Maroc : Le Roi Mohammed VI très déterminé à maintenir le cap après 20 ans

Dans la nuit du lundi 29 juillet à la veille de la commémoration du 20ème de l’accession au trône de gloire de sa majesté le Roi Mohammed VI, le roi en s’adressant à la nation marocaine, a présenté un bilan satisfaisant de son règne et annonce que les défis du royaume sont grands mais le social est au cœur de son règne  

La célébration de la Glorieuse Fête du Trône du Maroc est l’expression de l’attachement indéfectible à la marocanité du Sahara, à l’unité nationale et à l’intégrité territoriale. C’est aussi l’affirmation solennelle de la souveraineté.

Le Roi Mohammed VI, a indiqué que grâce à la conjonction de ces choix essentiels, les marocains poursuivrons l’édification du Maroc moderne, en s’employant à aplanir les difficultés rencontrées durant les 20 années coulées.

Le peuple marocain est rassemblé autourdes constantes et des symboles sacrés de leur Nation. Notamment la Monarchie patriotique et citoyenne qui se veut proche des citoyens ; la poursuite résolue de la consolidation démocratique et la quête du développement et les réformes profondes engagées, les réconciliations ainsi que les projets d’envergure réalisés.

« Certes, il ne nous a pas toujours été donné de réaliser tout ce à quoi nous aspirons. Mais, aujourd’hui, Nous sommes plus déterminés à maintenir le cap, en capitalisant les acquis obtenus, en parachevant la dynamique de réformes en cours, en corrigeant les dysfonctionnements observés sur le terrain », a-t-il souligné. Ajoutant que « nous avons accompli un bond qualitatif en matière d’infrastructures : autoroutes, train à grande vitesse, grands ports, énergies renouvelables, réhabilitations urbaines. Nous avons également franchi des étapes importantes dans le renforcement et la consolidation des droits et des libertés, pour un ancrage solide et sain de la pratique démocratique ».

Mais pour le roi, toutes ces réalisations sont insuffisantes. « Le devoir de clarté et d’objectivité s’impose de nuancer ce bilan positif dans la mesure où les progrès et les réalisations, d’ores et déjà accomplis, n’ont malheureusement pas encore eu des répercussions suffisantes sur l’ensemble de la société marocaine », a-t-il pensé avant de dire que « certains citoyens perçoivent sans doute mal les retombées de ces réalisations sur leurs conditions de vie, notamment en termes de satisfaction de leurs besoins quotidiens et singulièrement en ce qui concerne la fourniture de services sociaux de base, la réduction des inégalités sociales, le renforcement de la classe moyenne ».

Une préoccupation

« Dieu sait à quel point Je suis peiné de voir que des citoyens marocains, ne représenteraient-ils que 1% de la population, continuent à vivre dans la précarité et le dénuement matériel », déduit-t­-il en poursuivant que « c’est pourquoi nous avons attaché une importance particulière aux programmes de développement humain, à la promotion des politiques sociales pour parvenir enfin à la satisfaction des attentes pressantes des Marocains ».

En se rappelant de sa déclaration de l’année passée à la nation Mohammed VI, a affirmé qu’il aurait répit que lorsque tous les obstacles auront été éliminés et que des solutions appropriées auront été apportées aux problèmes de développement et aux questions sociales de son peuple.

« Cet objectif suppose une vision globale et des projets menées à bonne fin grâce à des ressources qualifiées et des conditions favorables », croit-il.

Les engagements diplomatiques

Ces engagements sont d’un motif de fierté. « Nous appelons à une mobilisation constante à tous les niveaux, pour que soient consolidés ces acquis et contrecarrées les manœuvres des ennemis », lance le Roi Mohammed VI et réaffirme que le Maroc maintient son adhésion sincère au processus politique mené sous l’égide exclusive des Nations Unies. « Sa position de principe est claire : la souveraineté pleine et entière du Maroc dans le cadre de l’initiative d’autonomie est la seule et unique voie envisageable pour parvenir au règlement souhaité ».

Par ailleurs, aucun pays ne peut à lui seul relever les défis sécuritaires et de développement auxquels nous sommes confrontés.

KITA Ezéchiel/Mahamat Mahamoud Issa Terda, (Correspondant au Maghreb)

Une marche de la CASAC pour la préservation de la paix

La coalition des Associations de la société civile pour l’Action Citoyenne (CASAC) appelle les citoyennes et les citoyens à préserver la paix et la stabilité. C’était au cours d’un meeting suivi d’une marche dans l’après-midi  du samedi 03 août 2019 au quartier Ndjari dans le 5ème arrondissement de la capitale. 

L’objectif de ce meeting, c’est d’appeler les tchadiennes et tchadiens à une cohabitation pacifique. Pour le président de la CASAS, Mahamoud Ali Seïd la préservation de la paix demeure un devoir pour tout citoyen. Il va sans dire que notre pays le Tchad connaît depuis deux décennies une évolution significative dans plusieurs aspects et  domaines différents.

