Un bloc Fédéral né.

0
509

Initiative des acteurs de la société civile membres de CORE TCHAD et des partis politiques fédéralistes.

La présentation a eu lieu cet après-midi à la Maison de Médias.

Le Manifeste est d’ailleurs ouvert à la signature des leaders des organisations de la société civile, personnalités indépendantes, des partis politiques fédéralistes.

Le Porte-parole est l’ancien Ministre BANIARA YOYANA.

MANISFESTE POUR LA REPUBLIQUE FEDERALE DU TCHAD
A la veille du Dialogue National dit inclusif, nous, Organisations de la société civile, Partis fédéralistes et Personnalités indépendantes, réunis au sein du « Bloc Fédéral », un cadre de concertation et de mutualisation des ressources dont l’objectif est l’instauration d’une république de type fédéral au Tchad ;
Convaincu(e)s que les valeurs de justice, d’équité, d’égalité, de cohésion, de paix et de tolérance sont les fondements de la nation tchadienne, auxquelles aspirent tous ses fils et filles. Lesquelles valeurs sont garanties par la séparation effective des pouvoirs et leur utilisation efficiente et active au bénéfice des populations, telles que consacrées par toutes les constitutions fédérales du monde.
A cet effet, nous, membres du « Bloc Fédéral »
Constatons :

  • Que le Tchad dans sa composition est une agrégation historiquement récente de différentes sociétés humaines très contrastées sociologiquement et culturellement, allant de la culture saharienne nomade au Nord au peuple des savanes du Sud en passant par les sahéliens au centre, rassemblées par la colonisation à ses propres fins. C’est un vaste territoire qui éprouve les limites de l’Administration centralisée qui ne permet pas à la population de participer à son développement. Les 40 années de l’Etat pris comme patrimoine privé ont aggravé les forts clivages socio-culturels, religieux et linguistiques, et menacent le Tchad de dislocation ;
  • Que l’avenir du Tchad est gravement menacé en cette période commémorative de l’indépendance nationale, après soixante-deux années (62) d’une gouvernance unitaire de type jacobin qui a fait du Tchad l’un des pays les plus pauvres du monde, où l’instabilité, l’injustice et l’exclusion sont érigées en mode de gestion des pouvoirs successifs ;
  • Que les tchadiennes et les tchadiens, dont les besoins les plus élémentaires (alimentation, éducation, santé, eau, électricité, énergie, emploi) sont loin d’être comblés par un Etat unitaire, aspirent aujourd’hui à une nouvelle ère, que seul l’Etat fédéral peut garantir et, transcender les velléités et les différences socio-politiques, culturelles et confessionnelles, érigées et instrumentalisées pour maintenir un système unitaire dont on connait les résultats catastrophiques ;
  • Que la perception et la présentation du fédéralisme comme facteur de division du Tchad, savamment inculquée pendant longtemps aux populations par un courant de pensée, a fait place à la volonté de vivre ensemble dans un pays où la répartition constitutionnelle des compétences et des ressources entre le gouvernement fédéral et les entités fédérées préservera des compétences propres pour chacun d’entre eux, et contribuera effectivement au développement local ;

Réaffirmons :

  • Qu’en réalité, la fin de l’Etat unitaire décentralisé signifie la fin de la consécration institutionnelle des privilèges indus, érigés en mode de gouvernance, en lieu et place d’un système de développement véritable, permettant aux populations de bâtir, à l’échelle des territoires, leur développement, selon leurs besoins et dans le respect de la diversité.
  • Que le Tchad est un pays totalement indiqué pour une gestion en mode fédéral, pour sauver son unité et assurer un développement équitable, équilibré et durable. Le fédéralisme est la forme de gouvernance politique indiquée pouvant permettre, d’une part, une gestion partagée du pouvoir entre le pouvoir central et les entités fédérées et, d’autre part, le développement par la participation de la population dans son ensemble ;
  • Que c’est donc cet enjeu d’une extrême urgence et importance qui engage notre responsabilité en tant que soutien du système fédéral ;
  • Et ce, a la veille d’un dialogue national souhaité inclusif dont le processus préparatoire est source de controverses et susceptible d’offrir peu d’espace aux débats objectifs et transparents sur tous les sujets d’importance tels que l’organisation fédérative du Tchad ;
    Sommes déterminés :
  • À protéger cet idéal de gouvernance dont aspire la majorité de nos concitoyennes et concitoyens ;
  • À défendre impérativement cette cause dès à présent, avant, pendant et après la tenue du dialogue national inclusif ;
    Lançons un appel :
  • À la mobilisation citoyenne sur toute l’étendue du territoire pour faire de l’Etat fédéral le traitement de nos maux de gouvernance et la destinée finale du Tchad, et à obtenir un débat franc, ouvert et sincère sur la forme de l’état au dialogue national inclusif et souverain. :
  • Aux autres partis politiques, à se joindre à cette importante action pour notre Nation, car, le vrai enjeu se profile à l’horizon avec la perspective des réformes institutionnelles, le référendum et des

Laisser un commentaire Annuler la réponse.