Société : La fabrication et la vente des cercueils un nouveau mode de business à N’Djamena

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FABRICATION CERCUEILS

Il y a de cela plusieurs années, une catégorie de personnes après les études, le temps d’attendre leur intégration à la fonction publique se sont lancé dans la fabrication et la vente des cercueils à travers la ville de N’Djamena et certaines villes du Tchad. A la première vue, l’exposition des cercueils montre qu’il y a des cadavres humains mais aujourd’hui, cette perception est bannie mais c’est plutôt le commerce ou le business. A la question de savoir est-il bon de fabriquer, exposer et vendre les cercueils ?  Bon nombre des N’Djamenois trouve que ça fait partie de services de pompe funèbres.

Debsigue Éric Sociologue de son état trouve que la fabrication du cercueil fait partie des pompes funèbres et pareil comme les morgues créées pour garder les morts. « Économiquement ça profite ceux qui le font parce que c’est comme toute autre activité, il n’y a pas d’activité tabou », explique-t-il avant d’apprécier le fait que ça nourrit son homme. « Ça permet de payer la scolarité des enfants, assurer la santé des enfants  donc je ne vois pas en quoi cela est mauvais ».

Pour le sociologue cette activité entre aussi dans la culture de l’entrepreneuriat. « Quand on dit que les gens ne veulent pas entreprendre c’est aussi une façon d’entreprendre. Quand il y a seulement une seule personne qui ouvre ça, il emploie combien de gens pour faire fonctionner son entreprise ? Donc, ça rend service à la famille, ça permet à l’entrepreneur lui-même de se prendre en charge et ça permet aussi l’emploie des chômeurs », souligne-t-il.

CERCUEIL FABRIQUE A N’DJAMENA ph/Tachad.com

Visiblement pas de tabou ou de mal à exposer les cercueils. Ils font parties des articles de vente même si d’autres personnes peuvent voir comme contre nature. A la rencontre de certaines personnes, les fabricants des cercueils sont des praticiens, ils souhaitent et créent de fois des accidents or ce n’est pas le cas justifie, Debsigue Éric le sociologue. « Puisque c’est devenu déjà une mode et ces promoteurs de point de vente de cercueil veulent montrer à la population qu’ils offrent les meilleurs cercueils », explique-t-il.

Selon lui, avec le temps cette activité pourrait entrer dans nos mœurs. « Ces entreprises contribuent aussi à la caisse nationale, parce que la mairie taxe ainsi que les services d’impôts », renseigne-t-il.

Dans la communauté musulmane bon nombre entèrent leur corps sans cercueil. Pour Djido Haroun, un fidèle musulman, il n’est pas mal de fabriqué les cercueils et les vendre mais l’exposition des cercueils n’est pas bien parce que ça effraye. Il conseille qu’on mette les cercueils quelque part « car on sait qu’on aura besoin des cercueils dans des circonstances », explique-t-il. Il ajoute que notre société peut accepter ces expositions puisque il y a certain circonstances comme les accidents, les clashes d’avion etc. qui nécessite des cercueils. Il conclut que la religion musulmane n’a rien avoir avec la fabrication et la vente des cercueils mais pour lui il est contre ces expositions de cercueils.

Pour Xavier Doumdol un fabricant des cercueils, il rend un service à la population et ce qui lui a amené à fabriqué des cercueils est qu’il est un diplômé sans emploie depuis 11 ans. En voyant ces voisins dans ces genres d’activité, Xavier s’est aussi lancé dedans. Il se sent à l’aise en fabriquant des cercueils puisse qu’il le fait avec aucune arrière-pensée car lui-même il sait qu’un jour il mourra aussi. « Car tout homme est mortel », souligne-t-il.

 Xavier Doumndol justifie le choix de son métier. Pour lui, la génération actuelle n’est pas comme celle de nos ancêtres. « La nouvelle génération meurent beaucoup et les cercueils se vendent chaque jour », ajoute-t-il.

Le métier nourrit son homme

« La vente est rentable, elle me permet de prendre en charge ma famille, souvent on fait des livraisons en famille. Même si je n’arrive pas à vendre je ne me plains pas car je fais des économies pour me permettre de faire face à certaine situation », s’est réjoui Xavier en signifiant qu’il n’est pas du genre à souhaiter la mort des gens tout en étant conscient qu’un jour qu’il pourrai aussi. 

Pour ceux qui emprunte ces voies il n’y a aucun mal à fabriqué les cercueils et les vendre parce ça fait partir du commerce et ceux-ci les rendent un service. Jacqueline une commerçante dit que pour la première fois qu’elle a vu des cercueils sur la voie publique, elle était choquée. Pour elle il y avait des corps à l’intérieur et elle s’interrogeait «  comment se fait-il qu’aujourd’hui on expose les cercueils comme ça ? ».

Il est admissible pour la quarantaine révolue de voir les cercueils exposés. « Un jour dans le bus je revis encore les cercueils et j’ai décidé de demander à quelqu’un et on me fait comprendre que ce sont des cercueils à vendre », s’est-il étonné en s’interrogeant toujours : «  S’il arrive qu’il ne fait pas de marché va-t-il aussi se plaindre ? » Une habitude difficile pour jacqueline « mais maintenant je me suis habituée à vivre avec », ajoute-t-elle.

Aujourd’hui la fabrication et la commercialisation des cercueils sont aperçue comme l’entrepreneuriat. Pas des préjugés dernière cette pratique. A l’heure actuelle la tendance est à l’entrepreneuriat. Ce secteur pourrait attirer plus un les diplômés sans emploi.

Tenblané Angèle/Stagiaire

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