Si la pluie maintient sa cadence, N’Djamena va vers le déluge

0
233

Durant le mois d’août, la désolation des populations de N’Djamena a dépassé la douleur de l’enfantement. N’Djamena a vecu ses pires moments de saison de pluie avec plus de 360 000 personnes chassées par les eaux de pluies (OIM).


A chaque saison de pluie, la capitale tchadienne qui se veut vitrine de l’Afrique se replonge dans les inondations. Mais jusqu’à présent aucune solution durable n’a été proposée. La ville est-elle manquée des ingénieurs des travaux ou c’est un manque de vision des autorités communales ?


Une situation identique à la même période. Et c’est à ce moment-là que les autorités de N’Djaména découvrent que la ville est menacée des inondations. La population elle aussi ressent les mêmes douleurs à cause de son incivisme. Elle bâti sa maison dans les bas-fonds et obstruit le passage des eaux avec ses ordures.


Population et autorités communales dans la même vision. Pendant les inondations, la population dans la tourmente et les autorités avec les promesses qui ne se réalisent jamais. A la même période, mêmes dégâts, mêmes promesses sans suite. L’ire est qu’il faut attendre que les quartiers soient à nouveau dans l’eaux avant que les promesses issues des réunions d’urgence puisse être redises


A l’heure actuelle, certains quartiers sont plongés sous l’eau, des rues voire les bitumes transformées en des petits lacs où la traversée est à pirogues. Les sinistrés envahissent les écoles, la pluie continue sa marche en attendant le retour de la mousson.


Les actions entreprises pour l’heure ne sont que de folklores. Les assistances ne résident que dans l’alimentaire. Comme si les victimes ont perdu de l’alimentation. Il serait préférable de penser à une solution durable après les inondations. Les acteurs urbains, les architectes et autres sont appelés à mettre leurs compétences au service de la population en détresse à la prochaine saison.


Ne dit-on pas que l’urbanisation d’une ville doit prendre en compte des aspects climatiques pour une bonne prévention des catastrophes naturelles? Mais au Tchad, cette conception est une illusion. Des Maires des communes arrivent avec des projets qui engloutissent des fonds destinés aux réparations des voies, curage des caniveaux et l’enlèvement des ordures. Peu après, ils sont parachutés pour détournement et mauvaise gestion des fonds publics. Dans ce jeu, la population demeure la seule victime face aux eaux de pluies.

Facebook Comments

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici