Santé: Les urgentistes de N’Djamena, évaluent la coordination et la prise en charge des urgences

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Le lancement de cette formation est fait ce matin par le Directeur Général de l’Hôpital de la Renaissance de N’Djamena, Gustave Bassangem. Une formation qui suit celle organisée en juin dernier. Cette deuxième phase de la formation des urgentistes et paramédicaux va se poursuivre jusqu’au au 15 octobre prochain.

La  formation vise à évaluer et renforcer les capacités des services des urgences dans les différents hôpitaux afin d’améliorer les performances du Service d’Accueil des Urgences (SAU). Le SAU sera évalué dans tous ses aspects notamment sur le plan organisationnel et fonctionnel, les équipements, le profil du personnel médical et paramédical ainsi que les pratiques. Une formation à l’issue de laquelle, des actions seront proposées pour un renforcement de capacités et la planification des actions à réaliser. Les différents modules visent essentiellement à mettre plus l’accent sur les différents cas d’interventions dans les services d’accueil des urgences.

C’est dans l’objectif de répondre aux besoins des usagers, que l’Hôpitaux la Renaissance organise cette deuxième session de formation de 5 jours qui sera beaucoup plus pratique. Le formateur Dr Alexis Agbessi, demande aux participants de poser beaucoup de questions et échanger pour apporter des changements dans les services des urgences des différents hôpitaux de N’Djamena. Pour lui, la médecine urgentiste est la science qui évolue. « Elle est toujours au cœur de toute médecine » dit-il. « C’est le nœud à travers lequel les patients entrent dans les hôpitaux », ajoute-t-il en indiquant, que les urgentistes ont la capacité de comprendre et d’appliquer beaucoup d’autres spécialités.

Les participants à la formation des urgentistes Ph/Tachad.com

L’hôpital la renaissance a été créé dans le but d’offrir une alternative crédible aux évacuations sanitaires très coûteuses pour le Tchad. Depuis sa création, l’hôpital est chargé de prendre en charge, en tant que l’établissement de recours, des pathologies et les séjours les plus complexes ainsi que les interventions les plus délicates adressés en amont par les autres établissements sanitaires. Mais en juin dernier, les hôpitaux de N’Djamena ont été interpelés sur la coordination et la prise en charge des urgences. Raison pour lesquelles, dit le Directeur général, Gustave Bassangem, l’Hôpital la Renaissance a pris de l’avant pour renforcer les capacités des urgentistes et des paramédicaux afin d’améliorer la qualité de prestations dans les services des urgences des hôpitaux de N’Djamena.

« C’est le rôle de l’Hôpital la Renaissance d’être en avant de toutes les innovations à la fois en matière de santé et en technologie », indique-t-il. « Prendre le devant pour essayer d’apporter la solution aux problèmes de coordination et de la prise en charge des urgences », ajoute-t-il. Pour Gustave Bassangem, la première formation a été beaucoup plus théorique, alors la deuxième sera beaucoup plus pratique afin de toucher les réalités pratiques dans les différents hôpitaux. Selon lui, les nouvelles font échos que des changements ont été observés dans les services des urgences. « Les autres médecins communiquent avec nous sur les cas de transferts des urgences », note un responsable du service des urgences de l’Hôpital la Renaissance. Les participants ont jusqu’à cinq (05) jour pour échanger et renouveler leurs connaissances sur le domaine de coordination et de la prise en charge des urgences.

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