Pour quelle raison Issa Mahamat Abdelmamoud quitte l’inspection générale d’Etat ?

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Avec la nomination d’Issa Mahamat Abdelmamout, le 23 septembre 2020, l’Inspection générale d’Etat (IGE), dont on entendait presque plus parler, a pris de la force dans la traque des cadres et agents indélicats afin de répondre aux objectifs d’assainissement que lui ont assignés les plus hautes autorités. L’exemple le plus parlant est l’affaire du Chinois pris en flagrant délit de tentative de corruption des agents de l’IGE en novembre 2020 et exposé à la vue du public pour servir de leçons à ceux qui croient échapper au contrôle d’Etat par des méthodes sales.

C’est d’ailleurs pour la première fois qu’une telle preuve était mise à la connaissance du public.

Par la même manière, plusieurs missions sont actuellement diligentées dans des services publics et parapublics, avec des résultats déjà parlants : des milliards recouvrés pour le grand bonheur du Trésor public, qui manque de liquidité par moments, des redressements effectués, des agents suspendus comme le cas à la Caisse nationale des retraités du Tchad (CNRT) et ou poursuivis en justice comme au ministère des Finances et des recommandations adressées à la haute hiérarchie pour des suites à donner.

Dernièrement, l’IGE a renforcé son équipe en nommant des cadres dont la compétence est avérée. Sauf que le travail que fait Issa Mahamat Abdelmamout et son équipe n’est pas du gout de tout le monde. Mieux, ils dérangent les personnes qui ont des choses à se reprocher dans le cadre de gestion des affaires publiques qui leur sont confiée.

La preuve est que depuis qu’Issa Mahamat Mahamout a ordonné, sous l’autorité du chef de l’Etat, le contrôle de la certitude des créances des fournisseurs de l’Etat, estimées à plus d’une centaine de milliards, les ennuis médiatiques pleuvent sur sa tête comme des grêles sur le toit d’une maison. S’il ne fait pas la une d’un journal, c’est sur les réseaux sociaux qu’on tente, sans effet pour le moment, de lui nuire.

Or, nulle ne peut en douter : assez de sociétés ont bénéficié des paiements de plusieurs milliards sur la base des factures fictives. Et l’IGE est en train de les traquer les unes après les autres. Le cas de la société TARFE, qui fait couler tant d’encre et de salive, est patent. Le contrôle effectué par des agents de l’IGE démontre sans contestation que les autorités en charge des Finances ont fait un paiement fictif, qu’elles ont tenté de rattraper en ordonnant l’annulation de leur propre ordre de paiement. Mais trop tard car l’argent, plus d’un milliard, avait déjà payé à cette société.

Entre temps un décret du 15 juillet remplace le sieur Issa Mahamat Abdelmahmoud de l’IGE par Ali Mbodou Mbodoumi et de son adjointe Amalkheir Djibrine Souleymane par Detoloum Binon Célestine.

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