Procès Martin Inoua Doulgué : Ses bourreaux ont eu sa tête

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Accusés pour les faits de diffamation contre l’ex-ministre de la santé publique Toupta Boguena, les faits contre ces journaliste tchadiens sont requalifiés par le Tribunal de Grande Instance de N’Djamena « d’association des malfaiteurs informatiques », lundi 23 septembre 2019.  

Selon le verdict prononcé par le Tribunal de Grande Instance de N’Djamena, trois (03) ans d’emprisonnement ferme pour Martin Inoua Doulgut, une amande de deux millions et dix millions à verser à la partie civile et Abdramane Boukar Koyon Directeur de Publication du journal satirique Le Moustik, libéré avec une amande d’un million et dix millions à verser à la partie civile.

Un verdict que la défense de Matin et Abdramane, Me Olivier Gouara qualifie de ridicule. « C’est ridicule de voire les faits réqualifié », lance-t-il. Pour lui, les magistrats ont de la peine à appréhender les textes qui régissent la fonction du métier de journaliste. « La procédure engagée est ordinaire », dit-il en s’interrogeant « C’est un procès exceptionnels ? Parce que l’ex-ministre de santé est derrière ou c’est parce que Martin Inoua est derrière ? ». S’il n’y pas des faits de diffamation comme indiqués dans la plainte de l’ex-ministre de santé, il va falloir purement et simplement relaxer Martin, fustige Me Olivier Gouara.

Mais pour l’avocat de Toupta, Me Alain Kagonbé, Martin Inoua Doulgut exerce illégalement le métier de journalisme et ne s’est jamais conformé à la loi 031 de la Haute autorité des média et de l’audiovisuelle (HAMA). Il poursuit pour dire que Martin se comporte comme un criminel en informatique. « Il a ses complices aux Etats-Unis et en Europe et puis il usurpe de titre, il vole les identités des personnes. C’est en sorte, un monsieur qui n’a pas de projet, il ne défend pas de cause sociale », ajoute-t-il.

Le Reporter sans Frontière de son côté, qualifie le procès de unique et politique et dénonce qu’après la mise en place de la détention provisoire pour les faits de diffamation qui ne peuvent être punis de peine de prison et la requalification des charges en plein procès a pour seul but d’alourdir des sanctions. « C’est un règlement de compte orchestré contre un journaliste critique du pouvoir », renchérit-il avant de demander la libération sans condition de Martin Inoua Doulgué.

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