Politique : Il n’y a pas eu des élections au Tchad, dixit la société civile et l’opposition

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La société civile et quelques partis politiques de l’opposition qui n’ont pas participé à l’élection présidentielle du 11 avril dernier ont animé une conférence de presse  le 12 avril dernier. Conférence relative à la situation que traverse le peuple tchadien vis-à-vis du régime actuel et qui ne permet pas un dialogue pacifique entre les filles et fils du pays.

Selon le secrétaire de la coordination citoyenne Barka Michel, malgré la forte contestation populaire, le président sortant Idriss Deby Itno au pouvoir depuis plus de 30 ans  a été investi par son parti le MPS pour briguer un 6e mandat. Il envisage s’éterniser au pouvoir grâce à une répression disproportionnée à l’encontre de son peuple désarmé. Dans ça vient s’ajouter les massacres de la population à tout temps et refus d’organisation des marches pacifiques, l’arrestation arbitraire  des manifestants et de partis politiques, blocus militaires des locaux de partis politiques par les militaires, ont-ils fustigé.

C’est  dans ce contexte rempli d’incertitude et d’impasse que les associations de la société civile, des partis politiques de l’opposition et des artistes se sont retirés du processus électoral jugé irrégulier en amont et en aval. Dans cette optique que cette couche à mis sur pied la plateforme dénommée Coordination des Actions Citoyennes pour contester la candidature de Deby, a indiqué Barka.

La coordination dit avoir décidé d’informer la CPI de cet amalgame: » C’est pourquoi, nous militants, organisations de la société civile, personalités politiques et autres citoyens avont décidé de saisir le cabinet de Me Emmanuel Altatit, avocat français, de représenter nos intérêts auprès de la Cour Pénale Internationale (CPI). Nous lui avons confié le mandat de déposer une plainte auprès de la juridiction à compétence universelle et autres juridictions pour faire entendre la cause du peuple opprimé. Ceci constitue l’acte1 des actions que nous, forces vives de la nation tchadienne, à l’ intérieur et de la diaspora, entendons déployer durant cette période qui s’ouvre« , a précisé le conférencier.

Pour la coordination le président sortant Idriss Deby a fait de sa tête pour organiser les élections mais, elle lui met en défis qu’il a encore quelques jours à la tête du pays parce que : « si, en democrates nous lui reconnaissons d’être président jusqu’au 8 août 2021, en tant que citoyens,  nous ne pourrons lui permettre de diriger encore le pays au-delà de cette date  » tout en demandant qu’en tant que démocrates, nous demandons à la communauté internationale de soutenir cette initiative de saisine de la CPI puisque des  faits avérés relevant de cette cour sont chaque jour connus des diplomaties et agences des institutions internationales au tchad, avertit Barka Michel.

Yorhein Ongsi Aristide

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