Tchad : Syndicalisme ou escroquerie

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Lors de la paie de prime du Brevet Elémentaire Fondamental (BEF) qui a commencé cette semaine, le Syndicat des Enseignants du Tchad (SET) a imposé une carte d’adhésion à tous les surveillants et des correcteurs des différentes commissions, chose qui a agacé plus d’un enseignant.

Cette carte d’adhésion qui a été imposé par le syndicat des enseignants du Tchad (SET) aux surveillants et correcteurs du brevet élémentaire fondamental (BEF) coûte 5 000 F CFA, montant qui est prélevé directement des primes des surveillants et des correcteurs des différentes commissions du BEF. Ces surveillants et correcteurs qui seraient victime de cette arnaque, n’ont pas le même statut. On y trouve des enseignants, fonctionnaires de l’Etat, des contractuels et les vacataires intervenant dans les établissements publics et la majorité dans les établissements privés.

Pour être membre d’un syndicat, même si l’on n’est pas juriste, on saura qu’en principe, le choix est libre et il ne revient pas à un syndicat puissant soit-il d’imposer une carte d’adhésion aux individus sans leur consentement. Mais, tel que c’est parti, le Set a forcé la main aux enseignants sans se soucier que parmi ceux-ci, il y a les vacataires qui ne sont régis par aucun texte. Ce passage en force du Set par l’intermédiaire des présidents de centre à prendre des cartes d’adhésion n’est pas du goût de tout le monde. Certains enseignants vacataires rencontrés dans les lieux de paie ont affirmé haut et fort qu’ils ont déjà quitté ce corps et en quoi cette carte va les servir ? Il appelle les autorités en charge de l’éducation à intervenir pour que justice soit faite.

Par Baye Ngardiguina Ousman/Journaliste Stagiaire

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