Tchad : Une démocratie de façade ou à l’occidentale ?

0
286


Le Comité d’Organisation du Dialogue Nationale Inclusif (CODNI), organise les panels dans le cadre du dialogue national en cours au Tchad. Le premier thème débattu est «la démocratie au Tchad : État des lieux et défis » les panelistes ont revu la situation de la démocratie au pays avant l’indépendance jusqu’à nos jours. Pour eux, cette démonstratie octroyé à du chemin à faire.


Pour Dr Ramadji Alfred, la démocratie au Tchad a commencé avant l’indépendance du pays avec plusieurs partis politiques dont le PPTRA. Mais ces partis politiques ont été suspendus par le premier président Ngarta Tombalbaye en 1962 dit- il pour cimenter cette démocratie ouvrant les périodes de troubles avec les tendances politico-militaires, l’assassinat du président Tombalbaye. suivi de l’instabilité avec des tendances politico-militaires. La dictature de Hussein Habré n’a pas favorisé l’encrage de la démocratie. Cette démocratie est restauré en 1990 avec la création des partis politiques, certaines institutions et associations. En passant par la conférence nationale souveraine de 1993, l’organisation des élections législatives et présidentielles.


Les conférenciers ont relevé les difficultés qu’à connu la démocratie au Tchad. Laldjim Narcisse souligne que cette démocratie a été octroyée par la puissance la France. Les différents coups d’Etat, la modification de la constitution, le tripatouillage des urnes, les différentes rébellions, le d’enchantement de la population, le manque de l’alternance, absence de conscience nationale, des institutions fortes sont les entraves à la démocratie au Tchad a ajouté le paneliste.


Face aux difficultés à l’encrage la démocratie et aux défis, Dr Ahmed Djidda et Laldjim Narcisse disent que la démocratie au Tchad a du chemin à faire et avec le dialogue national inclusif en préparation, ils proposent : une alternance apaisée au sommet de l’État, la mise sur pied des institutions fortes, la justice indépendante et sociale, mettre l’homme qu’il faut à la place qu’il faut, créer une condition de transparence des différentes élections. Surtout avec le dialogue national inclusif en vue, aller sur une autre base avec la refondation des institutions et les hommes qui l’accompagne. Adapter la démocratie occidentale à la réalité tchadienne comme le Rwanda et Singapour ont su faire. Concluent-ils.

Laisser un commentaire Annuler la réponse.