Tchad-Réconciliation: « nous allons faire en sorte que les plus hautes autorités puisse dialoguer avec les rebelles », Dr Ali Abdel-Rhaman Haggar, Conseiller à la réconciliation nationale et au dialogue

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La question de la paix au centre d’une conférence de presse du groupe de réflexion et d’appui à la réconciliation et à la paix, à Radisson Blu de N’Djamena. Cette conférence marque aussi le lancement officiel des activités du GRAPAT.

Depuis la mort du Maréchal Idriss Deby Itno et la mise sur pieds du CMT, les initiatives se multiplient pour la question de la réconciliation et de la paix au Tchad. Raisons de la création du groupe de réflexion et d’appui à la réconciliation et à la paix.

Les promoteurs de la paix, les défenseurs des droits de l’homme, des universitaires au tour d’une table avec les journalistes pour parler de la question de la paix et de la réconciliation, ce jour 18 mai 2021.

En lançant les activités, le président du GRAPAT, Dr Ngombé Djaïnbé a souligné les objectifs du groupe. Le GRAPAT se veut un Canal de réconciliation des coeurs entre les Tchadiens en vie d’une paix durable, appuyer les organes de transition dans leurs missions, contribuer à l’apaisement du climat politique; préparer le dialogue national inclusif et contribuer à l’aboutissement d’une transition politique apaisée.

Dans les questions réponses, les panelistes ont exprimé leur souhait de voir les fils du Tchad s’assoir autour d’une même table de réconciliation. « Nous allons aider à aller direct à la réconciliation et à la paix. Nous ferons en sorte que les plus hautes autorités puisse dialoguer avec les rebelles », a fait croire Dr Ali Abdel-Rhaman Haggar, l’un des panelistes par ailleurs le conseiller à la réconciliation nationale et au dialogue.

Pourquoi une telle organisation ? Dr Gombé Djaïnbé de répondre que pour la question de la paix, une seule Organisation ne suffit pas. C’est une question capitale pour la survie de la nation. Dans le contexte actuel du Tchad, la stabilité et la cohésion sociale sont mises par ailleurs à rudes épreuves, a indiqué le président du GRAPAT. En effet dit-il, « l’on constate d’une part la survivance des opérations militaires dans la partie septentrionale du pays, et d’autre part des contestations politiques à l’intérieur du territoire national et dans la diaspora », reconnaît-il.

Le GRAPAT est selon les initiateurs n’est pas une structure affiliée à un parti politique ou une organisation quelconque. « Il est le creuset de tous les tchadiens qui aspirent à la réconciliation sincère et à une paix durable dans notre pays », precise Dr Ngombé Djaïnbé.

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