Tchad : 50 000 000 destinés aux orphelins ont disparu de la BCC

0
604

L’Avocat de monsieur Yaya Dillo Djerou et Seke Djougoundi, Maître Dainanet Fréderic a fait le 13 septembre, un point de presse  à la maison des médias du Tchad. Le but de cette sortie médiatique est de dénoncer une pratique qui devient récurrente au sein de certaines banques de la place et particulièrement à la Banque Commerciale du Chari (BCC) SA.

Selon Maître Dainanet Frédéric,  en date du 03 mars 2018, monsieur Yaya Dillo Djerou et Seke Djougoundi  avaient un compte joint dans les livrets de la Banque Commerciale du Chari (BCC), en suite ils avaient alors procédé à un dépôt sur ce compte à hauteur de cinquante millions  50.000.000 de FCFA et au même moment, ils ont demandé la confection d’un chéquier, ce qui a été fait de nouveau selon les procédures normale, précise-t-il.

En outre, le maître il a fait savoir que la somme qui a été déposée est destinée à des orphelins, qui à l’époque, étaient tous mineurs.  Avant d’ajouter que c’est suite  à un conseil de famille, que celle-ci avait décidé de confier l’argent  à Yaya Dillo et Seke DJougoundi afin de placer ladite somme sur un compte joint jusqu’à ce que les orphelins atteignent l’âge mature, a indiqué l’avocat de ces derniers Maître   Fréderic.

Pour Maître Dainanet Frédéric, Yaya Dillo et Seke Djougoundi, avaient bel et bien opéré un dépôt d’un montant de cinquante millions (50.000.000) de CFCA sur le compte logé dans les livrets de la BCC S.A, mais force est de constater qu’un retrait de la totalité du montant a été opéré  le 15 Avril 2018, soit seulement un mois et douze jours après le dépôt. « Ce qui est étonnant, il n’y a aucune information sur l’identité de l’auteur de cette opération de retrait », chose absolument anormale, soutient-il.

Maître Dainanet Fréderic interpelle  les autorités de régulation, notamment l’Agence Nationale d’investigation Financière (ANIF), la Commission Bancaire d’Afrique Centrale (COBAC) et autres auditeurs à réagir devant cette situation. Il poursuit pour dire, qu’il est inadmissible que les avoirs du publique puissent être mis en danger de cette façon.

« Nous envisageons intenter une action judiciaire contre la BCC afin que mes clients entrent dans leurs droits. Cette situation, est une situation sérieuse sur laquelle nous ne devons pas fermer les yeux », dit Maître DAINANET Fréderic. 
AHMAT MAHAMAT AHMAT

Facebook Comments

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici