Tchad/ N’Djamena : un sit-in de 146 de 257 agents de la mairie suspendus a été dispersé par la police

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Annoncé lors de leur point de presse mercredi 22 septembre  à la bourse de travail, le sit-in reste de 257 ex-agents de la suspendus a été dispersé par la police. Ces derniers dénoncent l’injustice de Ali Haroun dans les affaires de la réhabilitation.

Sur les 257 agents suspendus, 111 ont été réhabilités par le Maire Ali Haroun mais les 146 sont restés dans leur attente. Ils menacent de sortir dans les rues pour exiger leur réhabilitation totale. Dans un air triste Mahamat Issakha Ali président de suivi judiciaire du collectif a indiqué que la réhabilitation de 111 agents sur 257 n’est pas juridique.

Mahamat Issakha Ali fait comprendre aux 111 agents réhabilités qui selon est lui sans fondement juridique. « Nos textes de base ne nous permettent pas de changer l’appellation sans l’avis de tous les conseillers du bureau exécutif d’une part et d’autre part, nous vous rappelons que, notre affaire a été engagé de façon collective devant la chambre administrative du tribunal de grande instance de N’Djamena et demeure collective devant la cour suprême, mais en aucun cas, le collectif de 257 agents peut faire l’objet d’un changement de nom à cause de cette réhabilitation partielle et injuste», martèle-t-il.

Selon le president du collectif, la décision de justice a réhabilité tous les 257 agents, mais la Mairie a de réhabiliter  tous les ex-employés conformément à la décision du premier juge et ce refus a été matérialisé par un acte d’huissier de justice. “Alors, entre une décision de justice qui produits ces effets juridiques et le rapport du président de la commission, le quel qui prime sur l’autre suivant le principe de primauté en droit tchadien », s’est-il interrogé.

Il souligne que la décision du premier juge demeure toujours valable tant qu’elle n’a pas été annulée par le premier président de la cour suprême, même si la cour suprême l’annule, cette annulation concerne tous les 257 ex-agents, si la cour suprême confirme, elle concerne tout le monde, précise, Mahamat Issakah Ali.

Le collectif demande au Maire de prendre toutes les dispositions pour réhabiliter le restant de 257 agents, dans le cas contraire dit-il, « nous allons continuer de faire des nouveaux sit-in avec nos parents, familles et amis pour exiger notre réhabilitation conformément à la décision du premier juge », conclut-il.

Djitebaye Mayangar Judicaël, Stagiaire

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