Politique/ Élection présidentielle: Le vote des militaires de Koundoul se passe sous le calme.

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C’est plus 1076 qui sont sortis pour accomplir leur devoir, celui de voter. Au bureau de vote numéro 1 de Koundoul, où l’on a rencontré les militaires du centre d’instruction de ladite ville, l’ambiance est morose. Quelqu’uns un nous livrent leur impression.


« Je suis sorti voter mon candidat, le candidat de mon choix. J’ai confiance que mon candidat sera élu ». Déclare un militaire sous l’anonymat. Parmi ces militaires en formation, il y a des femmes. Celles-ci se disent satisfaites. Elles disent être ignorantes car selon eux, étant en formation, elles n’ont pas le droit de voter.


« On croyait qu’en étant en formation, on n’a pas le droit de voter mais ici c’est le contraire donc nous sommes très contentes d’avoir voter le candidat de notre choix ». Fulmine une militaire en formation qui requiert elle aussi l’anonymat.


Nous avons constaté que certains militaires déployer devant les bureaux instruisent leurs collègues de voter un candidat. « Hadjo gal numéro dah bess voter » qui veut dire en français  » On nous a dit de coché sur ce numéro ».

Même son de cloche au 9ème arrondissement.
Dans les quatres bureaux de vote d’où nous nous sommes rendus, le calme y règne. L’on constate aucun incident. « J’ai voté depuis le matin le candidat de mon choix, j’attends donc le résultat ». Rapporte un gendarme de passage devant le bureau de vote numéro 1.


Si certains disent qu’ils ont voté dans la tranquillité, d’autres ont peur.  » J’ai voté certe mais j’ai peur. J’ai peur parce-que les ANS circulent partout autour de nous. On ne veut pas qu’il y ait une perturbation après le résultat ». Confie un policier.


Le vote se passe dans la sérénité nous rassure le Président de la sous-Ceni. Le vote se poursuit jusqu’au soir.

Dans les bureaux de vote où nous nous sommes rendus, certains ont déploré l’absence des cartes d’électeurs. « Le vote ce passe bien mais certains de nous n’ont pas pu retirer leur cartes d’électeurs et d’autres ne sont pas pas enrôlé », deplore un votant devant le bureau de Koundoul.


Le reporter à failli être empéché de filmer par certains militaires en faction. Il a fallu l’implication de leur chef pour réaliser son reportage. Selon eux, un civil n’a pas le droit de filmer des militaires.

Mallanna Abraham Kaïtama/Ali Haroun Ali

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