Selon Mahamoud Ali Seïd, cette évolution est la résultante incontestable de la paix qui prévaut dans notre pays. « Le Tchad a joué un rôle déterminant dans le rétablissement de la paix dans beaucoup de pays de la sous-région. Les exemples sont légion, quand il s’agit de parler du rôle du Tchad dans le cadre de recherche de la paix et de la stabilité dans beaucoup de pays du continent. Il est de bon aloi loisible que les Tchadiens se sentent dans leur écrasante majorité fier de leur pays », se vante-t-il. 

Les participants à la marche

Mahamoud Ali Seïd a saisi l’occasion pour demander à tous les tchadiens de s’approprier de la paix et d’en faire un levier essentiel pour accompagner la marche irréversible que connaît le Tchad. « La paix vaut autant que toutes les autres contingences, c’est pourquoi, nous demandons  à tout un chacun, de prêcher perpétuellement les valeurs de paix partout où il se trouve. La paix doit être le seul réceptacle de toutes nos espérances », exhorte-t-il.

Pour le président de la CASAC, Mahamoud Ali Seïd le Tchad a besoin de stabilité pour poursuivre son développement, « alors, il devenait conséquemment impératif pour nous, de prendre nos responsabilités respective tout un chacun en mettant les intérêts suprêmes de la nation au dessus de nos intérêts personnels », renchérit-il avant de dire que « nous sommes dans l’obligation engagée de transcender toutes nos différences, nos querelles intestines pour qu’ensemble nous puissions booster davantage cet élan de développement multiforme que nous chérissons tous ».

La CASAC interpelle les fils du Tchad au changement de comportement et à l’éveille des consciences qui sont les soubassements salvateurs de la formation d’un Tchad de demain en paix.

« Nous devons aussi tous réfléchir à nous détacher des idées préconçues et stéréotypées, et nous devons aussi changer d’approche », lance Mahamoud Ali Seïd.

Pour finir, la CASAC se veut apporter son soutien à toutes les initiatives de préservation de la paix et réaffirme son soutien au gouvernement de la République du Tchad, qui lutte contre les ennemis de la citée et appelle toutes les Tchadiennes et les Tchadiens à cultiver l’amour de la patrie et à œuvrer sans relâche pour que le pays de Toumaï soit à l’abri de toutes les péripéties et autres traquenards pouvant être ourdis par les ennemis de la paix.

Tchad/Hadj 2019 : La phase allée s’achèvera bientôt

C’est lors d’un point de presse animé par le président de la commission chargé de Hadj 2019, Idriss Dokony Adiker, ce samedi 3 août 2019 que le bilan de cette phase allée a été fait.

Selon lui, 21 vols ont déjà quitté et les 3 autres s’ensuivront. « La phase allée a commencé le 27 juillet et à la date d’aujourd’hui, nous avons pu effectuer 21 vols et il reste 3 vols. Nous avons expédiés plus de 5 800 pèlerins vers Médine et sur les 5 800, il y a déjà 3000 quelques qui sont déjà arrivés à la Mecque. Les autres sont entrain d’être expédiés, selon l’ordre d’arriver. Les pèlerins quittant d’ici resteront 3 jours à Médine et le 4ème jour, ils seront envoyés sur la Mecque », explique Idriss Dokony Adiker.

Pour le président de la commission, le bilan est positif. « A ce jour, le bilan que nous pouvons dresser est très positif grâce à la complicité de tous ceux qui ont travaillé autour de nous, tous les agences de voyage accrédités auprès du haut comité, les membres du haut comité et surtout le soutien de tous ceux qui sont techniquement impliqués dans la gestion de cette lourde mission », présente-il.

Contrairement aux années précédentes, le hadj 2019 a subi une amélioration dans l’organisation. « Je voudrais rappeler que cette année, nous sommes pratiquement autonome. Nous avons émis le souhait de faire les visas des pèlerins nous-même parce qu’à l’époque, les gens envoyaient les passeports à l’ambassade, ça se rejetaient et ça nous prenaient tout un temps de pressions », a rappelé le président de la commission.

Sur 6 590 pèlerins inscrits, il y a eu que 3 ou 4 rejets estime-il.

Ne négligez surtout pas les loisirs et les qualités personnelles dans votre CV

Membre d’une équipe de badminton, bénévole dans une association, pianiste…. Les activités extra-professionnelles sont à valoriser dans une candidature.

Trouver un stage, dénicher une alternance, décrocher son premier job ou changer de poste en cours de carrière suppose de passer par la case incontournable de rédaction du CV pour rentrer dans le jeu du recrutement. C’est ce document qui permettra aux candidats (es) de présenter synthétiquement à l’entreprise dans laquelle il ou elle postule son déroulement de la vie, pour reprendre l’étymologie latine du mot curriculum vitae.

De manière concrète, on retrouve dans un CV la formation et les expériences professionnelles qui permettent de faire le lien entre l’offre et la demande sur un marché du travail très concurrentiel. D’autres rubriques doivent également y figurer : la fiche signalétique avec les moyens de contact, une photographie professionnelle, les compétences en langues et informatiques (souvent regroupées), ainsi que… les fameux centres d’intérêt.

