Politique : les investitures des candidats, une routine sans alternance

0
975

Comme il est de coutume des partis politiques d’investir leur candidat après chaque cinq ans, cette routine commence au Tchad en marge des présidentielles d’avril 2021. Mais depuis trois décennies, les mêmes candidats sont investis pour les élections. De la mouvance présidentielle à l’opposition dite démocratique aucun changement des candidats.


C’est l’heure. La routine des partis politiques du Tchad commence. Les vieux comme les jeunes partis investissent leur candidat pour les élections présidentielles des 09, 10 et 11 avril prochain. Dans toutes les classes l’on crie à l’alternance. Mais quel genre d’alternance cette famille soit disant opposant accompagnateur des élections crient ? Cependant depuis la création des différents partis politiques du Tchad, l’on constate qu’il n’y a pas de changement des leaders. Ou c’est une pire hypocrisie ?


Du MPS d’Idriss Deby Itno avec toute sa majorité à l’UNDR de Saleh Kebzabo en passant par l’URD du feu Général Abdelkader Kamougué, Viva-RNDP de Dr Nouradine Delwa Kassiré Coumakoï, Le FAR de Ngarlejy Yorongar Le Moïban, l’UDR de Jean Alingué Bawoyeu, le PLD du feu Ibni Oumar Mahamat Saleh…Lesquels d’entre eux vont oser passer la main à quelqu’un d’autre en 2021 ?


Pour ces élections d’avril 2021, les vieux loups vont-ils passer la main à une autre classe pour la suite de la course ? Ou comme c’est la logique au pays de Toumaï, mon parti reste mon parti ? Aujourd’hui, la plupart des partis politiques ont plus ou moins 30 ans. Mais rares sont ceux qui ont pu changer leur leader. Quoi bon sa sert de créer un parti politique ou il faut rester l’eternel president fondateur ? Peut-on dire dire qu’ils ne font plus confiances à ces multiples camarades et millitants?


Après avoir organisé à plusieurs reprises des élections présidentielles depuis 1996, les candidats investis par les partis aux élections restent les mêmes. Pourtant la population comme les hommes politiques crient à une alternance démocratique. Une gouvernance qu’avait décrié le Député Madoïngué. « La gouvernance d’un parti ne peut être tenue par le leader jusqu’à sa mort ».

Si depuis trois décennies, il n’y a rien qui puisse répondre aux attentes des électeurs, en 2021 les leaders des partis politiques doivent panser le vide en laissant la main aux autres pour des nouvelles promesses. Ne faut-il pas dire qu’au Tchad sauf la mort est une croix de transition au sein des partis politiques.

Laisser un commentaire