Tchad /société: 146 ex-employés de la mairie de N’Djamena dénoncent la partialité du Maire Ali Haroun dans la prise de décision

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C’est dans un air frustré que les ex-employés ont montré mécontentement sur le comportement de Ali Haroun, maire de la mairie centrale. Les représentants légaux de 257 agents licenciés apportent de précision sur l’arrêté N°254/CNVDJ/SG/DRH/SPR/2021 du 17/08/2021 portant la réhabilitation des agents suspendus lors d’un point de presse. Ce point de presse est animé ce 28 août à la Bourse de Travail par le président de suivi judiciaire, Mahamat Issakha Ali.

Lors du point de presse, les représentants légaux de 257 ex-employés ont montré leur mécontentement par rapport à la réhabilitation partielle de 111 agents sur 257. Pour eux, une décision de réhabilitation collective a été signée à la Mairie le 11 décembre 2019. Mais le Maire avait refusé le terme de cette décision, ce qui a été matérialisé par un acte d’huissier de justice, s’est questionné le Président de suivi judiciaire, Mahamat Issakha Ali.

Pour Mahamat Issakha cette affaire, la Mairie n’a fait qu’ exécuter les ordres de l’IGE, s’il y a suspension, cette suspension concerne tout le monde, s’il y a licenciement, ce licenciement concerne tout le monde, s’il y a réhabilitation, cette réhabilitation doit aussi concerner tout le monde, pas question de procéder à la réhabilitation partielle, souligne le Président Mahamat.


Nous tenons à informer à l’opinion publique, que la décision du premier juge demeure toujours valable tant qu’elle n’a pas été annulée par le premier président de la cour suprême, même si la cour suprême l’annule, la loi nous autorise de revendiquer nos 30 mois d’arriérés de salaires et les dommages intérêts pour licenciement abusif devant le juge du fond, a précisé le président de suivi judiciaire.


Les représentants des 257 ex-employés communaux demandent au Maire de prendre toutes les dispositions pour réhabiliter les restants de 257 agents d’ici le 31 Août 2021, dans le cas contraire, ils vont faire des nouvelles sit-in avec leurs familles et leurs enfants à partir du 1er, 02 et 03 septembre 2021 pour exiger leur réhabilitation conformément à la décision du Premier juge, renchérit-il.

Djitebaye Mayangar Judicaël, Stagiaire

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