Santé : Le PNEVG outille les journalistes dans la lutte contre le ver de Guinée

0
644


Ce 18 janvier 2022 dans un hôtel de la place, les journalistes issus de presses écrites, télévisions, radios privées et publiques se font informer dans la lutte contre la maladie drancunculose appelée communément ver de Guinée. Ce sont le ministère de la santé publique et le programme national d’éradication de ver de Guinée (PNEVG) qui ont organisé cet atelier d’information.


Ouvrant l’atelier d’ information des journalistes, Docteur Abdelsadick Hidjab Abdoulaye Directeure de la surveillance et lutte contre la maladie, représentant le ministre de la santé publique, a donné l’objectif de cette information qui consiste à informer et rehausser le niveau des journalistes de la connaissance de la maladie de ver de Guinée afin de leur permettre de mieux sensibiliser les communautés. Car pour éradiquer cette maladie il faut la sensibilisation de la population, et c’est le propre des journalistes. Ils sont les partenaires clés dans la communication.


Selon Docteur Abdelsadick, la drancunculose est une maladie parasitaire invalidante, causée par le ver de Guinée ou drancunculus medenesis. La contamination de cette maladie se fait lorsque les gens boivent de l’eau stagnante, contenant des cyclopes infectés ou en mangeant des animaux aquatiques mal cuits. Chez les chiens et les chats lorsqu’ils mangent les animaux aquatiques ou leur déchets, a-t-il expliqué.


Docteur Tchindebet Ouakou a donné la statistique dans le monde en 2020. il a dit qu’il y a cinq pays qui sont beaucoup plus touchés par le ver de Guinée. Il s’agit d’Angola, Ethiopie, le mali, le Soudan du Sud et le Tchad. En 2020 sur le plan mondial, il y a eu 27 cas, sur lequel le Tchad présente 12, soit 44%, sur les 1568 infections chez les chiens dans le monde, le Tchad a notifié 1507 soit 96% et sur les 74 infections chez les chats dans le monde, Tchad a notifié 63 soit 85%. Vu l’évolution graduelle de la maladie, Docteur Ouakou encourage les participants à donner des informations fiables à l’issu de cette formation à la population pour éradiquer cette maladie. Lorsqu’on parle de « cas » en ver de Guinée c’est pour parler de l’homme vivant avec ver Guinée, et si c’est  » infections » c’est pour parler des animaux.


Pour éradiquer le ver de Guinée, d’après Docteur Ouakou, il ne faut pas boire des eaux stagnantes, sinon il faut bouillir. Il est conseillé de boire de l’eau de forage, il faut enterrer les boyaux pour éviter les chiens d’être infectés, enterrer les eaux usées.


Les participants se disent satisfaits de la qualité d’information et pour le choix porté sur eux pour relayer l’information afin d’éradiquer cette maladie au Tchad.

Participants


Quelques recommandations sont formulées pour par les participants.
Au gouvernement de rendre accessible l’eau potable dans les zones rurales et au programme national d’éradication de ver de Guinée de multiplier les activités de sensibilisation dans les zones endémiques pour un changement de comportement, associer les journalistes dans toutes les activités de lutte, convertir les récompenses dans les projets de construction des infrastructures hydrauliques, encourager la création du réseau des journalistes dans la contre cette maladie.
YOA.

Laisser un commentaire Annuler la réponse.