et alors que les grandes villes françaises sont régulièrement recouvertes d’autocollants et d’affiches n’appelant rien de moins qu’à son «abolition universelle», la première greffe d’utérus française a été annoncée sans déclencher le moindre sursaut d’opposition.

La comparaison entre les deux techniques n’est pas anodine, puisque comme la transplantation d’utérus, la GPA permet aux femmes n’ayant pas d’utérus fonctionnel d’avoir un enfant génétiquement lié à elles.

Bien que les deux pratiques diffèrent dans leur nature, la greffe d’utérus impliquant que la grossesse soit prise en charge par la mère elle-même et non une tierce personne, un certain nombre de caractéristiques-clés permettent de les mettre en parallèle.

La technique de greffe d’utérus soulève-t-elle réellement moins d’enjeux éthiques que la GPA ? En 2018, les chercheuses Lisa Guntram et Nicola Jane Williams ont publié une étude dans la revue Bioethics s’attardant sur cette question. Les autrices reviennent sur les principaux arguments utilisés pour justifier l’interdiction de la GPA, afin d’évaluer si chacun d’entre eux ne pourrait pas tout aussi bien s’appliquer à la greffe d’utérus.

Autonomie menacée

L’un de ces arguments est que la technique risque de contraindre des femmes à porter des enfants pour autrui. La contrainte financière est souvent brandie, les adversaires de la GPA avançant que les femmes pauvres seront conduites à porter pour des couples riches.

Quid de la GPA altruiste, où la femme porteuse n’est pas rémunérée pour son service ? Le risque de contrainte persiste, puisque dans le cas où le couple et la femme porteuse ne se connaissent pas, un paiement caché risque d’avoir lieu.

«Dans le cadre de greffes d’utérus, les personnes peuvent aussi ressentir une pression interne à donner.»

Nicolas Jane Williams, chercheuse spécialisée en bioéthique

Si la femme porteuse et le couple sont proches, le risque est plutôt celui d’une contrainte émotionnelle : la femme connaissant l’immense détresse du couple infertile, elle peut être poussée à consentir à une GPA malgré ses réticences.

Qu’en est-il alors de la greffe d’utérus ? Dans les cas de greffe avec donneuse vivante, les mêmes risques sont susceptibles d’émerger. Comme l’explique Nicola Jane Williams, «les dons de personnes vivantes dans le cadre de greffes d’utérus risquent de voir des donneuses contraintes ou manipulées à donner par ceux qui ont intérêt à ce qu’elles donnent, et elles peuvent aussi ressentir une pression interne à donner, même en l’absence d’actes coercitifs ou manipulateurs».

Les personnes hostiles à la GPA soutiennent que la légalisation de la technique même dans un but uniquement altruiste resterait inacceptable: outre les pressions et échanges d’argent dissimulés, cela risquerait de normaliser la pratique. Une telle normalisation pousserait les couples ne trouvant pas de femme porteuse à faire appel au marché noir ou à se rendre à l’étranger, où le recours au procédé serait moins bien encadré.

La greffe d’utérus n’est pas non plus exemptée de tels risques, avec la possible naissance d’un marché noir d’utérus et de voyages dans des pays où les risques d’exploitation sont accrus.

Risques médicaux

Par ailleurs, les activistes anti-GPA pointent régulièrement les conséquences inacceptables auxquelles la femme porteuse s’expose pour le seul bénéfice du couple, tant au niveau physique que psychologique. Selon ces militant·es, une femme ne pourrait consentir librement à prendre tant de risques.

Une fois encore, la comparaison avec la greffe d’utérus est révélatrice. Là où la GPA n’apparaît pas plus dangereuse qu’une grossesse classique, la donneuse d’utérus doit subir une hystérectomie, une opération chirurgicale extrêmement lourde et longue (six à sept heures à l’hôpital Foch).

Concernant les risques psychologiques, la littérature scientifique concernant la GPA est rassurante, avec une grande majorité des femmes porteuses rapportant être satisfaites de l’expérience.

Les études concernant les donneuses d’utérus sont quant à elles inexistantes pour le moment, et l’on craint des sensations de perte d’identité de genre ou de dysfonctionnements sexuels chez les donneuses.

Les travaux de recherche menés sur les dons d’organe montrent qu’un tel don peut créer chez le donneur ou la donneuse des sentiments de culpabilité et de responsabilité, en particulier dans les cas où la greffe ne fonctionne pas ou entraîne des complications médicales.

