Tchad-Médias: la délivrance des cartes d’identité de journaliste professionnel et la simulation des contrats de travail

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Interrompue en 2017 à l’arrivée de la présente équipe dirigeante de la haute autorité des médias et de l’audiovisuel (HAMA), la délivrance de la carte d’identité de journaliste professionnelle impose aux promoteurs des médias des contrats de travail bien établi comme condition d’accès à cette carte de journaliste.


Dés l’annonce de ces conditions par la commission de délivrance de carte de journaliste professionnel, plusieurs organes sont dans la tourmente. La HAMA exige des contacts de travail, des bulletins de paie, certificat de travail et attestation de profession principale et régulière de journaliste…Des conditions difficilement digérées par certains patrons des médias mais comme des lueurs d’espoir pour certains journalistes qui espère voir la fin de leur calvaire.


Au Tchad, il faut passer d’une rédaction à une autre pour se rendre compte que le journaliste tchadien ne vit pas de son métier même s’il est lié par un contrat. Une condition tant decrier par quelques organisations faîtières mais demeure une habitude têtue de certains promoteurs de presse tchadienne. Les conditions exigées par la HAMA pour la délivrance de la carte professionnelle de journaliste est une barrière pour beaucoup des organes.


C’est pour quoi, après deux sessions, la commission, a peine validé 100 demandes. Une soixantaine à la première et cinquantaine à la deuxième le vendredi 02 octobre 2020. Une situation qui a laissé le président de la commission, Abderaman Barka, de souligner l’exploitation des journalistes par certains patrons des organes de presse. Selon Abderaman Barka, beaucoup de promoteurs des journaux ne donnent pas de contrat aux employés, raison pour laquelle, les pièces demandées exigent des contrats de travail et des bulletins de paie.


Que ce soit dans les télévisions publiques ou privées, des Radios, presse écrite et électronique, le constat reste le même. Les rédactions sont bourrées des éternels stagiaires, des personnels qui attendent des pourboires occasionnels. Ce qui poussent certains de ces hommes qui aiment le métier à s’adonner aux pratiques qui n’honorent pas l’orthodoxie du journalisme pour joindre les deux bouts.

Il faut noter que si ces conditions sont des conditions d’admissibilité pour un test quelconque, beaucoup des organes de presse Tchadienne ne seront même pas admissibles.


Vivement que cette occasion apporte des nouvels horizons pour le journaliste tchadien.


Yorhein Ongsi Aristide

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