Illustrer son savoir-être

Les deux premières rubriques, évidemment incontournables, à savoir formations et expériences professionnelles, permettent de prouver connaissances et savoir-faire. Mais dans ce duo, il manque une dimension importante pour retenir l’attention, se valoriser et se différencier : le savoir-être. Ce savoir-être est le troisième pilier qui apporte de la cohérence et de la stabilité à la candidature, à l’instar du trépied pour un photographe.

Pour valoriser ce savoir-être, nul besoin de lister les soft skills (compétences comportementales) que l’on pense détenir. Il ne s’agit pas d’écrire simplement que vous êtes par exemple organisé (ée), mais bien de le prouver. Raconter un projet que vous avez mené en insistant sur les résultats obtenus illustrera les soft skills que vous êtes capable de mobiliser et retiendra donc davantage l’attention de la personne qui recrute.

Comme ces expériences peuvent tout aussi bien avoir eu lieu dans un cadre professionnel que personnel, la rubrique centres d’intérêt peut fournir de précieuses informations qui pourront interpeller et servir de base de discussion lors d’un éventuel entretien d’embauche.

Cette catégorie du CV est donc à soigner, elle permet d’identifier ce qui est au cœur même de la personne. Les centres d’intérêt expriment ce qui lui importe, ce par quoi elle est concernée, l’attention qu’elle porte à quelqu’un ou à quelque chose. Il ne s’agit pas de rentrer dans l’intime du ou de la candidat (e), mais de cerner ses sujets de curiosité, de connaître ses valeurs.

Aujourd’hui, 62 % des managers se disent prêts (es) à recruter un collaborateur principalement pour ses soft skills. Il est donc essentiel de ne pas délaisser cette rubrique et de la travailler tout aussi sérieusement que les autres parties du CV, même si elle figure généralement en bas de page.

Soigner le visuel

Attention à la tendance très répandue d’illustrer une idée uniquement par des symboles et autres dessins. Que signifie le sigle ✈ ? Vous êtes passionné (ée) d’avion de guerre et vous construisez des maquettes, preuve de votre précision et de votre minutie ? Vous avez passé votre brevet après des études de management et vous pilotez des avions de tourisme, preuve de votre ténacité et de votre responsabilité ? Vous voyagez pour partir à la découverte d’autres cultures et parler la langue du pays, preuve de votre curiosité culturelle et de votre maîtrise de langues rares ? Ou vous avez la chance d’avoir suivi votre famille dans des vacances farniente à l’autre bout du monde ?

Si le visuel passe avant le contenu, vous perdez celui ou celle qui vous fait passer l’entretien : il ou elle n’a pas le temps de mener l’enquête et de déchiffrer le message codé. Aujourd’hui, la personne qui étudie votre candidature passe en moyenne trente-quatre secondes pour lire un CV. Conseil : il faut nommer ses centres d’intérêt et les expliciter de manière efficace.

Par exemple, la musique est certainement un loisir partagé par beaucoup. Mais ne citer que le mot musique dans la rubrique ne vous aidera pas pour vous distinguer d’un € autre candidat (e). Indiquez plutôt que la pratique de la guitare depuis plusieurs d’années en solo puis dans un groupe vous a permis de développer une faculté d’écoute. Cette activité dans la durée témoignera aussi de votre capacité à vous engager. Vous pouvez aussi parler de votre intérêt pour la publicité et la musique, ou comment vous vous êtes intéressé (ée) à la musique classique en étudiant des publicités.

Parler longuement, sans mentir

Les sujets sur lesquels on peut échanger sont donc nombreux puisqu’ils dépendent de chacun : la pratique régulière d’une activité sportive, la connaissance approfondie d’une période de l’histoire, la participation à des compétitions sportives, une pratique artistique (musique, peinture, photographie), l’engagement dans une association, la réalisation d’un projet humanitaire…

Il s’agit de mettre en avant un atout personnel dont on peut parler longuement et avec passion. Ne mentez surtout pas : si on vous interroge sans que vous puissiez démontrer votre intérêt et votre connaissance du sujet, vos chances d’embauche peuvent être réduites à néant en quelques secondes.

Un centre d’intérêt doit donc être accompagné d’une brève description de l’expérience et des résultats obtenus. À partir de là, le recruteur ou la recruteuse va s’attacher à repérer des qualités personnelles transférables à un cadre professionnel. Ce n’est pas tant la compétence technique que la compétence comportementale associée qui devient donc importante.

Les managers trouveront certainement dans les centres d’intérêt le top trois des compétences qu’ils recherchent. C’est-à-dire : travailler en équipe (si vous avez pratiqué un sport collectif qui a remporté des titres), fiabilité (si vous êtes bénévole depuis longtemps dans une association caritative) et autonomie (si vous avez effectué des voyages lointains seuls (es).

Pour exprimer au mieux ces aspects propres à sa personnalité, tout est affaire de connaissance de soi et de préparation. Donc un autre thème à préparer avant de passer un entretien.

Slate fr

Des pénuries de préservatifs gratuits inquiètent les associations

Obligées de faire des choix, plusieurs associations alertent des conséquences sur les actions de prévention et certaines populations.

