Société : Les friperies, un pourvoir pour les jeunes de NDjamena

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Les conditions de vie dans le monde entier et en particulier au Tchad, amènent les petits enfants comme les grands, à chercher à prendre leur destin en main. Certains se lancent dans les petits commerces, dautres optent pour le gain facile. Deux voies distinguent mais pour le même but.


Tout au long des avenues, les jeunes se donnent à divers commerces, question de subvenir à leurs besoins vitaux. Moguenan François Jonathan, élève en classe de terminale dit avoir commencé ses business depuis la classe de CE1. Il vendait des habits, céréales et les moutons quand il était à Guelendeng dans le Chari-Baguirmi.


Arrivé à NDjamena, le jeune François a repris son chemin de commerce juste après la composition du Bac 2020. Mais cette fois-ci dans la vente de pantalons. Son objectif, cest de repartir à Guelendeng auprès de ses parents avec une balle de choisis (friperies) afin de développer son commerce dans son village natal.


Du primaire en terminal, François paie ses propres scolarités avec le peu quil gagne. « J’achète un pantalon à 300 FCFA et je le revends à 500f CFA », dit-il. Signalons que François est un vendeur ambulant, derrière son vélo, on voit plein de pantalons attachés.

Sur lavenue Istanbul, non loin de lagence de voyage Sud-Voyage, sinstalle Masra, vendeur de sacs et de chaussures. Il a commencé à vendre les cigarettes et les boissons frelatées sur place mais avec l’arrivée de covid-19, il a dû changer de commerce après les levées de mesures barrières.


Quitté les bancs de l’école en classe de troisième compte tenu de manque de soutien, Masra a dû embrasser les business pour se prendre en charge. Chaque jour, Masra part au marché à mil pour faire ses tris. « Après les tris, je discute le prix en tas avec le grossiste », explique-t-il. Selon lui, il y a de sacs qui coûtent 1500 à 2000 FCFA. « Je les revends entre 2000 et 2500 FCFA voire 3000 FCFA selon les quantités.


Masra déplore le comportement des agents municipaux qui ramassent les marchandises des vendeurs à cause de droit de place.

Ces petits commerces dont les jeunes se livrent leur permettent de s’acheter les fournitures scolaires. Pour certains c’est une façon de voler au secours de leurs parents qui ont beaucoup de charges et pour d’autres parce qu’ils n’ont personnes pour les aider.


Yorhein Ongsi Aristide

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