Société : la CASAC demande l’accompagner des victimes des traumatismes issus des violences dans le Ouaddaï

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Dans sa logique de vulgariser la notion de paix, le président de la coalition des associations des actions citoyennes (CASAC), Mahamoud Ali Seïd La CASAC demande à toutes les filles et les fils du Dar Ouaddaï et toutes les personnes préoccupées par la paix de s’organiser pour mettre en place des actions pour la culture de la paix.

Mahamoud Ali Seïd a condamné les conflits intercommunautaires qui ont endeuillés la province du Dar Ouaddaï qui sont selon lui une ignominie abjecte. « La vie humaine est très sacrée qu’aucune raison ne justifierait les massacres odieux survenus dans les localités situées non loin de la ville d’Abéché.Il est de bon aloi loisible de crever l’abcès pour dénoncer celles et ceux qui attisent la haine entre nos communautés sœurs », fustige-t-il.

Pour le président de la CASAC, les ouaddaiens et les arabes sont les pièces d’un même puzzle. La cohabitation pacifique doit être le leitmotiv sur lequel les Tchadiens doivent s’arc-bouter pour préserver les valeurs cardinales, caractéristiques de populations fières, a-t-il souligné. Il a exhorté les forces vives du pays à véhiculer les valeurs de paix qui concourent à l’apaisement des cœurs. Car dit-il, la problématique du vivre ensemble nous interpelle tous. « Nous sommes tous dans l’obligation engagée de prêcher les messages de tolérance, de pardon et de rapprochement », insiste Mahmoud Ali Seïd.

« Face à la résurgence de ces conflits meurtriers, non souhaitables, je demande, par ma voix, ainsi que celles des milliers d’autres partisans de la paix, à  l’arrêt immédiat de toutes les formes de violences. La haine et la violence n’ont jamais été des marqueurs identitaires des Tchadiens ! » a-t-il lancé.

La CASAC demande à toutes les filles et les fils du Dar Ouaddaï et à toutes les personnes préoccupées par la paix de s’organiser organiser un Forum régional regroupant toutes les filles et les fils des zones impactées par les conflits intercommunautaires. Elle demande aussi l’implication des leaders religieux, des chefferies traditionnelles, des leaders d’opinions et les personnes ressources dans la sensibilisation contre les récidives des conflits intercommunautaires.

Pour la relution des conflits intercommunautaires la coalition met l’acent sur l’application stricte des lois Mettre l’accent sur l’application stricte des lois du pays, l’organiser des rencontres d’échanges cycliques régionales entre les notables eux-mêmes d’une part, et d’autre part, avec les autorités administratives locales ; impliquer les Associations et ONG exerçants dans d’autres régions victimes des conflits intercommunautaires.

Identifier des solutions à long et court terme pouvant répondre aux besoins des agriculteurs, des éleveurs et de la population d’une manière générale en matière de disponibilité et d’accessibilité aux ressources et aux services ; associer les partenaires bilatéraux du Tchad dans la lutte contre la sécheresse et les facteurs économiques et structurels déclencheurs des conflits ; s’attaquer aux causes profondes de la haine par l’accentuation des brassages culturels et socioculturels ; lutter efficacement contre toutes les formes d’extrémismes violents à travers des campagnes d’informations et de partage des connaissances, initiées concomitamment par l’Etat et les leaders religieux ; accompagner les victimes des traumatismes issus des violences intercommunautaires et procéder au désarmement des civils, car l’usage des armes doit être réservé exclusivement aux forces de défense et de sécurité.

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