Fin novembre 2018, Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, annonçait le remboursement partiel des préservatifs masculins Eden, des laboratoires Majorelle. Délivrés sur ordonnance, ces préservatifs sont pris en charge par l’assurance maladie à 60% du coût. Depuis mars dernier, une seconde marque, Sortez Couverts, est elle aussi remboursable sur prescription médicale.

L’initiative gouvernementale insistait, dans un communiqué, sur les «6.000 nouveaux cas de séropositivité découverts chaque année». Le communiqué précisait que «cette mesure ne se substitue aucunement à la mise à disposition de préservatifs gratuits par les pouvoirs publics (plus de cinq millions de préservatifs). L’accès large sur le territoire et au plus près des publics clés reste un impératif».

Cet été, le Planning familial soulève pourtant une inquiétude. Il commence à s’alarmer d’un début de pénurie de préservatifs gratuits dans certains départements. Une préoccupation que l’association souhaite partager, notamment à travers une plateforme d’appels à témoignages, afin d’évaluer l’ampleur de la problématique sur les territoires.

Nommée Capotes on est à sec ! et accompagnée du hashtag #niquesanspanique, la plateforme souhaite recueillir des paroles d’associations, mais également du secteur professionnel (infirmerie scolaire, travail social) et de bénéficiaires, qui ne trouveraient plus cet outil de prévention gratuitement.

«L’idée est de rassembler un maximum de témoignages et de les faire remonter aux politiques. On ne lâchera pas là-dessus», assène Sarah Durocher, membre du bureau national du Planning familial.

Les préservatifs sont archi chers donc difficiles d’accès pour les jeunes, et là les dotations au planning familial en préservatifs gratuits diminuent drastiquement, un scandale #niquesanspanique

— Six of One (@citizensixofone) 15 juin 2019

La distribution verticale des préservatifs gratuits diffère d’une région à une autre. Elle comprend des pochettes dites préservatifs duo standards et préservatifs duo XL, avec préservatifs masculins et dosette de gel, des préservatifs féminins et des préservatifs en vrac tailles standard et XL.

Médicaliser la sexualité

Santé Publique France, établissement public sous la tutelle du ministère de la Santé, distribue chaque année environ cinq millions de préservatifs masculins et 360.000 préservatifs féminins à l’Agence régionale de santé (ARS) pour un budget annuel de 850.000 euros, selon les chiffres de Santé Publique France. À noter que l’institution diffuse ces matériels de prévention «au titre de la prévention du VIH et autres IST».

C’est ensuite l’ARS elle-même qui va parfois dispatcher ces préservatifs aux acteurs locaux (plannings familiaux et autres associations). Dans certaines régions, l’ARS délègue cette distribution aux Instances régionales de l’éducation et de promotion de la santé (IREPS).

Sarah Durocher observe «une baisse assez régulière de préservatifs gratuits. Ce sont d’abord des plus petites associations souvent de lutte contre le sida, qui nous ont interpellées. Elles avaient de moins en moins accès à ces préservatifs gratuits…».

Un problème qui semble surtout s’installer en région, moins palpable à Paris, où l’association Paris sans sida effectue un important travail de prévention, conjointement avec la municipalité.

Si le Planning familial s’est montré très prudent à l’annonce des préservatifs remboursés, «re-médicaliser la sexualité, on sait bien que ça ne fonctionne pas !», appuie Sarah Durocher, il s’alarme aujourd’hui d’une possible corrélation entre cette nouvelle mesure et la baisse de dotations des préservatifs gratuits.

Des choix insupportables

En Auvergne-Rhône Alpes, cet amaigrissement du chiffre de préservatifs gratuits affole les associations. Véronique Dalemans, coordinatrice régionale du Planning, interpelle sur la ruralité de la région et les dégâts qu’une pénurie pourrait engendrer : «Il ne faut pas oublier que c’est un territoire rural, composé à 80% de montagnes. En dehors des villes, les gens ont très peu accès à des distributeurs ou des lieux qui ont des préservatifs. Il y a un défaut de mobilité…Si nous ne pouvons plus en distribuer, que se passera-t-il?» Une baisse qui, de plus, se confronte à une demande en hausse.

Dans cette région, le Planning familial est présent dans neuf départements sur douze, soit une quarantaine de lieux. Ce qui représente 160.000 personnes, dont environ 45.000 scolaires. «Alors forcément, on distribue beaucoup. Et on ne cesse d’alerter tout le monde sur cette baisse.» D’autant que sur ces neuf lieux, «trois sont juste des établissements d’information, donc dépendant du gratuit. Les autres, qui sont des centres de planification, sont gérés par le département, qui va donc financer, en partie, les contraceptifs».

Les chiffres, eux, sont sans appel. En Isère, la dotation a été divisée par deux, passant de 30.000 à 15.000. Cécile Bruzzese, conseillère conjugale au Planning de Clermont Ferrand, indique avoir reçu 3.000 préservatifs, contre 15.000 auparavant. Pour une prochaine demande en…2020. «On sera donc dans l’obligation d’en acheter nous-mêmes, de mettre ça dans notre dossier de financement. Or en parallèle, nos subventions sont en baisse…»

«Des enseignants de SVT ne peuvent plus faire leur action de prévention faute de préservatifs.»

Sonia*

Alors certaines associations font des choix, insupportables pour elles et leurs missions de prévention : «Il y a des plannings familiaux qui ne distribuent plus aux scolaires lors des interventions..

Un paradoxe qui agace Sarah Durocher. «On ne peut pas faire des campagnes de prévention et en même temps ne pas distribuer de préservatifs dans les lieux de prévention ! On va être obligé d’empiéter sur un budget déjà fragile… Peut-être peut-on envisager une mobilisation collective des associations?»

En attendant, la récente plateforme, ouverte depuis le 14 juin, accueille les premiers inquiets. Ainsi, Aurélien*, bénévole au Planning familial de Tours, indique qu’«il est difficile de prévoir des animations sur la réduction des risques, car nous devons limiter le stock de préservatifs à cause d’un gros manque».

Annaëlle*, infirmière scolaire dans la région nantaise, indique ne pas avoir reçu son habituelle commande du 1er décembre (journée mondiale de lutte contre le VIH). «La demande des élèves était très présente et je n’ai pu y répondre, cela m’a mise en difficulté.»

Tout comme sa collègue Sonia*, qui confie à la plateforme son désarroi face à «des enseignants de SVT qui ne peuvent plus faire leur action de prévention faute de préservatifs. L’ARS n’en donne plus !»

Laurine*, quant à elle, explique que sa situation économique ne lui permet plus d’en acheter et s’inquiète «de devoir un jour renoncer à ces outils, à mes droits en santé sexuelle».

Dans un Point accueil et d’écoute jeunes (PAEJ) de la région Occitanie, qui reçoit beaucoup de jeunes en situation précaire, Elisabeth* s’insurge de la réponse de l’ARS, qui lui dit d’attendre 2020 pour la prochaine commande. «Je suis en colère car mon association n’a pas les moyens d’en acheter. On a l’impression que bientôt les jeunes auront un carnet de dix tickets par mois pour aller chercher leurs capotes !»

«La responsabilité est bien au fournisseur, c’est-à-dire l’État, via Santé Publique France.»

Léo Calzetta, coordinateur du CRIPS Alors quels sont les critères de Santé Publique France en matière de répartition ? Léo Calzetta, coordinateur du Centre régional d’information et de prévention du sida et pour la santé des jeunes (CRIPS) de l’IREPS Auvergne-Rhône Alpes, qui s’occupe de la distribution sur ce territoire, indique que trois critères sont pris en compte pour l’arbitrage des dotations régionales : la démographie, le taux de découvertes VIH dans la région et les volumes commandés en 2016 et 2017.

La région Auvergne-Rhône Alpes reçoit ainsi 425.000 préservatifs, dont 318.000 duos et 107.000 en vrac. Un chiffre pas si conséquent «quand vous voyez la superficie de la région et les demandes» souligne Cécile Bruzzese.

«Au final, l’ARS a une marge de manœuvre assez limitée, résume Léo Calzetta. La responsabilité est bien au fournisseur, c’est-à-dire l’État, via Santé Publique France. C’est effectivement une situation délicate. L’IREPS, qui distribue sur la région Auvergne-Rhône Alpes, est le dernier arbitrage. Donc quand nous établissons un refus, ce n’est jamais de gaieté de cœur.»

Dans la région Grand Est aussi, le problème commence à se faire sentir. Ici, l’ARS a fait le choix de co-gérer la distribution avec la Coordination régionale de lutte contre le VIH (COREVIH).

Anne Misbach, coordinatrice COREVIH, insiste sur la nécessité d’avoir «une politique volontariste. Si on s’en tient seulement à la dotation de Santé Publique France, on ne peut pas couvrir nos besoins à l’année. Alors la COREVIH finance le surplus nécessaire, avec l’accord de l’ARS».

La région, grande comme deux fois la Belgique, reçoit environ 100.000 préservatifs, dont 35.000 en vrac. «On a fourni les prides, avec 15.000 préservatifs. On voit donc bien que ce chiffre n’est pas suffisant. On finit alors par mettre en place des critères d’arbitrage, donc d’exclusion.» Un contresens total pour cette professionnelle. «On nous demande de continuer à faire la promotion des capotes mais à côté de ça la dotation de l’État est insuffisante

Les jeunes, mis de côté

Au-delà de ces inquiétudes de chiffres, un questionnement lié au facteur humain se profile. Auparavant, ces dotations de préservatifs gratuits par Santé Publique France étaient à destination de deux publics principaux. Les publics dits «vulnérables», migrants, travailleurs et travailleuses du sexe, détenus, consommateurs de drogues, et le public «jeune», notamment en lien avec le premier rapport sexuel. Or, Santé Publique France paraît avoir recentré sur les publics vulnérables.

«Il semblerait que le public jeune soit passé à la trappe !», remarque Cécile Bruzzese, du Planning de Clermont Ferrand. Un second objectif qui aurait disparu quasiment en même temps que l’arrivée du préservatif remboursé, notent les professionnels (les).

