Société : La CASAC condamne le meurtre de Mateyan Manayal Bonheur

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L’assassinat de Mateyan Manayal Bonheur par les éléments de protection du président de l’assemblée nationale suscite des réactions de part et d’autres. Le Président de la Coalisation des Associations de la Société Civile pour l’Action Citoyenne (CASAC), Mahamoud Ali Séïd condamne cet acte qui selon lui pourrait être évité.

« Un scientifique disait que : «il n’y a de pire citoyen que celui qui ne réagit pas face à sa situation», cite-t-il avant de s’interroger s’il faut réagir ou pas. « C’est la question qui nous taraude l’esprit régulièrement », dit-il.  Le 04 novembre dernier sur l’avenue Pascal Yoadoumnadji, les militaires qui assurent la protection du président de l’Assemblée nationale, Dr Haroun Kabadi ont ouvert le feu sur un jeune qui a malheureusement perdu la vie. « Est-ce que les militaires sont  responsables de quelque chose, ou coupable ? Ce n’est pas à nous de le dire. Je pense raison gardée que la justice fera son travail. Toutefois, la CASAC condamne cet acte, qui pourrait être évité et qui a  malheureusement  ôté la vie de notre jeune concitoyen », condamne-t-il.

Suite aux différentes sorties médiatiques et des messages à travers les réseaux sociaux et l’attitude de certains hommes devant cette situation, la CASAC se dit « outré, débouté, voir même stupéfait par le comportement de certains de nos compatriotes, qui voient dans toute action ou situation, heureuse ou malheureuse, de la récupération », avant d’appeler à la retenue. « De grâce arrêtons ce comportement irresponsable et irrationnel », exhorte-t-elle.

Selon la CASAC, un bon de politiciens et autres acteurs de la société civile, essayant chaque jour d’offrir l’occasion aux ennemis de notre pays pour que le Tchad se déstabilise. Pour elle, « la paix à laquelle nous aspirons est très importante et sa préservation l’est tout autant. A cet effet, nous devrions conjuguer nos efforts pour mettre en place une synergie pour conserver cette paix qui règne aujourd’hui dans notre pays », estime-telle.  

Le président de la CASAC de constater, que malgré les diffamations, les calomnies et autres sorties hasardeuses, il n’y a aucune condamnation contre les auteurs de ces actes. «  Dans aucun pays au monde, ce genre de comportement passe impuni. Les lois de la République doivent sévir pour ceux et celles qui posent des actes hautement répréhensibles », souhait-il. Par ailleurs, la CASAC appelle les acteurs de la société civile et les acteurs de l’espace politique d’être responsables, cohérents et de mettre au-devant les intérêts supérieurs de la Nation. « Je demande aussi à la jeunesse de changer. Ceux qui regardent le passé et le présent ne peuvent que louper le futur. On n’a pas le droit de louper le futur », conseille-t-il.

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