Société : les activités vacancières, comblent de joie les débrouillards

0
635

Pour preparer la nouvelle année scolaire, certains élèves et étudiants s’engagent activement dans le commerce et d’autres activités. Mais en cette saison, en sillonnant les abords du fleuve Chari, un nombre de jeunes s’adonnent à la culture maraîchère question de subvenir à leurs besoins et préparer leur année scolaire prochaine.

Les vacances sont généralement des périodes considérées un temps de repos où les élèves, étudiants voire enseignants s’arrangent à trouver une activité soit le loisir, le tourisme, les cours d’été et d’autres. A N’Djamena, cette période est un temps de business.

Le jardin d’un élève au bord du Chari

C’est cette optique, les abords du fleuve absorbent un grand nombre de vacanciers. Nous sommes le 09 Aout 2021. Il est 8 heures 38 mn au bord du Chari. Papyang Emmanuel, un jeune de la commune du 7eme arrondissement, lance à l’entrée de sa parcelle : « avant c’était mon papa qui travaillait ici et il m’a intégré dans cette activité » (sourire).


Pour lui, les avantages de faire le jardin c’est lorsque tu travailles. « C’est quand tu travailles que tu trouves quelque chose pour nourrir la famille et assurer ta scolarité », explique-t-il. Il retrace tout larmoyant les difficultés rencontrées: le manque de forage, les insectes… En dehors de ces difficultés, il s’est lamenté de la destruction massive de champs par les hippopotames. « Bien que les barbelés sont mis mais ceux-ci foncent toujours la nuit pour venir manger », souligne-t-il.


Pour Hassan Walé les avantages se sont les produits récoltés et mis sur les marchés. « Lorsqu’il y a la bonne vente ça nous rapporte quand même de l’argent pour la famille. Nous sommes sur la portion du terrain remise à la basilique. Les grands-pères et les parents ont vécu ici sur ce terrain, nous les enfants avons travaillé à leur côté et nous continuons toujours à le faire parce que ça devient déjà notre activité de base. Mais le grand problème, nous n’avons pas de matériels pour pouvoir développer davantage cette culture irriguée».


Djitebaye Mayangar Judicaël/stagiaire

Les vacanciers dans leur jardins

Laisser un commentaire Annuler la réponse.