Tchad – Cinéma : Aldjim Banyo Martial fait de bels exploits dans le 7e art

0
1521

Après quatre (4) ans de carrière dans le cinéma, le jeune réalisateur tchadien Aldjim Banyo Martial retrace son itinéraire sans une note d’orgueil. Il a fait de très bons succès.

Au total trois (3) films courts métrages déjà réalisés et un long métrage en cours de finition, il a commencé dans un petit groupe dénommé Thermofilm, un cadre des jeunes passionnés du cinéma avec lesquels ils entreprennent dans l’audiovisuel.

Plusieurs fois primé dans des festivals ; notamment au Fespaco Film portable qui est un concours accessoire au Festival Panafricain de Cinéma de Ouagadougou (FESPACO), organisé par l’OIF à l’endroit de jeunes réalisateurs. Aldjim a participé aussi au festival de courts métrages d’Afrique centrale à Yaoundé remportant le prix du meilleur film de fiction, puis à Tunis au festival international du film estudiantin. Il a dernièrement participé à Nikon film festival à Paris.

A N’Djamena, le Festival Tchadien de Courts Métrage (FETCOUM) lui a aussi permis de présenter son dernier court métrage Denemar la mariée malheureuse. Un court métrage qui parle des conditions des jeunes filles au Tchad. A travers ce film, la problématique du mariage forcé et de la scolarisation des filles a été largement développée.

Pour ce qui est du cinéma tchadien qui émerge en puissance, Aldjim donne un aperçu plutôt positif, bien que des difficultés règnent toujours : « le cinéma tchadien a eu des belles époques et des mauvaises. Mais ces belles époques n’ont pas donné un impact très positif. J’ai commencé à suivre les tous premiers films tchadiens jusqu’à nos jours, et malheureusement j’ai remarqué que le premier obstacle c’était le problème de langage puisqu’on produit les films dans nos propres patois, qui ne sont pas d’ailleurs visualisables partout au Tchad. Il y a également un problème technique et un manque de financement». Pour lui, il n’y a pas de soutien pour les réalisations cinématographiques.

Aldjim Banyo Martial ne se lance pas des fleurs, mais afin de concrétiser ses projets avenirs, il se dit très reconnaissant envers ses ainés qui l’ont vraiment aidé ainsi que ses collaborateurs avec qui ils ont vraiment trottés ensemble et ont jusque-là de bonnes relations ; Youssouf Djaoro, Mariam Wanou pour ne citer que ceux-là.

Laisser un commentaire