La situation économique néfaste du pays déstabilise les couches sociales et influence négativement sur l’éducation nationale. Cette crise met tout le monde dans une inquiétude incontestable. Partout dans les différentes villes du Tchad et en particulier N’Djamena, les jeunes se regroupent parfois sous les arbres autour d’un jeu de carte, ludo, scrabble, d’autres préfèrent vendre des divers articles en attendant l’éventuelle rentrée scolaire.  

La majorité des élèves rencontrés au quartier sont issus des parents moins nantis qui ne peuvent les inscrire dans des écoles/lycées privés. De ce faire,  les établissements publics représentent un espoir pour ces jeunes d’avoir une formation. Cependant, la sempiternelle grève vient hypothéquer la rentrée scolaire voire l’avenir de la jeunesse. Certains se livrent à des pratiques peu honorables et d’autres préfèrent se lancer dans le commerce : biscuits, chargeur des téléphones, pâte dentifrice, crédit de communication, paniers et bien d’autres pour mieux préparer l’éventuelle rentrée des classes, section publique. C’est le cas de Nguemta, élève du lycée de Walia : « La rentrée n’est pas possible et on nous dit que c’est une grève illimitée. Alors nous sommes obligés de venir au marché, chercher un peu d’argent pour les habilles et les fournitures scolaires. Et plus encore, nous ne pouvons pas compter sur nos parents qui sont en train de pleurer à la maison par manque d’argent. Je gagne en vendant 2500F à 5000f par jour ».

Mbaïramadji Donald, élève de la classe de la 1ère au lycée de Gassi aborde dans le même d’ordre d’idée que  Nguemta. Pour lui, il serait absurde de rester à la maison et de compter sur les parents voilà pourquoi, selon lui, il vient marchander.

« L’impossible rentrée des classes » fait douter les vacanciers qui se lancent eux aussi à des affaires. Weidigué vient de Kélo pour des vacances à N’Djamena avec ses frères : « moi je fréquente le CEG II de Kélo. Je devrais rentrer mais comme on ne connait pas le jour de la rentrée des classes, je préfère rester ici à N’Djamena faire des business. Je rentrerai une fois avoir le signe des amis m’informant sur la reprise des cours ».  

Du jour au lendemain, tout porte à croire que ces jeunes n’attendent que la rentrée des classes. Un cri d’alarme est lancé à l’égard du gouvernement d’accélérer le dialogue avec les enseignants afin que ces élèves puissent  reprendre le chemin de l’école, chemin de la réussite.

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