Contactée, Santé Publique France assure que «les objectifs n’ont pas été modifiés. Il s’agit bien de promouvoir l’utilisation du préservatif auprès des jeunes et d’assurer son accès aux populations très exposées et/ou en grande difficulté sociale».

En revanche, l’Agence nationale de santé publique indique bien que «le budget annuel est réparti entre les régions» mais que «cette répartition a été revue en 2018 (la précédente datant de 2005).» Cette nouvelle distribution régionale est-elle à l’origine de ce début de pénurie ? Nul doute que les associations et les bénéficiaires sauront continuer à alerter.

* Les prénoms ont été changés.

Slate fr

Tchad–France : « Chez nous jedid », un concept qui expose l’histoire qui unit les deux pays.

« Chez nous jedid », est une forme de célébration de la coopération franco-tchadienne entre la France et le Tchad.

Ces deux Etats s’accompagnent mutuellement dans une relance sectorielle sur plusieurs dimensions : la fête de la musique célébrée cette année avec les réfugiés à la promotion du sport féminin, en passant par la lutte contre la faim ou encore contre les maladies infectieuses.

Pour la lutte contre les maladies infectieuses, depuis sa création en 2008, le CHU a accru ses capacités pour répondre aux besoins de la population. Il dispose d’une maternité, d’un service pédiatrique, d’un service de chirurgie/réanimation, d’un bloc opératoire, d’un laboratoire médical ainsi que d’une pharmacie. A la lutte contre la faim, face aux journalistes, l’Ambassadeur de France au Tchad, Philippe Lacoste et la Représentante du Programme alimentaire mondial (PAM) au Tchad, Mme Nancy Walters ont dressé un bilan de leurs quinze années d’engagement commun en faveur de la lutte contre la faim et la malnutrition dans le pays.

Ainsi, un projet de développement dont 13 250 enfants sont concernés.

Sur le plan éducatif des filles et leurs formations professionnelles, l’objectif étant : faire échanger les pays membres pour assurer l’inclusion et l’égalité des sexes dans et par l’éducation. Un bilan plutôt riche qui vient de renforcer ce partenariat franco-tchadien.

Tchad/CENI : L’opposition n’a pas pu s’entendre autour d’une liste consensuelle

Le parti Alliance du Peuple pour la République (APR) tient pour fautif le chef de file de l’opposition pour son irresponsabilité et sa partialité sur un commun accord relatif à la liste consensuelle, à travers un communiqué de presse rendu public mardi 30 juillet dernier.

Pour APR, le chef de file de l’opposition est embarqué par des falsificateurs qui pratiquent le communautarisme et le régionalisme lui dictant ainsi certaines conduites à tenir. Le CNDP demeure un réseau de désaccord et de règlement de compte.

En effet, pour la désignation des 15 représentants à la CENI afin de départager en toute équité les 87 partis politiques de l’opposition, il faut que les critères basés sur le ratio soient appliqués. APR met donc en garde le chef de file de l’opposition d’un éventuel passage en force de sa liste contestée et par conséquent, il en assumera l’entière responsabilité.

Mauritanie : passation de pouvoir en douceur entre les présidents Aziz et Ghazouani

Tous ceux qui espèrent ou qui redoutent une rupture entre le président Mohamed Ould Abdelaziz et son successeur élu Mohamed Ould Ghazouani en ont été pour leurs frais, jeudi 1er août, lors de la cérémonie d’investiture de ce dernier au Centre international des conférences El Mourabitoune à Nouakchott.

Du début à la fin de la célébration, ils ont eu en face d’eux un vrai couple. Le sortant était plus martial et plus sonore ; le nouvel élu, plus réservé et moins à l’aise avec la pleine lumière. Mais ils sont entrés ensemble sur scène. Côte à côte, ils sont restés assis. Répétées, les embrassades de ces deux anciens généraux n’étaient pas feintes. Ils étaient deux frères et la passation de pouvoir de l’un à l’autre ne pouvait que se dérouler en douceur, rythmée par trois hymnes à la démocratie mauritanienne.

Après une lecture psalmodiée du Coran, c’est Mohamed Ould Abdelaziz qui a pris la parole le premier. Confiant de laisser la Mauritanie et ses acquis dans « des mains sûres », il s’est dit fier « de passer le pouvoir à un président démocratiquement élu » contribuant ainsi à « l’ancrage de la démocratie dans notre pays ». Il a rappelé ces acquis qui font que « la Mauritanie est sans commune mesure avec celle que nous avons trouvée lors de ma première élection », a-t-il souligné.

Elle est devenue une terre de « tolérance, de justice et d’égalité », a-t-il affirmé. Avant d’abonder : elle a remporté « une victoire décisive sur le terrorisme ». Elle s’est enrichie en infrastructures et a amélioré son climat des affaires. Elle offre à ses habitants « un accès à des services de base de qualité ». Son produit intérieur brut a été augmenté de moitié entre 2009 et 2018 et ses réserves en devises sont passées de 1,5 à 7 mois d’importations.

