Table des architectes: La ville de N’Djamena, manque d’architecture

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Du 07 au 08 novembre dernier, les architectes tchadiens et leurs confrères venus d’Afrique, du Canada et de l’Amérique se sont planchés à travers une table ronde sur « La ville Africaine du futur ».

A l’issue de cette table ronde les participants ont bénéficié d’une visite guidée de la ville de N’Djamena. Après avoir parcouru quelques sites   Jennifer Mpiyisi, architecte ougandaise a indiqué que « si la visite était avant la cérémonie, les différents panels prendront en compte les observations ». Cette observation faite par Jennifer Mpiyisi a donné lieu à une réflexion sur les œuvres des architectes tchadiens.

Pour Mahmout Ibni Ouma, architecte tchadien « en tant qu’architecte, il faut raser la ville et reconstruire. Le mobilier humain y manque, l’espace verte, il y a beaucoup de travail à faire », a-t-il estimé. Dr Ousmane Mahamat Ousmane, renchérit lui, pour dire que dans  le futur, il faut que les autorités donnent la chance aux jeunes architectes nationaux de démontrer leur talent pour redonner un autre visage à la capitale tchadienne.

Après ces échanges du terrain, le Gabonais, Erichk Mauro vient recadrer ses confrères tchadiens en ce terme : « d’abord nous sommes venus faire un travail d’un atelier de réflexion au tour de notre consœur Hayatte qui est la présidente de l’Ordre National des Architectes du Tchad. Donc la visite est une  excursion qui nous permet de comprendre la ville, parce que c’est au tour de ce modèle de la ville, de l’urbanisme de l’architecture qu’on se retrouve pour accompagner le pouvoir », a-t-il tranché avant d’ajouter que  la visite a permis de constater que la ville n’est pas structurée et qu’il faut nécessairement beaucoup d’efforts. « Il y a également des gratuités architecturales, des dépenses inutiles », a-t-il constaté.

Erichk Mauro, architecte de son état a reconnu que la ville de N’Djamena  a besoin d’un investissement structuré pour permettre aux jeunes architectes tchadiens de se sentir bien. « Une ville est faite pour que des gens se sentent bien dedans, ce n’est pas faite qu’on n’en merde des gens. Il faut faire confiance aux jeunes de maintenant », a-t-il martelé.

La visite a été tout indiquée pour les architectes étrangers. Pour eux, cette visite est plus que les débats de la salle. Jennifer Mpiyisi, Architecte Ougandaise, « j’ai souhaité qu’on ait fait la visite avant le démarrage de table ronde, c’est très important. Les recommandations sont un peu différentes de ce qu’on a vu sur le terrain. Il faut que chacun prenne sa responsabilité ». Jennifer Mpiyisi souhaite, que si chaque personne « fait des choses bien devant chez lui et son voisin aussi, ainsi de suite…petit-à-petit les villes africaines retrouveront leur architectures bien structurée.

Par  Ousmane Diarra 

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