Recommandations du forum national des diplômés sans emploi du Tchad

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Les participants

Après l’analyse approfondie de la situation sociopolitique et économique liées à la crise économique dont le Tchad a été victime depuis un certain nombre d’années et qui a entrainé par voie de conséquence la suspension de recrutement à la Fonction Publique a donné à suffisamment comprendre le drame de la jeunesse tchadienne quant à son recrutement et son intégration dans les divers services de l’Etat.

Cette crise a favorisé la naissance et le développement de divers collectifs de lauréats issus de diverses écoles de formations professionnelles, des universités avec l’ultime objectif de lutter contre l’exclusion dont certains sont victimes et pour l’intégration à la fonction publique et à l’insertion sociale.


C’est dans cette foulée que sont nés le Collectif des Lauréats des Ecoles Professionnelles et la Plateforme des Diplômés en Instance d’Intégration à la Fonction Publique dans leur dimension laïque et apolitique. Au départ, les collectifs avaient évolué de manière disparate, quoique recherchant le même objectif principal qui est l’intégration à la fonction publique. Aujourd’hui, en Forum National ayant réuni tous les diplômés tchadiens sans emploi autour du thème : « Diplômés tchadiens face au défi de l’employabilité » recommandons au gouvernement et à ses partenaires ce qui suit:
Vu l’article 20 et 21 de la Charte de Transition qui stipule que tout tchadien a droit au travail et à une juste rémunération ;


Vu l’article 18 de l’arrêté d’admission des écoles professionnelles de l’éducation ;


Considérant la fermeture de 270 établissements selon l’enquête parlementaire de 2018 pour manque criard d’enseignants sur le terrain ;


Considérant le nombre pléthorique des lauréats des écoles professionnelles et celui des universitaires abandonnés en chômage depuis plus de quinze ans (15 ans) par le gouvernement ;


Considérant la continuité de la formation dans les écoles professionnelles sans une politique d’absorption, augmentant ainsi le nombre des diplômés sans emploi ;


Considérant le manque de politique d’accompagnement réaliste pour la promotion des initiatives libérales par le gouvernement ;


Considérant la discrimination, la gabegie, le clientélisme, la corruption et l’injustice dans le processus de recrutement à la fonction publique ;

1- Intégrer les lauréats des écoles professionnelles et les universitaires à la fonction publique selon leur ancienneté.
2- Rétrograder des services de l’Etat tous les fonctionnaires sans diplômes ou avec faux diplômes ;
3- Faire la situation exacte des fonctionnaires décédés et retraités afin d’absorber les diplômés ;
4- Instaurer le mérite et la compétence pour l’emploi des jeunes et pour les nominations au postes clés ;
5- Verser les salaires dont les diplômés professionnels doivent bénéficier pendant leurs années de chomage, conformément à l’engagement décennal et créer une pension pour tous diplômés sans ressources ;
6- Fermer toutes les Ecoles Normales Supérieures du Tchad jusqu’à l’absorption totale des lauréats desdites écoles.
7- Reverser les contractuels pris en charge par certains partenaires de l’éducation ;
8- Répartir équitablement les enseignants sur l’ensemble du territoire national conformément au principe ratio-élève ; enseignant-élèves.
9- Réformer en profondeur et dépolitiser le système éducatif afin de le rendre plus compétitif.
10- La suspension du recrutement et la formation des maitres communautaires au profit des instituteurs bacheliers.
11- Créer de l’emploi selon une politique réfléchie pour l’absorption des jeunes, même dans le domaine de l’entrepreneuriat avec des conditions favorables et accessibles à tous, pour tout financement des projets.
12- Nous impliquer dans la commission chargée du recrutement des jeunes à la fonction publique, sans autres procès ni de pressions.


En considération de tout ce qui précède, nous, diplômés sans emploi donnons un délai très bref au gouvernement de transition à réagir quant à la publication de nos arrêtés d’intégration. Auquel cas, nous reprendrons d’assaut les rues et utiliserons les moyens qui sont en notre disposition pour nous faire entendre.

Fait à N’Djamena le 5 février 2022

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