Tchad entre l’exercice de la démocratie et la crainte de la pression de rue

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Depuis l’indépendance du Tchad en 1960 sous président Ngarta Tombalbaye, le Tchad aspire-t-il à ses premières heures de l’exercice de démocratie? Les autorités tchadiennes annoncent l’autorisation des marches et manifestation pacifiques.

Bien que reconnues par les différentes constitutions sous le président Deby père, les marches et manifestation pacifiques sont systématiquement interdites et réprimées violemment. Toujours les ministres de sécurité ont durant 31 ans citer une loi datée de 1962 pour interdire les manifestations.


Même si le procéssus de démocratisation de l’État a été annoncé depuis 1990 avec l’arrivée au pouvoir par les armes du colonel Idriss Deby, c’est pour la première fois dans l’histoire du Tchad qu’un Communiqué du ministre de sécurité annonce que les marches et manifestations pacifiques sont autorisées. Un exercice annoncé avec plusieurs mesures à respecter ».


Un acte salué pour les Tchadiens mais les responsables de la plateforme Wakit TAMA n’entendent recevoir d’aucun ordre du CMT qui jugent illégal. Il est à demander, ce communiqué de presse est juste pour apaiser les tensions ou c’est une ferme volonté des autorités de transition à aller vers l’exercice de la démocratie ?


Pas encore un peu tard dans la soirée du même jour, le ministre a pris un arrêté pour interdire formellement la marche Citoyenne de Wakit Tama. Pourtant sur les antennes de la RFI, le porte parole du gouvernement, Koullamalla a déclaré que la marche est autorisée et sera encadré pour la première fois tout en mettant en garde les organisateurs de tout débordement.


Il faut noter que la répression des manifestations du mardi 27 avril dernier, a fait 15 morts selon la société civile et 06 selon les sources officielles. Plus de 700 arrestations.

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