Politique : URD sort enfin du silence

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Après un temps de silence et d’absence sur l’actualité nationale. A travers un point de presse tenu ce vendredi, 08 avril 2022 au siège de l’Union pour le Renouveau et la Démocratie (URD), le président de cette formation politique Romadoungar Felix nialbeye et Badono Daigou président du parti UET/les verts représentant les partis politiques engagés dans le processus de la transition ont demandé au Conseil Militaire de Transition de mettre tout en œuvre pour la réussite du dialogue ainsi la situation sociale délétère dans le pays.


Pour le président de l’URD, la mise en place progressive des organes de la transition et ceux en charge de l’organisation du Dialogue National Inclusif Souverain (DNIS) a exigé de nous un temps d’observation, d’analyse et d’évaluation pour une orientation objective.
La marche vers la transition réussie est émaillée de beaucoup de difficultés qui malheureusement ne trouvent pas de solutions adéquates dixit Romadoungar Felix nialbeye. Il en est ainsi de:
-L’exclusion d’une grande partie de la classe politique de la gestion de la transition, l’incohérence dans la prise de certaines décisions gouvernementales, la négligence de certains piliers vitaux comme les secteurs: social, judiciaire et sécuritaire ; la non prise en compte des voix politiques dans la résolution des problèmes qui se posent à notre transition etc.


Pour éviter que le bateau Tchad ne chavire définitivement, invite le Conseil Militaire et son Président à solutionner sans délai et ce, pour la réussite de notre transition que nous voulons apaisée. Il s’agit de :

  1. Trouver une solution urgente à la grève des magistrats, car un pays sans justice est un espace où règne la jungle et la loi de talion; 2. Créer des conditions optimums aux Partis politiques pour leur permettre de jouer leur rôle d’animateurs de la vie publique ; 3. D’accorder à la Jeunesse et à la Femme la place qui est la leur dans le processus de la transition ;
    Le président de l’URD lance un vibrant appel au peuple Tchadien, de prendre conscience et d’admettre que le Tchad de demain que nous voulons léguer à nos enfants doit être celui que nous construisons maintenant, c’est-à-dire un Tchad débarrassé de toute haine où seules l’équité et la justice prévalent.
    Badono Daigou représentant 17 partis politiques engagés dans le processus de la transition dans sa déclaration informe que la charte de transition en vigueur ne permet pas de catégoriser la classe politique et que nul groupe, ne peut se prévaloir du titre d’Opposant original ou d’Allié préféré à une majorité obsolète de nos jours, à moins qu’on ait choisi de faire du « carriérisme” absolu dans une composante inexistante pour l’heure.
    Ils rappellent aux uns et aux autres l’utilisation des formules verbales de bon usage, seules gages du respect mutuel, vecteur d’une unité nationale et attirent l’attention des uns et des autres sur un éventuel échec de la transition dont les conséquences n’épargneront personne.
    Badono Daigou renchéri que les partis politiques signataires de la présente déclaration commune, tiennent à informer l’Opinion Nationale et Internationale que pour l’intérêt supérieur de la nation, ils ne ménageront aucun effort, en tant que forces vives engagées dans le processus de la transition, à porter leur voix au chapitre, sur toutes les questions relatives au bien-être du peuple Tchadien.
    Ils exigent l’ouverture d’une enquête judiciaire pouvant situer les Tchadiens sur les phénomènes des multiples incendies de ces deniers jours et les conclusions des enquêtes sur les derniers événements ayant endeuillé des familles Tchadiennes.
    Ils demandent d’une part de sursoir à l’organisation d’un concours de trop pour les lauréats des écoles publiques pour leur recrutement à la fonction publique et d’autre part à assainir le fichier des fonctionnaires pour le débarrasser des agents imposteurs
    Ils l’exhortent à s’investir de la manière la plus appropriée, pour trouver la solution à la cherté de vie, devenue insupportable pour les ménages Tchadiens.
    Ces formations politiques demandent au peuple d’être vigilant et à ne pas céder aux démons qui propagent l’esprit de la haine; prôner l’amour du prochain et le bon vivre ensemble pour permettre au Tchad de retrouver le chemin de la cohabitation et de la cohésion sociale, gage d’un développement collectif; s’impliquer activement et s’approprier les décisions collectives nationales.
    Allaissem Nangtoingar et Djitebaye Judicael

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