Tchad : les 44 membres de Boko Haram ne se seraient pas donner la mort, la CNDH présente son rapport

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DROITS DE L’HOMME : Le 15 Avril 2020, 44 détenus présumés membres de la secte Boko Haram sont retrouvés morts dans leur cellule, et d’après le rapport officiel, ils se seraient donner la mort. La CNDH revient sur les faits ce 07 Août au Palais du 15, par un rapport détaillé de plusieurs enquêtes menées, afin de déterminer les causes de cette tragédie et situer les responsabilités.

La Commission Nationale des Droits de l’Homme en tant que garant des droits humains au Tchad, a mis sur pied une commission d’investigation de 08 personnes, mandatées pour mener des investigations, collecter les informations nécessaires, peribantes et vérifiables afin d’informer objectivement l’opinion publique.

En appliquant une méthodologie bien orientée et concertée, la CNDH éloigne l’hypothèse de suicide contrairement aux informations libérées jusque là. D’après le rapport, les détenus ne pouvaient s’administrer d’empoisonement. Il est donc fort probable qu’incarcérer 58 personnes dans une cellule à 46°c de température pour causer la mort.

A la suite de cette enquête menée à N’Djamena et dan la province du Lac, la commission est en mesure d’établir que depuis 13 à 15 Avril, des graves atteintes aux droits de l’homme contre des détenus présumés membres de Boko Haram ont eu lieux. Pour le président de la CNDH M. Djidda Oumar Mahamat, les agents en charge de cette affaire sont les principaux auteurs de ce drame. « Ces événements sont d’autant plus préoccupants que ce sont des agents investis de l’autorité de l’État supposés respecter, protéger et réaliser les droits de l’homme qui sont à l’origine de ce drame survenu le 15 Avril 2020 dans la légion N°10 dans la gendarmerie située au quartier Djiguel » a-t-il déclaré.

Pour lui, c’estest par négligence et non assistance aux personnes en danger.

Dans le contexte de lutte contre le terrorisme, où le Tchad se trouve fragilisé par les menaces de la secte Boko Haram qui ont radicalement déstabiliser la paix dans la sous-région de l’Afrique centrale. À cet effet, la CNDH recommande au gouvernement le jugement dans le meilleur délai et la prise en charge psychologique des détenus survivants.

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