Bien-être des enfants

La nocivité supposée de la GPA pour les enfants est un autre argument majeur avancé par ses adversaires. Concernant les risques physiques, ils ne sont pas plus importants dans ce cadre que dans celui d’une grossesse classique.

Pour les risques psychologiques, bien que les études soient encore peu nombreuses, la recherche tend à montrer que l’inquiétude n’est pas empiriquement fondée.

«Alors que la GPA est une pratique bien établie, la greffe d’utérus ne l’est pas, et il y a donc encore moins de preuves disponibles

Lisa Guntram, chercheuse spécialisée en bioéthique

Les enfants nés par GPA ne semblent pas développer plus de troubles psychologiques que les enfants nés naturellement, et ils semblent bien capables de comprendre leurs origines sans que cela ne les trouble.

Qu’en est-il de la greffe d’utérus ? Comme le rappelle la chercheuse Lisa Guntram, «alors que la GPA est une pratique bien établie, la greffe d’utérus ne l’est pas, et il y a donc encore moins de preuves disponibles pour soutenir ou nier l’affirmation qu’elle est incompatible avec les intérêts des enfants».

Quelques inquiétudes ont été soulevées, notamment en matière de risques physiques pour les enfants nés à la suite d’une transplantation d’utérus : «La littérature médicale suggère que porter un fœtus dans un utérus transplanté pose plusieurs risques pour l’enfant en développement, notamment un potentiel flux sanguin utérin compromis et son effet sur le fœtus, des anomalies rénales maternelles associées à quelques-uns des problèmes qui surviennent lorsque l’utérus est absent ou mal formé, ce qui peut accroître le risque de prééclampsie et d’hypertension, et des potentiels effets tératogènes dus à l’exposition à des immunosuppresseurs.»

Vision traditionnelle

En fin de compte, il est loin d’être évident que la greffe d’utérus soit une technique bien plus éthiquement défendable que la GPA : les principaux arguments avancés contre la GPA peuvent tout aussi bien être appliqués à la greffe d’utérus.

Là où la GPA est une technique d’assistance médicale à la procréation utilisée depuis près de quarante ans, qui dispose d’une littérature scientifique grandissante et rassurante quant au bien-être des femmes porteuses et des enfants, la greffe d’utérus reste en 2019 une technique extrêmement récente et expérimentale, par rapport à laquelle différentes inquiétudes concernant les donneuses et les enfants persistent.

À ce titre, comment expliquer la différence flagrante dans la manière dont ces deux techniques sont accueillies en France ? Comment expliquer que malgré des problèmes éthiques très similaires, l’une ait débuté en France sans l’ombre d’un débat alors qu’elle est encore extrêmement expérimentale, tandis que l’autre persiste à être entièrement prohibée sans perspective de légalisation ?

Bien plus que les problèmes soulevés en matière de bien-être des femmes porteuses ou des enfants, si la GPA dérange tant, c’est qu’elle remet en cause une certaine vision de la maternité. Que la gestation soit externe aux parents, qu’elle soit prise en charge par une tierce femme plutôt que par la mère elle-même, qu’une femme puisse porter un enfant qui n’est pas le sien : ce sont ces éléments qui dérangent profondément les personnes hostiles à la GPA.

Les différentes visions du bien peuvent parfaitement s’exprimer dans la société civile, mais ces dernières ne devraient pas pouvoir influer le droit. Les tenants (es) d’une conception traditionnelle de la reproduction ne devraient pas pouvoir imposer celle-ci au reste de la population française via la loi.

Les inquiétudes soulevées par la GPA et la greffe d’utérus étant similaires, si on juge que celles concernant la greffe d’utérus ne légitiment pas une interdiction face aux bénéfices que la technique apporte dans la lutte contre l’infertilité, si on juge par ailleurs qu’il s’agit d’encadrer la pratique pour en minimiser les risques, alors la cohérence exige d’en faire de même avec la GPA.

La tolérance par le droit français de la greffe d’utérus sans rémunération de la donneuse suppose de tolérer de la même manière la gestation pour autrui sans rémunération des femmes porteuses. Les personnes contrariées dans leur vision du monde par la GPA pourront continuer à exprimer publiquement leur désaccord, mais elles ne pourront pas continuer à s’appuyer sur le droit pour tordre le bras de leurs compatriotes.

Slate fr