Société : la Hama appelle les média et le peuple tchadien à faire la promotion de la musique et culture tchadienne

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A l’occasion de la fête de la musique, la Haute Autorité des Média et de l’Audiovisuel (HAMA) a organisé une conférence-débat, la première du genre depuis l’existence de la dite institution en 2018. Ce jour 21 Juin à la maison de la Culture Baba Moustapha de N’Djamena avec les artistes tchadiens, le président de la haute autorité des médias et de l’audiovisuel, Dieudonné Djonabaye a expliqué le rôle de la HAMA dans les œuvres artistiques.


Cette fête est initiée par le Ministre de la Culture Français Jack Lang en 1981, il nomma Maurice Fleuret au poste de Directeur de musique en Octobre 1981. Le 21 Juin 1982 la fête de la musique fut lancée donc jour pour jour 41 ans d’existence. La fête de la musique est dans sa forme actuelle, un rendez-vous traditionnel capable de rassembler artistes et publics. C’est le sens profond de l’organisation de cette conférence-débat.


La HAMA est l’interlocutrice privilégiée des acteurs de la création et de la diffusion musicale. C’est elle qui étudie les questions liées au développement de la production et de la création nationale tchadienne et c’est toujours elle par son attribution est chargée de veiller au respect par les media audiovisuels de leurs obligations de diffusion. Pour cette raison, avec sa commission technique elles ont décidé d’échanger, de faire découvrir aux artistes, le rôle de l’instance de régulation dans la promotion de la musique nationale dans les media.


Selon le Président de la HAMA, Dieudonné Djonabaye, la Hama est une autorité administrative indépendante, contrairement aux reçues, elle n’est pas une institution au service exclusif des journalistes. Elle a pour rôle de veiller au respect de la liberté de la presse et de la liberté d’expression et d’opinion. Les artistes sont les porte-parole des sans voix, ils expriment l’opinion de la société et participent à l’enracinement de la démocratie , au développement et au renforcement du dialogue pour la paix. Dieudonné Djonabaye a exhorté les artistes à combattre les discours de la haine qui sont de discours qui visent à intimider, à inciter à la violence ou au préjugés contre des personnes sur la base des caractéristiques diverses ( ethnie, âge, sexe ; religion, idiologie politique). Les lois qui déterminent le rôle de la HAMA sont : loi n°16/PR/2018 du 31 Mai 2018.


D’après Djonabaye lorsqu’on parle de l’industrie culturelle, les media doivent avoir une programmation de référence généraliste et diversifiée à l’intention du public le plus large favorisant de la création de productions tchadiennes, l’expression régionale sur leurs antennes décentralisées sur l’ensemble du territoire nationale en encourageant en particulier une information de proximité, la valorisation du patrimoine national, la promotion de la création artistique et la contribution au rayonnement de la culture et de la civilisation tchadienne à la destination des tchadiens à l’étranger et de l’auditoire étranger.


Lors des débats du rôle de la Hama relater par son président, les artistes et journalistes ont cherché à savoir pourquoi depuis 3 ans d’existence de la hama c’est maintenant qu’elle a cherché à rencontrer ces derniers pour leur parler de leur rôle ?


La réponse de Dieudonné est que quand on donne naissance à un enfant, il apprend à marcher avant de marcher donc la Hama est entrain d’apprendre à marcher. Il a rassuré l’assistance que ce ne sera pas la première et dernière fois du genre, mais dorénavant ils organiseront ces rencontres pour pouvoir faire la promotion de la musique tchadienne.


Djonabaye a exhorté, encouragé les journalistes et artistes de se mettre au travail pour sortir de leur propre effort et ne pas se focaliser sur l’Etat seulement. Il demande également aux artistes de cesser de faire la publicité gratitude de personnes dans leur chanson car cela ternit l’image de leur travail. Il appelle les tchadiens de consommer les productions artistiques tchadiennes que de se focaliser sur les œuvres étrangères au détriment de la nôtre.
« ‘Ce n’est pas parce que un x te donne un peu de Sous que tu dois faire son éloge dans tes œuvres. »


Yorhein Ongsi Aristide

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