Tchad: Conferences debats publics entre CODNI et les forces vives

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En prélude du Dialogue National Inclusif à venir, le CODNI décide d’organiser des conférences débats publics du 30 mai au 04 juin 2022 avec toutes les forces vives du pays. La conférence de ce 30 mai s’est tenue à l’Auditorium de l’ONAMA (Office National des Médias et de l’Audiovisuel) à N’Djamena et elle est placée sous le thème << Démocratie au Tchad: Etat des lieux et défis>>. Ce thème est animé par quatre (4) panelistes à savoir Dr Ramadji Alfred, Dr Mahamat Saler, Dr Ahmed Djidda et Laldjim Narcisse, conseiller à la communication du PCT.


Dans son allocution, le Ministre d’Etat en Charge de la Réconciliation Nationale, Acheïkh Ibn Oumar a mis l’accent sur les troubles et sur les confits inter communautaires reccurentes que le pays eu à traverser depuis l’indépendance à nos jours. Donc pour lui, le Dialogue National Inclusif(DNI) est le seul moyen pour rétablir la paix entre les fils et les filles du Tchad.


Aux questions du processus du DNI, tous les citoyens doivent se sentir concerner souligne le Ministre d’État Acheïkh Ibn Oumar. Et il poursuit en demandant à tous les participants de devoir porter au quotien, le message de la réconciliation et du dialogue national à tous leurs voisins et voisines, dans leurs lieux des travaux, dans leurs rencontres sociétales.


Après différentes interventions des palelistes sur la genèse de la démocratie au Tchad, il reste du chemin à faire pour arriver à une vraie democratie proprement-dite. Ils ont cité entre autres, les difficultés qui ont occasionné les revoltes au Tchad tels que la modification de la constitution, la suppression du multipartisme en parti unique le PPT-RDA qui a causé la mort du Président Ngarta Tombalbye et en 1989 Colonel Idriss Deby est entré en rébellion et est venu chassé le Président Hissein Habré un samedi 1990 avec l’aide de la France et les armées du Soudan afin de restaurer cette démocratie à la place de la dictature.


Aujourd’hui, nous faisons face à plusieurs cas d’insécurité et avec ce Dialogue National en cours, nous souhaitons qu’à la sortie les défis suivants soient relevés, l’alternance ou la succession apaisée à la tête du pays, l’homme qu’il faut à la place qu’il faut sinon attribuer à la démocratie toutes ses valeurs, suggèrent-ils.
Dr Ramadji Alfred indique que la démocratie au Tchad est une démocratie formelle parce qu’elle est imposée par les occidentaux sans lui attribuées ces valeurs démocratiques.

Théoriquement, le Tchad est un pays démocratique mais pratiquement cette démocratie à du chemin à faire. Dr Alfred a pointé du doigt les questions de manque de l’alternance et de la succession à la tête du pays.
Pour Dr Ahmed Djida, la démocratie est une éducation. Elle doit commencer au foyer entre l’homme et la femme, entre les parents et les enfants. Pour Ahmed Djidda, si l’on refuse d’être critiquer chez soi, comment peut-on critiquer les autres, interroge-t-il?

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