Le président sortant a encore vanté la place accrue faite aux femmes et aux jeunes dans les affaires publiques, tout comme la liberté de la presse et le respect des droits de l’homme qui règnent. Les prisons « sont vides de prisonniers politiques ou d’opinion ». Et de conclure en assurant son frère de son « total et indéfectible soutien ».

« Une belle page de notre démocratie »

À l’issue de la proclamation solennelle par le Conseil constitutionnel de l’élection à la présidence de Mohamed Ould Ghazouani, avec 52 % des suffrages exprimés, le président de l’instance Bathia Mamadou Diallo a prononcé un discours inhabituellement chaleureux dans la bouche d’un haut magistrat. Si, « événement sans précédent », a-t-il dit, « un président élu s’assoit à la fin de son mandat à côté d’un président élu démocratiquement », tout « le mérite en revient au président Aziz ».

« Vous avez dit non à un troisième mandat contre vents et marées, et je témoigne que vous avez toujours été constant dans cette position »

En effet, a-t-il poursuivi à l’adresse de ce dernier, « vous auriez pu vous engager dans la voie laborieuse de la modification de la Constitution » pour effectuer un troisième mandat. « Vous avez dit non contre vents et marées, et je témoigne que vous avez toujours été constant dans cette position. (..) Vous avez ainsi écrit une belle page de notre démocratie. »

Promesses de dialogue politique et d’unité nationale

Après avoir prêté serment et reçu la médaille et le cordon de sa nouvelle fonction, le président Ghazouani a pris la parole. Son discours n’était pas animé par le même souffle que sa déclaration de candidature du mois de janvier. Outre un hommage appuyé à son prédécesseur pour sa « mise du pays sur le chemin de l’alternance » et au peuple mauritanien pour sa « maturité », il contenait trois fils rouges déjà évoqués par lui.

Le premier concerne le climat politique qu’il veut « serein et apaisé ». Pour cela, a-t-il précisé, « je travaillerai à créer une atmosphère naturelle et sereine dans laquelle chaque acteur jouera son rôle constitutionnel à partir de son positionnement politique ». L’opposition sera écoutée, puisque l’élu a promis qu’il « resterai[t] ouvert à tout le spectre politique tout au long de mon mandat, sachant que la Mauritanie a besoin de nous tous, majorité et opposition ».

Les négociations qui se poursuivent entre le parti présidentiel Union pour la République (UPR) et Biram Dah Abeid, patron de l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA) devenu chef de file de l’opposition depuis sa deuxième place à la présidentielle (avec 18,59 % des suffrages), illustrent ce début de changement de climat politique.

Deuxième fil rouge : « le renforcement de l’unité nationale, de la cohésion sociale et de l’égalité des citoyens » que le nouveau président sait gravement menacés par les inégalités et la marginalisation de groupes ethniques, comme les Haratines (Maures noirs, descendants d’esclave) et les négro-africains (Peuls, Soninkés, Ouolofs). Confirmant son projet d’instituer à leur profit une « discrimination positive » évoquée en janvier, il a annoncé qu’il « accorderai[t] la plus grande attention aux groupes vulnérables et à ceux qui ont souffert historiquement de toute forme de marginalisation, par le biais de programmes intenses et d’interventions ciblées ».

Nécessité d’une économie plus diversifiée

Troisième fil rouge : l’économie qu’il veut rendre « productive et diversifiée », ce qui lui imposera de se soucier d’autres domaines que les mines, la pêche et demain le gaz, et de « promouvoir un secteur privé compétitif qui soit un véritable moteur de l’économie ». Tout programme de rattrapage passera enfin par la « refondation » du système éducatif, qui lui tient à coeur, a-t-il déclaré – « conscient » que les riches mettent leurs enfants dans l’enseignement privé et les pauvres dans un public en déshérence, puisqu’il y a eu moins de 8 % de réussite lors de la dernière session du baccalauréat.

Le président tchadien Idriss Déby itno et son homologue congolais Denis Sassou Nguesso les ont embrassés tour à tour les premiers

Les deux présidents ont reformé leur couple pour recevoir les félicitations des chefs d’État présents. Le président tchadien Idriss Déby Itno et son homologue congolais Denis Sassou Nguesso les ont embrassés tour à tour les premiers. Avec le président sénégalais Macky Sall, l’aparté a réuni les trois hommes un peu plus longtemps. Dans la foule qui quittait le Centre des conférences, la rumeur courait déjà de la nomination d’un nouveau Premier ministre, dès vendredi 2 août, jour où il n’y aura plus qu’un seul président.

JA

Algérie : Abdelkader Bensalah limoge le ministre de la Justice

Abdelkader Bensalah, le président algérien par intérim, a limogé mercredi le ministre de la Justice Slimane Brahmi. Il a été remplacé par Belkacem Zeghmati, actuel procureur d’Alger, selon un communiqué de la présidence.

Aucun motif n’est précisé par la présidence et parmi les analystes et experts interrogés, nul n’était en mesure d’expliquer dans l’immédiat ce limogeage inattendu et vraisemblablement contraire à la Constitution.

