Société : les habitants du quartier Digo, dénoncent la spoliation de leurs terrains

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Le comité de Crise des victimes d’expropriation des terrains du quartier Digo dans le 7e arrondissement de N’Djamena, ont au cours d’un point de presse animé le 13 juin, dénoncé la spoliation de leurs terres par les agents du cadastre et de la topographie du ministère de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme.


« Non à la spoliation des terrains de Digo! La violence est toujours lincrédulité dans la possibilité des mots disait quelquun. Et les habitants de Digo ne veulent pas en arriver là », a lancé le président du comité de Crise, Nodjiati Onesime. Pour lui, les habitants de Digo, n’accepteront jamais de se baigner dans l’étang de l’injustice. « Nous sommes des humains que le cadastre nous a trouvés sur place. Nous avons besoin d’être informés sur le bien-fondé de tout projet dont nous sommes bénéficiaires, tels des TDR, des décrets, des lois, etc. Si rien n’est fait sur tout cela, nous estimons que personne ne nous accusera dêtre sourds, aveugles, ignorants ou barbares », a-t-il dit.


Pour les victimes, l’État tchadien qui ne cesse de pratiquer la politique de l’habitat ne peut pas encourager ceux qui contribuent à grossir le nombre des sans abris et ils ne peuvent pas croire que l’Union Européenne qui a cofinancé ce projet de lotissement du quartier Digo ne peut pas cautionner la spoliation, le vol et la souffrance de la population.

« Si d’aventure, ces agents véreux continuent à spolier nos terrains, nous serons dans l’obligation d’employer des actions fortes, voire regrettables, et c’est le ministère de lAménagement du Territoire, de l’Urbanisme et de l’habitat, l’État et ses partenaires au développement de la misère des habitants de Digo assumeront les responsabilités qui sont les leurs*, a martelé Nodjiati Onesime, président du comité de crise.


Selon Onesime, les terrains de Digo sont devenus des proies faciles à avaler par n’importe quel quidam. Pour lui, ce qui se passe n’est ni de lexpropriation, ni du déguerpissement mais de lexpulsion sournoise à des familles de leur domicile par des gens qui se font du mauvais sang dans les veines.

Au regard de toutes ces pratiques artisanales d’urbanisation de tous les quartiers de NDjamena, Nodjiati de dire que chaque habitant a été soumis au fouet des crises afin d’économiser au bout des années pour s’acheter du terrain. Mais si certaines autorités et autres compatriotes ayant une boulimie d’argent et qui commercialisent les terrains, ne cessent pas avec cette dynamique de peste sociale, comme les sans-culottes à Valmy, les habitants de Dogo sont prêts à lancer le cri: « Vive Digo » pour faire respecter leurs dorits. Car, il n’y a de véritables richesses que l’homme et la terre, ont-ils averti.

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