Il intervient alors que la justice algérienne est accusée d’être instrumentalisée par le pouvoir dans les multiples procédures pour corruption lancées contre des proches du président déchu Abdelaziz Bouteflika, mais aussi dans la répression du Hirak, le mouvement de contestation inédit qui agite l’Algérie depuis le 22 février.

Le communiqué de la présidence précise simplement que le changement de portefeuille s’est fait « conformément à la Constitution (…) après consultation du Premier ministre Noureddine Bedoui ».

Pourtant, Noureddine Bedoui et son gouvernement ont été nommés le 31 mars par le président Abdelaziz Bouteflika, qui a démissionné deux jours plus tard, le 2 avril, sous les pressions conjuguées de la contestation et de l’armée.

Or, l’article 104 de la Constitution indique que le gouvernement en fonction au moment de la démission du président de la République « ne peut être démis ou remanié jusqu’à l’entrée en fonction du nouveau » chef de l’Etat.

La présidentielle prévue le 4 juillet n’a pu être organisée faute de candidats et la période d’intérim de 90 jours maximum, prévue par la Constitution, a expiré début juillet.

Magistrat à la longue carrière, Slimane Brahmi est remplacé par Belkacem Zeghmati, qui était depuis mai dernier procureur général de la Cour de justice d’Alger (qui regroupe Cour d’Appel, chambre d’accusation et tribunal criminel), poste qu’il avait déjà occupé entre 2007 et 2016.

Il s’y était notamment fait connaître en émettant en 2013 un mandat d’arrêt international pour corruption contre Chakib Khelil, très puissant ancien ministre de l’Energie durant 10 ans et proche du président Bouteflika. Alors à l’étranger, Chabib Khelil n’était rentré en Algérie qu’en 2016, après l’annulation pour « vice de forme » du mandat d’arrêt.

Purge

Depuis la démission du président Bouteflika, la justice algérienne a ouvert une série d’enquêtes pour corruption, visant plusieurs ex-hauts responsables de la présidence Bouteflika (1999-2019) et des hommes d’affaires accusés d’avoir profité de leurs liens privilégiés avec son entourage.

Deux anciens Premiers ministres, six anciens ministres, un ancien directeur général de la police, plusieurs ex-dirigeants d’entreprises publiques et une dizaine d’hommes d’affaires ont été placés en détention préventive ces derniers mois.

Censées satisfaire la contestation en lui offrant des « têtes », ces enquêtes – encouragées publiquement par le chef d’état-major de l’armée le général Ahmed Gaïd Salah, véritable homme fort depuis la démission du président Bouteflika – pourraient également servir, selon les observateurs, à régler des comptes au sommet du pouvoir.

Dialogue mis à mal

Le Hirak accuse de son côté la justice d’agir sur ordre quand elle place en détention préventive des manifestants arrêtés ou les inculpe d’ »atteinte à l’unité nationale » pour avoir brandi le drapeau culturel amazigh (berbère), dont la présence dans les cortèges a été interdite par le général Gaïd Salah.

Mardi, ce dernier a écarté « catégoriquement » toute libération des personnes arrêtées en lien avec le mouvement de contestation, une des « mesures d’apaisement » auquel s’était dit prêt le président Bensalah en vue du dialogue qu’il entend entamer pour organiser la présidentielle.

Nul ne peut « interférer » dans les « prérogatives » de la justice ou « tenter d’influer sur ses décisions », a martelé le chef d’état-major de l’armée, mettant sérieusement à mal la mission d’une « instance de dialogue » qui a exigé ces mesures avant de commencer son travail.

JA

Tchad: les étudiants de la faculté des sciences de la santé de l’UNABA dénoncent l’élasticité des années académiques

Le Comité de Gestion de Crise des étudiants de la Faculté des Sciences de la Santé, de l’université Adam Barka D’Abéché (UABA)  dénoncent la  mauvaise condition de vie des étudiants de ladite  faculté. C’était au cours d’une conférence de presse tenue mercredi 31 juillet 2019  à la maison des médias du Tchad.

 Selon  Adnelie Alliance l’une des  membres du comité de crise, « les étudiants de la faculté des sciences  de la santé  d’Abéché vivent une situation inédite, sans précédente vécue nulle part ailleurs. C’est pourquoi, nous portons à la connaissance de l’opinion nationale et internationale de cette situation », a fait croire Adnelie Alliance.

« Les activités académiques ont été débutées en octobre 2011 avec trois filières à savoir : médecine, sciences pharmaceutiques et sciences biomédicales et ont fonctionné normalement les trois premières années. A partir de 2014-2015, les difficultés ont commencé  à se faire sentir rendant  élastiques les années académiques », a-t-elle soutenu.

« Nous ne pouvons plus supporter cette situation, qui  a entrainé de troubles psychologiques de certains d’entre nous, l’abandon   de charge financière que nous certains parents, fatigués   de soutenir les eternels étudiants  que nous sommes », renchérit dit-il un des conférenciers.

Très tendus, les étudiants de l’UNABA donnent un délai d’une semaine  aux responsables pour trouver des solutions idoines à leurs doléances et demandent le départ de toute l’équipe ainsi que le doyen  Dr Harba Tyau Tyau.